Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

.

Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



Recherche

Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 20:30

 "Le pacte de stupidité"

Ce samedi 21 juin, 9 dirigeants européens dits « socio-démocrates » se sont réunis à l’Elysée afin de définir une position commune concernant la gouvernance européenne. L’occasion pour Matteo Renzi, le nouveau président du conseil italien, de défendre sa proposition de réorientation de la politique économique des Etats d’Europe : assouplir le « Pacte budgétaire européen » (TSCG, ou pacte « Merkozy »), qu’il n’hésite pas à qualifier de « Pacte de stupidité ». Une proposition identique à celle formulée par Françoise Hollande lors de son discours du Bourget, et soutenue implicitement par le FMI. Une opportunité à saisir.
Dans la lignée de la logique économique imposée en Europe, le « pacte budgétaire européen » durcit les conséquences des dépassements budgétaires des Etats. Ce faisant, il rend encore plus limitées les marges de manœuvre des pays en proie aux situations économiques et sociales les plus sévères. Entraînant une généralisation des politiques d’austérité en Europe, il y a même renforcé le ralentissement économique. Une situation confirmée par le FMI qui s’est inquiété que le Pacte de stabilité « décourage l’investissement public » et a préconisé que les règles soient simplifiées.
Il existe pourtant une autre voie envisageable, autour de l’augmentation des recettes des Etats. Celle-ci pourrait notamment être obtenue via des prélèvements plus importants sur les patrimoines des européens les plus fortunés ou une véritable taxe européenne sur les transactions financières. En complément, le financement de la dette des Etats sans passer par les marges des banques privées mais en direct par la BCE ou la Banque Publique Européenne, permettrait d’équilibrer les budgets sans réduire les investissements et dépenses publiques. Et donc de permettre la relance économique et sociale en Europe.
En s’appuyant sur un axe franco-italien, et sur les craintes formulées par Christine Lagarde au nom du FMI, c’est une opportunité historique qui se présente, pour une réorientation de la politique budgétaire européenne vers une relance économique par les Etats. C’est en ouvrant ce front socialiste et en pesant de tout le poids économique des Etats concernés que nous pourrons obliger l’Europe libérale à prendre en considération les attentes économiques et sociales de nos concitoyens.
L’affirmation de cette dynamique volontaire commence par ne pas soutenir Jean-Claude Juncker à la présidence de la commission. Les dirigeants européens socialistes doivent affirmer leur différence politique en s’unissant contre un candidat de droite. Transiger avec la droite ne fera que renforcer le risque d’un glissement populiste de nos démocraties. Soutenir Juncker, c’est donner un argument à Marine Le Pen.
Porte-parole de NVS, le think-tank militant
Repost 0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 16:06

Informations de Fraternité citoyenne.

Lettre en ligne ici : http://bit.ly/1it40A1

Jusqu’où ira François Hollande ? Chaque limite franchie en appelle une autre. Plus vite, plus haut, plus fort. La devise des Jeux Olympiques semble même bien faible pour décrire l’activité frénétique du président dans sa tentative désespérée pour plaire chaque jour un peu plus au Medef et « rassurer les marchés ». Cette semaine, François Hollande a décidé de remanier son équipe de conseillers. Le grand vent du changement soufflerait-il sur l’Élysée ? Exit, donc, Emmanuel Macron, associé-gérant de la banque Rothschild, devenu en 2012 conseiller économique et secrétaire général adjoint de l’Élysée. Stéphane Richard, PDG de France Télécom, avait confessé son "coup de foudre" pour celui dont il disait  : « Emmanuel Macron est notre relais, notre porte d’entrée auprès du président ».

Un conseiller trop proche des patrons et de la finance ? Non, pas assez, semble penser François Hollande. Car la nouvelle recrue a un CV à faire pâlir d’envie les responsables du syndicat patronal. Laurence Boone est Chef économiste Europe au sein de Bank of America Merrill Lynch depuis 2011, fonction qu’elle a auparavant exercée au sein de la banque Barclays Capital France, de 2004 à 2011. Deux banques irréprochables, comme en témoigne la longue liste des enquêtes gouvernementales à leur encontre. Bank of America pourrait écoper aux États-Unis d’une amende record de 12 milliards de dollars (mieux que BNP !) pour des litiges concernant des crédits hypothécaires douteux, et a été reconnue coupable de fraude sur les subprimes.

Personne n’est responsable des dérives et scandales dans lesquels se fourvoie son employeur. Certes. Mais on pourrait imaginer meilleur conseiller présidentiel qu’une analyste qui a fait carrière au sein d’établissements bancaires responsables de crises financières et de dérives frauduleuses.

Laurence Boone fait aussi partie du libéral Cercle des économistes. Celui-ci organise chaque année des Rencontres économiques à Aix-en-Provence, sponsorisées par des banques, places boursières, multinationales et agences de notation. La nouvelle conseillère de François Hollande a choisi d’afficher ses opinions et analyses personnelles dans les colonnes d’un journal (très) néolibéral : elle est chroniqueuse pour L’opinion, publication soutenue financièrement par Bernard Arnault, PDG de LVMH.

Il y a deux semaines, Laurence Boone y publiait une tribune virulente, intitulée "Arrêtons le massacre !", fustigeant le « bilan économique désastreux » du gouvernement.

Le pacte de compétitivité de Jean-Marc Ayrault ? Il s’est « résumé a une petite baisse des coûts du travail, bien trop faible pour combler en tendance l’écart des coûts du travail avec l’Allemagne ou les pays du sud »estime l’économiste.

Le pacte de responsabilité piloté par Manuel Valls ? Il « se traduira par une autre baisse, mais encore plus faible ».

Donc insuffisante. Des propos que ne renierait pas Pierre Gattaz, patron du Medef. Mais « qu’attendent donc les marchés ?, demande l’économiste. Des preuves que la France évolue. (...) Ils espèrent un plan d’ajustement budgétaire qui viserait à corriger les travers de notre système social, son inefficacité ». Difficile de faire plus clair. Et quelles sont ses analyses sur l’emploi et le chômage ? « Les investisseurs attendent aussi une réforme du marché du travail qui viserait à accroître l’employabilité plutôt qu’à protéger à l’extrême ceux qui ont déjà un emploi ». Nous voilà prévenus.

Avis également aux défenseurs des services publics : « La France reste ancrée sur ses solutions conservatrices avec un État économiquement imposant : l’État se substitue de plus en plus aux investisseurs privés », déplore l’économiste.

Y a-t-il un seul élément de notre modèle social qui trouve grâce à ses yeux ? Lors de la présidentielle de 2007, Laurence Boone avait établi pour ses clients un « indice du libéralisme des candidats ».

Nicolas Sarkozy était mieux noté que Ségolène Royal, mais « comparé aux standards internationaux du libéralisme, Nicolas Sarkozy n’est pas un ultralibéral », expliquait Laurence Boone.

L’économiste peut se targuer de connaître le monde de l’entreprise. Elle exerce des responsabilités au sein d’un « fleuron » de l’économie française : Kering, ex-Pinault-Printemps-La Redoute.

Elle est depuis 2010 membre du Conseil d’administration de l’entreprise dirigée par François-Henri Pinault. Le groupe a réalisé en 2013 un bénéfice de 1,8 milliard d’euros, pour un chiffre d’affaires de 9,7 milliards d’euros, dans le secteur porteur du luxe (avec une quinzaine de marques, dont Gucci et Saint Laurent) et « Sport & Lifestyle » (marques Puma, Volcom, Cobra, Electric et Tretorn). Soit 18 % de taux de profit...

Et plus d’un millier de suppression d’emplois lors de la cession, fin 2013, de La Redoute, filiale de Kering.

Un modèle à suivre pour les entreprises françaises ?

Début mai, le mandat de Laurence Boone a été renouvelé pour quatre ans. Espérons qu’elle pensera à en démissionner avant de mettre ses talents au service de la France et de notre président. François Hollande a également nommé une nouvelle responsable du service presse, Virginie Christnacht. Elle a auparavant exercé cette fonction au sein du groupe de BTP Vinci. Au point où nous en sommes...

Il n’y aura bientôt plus beaucoup de différences entre promouvoir des produits dérivés à haute valeur spéculative, vendre des aéroports inutiles en partenariat public-privé et un plan d’austérité aux électeurs !

 

Repost 0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 14:10

Ce Jeudi 19 Juin, une délégation de la FCPE a été reçue à la demande du Président de la FCPE13, M. Jean­ Philippe Garcia, par Mme Brigitte Devesa, adjointe à l'Éducation et M. René Schaller, directeur coordonnateur de l'éducation d'Aix-­en­Provence, afin d’obtenir des éclaircissements sur le projet de réforme des rythmes scolaires pour 2014/2015.

Projet qui doit être soumis au vote des élus lors du Conseil municipal de ce lundi 23 juin 2014 et non encore rendu public.

Lors de cette réunion, la FCPE a exprimé son étonnement et son irritation d’avoir eu à constater que les services municipaux n’ont pas plus favorisé les échanges avec les partenaires naturels de la réforme que sont les parents d’élèves. La réforme des rythmes scolaires à Aix-en-Provence doit être améliorée et appliquée avec ambition et dans la concertation.

Constatant ce manque certain de dialogue, nous avons d’abord rappelé l'esprit de la réforme : favoriser les temps d'éducation partagés en créant un équilibre et une cohérence entre temps de classe et temps périscolaire.

La FCPE d’Aix-en-Provence n'est pas opposée à la possibilité d'expérimenter, mais ces expérimentations doivent être concertées, encadrées et évaluées pour apprécier leur pertinence et le respect des objectifs de favoriser la réussite de tous les enfants. Nous regrettons encore l’absence depuis plus d’un an d’une mission de «Préfiguration» qui aurait pour le moins permis d’éviter l’amateurisme, la précipitation et l’aspect purement comptable du projet.

L'organisation du temps scolaire doit correspondre aux besoins des enfants et non aux intérêts des adultes, qu’ils soient politiques ou financiers. Or, Mme Devesa et de M. Schaller nous ont clairement indiqué avec une certaine franchise que la ville ne souhaite, en fait, pas financer la réforme des rythmes scolaires.

Si la FCPE peut comprendre que le financement d’un tel projet d’avenir soit compliqué, elle refuse d’admettre qu’une idéologie (quelle qu’elle soit) prenne en otage 10 000 enfants de notre ville.

Le budget de la Ville est le reflet de la volonté d’un maire et force est de constater que pour Aix-en-Provence l’ambition ne passe pas par notre jeunesse.

Nous rappelons que l’Éducation est un service public et qu’il doit rester gratuit et accessible à TOUS.

Face au refus total d’amendement de ce projet en quelque point que ce soit, et devant l’urgence de la situation, nous FCPE d’Aix-en-Provence, appelons donc tous les parents d’Aix-en-Provence à se mobiliser largement contre les propositions de la mairie.

Nous appelons à manifester LUNDI 23 JUIN 2014 à 18 h 00 dans la Cour de l’Hôtel de Ville avant et pendant la tenue du Conseil Municipal, pour exprimer une fois encore nos REVENDICATIONS :
- Pour un alignement général des horaires d’entrée en classe Maternelle/Elémentaire à 8h30.
- Pour une baisse significative des tarifs de garderie compensant les amplitudes horaires décidées par la municipalité.
- Pour la mise en place d’une véritable politique d’Animation et d’Eveil en lieu et place des « garderies, garages » payant instaurés à moindre frais par la Municipalité.

Repost 0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 00:09

Une semaine à Poitiers  ou Chasseneuil (Futuroscope)  au congrès de la FGR-FP (Fédération générale des retraités de la FP). L'UNSA nie farouchement que la politiuqe de FH-MV soit une politique d'austérité, sous prétexte que nous n'en sommes pas encore au stade des Grecs...mais ça vient!!

De retour, l'article de Christian Salmon dans Médiapart. Crise de régime? Sans doute. Réveil citoyen?

P1000639.JPG

Repost 0
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:51

lettre_de_thierry_lepaon_a_francois_hollande_Page_1.jpg

 

 

 

lettre_de_thierry_lepaon_a_francois_hollande_Page_2.jpg

Repost 0
14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 08:30

 

Soyez là, à Bellerive.

Sursaut, sauvons la gauche !

 « Il n’y a jamais une seule politique possible »  avait dit François Hollande.Heureusement ! 

Car chaque jour des millions d’électeurs de gauche constatent que la politique menée par le gouvernement est aux antipodes de leurs attentes.

Même dans les petits détails : ils apprennent la nomination de Laurence Boone et de Jacques Toubon.

Mais aussi infiniment plus choquant, ils apprennent que les indemnités des accidentés du travail et des maladies professionnelles vont être diminuées.

 Jamais dans l’histoire de la gauche au pouvoir, en France, nous n’avons vu pareil sentiment de trahison se développer à une échelle de masse.

Il y a plus que de l'exaspération, il y a de la colère qui sort de partout : dans les rangs de la gauche notamment parmi des milliers de socialistes ébahis, choqués, indignés. Même au congrès CFDT de Marseille, les deux tiers des délégués étaient hostiles au « pacte de responsabilité » , contraignant leur direction, qui en reste la seule signataire, à prendre ses distances.

Cela n’empêche pas Manuel Valls de nous faire passer du drame à la tragédie en confirmant un « collectif budgétaire » et un « budget 2015 » avec 41 milliards donnés au patronat et 50 milliards pris à notre Sécu et à nos services publics.

Cette politique est une folle impasse, elle a échoué partout, elle va faire mal à notre pays.

Elle va enfoncer l’économie dans la récession, aggraver le chômage, augmenter la misère et les inégalités. On se demande par quel entêtement inouï ceux que nous avons élus, se jettent et nous jettent ainsi dans le mur, flattant les riches, sacrifiant les salariés, conduisant toute la gauche et le pays à sa perte.

C’est une politique que l’on ne peut même pas qualifier de « sociale-libérale » , elle est libérale, elle est à droite de Tony Blair, et notre parti n’a jamais voté pour ça, cela n’a jamais été dans sa tradition, dans ses débats, encore moins dans ses choix.

C’est ça qui nous a déjà fait perdre 155 villes le 30 mars, un désastre, et qui a mis le FN en tête le 25 mai, une catastrophe, et qui va « suicider » la gauche et le parti socialiste si ça continue. Si on ne fait rien on perd tout.

Mais heureusement aussi, on constate que partout dans les sections socialistes, il y a une révolte, les militants, qui d’abord n’y croyaient pas, perçoivent maintenant l’ampleur de la trahison politique qu’ils subissent. Ils ont espéré, ils ont attendu, ils ont douté, ils ont questionné, ils ont refusé, ils ont dénoncé, maintenant ils crient.

Stop, sursaut, arrêtez.

Il faut réagir, agir. C’est le sens de toutes les réunions qui se préparent partout, de Dunkerque à Carcassonne, du Cantal à la Marne, avec les 40 % du BN du PS qui ont refusé dès le 18 février, l’austérité, la politique de l’offre et de baisse du coût du travail. C’est le sens du refus de 100 députés à l'Assemblée, de plier et de cautionner cela.

Or, on n’a pas perdu, il n’y a pas de fatalité !

Dans le Parti socialiste et au Parlement, dans la gauche, EELV, FdG, il existe une majorité alternative potentielle, unitaire, rouge, rose, verte : qu’elle s'oppose et gouverne ! 

La clef du redressement et de la survie est dans l’unité de toute la gauche. Les députés socialistes opposants ont, avec les députés verts et du FDG, déjà commencé un travail de rencontre, de re-discussion et d’élaboration. Ils ont déposé des amendements communs.

Il faut appuyer cette démarche, il faut se bouger, maintenant ! Le rapport de force à l’Assemblée a besoin du soutien et de l’action des militants, des citoyens, des électeurs, de nous tous.

Pour la première fois, du 20 au 22 juin, un rassemblement national à Bellerive-sur-Allier est co-organisé par différentes sensibilités du Parti socialiste. Toutes les sensibilités du parti et de la gauche qui refusent l’austérité y seront. C’est cap à gauche ou cap suicide. Il y a urgence sociale. Sinon, ce sera « foutu » , chacun le pressent, si nous ne redressons pas vite.

À Bellerive, il s’agit de préparer l’alternative au sein du PS et au sein de la gauche. Soyez là !

Gérard Filoche

PS : un petit mot personnel : nous recevons des milliers de messages qui nous disent « vous êtes dans le vrai, tenez bon, bravo, nous sommes d’accord avec vous ». Ces messages nous font tenir bon. Mais ils ne suffisent pas : vous savez comment nous aider vraiment ? En étant présents à Bellerive-sur-Allier le week-end des 20-21-22 juin !


Repost 0
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 17:38

2014-06-19---Sylvain-PATTIEU-beige.jpg

Repost 0
12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 15:43

 VIGILANCE INITIATIVES SYNDICALES ANTIFASCISTES http://www.visa-isa.org/

 

 

 

invitation-formation-VISA-14-juin.jpg

Repost 0
11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 21:56
  Lors de la réunion à la Fonction publique aujourd'hui sur les salaires, la Ministre a confirmé la proposition du gouvernement d'allègement des cotisations retraite des fonctionnaires afin "d'améliorer" les rémunérations les plus basses. Vous trouverez en pièce jointe, le document diffusé donnant les effets de cette mesure (IM 312 à IM 467).Ces mesures prendront effet au 1er janvier 2015. Il s'agit pour le gouvernement de faire un parallélisme avec les mesures prises pour le secteur privé. La FSU, comme toutes les organisations syndicales, a dit que si cette décision du gouvernement état une reconnaissance qu'il existe bien un problème salarial dans la Fonction publique, cela ne constituait pas la réponse à la question posée unitairement le 15 mai dernier demandant la fin du gel du point d'indice et l'ouverture de négociation pour la revalorisation du point. 
 Plusieurs points et questions posées par cette mesure ont bien sur été souligné : précédent instituant des taux de cotisations différenciés, remise en cause des principes de financement de la protection sociale, contradictions entre les retenues pour pensions du fait des réformes retraites et cette mesure, les effets de seuil conséquents à cette mesure... En ce qui concerne l'ouverture des négociations PPCR, la Ministre n'a pas pour l'instant les arbitrages pour mener ces discussions et le calendrier n'est donc pas encore précisé. La FSU a insisté pour que le gouvernement dise clairement à quelles conditions il compte engager ces négociations. Demain a lieu une nouvelle réunion des fédérations de fonctionnaires, nous vous tiendrons bien sur informé des suites. Bernadette Groison  


Repost 0
10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 09:12

 

 

Les tribulations invraisemblables

de deux collégiens de Beaulieu en juin 44

 

          Le 1er Juin 1944, j’ai eu 16 ans et quatre jours. La joyeuse équipe des élèves de 3ème du Cours Complémentaire de Beaulieu-sur-Dordogne va passer à Tulle les épreuves du Brevet. Il fait très beau.  Nous montons Tulle, à 40 kilomètres, juchés sur l'impériale (sur le toit)  de l'autobus à gazogène, tout excités par le voyage.

Pour commencer, une rafle de la Milice

                                                    

En fin d’après-midi, alors que nous nous reposions dans le meilleur café de la ville , nous sommes tous raflés par la Milice et conduits brutalement en tractions-avant noires dans un local de la Préfecture. Au bout d’un moment, un maquisard qui était dissimulé parmi nous, a accepté, le malheureux, de se dénoncer et nous avons été libérés. Après le brevet, mon bon camarade André MAURY et moi sommes restés à Tulle quelques jours de plus pour y passer le concours d'entrée à l'École Normale primaire.

Lundi 5 juin nous avons subi normalement nos épreuves écrites (maths et français) au Lycée Edmond Perrier.

Mais, le mardi 6 au matin, le lycée est fermé. Des maquisards armés courent dans le parc, les mitraillettes crépitent toute la journée au centre de la ville. Incertitudes et rumeurs. En fin de matinée nous voyons passer devant notre hôtel du Trech toute la garnison allemande de la Wehrmacht qui se replie de l’Hôtel Moderne sur l'École Normale de Filles, située à moins de cent mètres. Nous assistons au départ honteux des miliciens rassemblés devant  la Préfecture toute proche. 

 

Durant deux jours, enfermés dans notre hôtel, nous voilà en pleine "affaire de Tulle". Après le répit de la nuit, entrecoupée de quelques tirs sporadiques, la mitraille reprend au petit matin du 7. On tire avec des armes légères tout autour de l'hôtel qui donne sur la place et dans les rues avoisinantes. Derrière l'hôtel, sur la côte, à une quarantaine de mètres, les FTP  ont installé une plate-forme de tir au fusil-mitrailleur qui crache de sa voix grave de temps à autres à quelques mètres au-dessus de nos têtes, car nous sommes juste sous les toits, en direction de l'École Normale dont les tuiles d’ardoise volent en éclat.

Malgré le vacarme, Enfermés dans notre chambre sous les toits, nous lisons assez tranquillement ("Thaïs" et " la Rôtisserie de la Reine Pédauque"...) au milieu des tirs plus ou moins intenses. Je me souviens fort bien que nous n'avions pas la moindre peur.

Nous nous surprenons   à ne prêter aucune attention au vacarme . 

          Nous sommes comme au balcon des premières loges, avec vue à 50 m devant nous sur le haut de l'École Normale sur laquelle s'écrasent les projectiles, et sur la place du Trech que traversent en courant quelques maquisards. Dans le milieu de l'après-midi du 8, par un très grand hasard, nous voyons l'impact d'un obus de bazooka traverser le toit de l' EN qui prend feu en quelques minutes. Les tirs s'intensifient brusquement. On tire de partout. Le vacarme  devient si intense à ce moment que j’ai eu quelques secondes d’angoisse ; la seule.

Je regardais le spectacle aux côtés d’une femme de chambre. Je l’ai serrée un instant  dans mes bras. Nous ignorons que les Allemands ont tenté une sortie de l’ EN. Nous verrons peu après leurs corps entassés par dizaines, tués sur place presque à bout portant (nous avons eu l’impression qu’ils étaient plus de 50, 35  en fait). Quelques uns ont pu se sauver dans les rues avoisinantes. Deux ou trois sont tués sous nos yeux place du Trech. Un blessé qui semble faire des signes à un camarade est achevé sur place devant nous par un maquisard. C’est dur à voir .

Une demi-douzaine de prisonniers sont conduits sur les hauteurs de la ville au cimetière et fusillés. Pour pouvoir juger ce geste très regrettable, abominable dans l'absolu, dont les exécutants, que nous avons vus et entendus nous raconter la scène, n'étaient pas fiers, il faut se rappeler les crimes atroces, les tortures perpétrées par les occupants  jusqu’à un enfant près de Tulle dans la région. Nous nous sommes entretenus avec l’un de ceux qui les ont exécutés à son retour du cimetière. Je peux témoigner que ce FTP était  correct, grave et triste. Il nous a dit que l’un des Allemands lui avait dit qu’il regrettait de mourir à cause de  sa famille en  Allemagne. Mais il devait comprendre le geste des résistants je suppose.

 

Les Allemands blessés seront tout de même portés à l'hôpital de la ville, geste lourd de conséquences, on le verra ; il épargnera à Tulle une plus sanglante répression.  Après l'arrêt des combats une grande exaltation s'empare de la population toute descendue dans les rues du quartier. Tous éprouvent un immense soulagement après les incertitudes et les angoisses des jours précédents mais quelques uns, rares, très excités, se livrent à  qulques gestes inconvenants, en insultant les cadavres des Allemands qui gisent, dans des flaques de sang parfois. Les  papiers de certains sont dispersés, des photos de femmes souriantes et d'enfants traînent dans les caniveaux. Nous visitons les ruines fumantes de l'École Normale. Des moutons blessés au cours de la bataille agonisent en gémissant.

C'est la Libération, c'est la fête. Un avion mystérieux survole la ville en rase-mottes au-dessus de la rivière.

 

Quelques heures après, au soir du 8, une rumeur sourde vient du sud de la ville, angoissante. Puis c'est le miaulement lointain, si caractéristique, inoubliable, des escadrons de chars qui prend le dessus. L’un des régiments  (le régiment « Der Führer ») de la division blindée SS Das Reich arrive à Tulle (un autre se dirige à ce moment vers Limoges et Oradour). Les rues emplies se sont vidées en un instant. Les chars débouchent dans le quartier du Trech à la nuit tombée. Tout le monde descend prestement à la cave. Les SS hurlent des ordres rauques. Un char Panther de 35 tonnes  se poste devant l’hôtel et tire sur notre hôtel dont les murs de torchis sont traversés comme du carton. Guère de risques pour nous, jusque là:  nous étions à l'abri à la cave. Personne dans les étages. Nous sommes restés plusieurs heures dans le noir. À une heure avancée de la nuit  nous montons   sans bruit dormir  dans le noir, dans l'incertitude.

 

Premier « miracle » : Nous échappons à la rafle décidée par les SS.

 

        Très tôt, le lendemain, dans notre chambre, nous entendons un remue-ménage dans l'hôtel. Nous ne bougeons pas dans notre lit. On arrive devant la porte. Arrêt. Conciliabule. On s'éloigne. Nous apprenons peu après qu'il s'agissait d'une fouille de l'hôtel par deux Allemands  mitraillette au poing pour la grande rafle. La femme de chambre (une résistante) leur a affirmé que dans notre chambre dorment deux petits enfants, tout petits ( « klein, klein ») qu’il faut les laisser dormir. Si les soldats avaient insisté pour entrer, avec notre tenue et mal rasés, nous allions tout droit avec la femme de chambre à "la Manu", la Manufacture d'Armes de Tulle où sont rassemblées ce jour-là les hommes   de 16 à 50 ans raflés. Notre sort n'a dépendu, là, à cet instant, qu’au sang-froid et au courage extraordinaire, et très risqué pour elle, d'une femme, et à  l'hésitation simultanée de deux soldats  fatigués.

Vers midi, les SS sont revenus à l'hôtel procéder à un contrôle d'identité mitraillette au poing au moment du défilé devant l'hôtel, vers la Préfecture.

Une automitrailleuse ouvrait le défilé  pour porter le drapeau nazi en haut d’une hampe gigantesque deplus de 4 m.  Une parade des SS Totenkopf (à tête de mort), lente, gigantesque, sinistre, arrogante, visant à terroriser la population. 

 

Deuxième « miracle » : Sortir de Tulle sans encombre pendant le couvre-feu

 

Livrés à nous-mêmes, sans la moindre information sur la situation dans la ville et les événements, ne sachant que faire, nous décidons André et moi de laisser nos valises  et de quitter Tulle dans l'après-midi  pour   rentrer à pied jusqu'à Marcillac  chez André à 45 km de là . J’aurai 25 km  de plus ensuite  pour revenir à Bilhac. Nous partons,  bras ballants, et sans méfiance dans une ville totalement vide et silencieuse. Nous ne savons pas qu'après avoir raflé 2500  hommes emmenées à la Manufacture d'Armes (parmi lesquelles 179 environ seront  envoyées à Dachau où  111 périront, et que 99 seront pendues en fin d’après-midi, les SS ont décidé le couvre-feu.

Nous ne l'apprendrons que deux jours après. Jamais Tulle n’avait connu une ambiance pareille. Sous un soleil de plomb, un silence absolu règne sur la ville. Pas un seul véhicule, ni âme qui vive ; pas un chat. Et deux jeunes se hâtent vers le haut de la ville. Par hasard aucune patrouille  n’est montée à ce moment-là jusqu’à ce niveau. Et nous arrivons près de la caserne Marbeau. Dépassant un angle du bâtiment, nous nous trouvons  à une dizaine de mètres d’une sentinelle   dans une cour, immobile à l’ombre, arme au pied.

La surprise de l’Allemand   est telle qu'il nous examine sans réagir. Nous le regardons innocemment mais sans nous arrêter. Nous avons eu, là, un moment d'angoisse, sans savoir pourquoi. "Normalement" la violation du couvre-feu était punie d'exécution, sur place parfois. Je ne me suis jamais expliqué pourquoi nous avons échappé à ce moment à une exécution stupide. Nous continuons notre chemin d'un bon pas mais sans courir.

Quelques centaines de mètres nous conduisent sur une route de crête complètement à découvert dont l'axe coïncide à peu près avec celui de la Nationale 140, à un km de là, par laquelle les éléments de la division continuaient à descendre de Ste Fortunade  vers Tulle. Pour les SS munis de jumelles, qui tiraient sur tout ce qui bougeait dans les environs -mais nous ne le savions pas- nous étions une bonne cible pour leurs mitrailleuses  lourdes ou leurs canons de 24. Notons à cet endroit que le mouvement  de la Das Reich s’étirait sur 150 km environ et son passage durait  plus d’une journée dans certaines localités.

Nous avons marché ensuite après Laguenne sur une vingtaine de km à travers bois. À Chantarel, un hameau de Lagarde-Enval, perdu mais hospitalier, nous avons été admis  par une brave femme pourtant très hésitante et inquiète qui a accepté de nous offrir un repas et un lit. La nuit était striée d'éclairs mais nous avons très bien dormi, ignorant les explosions lointaines. Elle a refusé notre argent. Le lendemain nous sommes repartis. Près de Roche-de-Vic nous avons rencontré des victimes des violences SS qui avaient brûlé plusieurs maisons comme ils l’avaient fait aux environs de Bretenoux. Après une traversée risquée de la nationale 140, parcourue par d'incessantes patrouilles de la division blindée, ce fut l'arrivée chez la mère de Maury, avec l'accueil que l'on imagine. Mes souliers étaient tellement usés qu’une pointe entrait dans la chair de chaque  talon   chaque talon de plus un cm dans la chair.


Troisième « miracle » : Une mauvaise rencontre avec un char Panther

 

Samedi 10 juin à 14h, je ne savais pas qu’à cette heure le massacre commençait à Oradour –sur- Glane, et que des habitants  de Bretenoux avaient été tués la veille.

En rentrant à Bilhac je me mets stupidement en tête de vouloir récupérer des livres personnels (de simples classiques) acquis au fil des ans avec mon modeste pécule et qui m'étaient particulièrement précieux. Cela m’obligeait à faire un long crochet, par Puy d’Arnac  afin de repasser par le collège de Beaulieu pour mettre en lieu sûr une malle dans laquelle j'avais placé mes précieux livres.

Le Cours Complémentaire   était vide, et portes ouvertes. J'ignorais à ce moment que la plupart des habitants de Beaulieu (dont le directeur du CC et sa famille) ont fui vers les hauteurs boisées de Sioniac. Je place la malle sur une brouette pour la conduire chez les parents d'un camarade de classe et je sors par la droite. Arrivé Place Marbeau je me trouve nez à nez avec un énorme char Panther  de 35 tonnes  qui manœuvrait  difficilement à 15 mètres dans une rue étroite. Le char arrêté, le chef de char  sorti de sa tourelle ouverte   observait  perplexe un spectacle inouï: pauvre diable  ridicule, la brouette la malle... Pas de réaction. Je crois me souvenir qu'à ce moment-là mon cœur a battu plus fort mais je n'ai marqué aucune crainte, aucune hésitation; aucun  temps d'arrêt ni d’accélération. Dépôt de la malle chez des amis près l’abbatiale. Retour scrupuleux au CC pour remettre la brouette à sa place.

Les chars sont passés. Je quitte Beaulieu par les ruelles de l'arrière, plus discrètes, pour rejoindre Bilhac. J’apprends en arrivant à la maison  que le SS tiraient  sur tout ce qui  bougeait dans le paysage . Ils avaient de Bretenoux tiré  sur les hauteurs de Puybrun .  Ils ont tué aussi un ami, Amédée Cassan,  au dessus de Port-de-Gagnac. Ils venaient de tuer  le matin même à Beaulieu  un résistant tchèque, Pavel Justisch (Cf la plaque apposée sur le pont).

 

Pendant des années  je me  suis demandé pourquoi  les SS  m’ont épargné à Beaulieu . Un résistant de St Céré, André Clair,  m’a appris   que le  char Panther était muni d’un canon de 75 et dépourvu de mitrailleuse 7,67 des autres véhicules blindés. Il est possible que de tirer au canon de 75 à 15 m sur un tel olibrius et une brouette leur a  peut-être  paru déplaisant et inesthétique, même pour des SS ?

Par contre, si en sortant  par la gauche du CC j’étais passé par la gendarmerie et l’autre extrémité de la place Marbeau,  j’aurais été une bonne cible plus éloignée et vous auriez été privés de cette note. 

 

Indispensable  nota bene


J’ai noté tout cela pour moi dès mon retour, et je l’ai fait vérifier par écrit par André Maury. Ce fut ainsi, je le sais bien, mais qui pourra me croire ? La guerre, pourtant, ne fut pas avare de péripéties bien plus rocambolesques. On voit que les épisodes burlesques du film avec Bourvil (La Grande Vadrouille) ou « La vache et le prisonnier » peuvent correspondre à des évènements réels.

 Avec André Maury nous avions bien moins, disons, d'une chance sur 100 d'échapper à un sort funeste dans l'ensemble des trois épisodes ainsi vécus. Notre atout principal fut notre inconscience totale, et le brin de folie de la jeunesse.

Fait incroyable: nous ignorions complètement qui étaient les  miliciens, les SS, les massacres de résistants et des otages commis en Haute Corrèze, ce qu'était le couvre-feu, la tension qui régnait dans la division SS  harcelée et ses exactions tout le long de son trajet.

Nous n’avons appris le Débarquement que plusieurs jours après le 6 juin. Et dans le vacarme des combats cet événement nous a paru  de peu d’importance. Ces ignorances et notre inconscience nous donnaient une innocence, une ingénuité et une désinvolture invraisemblables qui nous ont sauvé la vie.   Il faut rappeler aussi que la  guerre  a eu un caractère  ludique parfois.

 

Après notre retour j’ai tenu à démystifier notre célébrité. Nous n’avons eu aucun mérite ; nous n’avons pas été des héros.  Durant ces journées mémorables, nous n’avons pratiquement jamais eu peur, de sorte que nous n’avons jamais fait preuve du moindre courage. Cette question ne se posait pas. Il faut bien comprendre que nous n’avons jamais été des combattants. Même si les victimes civiles sont les plus nombreuses, il y a une grande différence entre les civils et les combattants.  Un soldat en guerre ou un résistant  ont été des cibles sur lesquelles on tirait systématiquement. Les civils sont des victimes collatérales. Nous n’étions pas des résistants mais des civils non responsables et passifs pris dans  une « affaire » guerrière bien modeste dans l’immensité des événements  de  cette deuxième guerre mondiale.

 

Ce qu’il faut retenir surtout de ces péripéties c’est qu’il y a eu à Tulle le 9 juin 1944  au petit matin, une  femme de chambre, une résistante, dont le sang-froid et le courage  ont sauvé la vie à deux collégiens de Beaulieu,  dans une situation exceptionnellement  risquée  et dangereuse . Nous ne l’avons pas oubliée.

 

Paul BERGER

 

           _______________________________________________________

 Notes :

(1) Les SS, ayant appris dans la nuit ce qui s’était passé, voyant les morts très abîmés, étaient déchaînés.  La répression était conduite par Walter SCHMALD, dit WALTER, seul survivant rescapé du brasier de l’Ecole Normale de Filles. Ce SS était maintenant fou de rage et il voulait se venger. Il aurait proposé au commandant de la colonne des SS de mettre Tulle à feu et à sang. C’est lui qui procéda lui-même ensuite au tri des otages à pendre et celui des déportés. Nous ignorions en quittant Tulle ce qui s’était passé dans le quartier du Trech en début de soirée. Au péril de leur vie, quelques membres de la Croix - Rouge et deux équipes de séminaristes ont relevé 25 blessés allemands et les ont portés à l’hôpital où ils furent soignés. Des SS  ont pris le préfet, Trouillé, et ils voulaient le fusiller. Mais, par chance, il avait réussi à  se faire conduire à l’hôpital auprès des blessés de la Wehrmacht. Ces derniers ont demandé aux officiers SS d’épargner la ville parce qu’ils avaient été portés à l’hôpital par des brancardiers français et soignés. Ces gestes (du préfet, des secouristes) ont eu une portée considérable. Une partie des cadavres a été heureusement enlevée avant l’arrivée des chars mais pas tous. Sans cela, le 9 juin, la répression eût été sans doute beaucoup plus sévère, pire qu’à Oradour peut-être. Les SS se contentèrent, si l’on ose écrire, de 99 pendaisons et de la déportation de certains otages envoyés  à Dachau.

 

(2) Les hasards de la vie. J’ai appris dans les années 70 que l’une des deux équipes  de secouristes qui sont intervenues le 8 au soir était conduite par l’abbé P.-J. SCHMITT professeur au séminaire de Tulle qui a fait preuve, là, de détermination et de courage. Il se trouve que ma femme et moi avons  été nommés d’office profs de lycée à Metz en 1951. Quelques années après notre installation j’ai eu à rencontrer cet ecclésiastique devenu évêque.   Mgr SCHMITT a  été un évêque remarquable  et, lors de son décès, j’ai fait connaître à Metz, ses interventions à Tulle lors des évènements puis à leur suite. J’ai longuement correspondu avec son collaborateur le chanoine Reibel qui  a participé aux secours du 8 au soir et qui m’a apporté des précisions inédites sur les suites de ces  événements  compliqués et tragiques.

 

Repost 0