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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 19:23

Le projet de loi El Khomri :
un bouleversement inacceptable des principes d’un droit du travail protecteur des salariés
« Un recul Hallucinant !
Cap sur le 19ème siècle !
Un siècle et demi de luttes
piétiné ! »
Ces phrases tournent en boucle dans nos têtes. Au-delà de la colère, du sentiment de trahison par un gouvernement « de gauche » au service exclusif du patronat, il faut regarder froidement ce qui structure le projet de « loi travail » et son contenu.
La création du droit du travail est venue de la nécessité de créer un droit dérogatoire au droit civil et au droit de propriété pour protéger le salarié qui est dans une situation de dépendance par rapport à son employeur.

Fruit des luttes qui ont fait évoluer les mentalités et avancer le progrès social, le code du travail s’est peu à peu construit par la loi s’appliquant à tous, améliorée par les accords collectifs de branche unifiant, chacun dans son champ, le contrat social collectif, complétés parfois par des accords d’entreprise plus favorables.
Chaque niveau d’élaboration du droit ne pouvait que respecter et améliorer le droit du niveau supérieur.
Le projet de loi EL KHOMRI / VALLS vise à détruire ces principes.
L’accord d’entreprise deviendrait la structure de base du droit du travail.
C’est une révolution de la hiérarchie des principes du droit, la remise en cause de la hiérarchie des normes, l’élimination de l’application de la règle la plus favorable.
Le lieu d’élaboration du droit deviendrait celui où le déséquilibre entre les employeurs et les salariés est le plus grand, l’entreprise.
Le chantage à l’emploi ne permet pas aux salariés de se défendre face aux atteintes à leurs droits. Les agents du ministère du travail que nous sommes le constatent quotidiennement dans les services emploi ou formation professionnelle comme à l’inspection du travail. Nous sommes déjà souvent les spectateurs impuissants de la régression des droits des salariés qui au bout du compte se retrouvent au chômage, parfois après avoir été psychologiquement détruits par la manière dont ils ont été traités.

Personne ne fera croire que l’accord d’entreprise est la voie royale pour trouver l’équilibre entre les forces économiques et les droits des salariés.

Encadré, d’un côté par des dispositions d’ordre public réduites à leur plus simple expression dans des généralités qui ouvrent la porte à d’importantes remises en cause des droits des salariés, de l’autre par la « voiture balais » de dispositions supplétives qui peinent à reprendre le minimum des dispositions protectrices actuelles.
Les accords de branche qui, jusqu’aux années 1990, ont été un outil efficace d’amélioration des droits des salariés parce qu’ils permettaient un équilibre des forces dans la négociation, seront probablement marginalisés et privés de leur rôle de régulateur social.
La primauté de l’accord d’entreprise, outre l’extrême position de faiblesse dans laquelle elle placera les salariés, aura tout un cortège d’effets pervers.
Le droit s’atomisera, l’inégalité de traitement sera la règle entre entreprises d’une même branche, la course au « moins-disant social » sera exacerbée et pèsera dans la concurrence économique, les salariés auront des difficultés croissantes à savoir précisément quels sont leurs droits. En guise de simplification on aboutira à un inextricable écheveau dans lequel les salariés se débattront et avec eux les responsables des TPE qui s’y noieront rapidement (au grand, mais inavoué, bonheur du Medef qui maintiendra ainsi un volant de sous-traitants à sa merci...).
Les inégalités consécutives à la taille des entreprises, à la présence ou pas de délégués syndicaux et autres représentant du personnel seront exacerbées. La division entre les salariés sera maximale.
Signalons qu’un employeur pourra s’opposer à la publication d’un accord dans la base de données nationale des accords collectifs. En matière de « renforcement de la loyauté des négociations » on pourrait mieux faire...
Les accords en vue de la «préservation ou du développement» de l’emploi écarteraient l’application du contrat de travail et priveraient le juge de son pouvoir d’appréciation du motif économique et de la cause réelle et sérieuse
Le chantage à l’emploi pour porter atteinte aux droits des salariés, nous y sommes !
La loi organise elle-même la pression sur les salariés en les obligeant à accepter les modifications du contrat ou à perdre leur emploi, privant ainsi de légitimité le contenu du contrat de travail plus favorables. En écartant par avance le motif économique et en validant le caractère réel et sérieux de la rupture, c’est un pan entier de notre fonctionnement juridique qui est supprimé, privant le salarié de tout recours.
Les termes utilisés « préservation » « développement » de l’emploi sont d’une généralité laissant place à tous les débordements quant à la motivation réelle des accords. Cette disposition est calibrée pour permettre notamment les accords augmentant la durée du travail sans augmenter les salaires mensuels, baissant de fait la rémunération horaire du travail. Accords dont nous avons déjà quelques spécimens (Accord Continental-Clairoix qui n’a pas empêché la fermeture du site, accord Smart 39h payées 37h)
Dans le contexte de financiarisation de l’économie, de priorité absolue à la rémunération du capital par rapport à la rémunération du travail, il ne peut s’agir que d’un outil de régression des droits des salariés qui ne pourront même plus en appeler aux juges .

Un barème plafonnant les indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse
Le plancher d’indemnité actuellement fixé à 6 mois de salaire serait remplacé par un plafond de 3 à 15 mois de salaires en fonction d’une ancienneté allant de moins de 2 ans à plus de 20 ans.
L’esprit du plancher actuel était d’être assez haut pour être dissuasif et éviter que les employeurs utilisent n’importe quel motif pour licencier. Le message est clair : les employeurs peuvent se payer un licenciement pour pas cher... et même provisionner pour cela... Et on voudrait nous faire croire que c’est une mesure phare pour inviter les employeurs à embaucher !
Ça va juste promouvoir le concept de « salarié jetable », comme s’il n’y avait pas assez des CDD et de l’intérim, il faut précariser au maximum le CDI pour maintenir les salariés dans la peur de perdre leur emploi.
Et, sauf pour les fautes et les discriminations les plus graves, les juges auront les mains liées.

Alors qu’il s’agira de situations où l’employeur n’aura pas respecté ses obligations, ils ne pourront pas fixer l’indemnisation en fonction du préjudice subi par le salarié.

Encore une inversion des principes du droit au détriment des salariés.
La suppression du droit d’opposition des syndicats majoritaires
Cette suppression restreint d’entrée l’apparent renforcement de la légitimité des accords collectifs qui ne seraient valides que s’ils sont signés par des OS représentatives ayant recueilli 50% des suffrages exprimés (au lieu de 30% actuellement).
Dans l’hypothèse où un accord ne serait signé que par des OS minoritaires (représentant 30 % des suffrages), les organisations majoritaires ne disposent plus d’un droit d’opposition, et c’est, au contraire, les minoritaires qui peuvent obliger les majoritaires à signer, sous la menace d’organiser un referendum auprès des salariés (illustration : l’accord Smart 39h payées 37h, 56% de oui au référendum mais auquel se sont opposés CFDT et CGT représentant 53% aux élections serait appliqué alors qu’il ne l’est pas actuellement). Nous avons déjà pointé la fragilité des salariés face au chantage à l’emploi de leur employeur, dans ces conditions cette forme de démocratie directe à la demande de syndicats minoritaires peut être l’occasion d’importantes pressions et générer des situations conflictuelles dégradant les relations sociales pour longtemps. C’est aussi l’aveu que l’engouement patronal et gouvernemental pour les OS et le dialogue social n’est qu’un rideau de fumée. Ça ne sert que quand on peut faire signer l’accord que l’on souhaite.
Le droit d’opposition serait remplacé par un référendum auprès des salariés pour les accords signés par des OS ayant recueilli au moins 30 % des suffrages. Nous avons déjà pointé la fragilité des salariés face à leur employeur, dans ces conditions cette forme de démocratie directe à la demande de syndicats minoritaires peut être l’occasion d’importantes pressions et générer des situations conflictuelles dégradant les relations sociales pour longtemps.
La durée légale du travail à 35h serait plus que jamais une fiction
Alors qu’il avait déjà subi de sérieux coups de canif, qui pourrait encore croire au maintien des 35h lorsque les vannes des heures supplémentaires seront ouvertes à fond avec un minimum de rémunération en contrepartie ?
Ce n’est pas un hasard si ce sujet est au cœur du projet de loi EL Khomri / Valls. Les règles de la durée du travail structurent nos vies professionnelles, nos vies privées et notre vie sociale.

Elles permettent ou pas de faire autre chose que « métro-boulot-dodo », elles peuvent avoir leur cortège de ravages sociaux lorsque les membres de la famille n’ont d’autre choix que de se croiser, lorsque le repli sur soi isole et que la société s’atomise.
Les dérogations aux durées maximales de toutes natures seraient régies par les accords d’entreprise. Y compris les dépassements de 10h à 12h par jour ou de 48h à 60h par semaine !
La durée maximale moyenne pourrait atteindre 46h et sa période de calcul de passerait de 12 à 16 semain
es.
Le recours au forfait jours annuel ne nécessiterait plus un accord d’entreprise et le salarié pourrait renoncer à ses jours de congés, les jours de congé de fractionnement ne seraient plus d’ordre public, les heures d’équivalence dans les professions ayant des périodes d’inactivité deviendraient conventionnelles par branche.
La répartition de la durée du travail pourra s’étaler au-delà d’un an jusqu’à 3 ans ! Bien sûr on ne saura qu’à la fin de ces 3 ans si les heures sont « supplémentaires » ou pas et elles ne donneront pas lieu à majoration avant la fin de la période. (on vous laisse deviner à qui ça profite !)
L’obligation d’établir et de communiquer une programmation indicative du temps de travail réparti au-delà de la semaine passe à la trappe, Il n’y a donc plus d’obligation d’informer les salariés de l’organisation de leur temps de travail, c’est une atteinte importante au respect de la vie des salariés dans et en dehors de leur temps de travail, il ne fera pas bon avoir des problèmes de garde l’enfants en bas âge ni avoir des activités sociales programmées...
On risque de retourner aux aberrations du travail à domicile au 19ème siècle : le salarié au forfait jour équipé d’outils numériques pourrait fractionner son repos quotidien et hebdomadaire, autant- dire ne pas en bénéficier. Dans ces conditions on voudrait faire croire au droit à la déconnection...
Dernière illustration du recul des 35h, sans autre formalité qu’une déclaration à l’inspecteur du travail et au médecin du travail, les apprentis mineurs pourront travailler 8h par jour au lieu de 7h et 40h par semaine au lieu de 25h...
Une nouvelle définition du motif économique de licenciement, figée et restrictive
Elle fige l’état actuel de la jurisprudence dans une matière on ne peut plus mouvante.
Consécration légale de la très générale et imprécise « sauvegarde de la compétitivité » qui peut recouvrir n’importe quoi et en particulier la sauvegarde des dividendes des actionnaires par des suppressions d’emploi... Mais luxe de précision et renvoi à l’accord de Branche (là ils n’ont pas osé l’accord d’entreprise...) pour savoir sur quelle durée on apprécie les éléments purement comptables... Comme ça les grandes entreprises bien organisées sauront la période pour laquelle elles devront peaufiner la présentation de leur chiffres en fonction de leur l’objectif.
La Limitation au territoire national de l’appréciation des difficultés économiques est un cadeau supplémentaire aux groupes mondialisés qui externalisent leurs résultats pour échapper à leurs obligations en France.
La « modernisation » de la médecine du travail, un enterrement continu
Suppression des visites d’embauche, remplacées par une visite d’information et de prévention par un personnel de santé qui ne sera pas le médecin du travail.
Suppression du recours devant l’inspecteur du travail en cas de désaccord avec le médecin du travail, pas plus de recours ni d’intervention du médecin inspecteur du travail mais renvoi devant

un expert comme en matière de sécurité sociale; l’expert n’aura aucune connaissance de l’entreprise et sera éloigné des pathologies spécifiques aux conditions de travail.
On fait d’une pierre trois coups, on règle les difficultés de charge de travail et de manque d’effectifs des inspecteurs du travail, des médecins inspecteurs du travail et des médecins du travail, tout en éloignant de l’entreprise l’appréciation du problème médical. Ça permettra de limiter le lien entre la pathologie et son caractère professionnel et de limiter la responsabilité de l’entreprise...
La compétence serait donnée au Conseil des prud’hommes, déjà étouffé par le nombre d’affaires à traiter. Ses délais de jugement ne permettront pas que justice soit rendue aux salariés pour préserver leur santé et leur sécurité.
Qui peut prétendre que ce sera une avancée pour la situation des salariés ?
Nous ne pointons ici que les dispositions les plus criantes du projet de loi El Khomri/Valls qui s’affranchit déjà des principes pourtant repris dans son préambule issu de la commission Badinter.
Ce qu’il en ressort d’essentiel est que la stratégie de ce gouvernement manque d’imagination :
diviser... toujours diviser les salariés... pour ne rien abandonner du pouvoir accru offert au patronat !
Qui peut croire une minute que la facilitation des licenciements qui n’auront même plus un caractère économique entrainera des créations d’emploi ? Le patronat nous fait le coup depuis la suppression de l’autorisation administrative de licenciement il y a plus de 30 ans et il ne remplit jamais ses engagements de créations d’emplois.
Qui peut croire que l’allongement de la durée du travail va entrainer des créations d’emploi ?
Non, il n’y aura pas moins de chômeurs si les salariés qui ont un travail sont moins protégés, il y aura encore plus de précarité, de travailleurs pauvres et de chômeurs !

CE TEXTE EST INACCEPTABLE ET NE PEUT ETRE ADOPTE PAR LE CONSEIL DES MINISTRES EN L’ETAT. IL EST URGENT QUE LE MOUVEMENT OUVRIER, LA GAUCHE ET TOUS CEUX QUI SONT ATTACHES AUX VALEURS SOCIALES CONSTRUITES DEPUIS UN SIECLE ET DEMI SE MOBILISENT POUR FAIRE ECHEC A CETTE
REGRESSION SANS PRECEDENT ET SANS FONDEMENT !
SNUTE
FE-FSU

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 16:54

Démocratie et socialisme

Loi travail : non merci !


Retrait du projet El Khomri


Des milliers et des milliers de signatures arrivent chaque jour sur la pétition en ligne (Loi travail, non merci ! http://loitravail.lol/) lancée il y a moins d’une semaine, relayée et reprise par face book. C’est un évènement qui en annonce d’autres. Faire grandir ce mouvement, le consolider en lien avec le mouvement syndical, multiplier les cadres unitaires larges est la tâche principale de l’heure.


Cette initiative est convergente avec celle prise par le collectif unitaire « Ce Code Qu’il faut Défendre » (CQFD http://cqfd-lesite.fr/.) Elle est en cohérence avec les principales réactions syndicales. Rien ne s’oppose désormais à la construction d’un puissant mouvement pour le retrait du projet. Une campagne de réunions publiques, de meetings peut constituer la seconde phase de cette campagne. Que chacune et chacun s’y mette !


Puis viendra la phase de la démonstration dans la rue, comme avec le CPE il y a 10 ans. Le retrait du projet est au bout. Comme la nécessité d’abroger la loi qui élargit la possibilité de faire 3 CDD de suite (Stop3CDD http://stop3cdd.fr/) ou celle qui multiplie la possibilité de recours à des stagiaires par les employeurs. Le retour à une logique de développement des droits des salariés contre celle de la soumission « aux nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise » s’impose.


Fortifier le droit du travail


A ce titre, nous mettons en discussion 10 propositions (http://www.humanite.fr/dix-propositions-pour-le-code-du-travail-599108) . Revenir aux 35 heures réelles partout, encadrer le travail précaire avec des quotas, contrôler les licenciements, réguler la sous- traitance, lutter contre les discriminations pour l’égalité réelle (notamment salariale) … voilà un premier volet. Fortifier les droits suppose des moyens nouveaux pour développer la démocratie syndicale et sociale, renforcer les moyens des IRP (CE, DP…) , développer l’hygiène et la sécurité, renforcer les moyens de l’Inspection du travail.


Il faut enfin conquérir une vraie sécurité sociale professionnelle avec des nouveaux droits pour les salariés et un grand service public de la formation professionnelle.


Sans oublier le droit à la retraite pleine et entière à 60 ans avec création d’emplois et de nouveaux droits pour les chômeurs contre toute dégressivité des allocations…


Lier mouvement social et perspective politique


Le mouvement citoyen, social est l’urgence. La discussion collective de propositions est indispensable car nous ne voulons pas du statu quo, des plus de 6 millions de sans emploi, de la pauvreté qui progresse, de la précarité galopante. Cette discussion pour des propositions doit nourrir la plate-forme pour des primaires de toute la gauche. Car il faut un « socle politique partagé » pour les primaires. C’est à partir de ce socle qu’il sera possible d’élaborer « une coalition de projet et un contrat de gouvernement ».


La mobilisation citoyenne et sociale est la meilleure garantie qu’un tel socle se construise en bas et en haut pour en finir avec la délégation permanente ou la démission impuissante.





L’appel de 16 personnalités de gauche (Sortir de l’impasse http://sortirdelimpasse.fr/) est un élément qui témoigne de la colère qui monte dans le pays et de l’aspiration grandissante à une vraie politique de gauche. Il signifie l’éclatement de la majorité issue du congrès du PS de Poitiers. Une nouvelle majorité est en train de naître. C’est un encouragement à la mobilisation contre la politique menée aujourd’hui.






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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 16:35



La FSU demande au gouvernement d'accueillir dignement les réfugiés




Le 6 février dernier, l’École laïque du Chemin des Dunes était inaugurée dans le camp d'accueil des réfugié-e-s à Calais. Le même jour, l'Inspection académique faisait savoir qu'elle mettait trois postes enseignants à disposition.
Une semaine plus tard, la préfète du Pas-de-Calais annonce qu’elle donne une semaine aux migrants qui campent dans la partie sud du bidonville pour quitter les lieux.


Entre 800 et 1 000 personnes, installées sur 7 hectares dans des tentes ou des cabanes, sont concernées.


Malgré des conditions de vie indignes et extrêmement difficiles, la « Jungle » de Calais est le seul lieu de vie pour cinq mille réfugiés. Plus de deux mille maisonnettes, deux écoles, un centre pour les femmes, un autre pour les jeunes, une bibliothèque, de nombreux lieux de rencontre, plusieurs lieux de culte, toutes choses que les réfugiés ont été obligés de construire eux-mêmes sur un terrain vague sur lequel l’État leur avait demandé de s’installer en Avril 2015, mais sans y aménager quoi que ce soit pour qu’ils y vivent.
Pour la FSU, la solution ne peut pas être de détruire ces lieux alors que les propositions d'hébergement faites aux réfugiés sont en deçà des besoins des réfugiés.
Faire cela, c'est porter atteinte à des hommes, des femmes et des enfants qui ont déjà tout perdu dans leurs pays en guerre.
C’est aussi porter atteinte à plusieurs articles de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, dont le droit à pouvoir bénéficier de l'éducation. Il est pour la FSU inacceptable que l'école soit menacée de destruction imminente.
La FSU dénonce cette décision absurde et inhumaine de l'accueil des réfugiés ainsi que les provocations policières et les violences qu'ils subissent.
Elle réaffirme l'impérieuse nécessité de pouvoir accueillir les migrant-es dans des conditions dignes et humaines.
Tous les gouvernements européens doivent assumer leurs responsabilités. La FSU rappelle que l’Europe a un devoir d’accueil vis-à-vis des réfugié-es et considère que ce devoir de solidarité doit s’imposer équitablement à tous les pays de l’Union, le nôtre compris.
La FSU participera à toutes les mobilisations visant à empêcher ces destructions.
D'ores et déjà, elle appelle à relayer et à signer la pétition « Arrêtez la destruction de la Jungle de Calais! » https://secure.avaaz.org/fr/petition/Premier_Ministre_Valls_Ministre_de_lInterieur_Cazeneuve_Prefete_Buccio_Arretez_la_destruction_de_la_Jungle_de_Calais.
La FSU demande au gouvernement de prendre au sérieux la situation de la « jungle » et d'y mettre un terme en proposant des solutions d'accueil dignes aux réfugiés.



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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:02




Malgoverno évoque sans doute pour beaucoup l’Italie de Berlusconi. Il serait hasardeux de croire que cela ne vaut pas pour la France.
La mauvaise administration, qui en est à la fois la cause et la conséquence, est devenue la règle avec la perte de confiance ancienne envers les représentants de la classe politique et la corruption impunie qui en caractérise un nombre non négligeable de membres et avec le dédain plus récent envers les institutions de l’Etat, elles mêmes mises à mal par les élus de la majorité dans des lois récentes de transformation profonde de la géographie et de l’administration territoriale de la République sans aucune consultation des citoyens alors qu’il s’est agi d’une remise en cause profonde, sans équivalent depuis plus de trente ans.


Par un phénomène que nous ne qualifierons de paradoxal qu’en apparence, la sidération populaire induite par les attentats de l’année 2015, au lieu de susciter l’expression d’un grand dessein national mobilisateur, porté par des hommes d’Etat, a servi de prétexte à une fuite en avant guerrière à l’extérieur et policière à l’intérieur sous le faux prétexte de lutter contre le terrorisme et obérée par un consentement inavouable à la dérive électorale droitière d’une opinion abusée et manipulée par des démagogues aussi dangereux pour les valeurs de la République qu’inefficaces pour régler les problèmes économiques et sociaux auxquels est confrontée la majorité de la population.


Bref quand les politiciens français ne négligent pas ou trahissent carrément le mandat du peuple, ils surinterprètent le résultat de sondages multipliés lors des événements les plus dramatiques pour en tirer d’étranges conclusions sur les ajustements à apporter aux outils du pouvoir.


On ne s’étonnera donc ni de la faible popularité du PR dans les sondages, ni des manoeuvres pré-électorales aux quelles il se livre avec une recomposition gouvernementale essentiellement grotesque et dont en période d’économies imposées à la population, l’ essentiel inutile est le passage de 32 à 36 « excellences » avec leurs cabinets, leurs salaires et leurs divers avantages de fonction. Vu l’inflation habituelle des cabinets ministériels, l’addition s’évalue à plusieurs millions d’euros pour les 14 mois à venir et il faudrait être naïf pour y voir un investissement productif.
Cela dit le sort de l’actuel occupant de l’Elysée est sans importance, d’autant qu’un sursaut de morale publique devrait convaincre tout électeur qu’il convient de le retirer du « jeu » politique.
Ce qu’il faut analyser c’est la profondeur de la crise institutionnelle qu’il a mise en place dans un pays dont les citoyens, au moins depuis 2005 et le référendum sur le TCE, ont toutes les raisons de s’estimer bafoués et trahis par leurs prétendus représentants.
Il est rare de voir la plus haute magistrature de l’institution judiciaire se dresser vent debout face à un projet de réforme de la procédure pénale qui non seulement rogne son pouvoir de contrôle de la légalité des actes mais ravale l’institution judiciaire au rang d’une simple fonction de l’appareil d’Etat alors qu’elle devrait être considérée comme un pouvoir, à l’instar de l’exécutif et du législatif, ce dernier, il est vrai, lui-même fort amoindri par l’exercice du pouvoir personnel .
Il est facile de dresser le constat que la séparation des pouvoirs en France relève de l’imposture pure, nonobstant les sempiternelles déclarations de « confiance dans la justice du pays » des escrocs politiques de tous bords dont les avocats et affidés n’oublient jamais, pour ce qui les concerne, d’invoquer dans la foulée le sacro-saint principe de la « présomption d’innocence »: ce qui fait d’une part , qu’ à vrai dire, nous n’avons pas de Constitution, ceci expliquant peut-être que des politiciens de peu d’envergure se croient autorisés à jouer avec elle, y compris avec des fondamentaux du Contrat social et du pacte républicain, et d’autre part que la France est régulièrement condamnée par la CEDH, sans que ces mêmes politiciens s’en préoccupent, le budget de la Justice en France étant le plus lamentable de toutes les grandes nations démocratiques.


Une modification constitutionnelle ou un effet d’aubaine?


L’initiative du PR est non seulement malencontreuse, si son objet est de lutter contre le terrorisme l’absence du mot dans le projet de loi (1) rend la démarche sans objet, mais inopportune car elle est consécutive à une émotion .En politique une cellule psychologique est sans effet.
L’opinion a été polarisée sur la déchéance de nationalité et on a voulu croire que l’inscription de l’état d’urgence dans la loi fondamentale allait de soi. Pourquoi?
Etat d’urgence:
L’objectif d’inscription dans la constitution de l’état d’urgence alors qu’il a pu être mis en oeuvre sans problème, ne semble pas lié à une recherche de plus grande efficacité dans la recherche des criminels ou de meilleur encadrement pour garantir l’exercice des libertés publiques limitées pendant sa durée.
Certes ni l’art.16 ni l’art.36 ne sont à utiliser mais la loi du 3 avril 1955, ( modifiée le 20 novembre 2015). est en elle-même assez précise et aucune garantie supplémentaire pour la défense des libertés publiques n’est introduite dans la proposition gouvernementale par rapport aux articles 2 et 3 de la dite loi.. Le seul amendement proposé dans le vote du 8 février 2016 est l’interdiction de dissoudre l’Assemblée pendant la durée de l’état d’urgence, amendement combattu par le gouvernement et qui pose d’autant plus de problème que les modalités de prorogation de la loi relèvent d’un parlement en session.
Ce que disent les textes:
Art.36 actuel:
L'Etat de siège est décrété en Conseil des ministres.
Sa prorogation au-delà de douze jours ne peut être autorisée que par le Parlement.
Article 1er de la loi de protection de la Nation (2)
Après l’article 36 de la Constitution, il est inséré :
« Art. 36-1. L’état d’urgence est déclaré en conseil des ministres, sur tout ou partie du territoire de la République, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’évènements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique.
« La loi fixe les mesures de police administrative que les autorités civiles peuvent prendre pour prévenir ce péril ou faire face à ces évènements.
« La prorogation de l’état d’urgence au-delà de douze jours ne peut être autorisée que par la loi. Celle-ci en fixe la durée. »
Aucun des arguments de l’exposé des motifs ne justifie la constitutionnalisation.
La déchéance de nationalité
A en croire les chantres de la mesure proposée cette mesure figurait dans les constitutions révolutionnaires. Dans l’article 6 de la Constitution de 1791 il est question de la perte de la qualité de citoyen français ou de dégradation civique et pas explicitement de la nationalité. Idem pour l’acte constitutionnel du 24 juin 1793 ( 6 messidor an I), art.5: qui évoque la perte de l’exercice des droits de citoyen. Idem pour l’article 12 du titre 2 de la constitution du 22 août 1795 (5 fructidor an III). Rien dans la Constitution de la II ème République. Bref un mensonge de plus…
En revanche la République est bien déclarée (comme le Royaume en 1791) une et indivisible; l’égalité du citoyen étant le fondement de la République et le peuple le détenteur de la souveraineté, le citoyen est par définition un et indivisible.
En revanche, nos pseudo-républicains ont omis d’en parler, les constitutions révolutionnaires ne prévoient pas la bi-nationalité.
Art. 34 actuel:
La loi fixe les règles concernant :
-les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l'indépendance des médias ; les sujétions imposées par la Défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;
-la nationalité, l'état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;
Art.2 de la loi de protection de la Nation (2):
L’article 34 de la Constitution est ainsi modifié :
1° Le troisième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :
« – la nationalité, y compris les conditions dans lesquelles une personne née française qui détient une autre nationalité peut être déchue de la nationalité française lorsqu’elle est condamnée pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ; »
2° Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
«– l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ; ».
Chacun aura remarqué que l’article 34 met l’exercice des droits civiques, autrement dit la qualité de citoyen avant la question de la nationalité.
Aujourd’hui la nationalité est utilisée comme un leurre et la qualité de citoyen systématiquement niée.




L’ « ennemi principal » et le Code du Travail…


L’effet d’aubaine, c’est sans doute aussi de profiter de l’état de sidération de la population pour faire passer des lois écrites par le Medef, si régressives que la CFDT doit s’en dissocier sur des points clés, même si l’interview de son secrétaire général dans Le Monde du 20 février, ne laisse espérer aucune levée en masse de la population.
Rappelons les faits les plus récents: depuis 2012 le gouvernement ou le PR ont fait semblant de croire que les entreprises françaises n’étaient pas dans une situation concurrentielle favorable par rapport à celles des autres pays de l’OCDE ou de l’UE. Les règlementations auxquelles sont soumises les entreprises dans l’UE étant toutes avalisées par le gouvernement français, on peut déjà se poser la question de sa vigilance en amont. Cependant des dégrèvements fiscaux et des allègements de charges suivis de crédits d’impôts ont été consenties contre la fallacieuse promesse de créations d’emplois.
On sait pourtant que le patronat français, s’il est prompt à défendre ses intérêts de classe, et à se domicilier à l’étranger pour éviter de payer des impôts, n’a pas depuis fort longtemps fait la moindre preuve d’imagination créatrice dans le domaine du financement de la recherche et développement ou dans celui de la multiplication d’emplois. Rentier, boursicoteur, redistributeur de bénéfices aux actionnaires, les bénéfices du CAC 40 sont à la hausse mais pas les emplois, les « entrepreneurs » français accroissent leur patrimoine familial, sans plus de mérite que les joueurs de foot mais n’entreprennent pas, sinon par abus de langage; et quand ils créent des entreprises c’est dans l’immatériel spéculatif ou de service qui n’en crée que fort peu mais qui multiplie les bulles financières susceptibles de déclencher à leur tour des crises modo 2008, tout en attaquant le salariat et les solidarités collectives.
Les idéologues du Medef qui se sentent encouragés par la soi disant politique de l’offre n’ont de cesse de détricoter toutes les garanties acquises par les salariés depuis des décennies.

On devrait célébrer cette année 2016 les 80 ans du Front populaire: s’il est un gouvernement indigne de porter cette commémoration, c’est bien celui dont les chiens de garde condamnent des salariés qui se battent pour leur emploi à de la prison ferme pendant que les escrocs de la politique qui pillent les deniers publics ou bradent le patrimoine national conservent leurs mandats dans les méandres de procédures judiciaires qui n’en finissent pas ou sont blanchis par une CJR dont la composition de congénères n’offre que la garantie de la connivence.


Retour au XIX ème siècle


Dans la propagande présidentielle, gouvernementale et patronale (l’ordre est intervertible) le projet de loi que défendra la ministre du Travail, est sensé « permettre de réduire les incertitudes liées aux conséquences d'une rupture du contrat de travail ». Novlangue et éléments de langage n’ayant pas pour objectif de permettre de comprendre instantanément de quoi il est en réalité question, pointons les éléments fondamentaux.


Il s’agit d’abord d'inverser la hiérarchie des normes sous prétexte de faciliter la négociation dans l'entreprise en limitant la garantie des droits par la loi et en donnant la priorité à des accords locaux mettant ainsi en place une machine à créer de l'inégalité. Il s'agit aussi de limiter le pouvoir d’interprétation du juge en cas de litige sur les causes d’un licenciement économique, donc de les préciser par la loi bien sûr en faveur de l’employeur:
Partant du constat que l’écrasante majorité des recrutements se fait en CDD le gouvernement prétend, adoptant le discours du Medef et de la CGPME, que l’employeur cherche ainsi à limiter les incertitudes liées à la fois à son niveau d’activité future mais aussi aux conséquences de la rupture du contrat de travail et entérine l’idée que.l’employeur préfère un contrat très rigide tel que le CDD (durée préfixée, pas plus de deux renouvellements), y compris avec le paiement d’une prime de précarité, plutôt que d’embaucher en CDI dont la rupture, en cas de licenciement économique, peut être actuellement contestée devant le juge. Pour limiter ce que les employeurs, nomment un risque, il s’agit donc de préciser par la loi les conditions qui permettront à une entreprise de procéder à un licenciement économique. Et cela quelle que soit pour une entreprise ayant des filiales à l’étranger, la situation même florissante des dites filiales.
Cette neutralisation du pouvoir d’appréciation du juge, dans le champ clos français, alors que les exemples multiples d’assèchement de trésorerie d’entreprises françaises par des groupes étrangers sont très nombreux et peuvent momentanément défrayer la chronique, est en soi déjà éminemment scandaleuse et régressive.
D’autant plus scandaleuse que l’idée qu’une entreprise puisse supprimer ou modifier des emplois en l’absence de difficultés économiques ou d’innovations technologiques mais dans l’objectif de sauvegarder la compétitivité a fait l’objet d’un arrêt de la Cour de cassation en 1995. Lors du débat sur la loi Macron, un amendement au Sénat (rejeté) prévoyait même que l’entreprise puisse anticiper des difficultés sectorielles au niveau national ou international, sans être déjà touchée, pour justifier des suppressions d’emplois.
On remarquera pour mémoire que le patronat français est donc prêt à entreprendre-sic et à recruter mais avec un parachute dorsal, un parachute ventral et la garantie d’un atterrissage dans un matelas de coton très épais. La précarité sans garantie , c’est pour les salariés.
Dessaisir le juge, limiter les prérogatives de l’inspection du travail, laisser à la négociation locale la faculté de fixer le temps de travail, le déclenchement et le niveau de paiement des HS, revenir à la journée de12 h et à la semaine de 60, contourner les syndicats par une consultation pseudo-démocratique manipulée par le chantage, limiter les indemnités de licenciement sont les autres éléments de ce projet de loi qui devrait mettre dans la rue les millions de salariés avec et sans emploi.
Il y a plus de 6 millions de demandeurs d’emploi totaux ou partiels dans notre pays mais 2,64 millions, soit 49 % des chômeurs inscrits, sont indemnisés raison de 1119 € brut par mois pour une durée moyenne de 11 mois… Ah, les moyennes!
Nous ne développerons pas un autre aspect des offensives libérales lancées par ce gouvernement ( que nous ne qualifierons pas de gauche puisque FH doit être relancé deux fois à France Inter avant de s’affirmer de gauche, par son engagement passé), mais la campagne contre la fonction publique a repris de plus belle, or comme la destruction du Code du travail, elle est une attaque contre les droits des fonctionnaire, salariés de l’Etat employeur encore dotés de garanties collectives: attaque contre le statut, attaque contre la garantie d’emploi, attaque contre la retraite, attaque contre les missions. Comme les horreurs constitutionnelles prévues, ces attaques sont en outre une remise en cause des fondements démocratiques de l’état républicain et des droits des citoyens en tant que tels.


Comme le disait Pierre Bourdieu: « L’histoire sociale enseigne qu’il n’y a pas de politique sociale sans un mouvement social capable de l’imposer »


(1): il figure dans l’exposé des motifs qui n’est pas base de droit.
(2): Chacun commentera à sa guise l’intitulé de cette loi, parfaitement scandaleux quand on songe aux abandons de souveraineté consentis dans le cadre de l’UE ou de l’OTAN, sous ce quinquennat.

=======================================================================
Complément utile sur la loi modifiant le Code du travail:

Parmi les éléments proposés dans le projet actuel :

> En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.

> Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.

> Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail

> Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos

> Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu

> Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine

> Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi.

> Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins rémunérées.

> Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.

> Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.

> Après un accord d'entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.

> Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

Salarié-e-s ou non : cette réforme nous concerne toutes et tous !

Interpellez la ministre du travail et demandez lui de renoncer à ce projet. Signez la pétition et RDV sur http://loitravail.lol

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 22:11
Démocratie et socialisme // Gérard Filoche

Débattre et agir à gauche





On aurait pu penser que le parti socialiste ferait un bilan du quinquennat, au moins un inventaire. Entre le projet socialiste adopté à l’unanimité en 2011 et sa réalisation, les écarts justifient d’être interrogés, expliqués. Cet exercice est refusé par notre premier secrétaire.


Dès lors, à quoi bon un programme pour 2017 ? Des débats suffiront avec des « cahiers de la Présidentielle » …


À quoi bon un parti ? L’heure est, parait-il, au dépassement avec une alliance populaire lancée dès mars avec un appel, des collectifs locaux… et des assises en décembre. Un nouveau cadre donc dépassant celui du parti sans toutefois le dépasser beaucoup… Ni EELV, ni le PC ne participeront à cette « alliance ». Le mini parti de Robert Hue sans doute pas non plus… restent quelques anciens écologistes et quelques anciens du Modem… peu de choses en vérité pour créer une alliance…


Au sein même du parti, cette feuille de route a été refusée par 30 % du conseil national. Une alliance réductrice donc qui ne rassemble même pas la totalité des socialistes.


Ni le prochain remaniement gouvernemental, ni le futur projet de loi sur le code du travail – attendu le 9 mars – n’inverseront la tendance à un gouvernement de plus en plus minoritaire dans l’opinion de gauche.


Cet éclatement c’est le résultat de la politique suivie depuis 2012. Il faut donc en faire l’inventaire pour pouvoir ré-ouvrir une dynamique majoritaire à gauche.


Une plate-forme à gauche ! Vite !


Pour ouvrir une perspective, dessiner une alternative il faut s’atteler à la rédaction d’une charte ou plate-forme partagée par une majorité de la gauche y compris des écologistes. C’est la base pour des primaires de toute la gauche. Toute la gauche, c’est-à-dire sans exclusive ! Mais avec un accord, une plate-forme commune.


Les bases de cette plate-forme existent. Faire sauter le verrou des politiques inspirées par la commission européenne d’abord. Préparer une réforme fiscale et une réforme bancaire dignes de ce nom. Redistribuer les richesses. Développer l’investissement et les emplois publics. Faire reculer le chômage de masse. Avancer vers la république sociale et écologique.


De telles bases peuvent mobiliser très largement, très majoritairement à gauche. En créant des comités locaux partout, pour discuter du fond, pour mener la bataille des idées… nous pouvons recréer l’espoir. C’est maintenant que ça se joue.


Code du travail : attention à la ligne rouge


Face aux menaces qui pèsent sur le droit du travail, sur les 35 heures, sur les allocations chômage, le rassemblement de toutes les bonnes volontés doit, sans attendre, se traduire en engagements sur le terrain. L’appel CQFD est le cadre de cette mobilisation pour aboutir à la sauvegarde des droits des salariés et des chômeurs. Car la ligne rouge ne doit pas être franchie ! Et il n’y a que le salariat et la jeunesse avec l’ensemble de ses organisations qui peuvent imposer d’autres choix que ceux voulus par le Medef, la finance, les néolibéraux de tous bords.
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 12:07

Tribune de Gérard Filoche dans L'Humanité.






Dialogue social au pays des hypocrites





Ils n’ont que le mot « dialogue social » à la bouche. Mais ils ne prennent que des mesures qui vont contre ledit « dialogue social ».


Déjà, lors de l’ANI du 11 janvier 2013, ils l’avaient signé, reconnu et transformé en loi alors qu’il n’était soutenu que par une minorité de syndicats.


Déjà le 21 novembre 2014, ils ont supprimé les élections prud’homales qui étaient un lien rare et privilégié entre les salariés et leurs tribunaux du travail.


Déjà dans les lois Macron du 7 août 2015 et Rebsamen du 17 août 2015, ils ont diminué tous les moyens d’information, de réunion, d’action des institutions représentatives du personnel, et des syndicats.


Comme ils voulaient donner la priorité aux accords d’entreprise « dérogatoires » à la loi, ils ont expressément souligné que ceux-ci ne pourraient être mis en œuvre qu’avec des syndicats majoritaires. C’est à dire avec des syndicats obtenant plus de 50 % des voix des salariés des entreprises concernées.


Mais quand chez Smart Daimler, à Hambach, en Moselle, entreprise prospère, les actionnaires et le patron ont voulu imposer, sous chantage à l’emploi, par référendum, « 39 h payées 37 au lieu de 35 h », les partisans du « dialogue social » n’ont rien dit. Le « referendum » patronal a été difficile puisque 62 % des ouvriers ont voté « contre » mais 56 % du total des salariés avec les cadres, a voté « pour ».


La loi prévoyait que c’était les syndicats majoritaires qui décidaient de « l’accord » : avec plus de 50 % des voix ils ont décidé de ne pas accepter. Mais la direction Smart a fait quand même fait signer un par un, sous chantage individuel à l’emploi, des nouveaux contrats à 90 % des salariés. Les défenseurs du « dialogue social » n’ont rien dit.


A la FNAC les syndicats majoritaires ont refusé un « accord » dérogatoire pour travailler le dimanche. Alors les partisans du « dialogue social » modifient la loi pour contourner cette volonté syndicale : ils proposent de rendre légaux, des « referendums » qui seraient initiés par les syndicats minoritaires à 30 % afin qu’ils puissent remettre en cause le refus de signature des syndicats qui pèsent 50 % et qui refusent de travailler le dimanche !


On a du mal le croire, mais oui, ce cynisme là existe et est au pouvoir.


Pareil pour la dégressivité des allocations dues par l’assurance chômage : le patronat l’exige, les syndicats s‘y opposent majoritairement. Les partisans du « dialogue social » et en l’occurrence Myriam El Khomri, ministre du travail, affirment tranquillement que si « les partenaires » ne se mettent pas d’accord, elle se passera de majorité et l’appliquera. Pourquoi le patronat négocierait il un accord, si en refusant, il est certain que la loi lui donnera raison ?


Gérard Filoche

Le soi-disant PM ayant dit à un député "Je t'emmerde" , on voit qu'il n'y a pas que le pseudo dialogue social qui va mal sous ce quinquennat.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:43


Démocratie et socialisme



Christiane Taubira restera le symbole de la seule loi progressiste de ce quinquennat : le mariage pour les couples de personnes du même sexe. Suite à cette démission, l’assise du gouvernement se réduit comme peau de chagrin.

Il est vrai que le gouvernement assume tous les jours un peu plus une orientation qui tourne résolument le dos à la gauche.


Manuel Valls vient de l’annoncer : aucune référence à la bi-nationalité ne figurera dans la réforme de la Constitution et la France signera la convention de 1954 interdisant de créer des apatrides. Mais pourtant, seuls les binationaux resteront concernés par la déchéance de nationalité, toujours inscrite dans le projet de réforme constitutionnelle. La loi le précisera ! Et les délits sont ajoutés aux crimes terroristes. Le gouvernement cède à la droite et n’écoute plus le camp dont il est issu. Quant à l’état d’urgence, il serait prolongé… malgré une évidence : il ne sert à rien contre le terrorisme, mais il permet malheureusement à la police de se soustraire au contrôle du juge.


Pour les 35 h, le scénario est le même. Il y a bien sûr la surenchère de Macron qui propose tout simplement de ne plus payer en heures supplémentaires les heures travaillées au-delà de 35 h. Mais Valls propose, quant à lui, non plus une « majoration » pour heures supplémentaires mais une « compensation ». En droit, les mots ont un sens. Cette compensation (négociée au niveau des entreprises) pourrait être bien inférieure au plancher actuel de 10 % (qui était un recul déjà important par rapport à la majoration habituelle de 25 % pour les 8 premières heures supp) . Et la ministre du travail envisage même des référendums dans les entreprises pour contourner l’avis des syndicats majoritaires !


C’est tout le droit social que ce gouvernement est en train de bouleverser et de fragiliser. Pourtant, contrairement au discours libéral à la mode, les reculs sociaux n’ont jamais été synonymes de reculs du chômage. Aussi défendons le Code du travail et signons massivement l’appel unitaire « CQFD » (ce Code qu’il faut défendre) .


Les concessions du gouvernement ne désarment ni la droite ni le patronat. Bien au contraire ! Alors il est urgent de trouver une autre voie à gauche que celle suivie aujourd’hui. Toutes celles et tous ceux qui ne se résignent pas à voir la gauche éliminée dès le premier tour en 2017 doivent faire converger leurs efforts en vue d’une primaire pour désigner un seul candidat de gauche, sur la base d’une plateforme de gauche (qui serait le socle d’une majorité parlementaire de gauche) .

Vite ! Le temps nous est compté !

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 10:35

On pourra trouver le titre provocateur mais il n'est jamais inutile de savoir "d'où parlent" les gens. Badinter n'est pas un spécialiste du Droit du travail mais il fait partie de ce qu'on appelle à tort les 1%, car c'est plutôt 1 pour 10 000 qu'il faudrait dire. Cela ne prédispose pas à comprendre le salariat, ses combats, ses droits ni à admettre que l'analyse la plus juste du système de production actuel des richesses si mal partagées continue d'être celle de Karl Marx!

Honnêteté intellectuelle des membres de la commission? Voire et cela n'empêche nullement les comportements de classe.

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Communiqué FSU
Les Lilas 27 janvier 201
6








Rapport de la Commission Badinter : des propositions lourdes de risques


Le rapport de la commission Badinter, sous couvert de principes généraux, dont beaucoup sont issus du Code du Travail et des lois existantes, ouvre la porte à des remises en cause considérables.


Il se situe dans un mouvement d'ensemble préoccupant après de nombreux rapports dont le rapport Combrexelle, les déclarations tonitruantes du ministre Macron et du premier Ministre remettant en cause le niveau des augmentations salariales des heures supplémentaires, la durée légale du temps de travail (puisque le premier ministre entend "déverrouiller" les 35h) et le niveau des indemnités de licenciement prud'homales.


Dans les articles 14 et 29 par exemple, il se cantonne à employer le terme "raisonnable" pour la durée des périodes d'essai et les indemnités de licenciement. Derrière une terminologie doucereuse et imprécise se cachent beaucoup de préconisations potentiellement porteuses de régressions.


La FSU s'oppose à la remise en cause du principe majoritaire de validation des accords collectifs et défend également le droit d'opposition à 50%. L'ouverture de référendum dans les entreprises à l'initiative de syndicats minoritaires, signataires d'accord à 30%, constituerait un contournement du principe de validation des accords majoritaire.


La FSU, partie prenante du collectif CQFD (le Code du travail Qu'il Faut Défendre) qui réunit des forces syndicales, associatives et politiques est favorable à des initiatives unitaires partout où cela sera possible, afin de mener les débats sur les enjeux autour de la loi présentée par la Ministre du Travail.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 10:59

SNES-FSU Aix-Marseille
Le jeudi 21 janvier 20
16


Jusqu'au mardi 26 janvier 2016, nous devons multiplier les contacts avec la presse (correspondants locaux, et autres...) pour préparer une bonne visibilité de la mobilisation Collège2016.

Les questions que les rédactions nationales vont demander à leurs journalistes de nous poser sont cousues de fil blanc.
Nous devons contrer quelques idées et en promouvoir d'autres :


"La mobilisation serait plus forte à Marseille qu'ailleurs" : non, la mobilisation est générale, mais plus visible à Marseille car la journée du mardi 25 novembre a servi de caisse de résonance et car la situation marseillaise est un révélateur de l'écart entre le marketing politique (l'égalité, la justice, l'approche pédagogique...) et la réalité des politiques suivies (fermeture de CIO dans les quartiers défavorisés, réduction du périmètre de l'éducation prioritaire, abandon des zones rurales, hausse des effectifs par classe...)


"Les collègues font la grève pour les salaires, pas contre la réforme du collège" : la grève en collège est d'une ampleur exceptionnelle, bien plus forte que dans n'importe quel autre secteur parce que la profession rejette la réforme. Mais les professeurs sont mal payés et c'est un problème aussi : on veut du blé pas des EPI


"Le maintien des sections bilangues est une mesure élitiste" : non, car elles permettent de lutter contre la ghettoïsation et de maintenir la diversité de recrutement dans les collèges publics. Fermer ces sections, cela aurait été un cadeau aux établissements privés. A Marseille, dans l'académie, rien n'est fait pour renforcer la carte scolaire et lutter contre la ségrégation.


"Les syndicats enseignants sont corporatistes" : La ministre n'a pas voulu écouter les organisations syndicales. Elle a maintenant un problème avec toute la profession qui rejette sa réforme. Mais nous qui faisons le travail sur le terrain, nous avons des propositions, nous connaissons les besoins. On veut une autre réforme du collège. C'est en fait toujours la même réforme que nous vendent les gouvernements successifs. Par exemple, Collège2016 est la reprise des axes de la réforme Chatel du lycée, dont tout le monde connaît l'échec. Nous défendons l'intérêt de nos élèves.


"Les fonctionnaires doivent appliquer la loi votée démocratiquement par le Parlement" : la réforme du Collège n'est pas une loi, mais c'est un décret rédigé par les technocrates du ministère. Dans le cadre de la loi, le gouvernement peut écrire d'autres décrets plus conformes à ce dont on a besoin. On en a assez des ministres et des technocrates qui gouvernent sans écouter la société civile, les professionnels.


Les fonctionnaires ne sont pas des petits soldats, ce sont d'abord les premiers défenseurs du service public, de l'intérêt général et leur déontologie leur interdit de faire des choses dont ils savent pertinemment qu'ils ne résoudront pas les problèmes que nous rencontrons.


"Le collège est le maillon faible, il faut apprendre à travailler comme au primaire" : qui veut tuer son chien l'accuse de la rage.

Mais comment se fait-il que Najat Vallaud-Belkacem ait abandonnée la "priorité au premier degré" qui était l'axe fort de la loi d'orientation (cf le rapport du comité parlementaire de suivi de la loi) et qui découlait du constat que le noyau dur de l'échec scolaire se constitue dès les premières années de la scolarité et que trop d'élèves arrivent au collège sans savoir lire, compter, sans connaître les fondamentaux ? Najat Vallaud-Belkacem veut faire du Collège un prolongement de l'école primaire, qu'elle mythifie, alors que nous avons besoin d'un collège qui soit adapté aux problèmes spécifiques de nos jeunes adolescents dans une société moderne (entrée dans la culture, découverte des enjeux de la société des adultes, culture commune et acceptation des différences ...)


"Et après le 26 janvier?" Nous demandons que la ministre accepte enfin de recevoir l'intersyndicale, qu'elle abroge les textes du 19 mai 2015 et rouvre des négociations pour une autre réforme du collège, dont nous avons besoin.

Sans cela, nous continuerons à enliser cette réforme qui est au mieux une occasion manquée au pire une détérioration de la situation, par l'action de résistance passive "GrainS de sable" et par d'autres actions.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 16:25



Communiqué FSU
Les Lilas le 13 janvier 20
16

Condamnation des 8 syndicalistes de Goodyear : indigne et inacceptable !


Le tribunal correctionnel d’Amiens, sur réquisition du parquet alors que les plaintes avaient été retirées vient de condamner huit anciens salariés de l’usine Goodyear à vingt-quatre mois de prison, dont neuf fermes, avec cinq années de mise à l’épreuve, pour «séquestration».


Les faits poursuivis : la «retenue», durant trente heures, entre le 6 et le 7 janvier 2014, du DRH et du directeur de la production, pour protester contre la fermeture de l’usine, intervenue quelques jours plus tard.


Défendre les intérêts des salariés devient donc un délit !


A force de criminaliser le mouvement syndical, d'amalgamer luttes syndicales et délinquance, on ne permet pas de redonner aux citoyens confiance en notre justice et surtout on méprise la détresse sociale, le cri d'alarme que lancent ces salariés qui veulent juste sauver l'emploi !


Et cela crée encore un peu plus de colère, de défiance envers le pouvoir.


La FSU soutient ces huit militants. Elle appelle à signer la pétition https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear et à participer à toutes initiatives demandant la révision de ce jugement.

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Petit rappel historique que ce communiqué ne s'est pas cru autorisé à produire mais qu'il ne faut pas oublier:

La séparation des pouvoirs, qui fonde seule une véritable Constitution, d'après Montesquieu, est une aimable fumisterie. La magistrature en France n'est pas réellement indépendante, pas même la magistrature "assise" car la carrière implique des passages par le Parquet, alors que la Cour européenne continue de ne pas considérer les procureurs comme des magistrats au sens plein du terme; la création du CSM n'y a rien changé vu sa composition.

La mutation récente du juge Trevidic montre d'ailleurs que cette mobilité ( et pas seulement entre parquet et siège) aboutit quelquefois à des pertes de compétences pour l'institution ( il y a 9 juges spécialisés dans la lutte contre le terrorisme ...).

Cette soumission est ancienne et il faut se souvenir que lorsque Pétain exigea un serment à sa personne, le nombre de magistrats qui refusèrent de prêter ce serment se compte sur les doigts d'une main. Au point qu'en 1945 pour juger Pétain, on eut toutes les peines du monde à constituer un tribunal ...

Quant à l'épuration de ce corps, il y en eut très peu ( ceux qui mirent en place les sections spéciales par exemple (cf. le film de Costa Gavras), mais sans vrais dommages pour eux, comme Maurice Gabolde auteur de l'immortel article 10 donnant un effet rétroactif à la loi voulue par Pucheu et Pétain:



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