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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 20:04



Contre la loi El Khomri !

Pour faire respecter notre droit à manifester mis en cause par le gouvernement !

Soyons encore plus nombreux !


Manifestation jeudi 23 à Marseille 10h30 Vieux Port


COMMUNIQUE COMMUN CGT 13 – FO 13 – FSU 13 – SOLIDAIRES 13 – UNEF AIX MARSEILLE – UNL 13

La mobilisation ne faiblit pas pour exiger le retrait du projet de loi travail, en témoigne la manifestation nationale du 14 juin qui a réuni plus d’1,3 million de salariés, retraités, jeunes, privés d’emploi dont 140 000 dans les Bouches-du-Rhône.

Le gouvernement cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations quant à elles restent centrées sur : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et le maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail. Autant d’éléments dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés.

Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié(es), de privé(es) d’emploi, de jeunes et de retraité(es) ?

Le 1er Ministre voudrait interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème !

Alors que, depuis trois mois, se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations du lieu de travail… Le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré dans l’opinion publique.

Nos Unions Départementales réaffirment notre détermination pour que soit retiré ce projet de loi et appellent à poursuivre la mobilisation.

La CGT 13, FO 13, FSU 13, SOLIDAIRES 13, UNEF AIX MARSEILLE, UNL 13 appellent les salariés, privés d’emploi, jeunes et retraités à participer nombreux en grève et en manifestation lors de la journée de mobilisation nationale le 23 juin.

20 juin 2016

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 11:11

Communiqué LDH

(transmis par P.Berger)

Paris, le 20 juin 2016

Projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : construire et respecter la démocratie

Le gouvernement a décidé d’organiser une consultation des électeurs de Loire-Atlantique, qui aura lieu le dimanche 26 juin. Les électeurs auront à répondre par « oui » ou par « non » à la question suivante : « Etes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ? ».
La LDH ne s’est pas prononcée sur l’opportunité de la construction de ce nouvel aéroport et ne se prononcera donc pas sur la réponse à apporter à la question posée par cette consultation. Elle considère, en effet, qu’une telle décision ne relève pas de son mandat ; elle entend, en revanche, donner son avis sur la procédure qui y a conduit.
Décider, aujourd’hui, de consulter les citoyennes et les citoyens, c’est dire que la procédure antérieure, pourtant présentée par le gouvernement comme satisfaisante, ne l’était pas.

La démocratie se nourrit du débat public. Elle ne peut se limiter à la prise de décision des élus ou aux affirmations des experts. Tout particulièrement en ce qui concerne les grands projets. Manifestement, dans ce cas précis, comme dans beaucoup d’autres, les mécanismes de consultation et de débat ne répondent pas aux besoins d’un dialogue et d’une consultation réelle et non purement formelle. L’attitude du gouvernement qui provoque une autre expertise, démentant partiellement le projet initial, la poursuite des procédures d’expulsion en même temps que l’on appelle les citoyens et les citoyennes aux urnes, la circonscription restreinte de la consultation alors que le projet est présenté comme d’intérêt régional, tout cela conduit à penser que le résultat de cette consultation ne suffira pas à légitimer la décision qui sera prise ensuite, quel qu’en soit le sens.


Au-delà du cas d’espèce, c’est l’ensemble du processus qui amène à décider de tel ou tel grand projet qui doit être profondément revu.

La transparence des projets, la diffusion des expertises et le débat contradictoire autour d’elles, l’information et la consultation effective des populations concernées doivent accompagner la décision des élus. Sans cela, les formes de la démocratie auront été, sans doute, respectées, mais pas l’esprit de celle-ci, qui seul permet l’adhésion la plus large.
La LDH regrette qu’une telle démarche n’ait pas été mise en œuvre et ne soit toujours pas à l’ordre du jour, pour ce projet comme pour les autres.
La Ligue des droits de l’Homme appelle les pouvoirs publics à construire le dialogue sur le fondement d’informations complètes et de la participation du public à celui-ci, afin de pouvoir faire des choix conformes à l’intérêt général. Elle appelle les citoyens et les citoyennes à s’emparer de ce débat, dont cette consultation ne peut être qu’un des éléments.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 21:07

Le point de vue d'un observateur engagé

Un mouvement long et largement compris
Depuis le 9 mars, les grèves, souvent sectorielles, et les manifestations se répètent, alignant des cortèges massivement empruntés par la CGT, rejoints par FO. La mobilisation des jeunes, lycéens et étudiants, a été relativement modeste, rapidement réprimée. Puis elle s’est étiolée. L’action des éléments autonomes, en particulier à Pars, Rennes et Nantes a crispé le service d’ordre de la CGT. La police a eu recours à toutes sortes de provocation, se lâchant violemment.
Le 31 mars, le mouvement Nuit debout, initié par Fakir, prenait ses marques place de la République, s’organisait dans la durée, élargissait le champ de sa réflexion, tout en essaimant en Province et faisant figure de référence dans des grandes villes européennes.
La difficulté pour aller vers une convergence des luttes, la reconduction des grèves au jour le jour, a amené la CGT, principalement, mais aussi FO et SUD à organiser des blocages, d’abord dans l’approvisionnement en essence, la gestion des déchets, puis dans d’autres secteurs, en particulier dans les transports en appui avec les revendications des cheminots et des pilotes.
La lutte contre la loi El Khomri se trouve au cœur de l’évolution des rapports sociaux dans les relations de travail.

Elle se conjugue avec des conflits sectoriels comme au moment de la reconduction de la règlementation du travail applicable à la SNCF.
Les syndicats dits « réformistes » (CFDT, UNSA et CFTC) ont joué dans le camp du gouvernement, s’accommodant des amendements apportés au texte original. Les autres (CGT, FO, SUD, FSU et même la CGC-FE), tout autant réformistes, se sont positionné en opposition frontale au texte. Les possibilités de diminution des salaires, d’allongement du temps de travail, de régression des conditions de travail ne sont pas acceptables. Les fonctionnaires, dont le statut se trouve dans le collimateur du patronat et qui subissent la pression de l’austérité se trouvent indirectement concernés. L’article 2, portant sur l’inversion des normes, constitue une arme de destruction radicale de l’action syndicale de négociation et de compromis.
Pour le moment, cette orientation remettant en cause le minimum de protection de l’employé vis-à-vis de l’employeur, représenté par le code du travail, est toujours rejetée massivement au sein des salariés, malgré les déclarations négatives répétées par le gouvernement, le Medef et la presse dans son ensemble, malgré les provocations policières, L’État d’urgence et l’Euro de football. C’est un point également significatif de l’immense impopularité du gouvernement.
Un conflit dans lequel le gouvernement joue provisoirement sa survie
La loi El Khomri provient directement d’une décision du Conseil européen du 14 juillet 2015 (18.8.2015 FR - Journal officiel de l'Union européenne - C 272/51) http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32015H0818(15). Elle vient également d'un rapport de 2012 de "Chevreuse", organisme conseiller de 1 200 fonds de pension (La Prophétie : "casser le CDI"). Elle lui intime de faire des coupes claires dans les administrations locales, dans celle de la sécurité sociale, de ramener les retraites à l’équilibre, de diminuer le coût du travail, de lever les seuils liés à la règlementation pour les entreprises, de réduire les impôts sur les sociétés, de réformer le droit du travail, de permettre les dérogations concernant le temps de travail, de réduire les droits au chômage.
Que du bonheur pour le patronat !
Le gouvernement Hollande-Valls cumule les rejets. La droite et l’extrême droite critiquent son incapacité à faire taire la rue et à imposer tous les désidératas des possédants.
Ce gouvernement cumule également la déconvenue de ceux qui, ayant voté pour Hollande, se retrouvent à subir une politique clairement de droite, et l’approfondissement de la crise sociale provenant de la politique d’austérité néolibérale.
Il cumule enfin l’afflux de migrants lié à l’appauvrissement de l’Afrique et à la guerre en Irak, en Syrie, en Afghanistan et en Libye et les retombées de l’activité militaire de la France qui se concrétisent par les attentats terroristes sur le territoire.
Le rejet du gouvernement se manifeste à chaque élection depuis 2012 par des échecs répétés de la part du parti socialiste (municipales, européennes, régionales). Il contribue à creuser les désaccords qui s’expriment dans son sein et à l’intérieur du parti. Cela amène le gouvernement à utiliser l’article 49-3 à répétition.
Quelles perspectives à court terme ?
La mobilisation ne faiblit pas, mais ne parvient pas à faire boule de neige, à se généraliser, dans un contexte extrêmement tendu par ailleurs (socialement, politiquement et idéologiquement). Il apparaît que le mouvement de blocage initié par la CGT tend à se substituer à une mobilisation de masse que la CGT hésite à promouvoir. La CGT, elle-même, dans l’imaginaire populaire, remplace, d’une certaine façon, le mouvement politique manquant qui pourrait se référer à une politique sociale alternative.
La proximité de l’été risque de faire éclater les mobilisations, de leur donner un caractère dispersé. Pour autant, elles vont probablement se poursuivre en s’appuyant sur les journées des 23 et 28 juin.
Le « Jobs Act » de Renzi a précarisé l’emploi (http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/italie-le-jobs-act-est-elle-une-recette-miracle-555942.html), la même chose s’est produit en Espagne (http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/espagne-les-dessous-du-miracle-de-l-emploi-547626.html). Aujourd’hui, en Belgique, les travailleurs, s’opposent à la version belge du texte El Khomri.
Enfin, de façon périphérique, le référendum en Grande Bretagne sur le Brexit, le 23 juin, d’une part, et les élections législatives en Espagne le 26 juin, d’autre part, peuvent avoir un effet sur la poursuite du mouvement en France. En effet, ces deux consultations possèdent de manière sous-jacente un rapport avec une volonté populaire de s’extraire des contraintes austéritaires, des doxa néolibérales.
A la recherche d’une autre vision de l’avenir
La période se caractérise par une crise de phénomènes qui se conjuguent. La crise environnementale créée par le productivisme porte des dangers imminents de luttes pour la survie de certaines populations. Elle pose la question du profit capitalistique à court terme. La crise sociale à l’échelle mondiale produite par le creusement des inégalités accentue les tensions et porte le souffle de toutes les colères. La crise de développement du travail marquée par la robotisation et l’informatisation de la production et de la gestion alliée à l’ubérisation des relations de travail qui tend à se substituer au salariat, signifie une transformation très proche des hiérarchies sociales et un appauvrissement de la population des pays dominants.
Les corrélations entre ces crises et les luttes qui se développent contre leurs conséquences sont de plus en plus en phase. Il manque la mise en commun des expériences en cours, des réflexions disparates et des tentatives de construction de rapports de force et d’organisations révolutionnaires. Des mouvements existent, comme Nuit debout, souvent éphémères. Leurs capacités de réflexion, d’organisation sont primordiales à la constitution de pôles de résistance, d’élaboration collective de perspectives alternatives et d’action.
L’irruption des masses dans un processus de révolte est possible prochainement, la transformation de cette énergie en mouvement de transformation sociale est probablement encore extrêmement éloignée. Pour autant, il faut en avoir la perspective et en préparer la réalisation en travaillant collectivement dans le champ social, dans l’esprit que c’est possible et nécessaire.
Michel Bonnard

http://bonnardmichel.over-blog.com/2016/06/aujourd-hui-le-mouvement-contre-la-loi-el-khomri.html

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 09:58

Communiqué de la FSU13


Suite à la décision du Tribunal correctionnel de Marseille, la baudruche se dégonfle.


Vendredi 10 juin, Jean-François Negri, militant syndical enseignant (à Sud Education) dans le treizième arrondissement de Marseille comparaissait devant le Tribunal Correctionnel après avoir été arrêté de façon préventive, mis en garde à vue et mis en examen pour port d’arme par destination lors de la manifestation syndicale du premier mai.
Il lui était reproché d’avoir dans son sac deux cailloux collectés lors d’une randonnée.
Il vient d’être relaxé par le Tribunal.
Cette décision de justice que la FSU salue met en évidence l’instrumentalisation qui est faite par le pouvoir politique de la question des violences réelles ou supposées lors des manifestations contre la loi travail.
Nombre de militants ou plus simplement de citoyens qui manifestent pacifiquement sont pris à parti, alors que certains groupes non identifiés agissent à leur guise.
La FSU réclame de nouveau l’arrêt des poursuites à l’encontre des manifestants pacifiques et en particulier les lycéens qui ont été arrêtés, mis en examen dans l’arbitraire le plus total.


Marseille, le 11 juin 2016

=======================================================================

Collectif 13 Droits des femmes

Depuis plus de deux mois, la mobilisation contre le projet de "loi travail" ne cesse de grandir. Les femmes sont très présentes dans les cortèges .

Pour toute réponse, dans un déni de démocratie, le gouvernement a fait

appel au 49.3 et utilise la répression, la violence physique et verbale contre les grévistes et manifestants dont le nombre ne cesse de progresser dans les rues, les entreprises.

Les initiatives en convergence se multiplient.

Si la large opposition au projet a contraint le gouvernement à revoir sa copie, cela ne suffit pas. Nous exigeons toujours le retrait total de la "loi travail" qui n’est ni amendable, ni négociable.

Ce projet de loi n’a d’autres objectifs que de détruire l’ensemble des garanties collectives, de développer la précarité notamment pour les femmes, ’augmenter la flexibilité, de généraliser des bas salaires et d’accélérer la casse du service

public .

Le Collectif 13 Droits des femmes appelle à manifester le Mardi 14 juin et vous donne rendez-vous à partir de 10h15 à l’angle du boulevard d’Athènes et de la Canebière

Nous aurons notre propre banderole

La présidente

Esther FOUCHIER

Depuis plus de deux mois, la mobilisation contre le projet de "loi travail" ne cesse de

grandir. Les femmes sont très présentes dans les cortèges .

Pour toute réponse, dans un déni de démocratie, le gouvernement a fait

appel au 49.3 et utilise la répression, la violence physique et verbale contre les grévistes et

manifestants dont le nombre ne cesse de progresser dans les rues, les

entreprises.

Les initiatives en convergence se multiplient.

Si la large opposition au projet a contraint le gouvernement à revoir sa copie, cela ne suffit

Pas.

Nous exigeons toujours le retrait total de la "loi travail" qui n’est ni amendable, ni

négociable.

Ce projet de loi n’a d’autres objectifs que de détruire l’ensemble des garanties collectives, de développer la précarité notamment pour les femmes, d’augmenter la flexibilité, de généraliser des bas salaires et d’accélérer la casse du service

public .

L Collectif 14 Droits des femmes appelle à manifester le

Mardi 14 juin et vous donne rendez-vous à partir de 10h15 à l’angle du boulevard d’Athènes et de la Canebière

Nous aurons notre propre banderole

La présidente

Esther FOUCHIER

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 22:18

Ci-dessous un texte du Conseil de l'Union européenne, instance qui réunit les chefs d'Etat ou de gouvernement de l'UE dont FH, recommandant la régression des droits des salariés. Cette recommandation du 14 juillet 2015, a bien entendu été adoptée avec l'aval de François Hollande qui n' a pas saisi d'ailleurs l'occasion de la Fête nationale de son pays, si ce mot a réellement un sens pour lui, d'en parler à ses concitoyens..

Ceux qui n'ont aucune illusion sur la capacité du PR de défendre les intérêts de la France ne seront pas surpris, ceux qui persistent à le soutenir diront que cela est un deal nécessaire avec les partenaires de l'UE et les marchés financiers. Ou une soumission consentie.

En réalité, on a la preuve que la loi " travail" est directement dictée par des eurocrates sans mandat d'aucun peuple et qu'il ne s'agit pour ces gens là et leurs complices politiciens que de permettre au 1% qui possède 47 % de la planète d'exploiter sans entrave les 99 % des populations du monde. Prétendre comme Valls que cette loi est de "gauche" et dans la continuité du Front Populaire relève du foutage de gueule et d'un incommensurable mépris pour le peuple souverain.

Quant à la CFDT, sa propre histoire doit exclure de son champ de réflexion, la notion même de lutte des classes...

========================================================================

18.8.2015 FR - Journal officiel de l'Union européenne - C 272/51
RECOMMANDATION DU CONSEIL
du 14 juillet 2015
concernant le programme national de réforme de la France pour 2015 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France p
our 2015

LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE, vu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, et notamment son article 121, paragraphe 2, et son article 148, paragraphe 4, vu le règlement (CE) no 1466/97 du Conseil du 7 juillet 1997 relatif au renforcement de la surveillance des positions budgétaires ainsi que de la surveillance et de la coordination des politiques économiques, et notamment son article 5, paragraphe 2, vu le règlement (UE) no 1176/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 novembre 2011 sur la prévention et la correction des déséquilibres macroéconomiques, et notamment son article 6, paragraphe 1, vu la recommandation de la Commission européenne, vu les résolutions du Parlement européen, vu les conclusions du Conseil européen, vu l'avis du comité de l'emploi, vu l'avis du comité économique et financier, vu l'avis du comité de la protection sociale, vu l'avis du comité de politique économique, considérant ce qui suit:
(...)
2 - Sur la base des propositions de la Commission, le Conseil a adopté, le 14 juillet 2015, une recommandation relative aux grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l'Union et, le 21 octobre 2010, une décision relative aux lignes directrices pour les politiques de l'emploi des États membres. Celles-ci forment ensemble les «lignes directrices intégrées» dont les États membres ont été invités à tenir compte dans leurs politiques nationales en matière d'économie et d'emploi.
(...)
8 - Contrairement à ce qu'a recommandé le Conseil, la loi de programmation des finances publiques n'a pas été mise à jour. La stratégie d'assainissement menée par la France repose principalement sur l'embellie de la conjoncture et la persistance de taux d'intérêt bas et est donc exposée à des risques. Se fondant sur son évaluation du programme de stabilité et tenant compte des prévisions du printemps 2015 de la Commission et de la communication de la Commission du 1er juillet 2015, le Conseil estime que la France se conforme globalement aux dispositions du pacte de stabilité et de croissance. Cependant, pour garantir une correction durable de son déficit excessif dans le délai prescrit, la France devrait renforcer sa stratégie budgétaire et l'étayer par des réformes structurelles globales et ambitieuses.
(...)
11 - Des mesures ont été prises pour réduire le coût du travail et améliorer les marges bénéficiaires des entreprises, notamment le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi de 20 milliards d'EUR et l'allègement des cotisations patronales de 10 milliards d'EUR supplémentaires prévu dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. Ces deux mesures, qui représentent 1,5 % du PIB, devraient contribuer à combler l'écart entre la France et la moyenne de la zone euro concernant le coin fiscal sur le travail. Leur mise en œuvre devrait se poursuivre en 2016 mais, compte tenu de leur coût élevé pour les finances publiques, il est important d'évaluer leur efficacité au niveau des entreprises. Cette évaluation devrait particulièrement tenir compte des rigidités affectant le marché du travail et le marché des produits, et notamment celles affectant les salaires. Le coût du salaire minimum reste élevé si on le compare à celui des autres États membres. Le salaire minimum devrait évoluer d'une manière plus propice à la compétitivité et à la création d'emplois. De plus, dans un contexte d'inflation faible, son indexation automatique pourrait conduire à des hausses de salaires supérieures à ce qui est nécessaire pour préserver le pouvoir d'achat.
12 - La France devrait prendre des mesures résolues pour supprimer les seuils réglementaires prévus par le droit du travail et les réglementations comptables qui limitent la croissance des entreprises françaises, au premier rang desquelles les PME. D'une manière générale, il est possible de renforcer la concurrence dans le secteur des services, et plus particulièrement dans les services professionnels, le commerce de détail et les industries de réseau. Un certain nombre de réglementations et de tarifs appliqués aux professions réglementées brident l'activité économique. De nouvelles mesures visant à améliorer la concurrence dans les professions juridiques ont été prises au travers de la récente loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dont la mise en œuvre sera cruciale pour s'assurer que les barrières soient levées en pratique La France devrait également prendre des mesures pour éliminer les obstacles dans d'autres secteurs, et notamment dans le secteur de la santé.
(.
..)
14 - Le taux de chômage est resté élevé en 2014 et le chômage de longue durée s'est aggravé, conséquence d'une faible croissance économique. Le chômage, dont le taux global s'est élevé à 10,2 % en 2014, contre 10,3 % en 2013 et 7,5 % en 2008, touche tout particulièrement les jeunes, les travailleurs plus âgés et les travailleurs peu qualifiés. La France souffre d'une segmentation de son marché du travail, qui se caractérise par une part croissante de contrats à durée déterminée dans les nouvelles embauches. Les mesures prises pour réduire le degré de segmentation du marché du travail, en particulier le relèvement des cotisations sociales sur les contrats de très courte durée, n'ont pas permis d'infléchir la tendance. Réviser le cadre juridique régissant les contrats de travail pourrait aider à réduire la segmentation. Les réformes menées récemment n'ont donné aux employeurs que peu de possibilités pour déroger aux accords de branche par des accords d'entreprises. Cela limite la capacité des entreprises à moduler leurs effectifs en fonction de leurs besoins. Les branches et les entreprises ont la possibilité de déterminer de façon souple, au cas par cas et après négociations avec les partenaires sociaux, à quelles conditions il y a lieu de déroger à la durée légale du travail de 35 heures par semaine, mais les incidences 18.8.2015 FR Journal officiel de l'Union européenne C 272/53 financières sont importantes. La loi portant création des accords de maintien de l'emploi n'a pas produit les résultats escomptés. Très peu d'entreprises ont fait usage des nouveaux dispositifs permettant un assouplissement des conditions de travail dans le cadre d'accords d'entreprise. Ce dispositif devrait être revu afin de donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique.
(.
..)
RECOMMANDE que la France s'attache, au cours de la période 2015-2016, à:
(...)
6. réformer le droit du travail afin d'inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée; faciliter, aux niveaux des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l'organisation du temps de travail; réformer la loi portant création des accords de maintien de l'emploi d'ici à la fin de 2015 en vue d'accroître leur utilisation par les entreprises; entreprendre, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, une réforme du système d'assurance chômage afin d'en rétablir la soutenabilité budgétaire et d'encourager davantage le retour au travail.
Fait à Bruxelles, le 14 juillet 2015.

Voir le texte complet : HYPERLINK "http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2015/csr2015_council_france_fr.pdf" \t "_blank" http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2015/csr2015_council_france_fr.pdf

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 00:06

Démocratie et Socialisme

Gérard Filoche




Toutes et tous à Paris le 14 juin !


Cela dure depuis plus de 3 mois ! Aucun argument n’a retourné l’opinion, toujours défavorable malgré toutes les tentatives de la monter contre les blocages, contre les grèves. Nous sommes la majorité ! Celle d’aujourd’hui ! Et celle de demain !


La pétition en ligne avec plus de 1,3 million de signatures, les manifestations, les sondages à plus de 70 % contre la loi… et la manifestation nationale 14 juin à Paris montrent un rejet majoritaire.


C’est plus de 3 mois de mobilisation sociale avec des formes diverses contre la loi El Khomri et ses régressions pro-patronales pour réduire les salaires, déréglementer le temps de travail, casser des droits collectifs, détériorer les conditions de travail et de vie.


Le 49-3 a été utilisé contre la majorité à l’Assemblée et contre la majorité dans la rue


Annoncé dès février, le 49-3 a sonné comme un désaveu supplémentaire. Il n’y a pas de majorité pour voter une telle loi. La majorité de gauche avait des centaines d’amendements pour ne pas accepter la loi en l’état et en particulier ses articles sur la primeur aux accords d’entreprise, l’inversion de la hiérarchie des normes, la facilitation des licenciements économiques, l’affaiblissement de la défense des salariés dont le contrat de travail est rompu, la mise en cause de la médecine du travail…


À peine plus de 80 députés socialistes étaient prêts à voter la loi. Inadmissible pour Valls qui a dégainé le 49-3, arme anti-démocratique, arme des minoritaires contre des majorités.


Le 49-3 a mis un peu plus le feu au pays. Valls, jusqu’au-boutiste, sans majorité, a provoqué blocage et généralisation des grèves contre un déni de démocratie et contre une loi rejetée.


56 députés de gauche ont tenté de déposer une motion de censure puis ont pris des initiatives communes pour indiquer une sortie de crise en appelant François Hollande à reprendre les négociations avec l’ensemble des syndicats. Du jamais vu ! Un bloc de gauche pour dire : il y a une autre majorité possible. Elle est rose, rouge, verte, sociale et citoyenne.


Medef et droite : l’embuscade permanente


Alors qu’un débat semblait poindre pour modifier l’article 2, tout de suite le Medef – qui jurait que la loi ne contenait plus rien – est monté au créneau contre toute modification de l’article 2. Une belle démonstration pour qui cherchait encore à qui profitait cette loi.
La droite a eu la même réaction que le Medef de crainte que le texte ne soit pas maintenu.


Valls a aussitôt bloqué toute possibilité de négociation et Macron a, quant à lui, déclaré qu’il fallait aller encore plus loin que le projet de loi actuel…


De quoi autoriser la droite à aller plus loin au Sénat. Mais les outrances de la droite ne feront pas de la loi El Khomri une loi de gauche.


Le front s’est élargi contre la loi


Une majorité syndicale, regroupée en intersyndicale, s’oppose à la loi El Khomri : CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, UNL, FIDL. Depuis, la CFE-CGC s’est prononcé elle aussi contre en demandant la reprise de discussions, valorisant les accords de branche contre le dumping social. Quant à l’UNSA, elle a déclaré que le compte n’y était pas (certaines de ses fédérations comme celle des Transports demandant le retrait du projet de loi) .


Alors quel débouché ?


Face à un gouvernement sourd à la rue, sourd aux sondages d’opinion, sourd à sa majorité… il faut imposer le retrait de la loi. C’est possible ! En élargissant encore le mouvement, en prenant la parole une nouvelle fois avec la votation qu’organisent les syndicats et au-delà…


Mais le débouché est aussi politique. Valls et Macron, faux frères ennemis pour savoir lequel peut le mieux concurrencer la droite, sont minoritaires. Ils doivent partir.


Une majorité existe pour soutenir une autre politique sans la loi travail, sans la déchéance de nationalité, sans 49-3, sans aides aux banques et aux entreprises non accompagnées de contrepartie.


Cette majorité est sociale ! Cette majorité regroupe des socialistes, des communistes, des écologistes, des forces citoyennes…


Cette majorité dessine un projet autour d’urgences à satisfaire… sur le plan social, sur le plan écologique, sur le plan démocratique…


Cette majorité veut changer la construction européenne, élargir les services publics, relancer l’investissement public, augmenter les salaires, imposer une réforme fiscale et une réforme bancaire au service de la lutte contre le chômage et contre le réchauffement de la planète.


Elle puise son inspiration dans tous les combats sociaux du XXe siècle et dans les combats de la gauche.


À nous de construire le projet ensemble et de renforcer cette majorité


À nous d’engager la dynamique citoyenne pour que la bataille sociale contre la loi travail débouche sur une victoire politique contre le patronat, la droite, le néolibéralisme. Additionnons nos forces ! Alors, la dynamique sociale et citoyenne ira jusqu’aux urnes en 2017 !


C’est maintenant que ça se joue ! C’est de nous que ça dépend !


Il y a une majorité pour aujourd’hui et pour
demain. Unissons-nous !

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 18:07

Rappelons, pour mémoire, car c'est de cela qu'il s'agit, qu'il n'existe aucune démonstration fiable sur la nocivité systématique du redoublement, tous paramètres d'étude intégrés. Le seul argument recevable est d'ordre budgétaire: 100 000 redoublants maintenus dans les effectifs des cohortes d'élèves, sauf à dépasser des seuils d'effectifs déraisonnables, cela représente environ 10 000 postes en lycée.

Marseille, le 31 mai 2016


Monsieur le recteur,
Suite à la publication du décret n°2014‐1377 du 18 novembre 2014 , modifiant les modalités d’orientation de fin de seconde, et les dernières directives précisant son application les professeurs du lycée Artaud tenaient à vous informer de leur désaccord et de leurs inquiétudes.


Actuellement, un élève en fin de seconde qui n’aurait pas le niveau nécessaire pour envisager sereinement le passage dans la Première de son choix se voit proposer :
- soit une orientation dans une première plus adaptée à son profil,
- soit un maintien en classe de Seconde,
- soit une réorientation vers la voie professionnelle en accord avec les familles.
Or, ces deux dernières options seraient désormais exclues des propositions d’orientation du conseil de classe, qui n’ouvrirait plus qu’à un passage en Première générale ou technologique quels que soient le niveau et la motivation de l’élève.


Pourtant, l’expérience montre que beaucoup d’élèves arrivent en Seconde sans avoir du tout acquis les bases nécessaires à leur réussite au lycée. Les envoyer de classe en classe sans leur proposer d’autre solution qu’un peu de soutien éventuel au cas par cas équivaut à les envoyer à l’échec. A leur donner l’illusion qu’ils ont le niveau pour passer dans la classe supérieure, alors que ce ne serait pas le cas.

Quelle suite à cela ?
- Des élèves démotivés par l’accumulation des échecs, des incompréhensions, avec un sentiment d’exclusion croissant, avec, à terme, un échec au bac prévisible et annoncé, trois années perdues, et l’impression d’avoir été victime d’un mensonge, et sacrifié sur l’autel des économies budgétaires. La suite du parcours relèverait du parcours d’obstacles – c’est déjà le cas, mais la situation ne pourrait que s’aggraver –.
- A moyen terme, les filières technologiques risquent l’engorgement, et un effondrement du niveau, qui les discréditerait totalement.
Les familles les moins informées paieront le prix de ces passages en force qui tiendront lieu d’orientation.


Parallèlement à cette réforme, l’académie expérimente le « choix donné aux familles » à la fin de la Troisième : ainsi, les orientations se feront sans que soit réellement pris en compte l’analyse des professeurs, ni les résultats des élèves. Nous allons là vers l’arbitraire le plus complet. Conséquence évidente, les classes de Seconde, surchargées d’élèves en difficulté, ne permettront plus de former sérieusement les élèves au passage dans une Première qu’ils auraient choisie.


En vérité, ces nouvelles mesures démagogiques visent à satisfaire les familles sur le court terme, sans tenir compte des réalités des élèves, ni de leur succès à long terme, ni de la qualité de l’enseignement qui pourra leur être proposé.
La vocation de l’enseignement au lycée est de former des jeunes dans les meilleures conditions, avec sérieux et ambition, de leur donner la culture et le savoir-faire dont ils auront besoin pour une poursuite d’études sereine et une recherche professionnelle juste. Cette réforme va exactement dans le sens contraire.


Si cette mesure devait perdurer, l’ensemble des collègues du lycée ne seraient plus volontaires pour assurer la charge de professeur principal en seconde puisque leur avis ne compte plus. Nous attendons donc le retrait de cette directive et nous sommes prêts à mettre en place les actions nécessaires pour obtenir satisfaction en lien avec l’ensemble des établissements du secondaire.


Nous sommes disponibles pour tout échange sur le sujet.


Nous vous prions de croire, Monsieur le recteur en notre attachement au service public d’éducation.


L’assemblée des professeurs du lycée Artaud réunie le mardi 31 Mai.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 16:31

Félicitations à ce député clairvoyant, perspicace et visionnaire ! Une déclaration directement sortie des aciéries de Florange.
« Ce projet de loi sur la rénovation de la démocratie sociale et la réforme du temps de travail restera dans notre histoire sociale comme celui de la trahison des partenaires sociaux et de l’émiettement des règles d'organisation du temps de travail (…) Vous avez réussi l'exploit de sortir les syndicats de salariés de la table des négociations pour les envoyer dans la rue. Votre jubilation d'avoir fait un bon coup en profitant de la division syndicale s'est manifestée dans les déclarations provocatrices du Président de la République (…). Quand le Président de la République tente, sous les vivats (…) d'humilier les syndicats, les Français comprennent que le temps de l'évocation de Blum ou de Jaurès est révolu au profit de relents de revanche sociale. (…)
Sur le temps de travail, le fil rouge de votre réforme, c’est la priorité donnée à l'accord d'entreprise. Le principe de faveur - qui permettait aux salariés de bénéficier des dispositions plus favorables d'un accord de branche - est abandonné au profit de l'application obligatoire de l'accord d'entreprise, même plus défavorable.
Avec ce projet de loi, on passe directement à une hiérarchie des normes inversée puisque, pour la première fois, vous affirmez la supériorité de l'accord d'entreprise. Et vous êtes pleinement conscients de la conséquence immédiate de ce bouleversement, à savoir l’émiettement et l'atomisation des règles d'organisation du temps de travail. Les règles sociales vont ainsi devenir un élément de concurrence entre les entreprises d'une même branche. Que pourront faire les salariés d'une entreprise soumis au chantage d'un alignement par le bas sur un accord accepté dans une entreprise voisine ? Il n'y aura alors guère de négociation possible puisque c'est leur emploi qui sera en cause. Avec votre projet, le dumping social sera au rendez-vous et la négociation d'entreprise s'effectuera toujours sous la contrainte des accords socialement les plus défavorables. (…) Voilà pourquoi le groupe socialiste, radical et citoyen votera résolument contre son adoption."

C'est de qui ?

cf. plus bas ...


M. Alain Vidalies à l’assemblée nationale le mardi 8 juillet 2008 dans le cadre de l’explication de vote au nom de son groupe sur le projet de loi portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail, sur lequel le gouvernement avait déclaré l'urgence. En 2016, il est ministre …

Merci à Eugenio B. d'avoir ressorti ce morceau de bravoure qui permet d'alimenter le dossier des palinodies actuelles.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 10:45



TAFTA : le CESE donne son avis

Le 22 mars le CESE a voté un avis sur les enjeux du projet de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI ou TAFTA). Ce texte provient d’une saisine gouvernementale intervenue en 2015 : le travail à donc débuté lors de la mandature précédente et a été achevé au début de celle-ci.
Le résultat, malgré des insuffisances, a le mérite de bien pointer les principaux enjeux de ce traité, d’en relativiser les apports éventuels et de formuler des exigences qui sont autant de lignes rouges. A un moment où s’ouvre un nouveau « round » de négociations de ce traité et où certains font pression pour accélérer le mouvement avant les élections présidentielles américaines ce n’est pas sans importance.





A la question des bénéfices nets que l’on pouvait attendre d’un tel accord, le texte répond que « toutes les études convergent sur la modestie des résultats attendus (…) alors que le principal argument mis en avant par les négociateurs (…) porte précisément sur les gains en termes de croissance, de création d’emplois et d’accroissement du pouvoir d’achat ». Il préconise donc de réaliser des études d’impacts préalables par pays et par secteur d’activité, « étayées, plurielles et convaincantes » mais aussi de déterminer clairement les activités concernées par l’accord par des « listes positives » qui empêchent que des secteurs essentiels soient à terme inclus dans la négociation.


Dans une seconde partie l’avis aborde des questions majeures qui sont autant de points clés suscitant des inquiétudes et mobilisations. Il légitime celles ci en y formulant des exigences nombreuses et fermes. C’est le cas par exemple de la transparence indispensable de la négociation : si devant les mobilisations la commission a partiellement levé le voile opaque qui recouvrait les discussions, le CESE considère que cette avancée est insuffisante et émet une liste significative de revendications, depuis l’association de la société civile jusqu’à la tenue d’un grand débat public associant toutes les parties prenantes, en passant par l’établissement de points d’étapes précis assortis de tous les documents nécessaires. Ces idées ne sont pas nouvelles mais il n’est pas indifférent qu’une assemblée comme le CESE, représentant la société civile dans sa diversité, les reprenne.


Il en va de même sur la question de la « convergence réglementaire ». L’avis exige que le principe de base soit d’aller vers le mieux disant social et environnemental avec l’idée qu’elle ne doit en aucun cas constituer une remise en cause des standards sociaux, sanitaires et environnementaux qui fondent notre société. Il demande une vigilance particulière afin que l’éventuel traité intègre notamment les engagements pris lors de la COP21 et propose de rendre juridiquement contraignants les engagements pris en matière de développement durable.


Troisième sujet sur lequel le texte formule des exigences qu’il considère comme incontournables : le mécanisme de règlement des conflits entre États et investisseurs, c’est à dire des tribunaux d’arbitrage privés où les investisseurs peuvent attaquer les États.


Pour le CESE, il doit exister « un préalable non négociable« : » l’absolu respect du pouvoir souverain des États à légiférer et à réglementer comme ils l’entendent « . Mais il va plus loin : la commission European_Union_United_States_Locator.svgeuropéenne ayant fait dans la négociation des propositions pour substituer à ces tribunaux d’arbitrage une cour permanente, l’avis ne s’en contente pas et émet des exigences pour que soit mise en place une forme de système judiciaire international et qu’en même temps soient limitées les possibilités pour les entreprises d’attaquer les états , y compris en sanctionnant celles qui en abuseraient.
Ces lignes rouges multiples laissent cependant entière une question, celle de la pertinence et de l’intérêt de poursuivre une telle négociation.

Si l’avis mentionne l’existence au sein du CESE de positionnements différents vis à vis de l’accord, il ne prend pas position et ce faisant ne tire pas vraiment les conséquences du fait que les exigences qu’il formule sont bien loin d’être remplies en l’état actuel de la négociation.

Au contraire en cédant aux pressions de dernière minute des représentants des entreprises pour réduire la portée de certaines d’entre elles il a pu donner l’impression qu’elles étaient finalement négociables. Cela d’ailleurs a abouti à un changement de vote de certains groupes.


Malgré cette faiblesse il est sans aucun doute intéressant et important pour tous ceux qui sont préoccupés par la façon dont avancent les négociations de lire et débattre de ce texte : ils y trouveront des arguments pour s’opposer au forcing qui se dessine chez certains en Europe.


Résumé, articles, associés et texte intégral de l’avis du CESE, ici





Par Gérard Aschieri et Noël Daucé , mai 2016


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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 05:50
Démocratie et soclalisme
Gérard Filoche

Valls dégaine le 49-3


Il faut censurer cette politique !


C’est un déni de démocratie, une nouvelle offense aux valeurs de la gauche. Hollande le clamait haut et fort il y a 10 ans : « Le 49.3 est une brutalité, le 49.3 est un déni de démocratie, le 49.3 est une manière de freiner ou d'empêcher le débat parlementaire. »

Depuis février, le 49-3 est envisagé par Valls sur la loi travail. C’est lui qui avait ajouté cette menace dans une interview d’El Khomri pour mettre la pression.


Il a ensuite manœuvré face à la mobilisation sur le net et dans la rue.


Si des modifications sont intervenues, le cœur du projet est resté l'inversion de la hiérarchie des normes. C’est une loi qui est à rebours de l’histoire du Code du travail demandé avec force par le Medef.


C’est une de ces fameuses réformes structurelles exigées par les libéraux de Bruxelles que Hollande n’a jamais voulu combattre avec son renoncement initial de juillet 2012 de ne pas renégocier le TSCG.


Une majorité contre la loi


74 % des français rejettent cette loi ou demandent sa modification en profondeur. Une majorité de syndicalistes sont du même avis. Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée… il y a eu plus d'1 million de gens qui ont défilé contre ce projet ou qui ont signé une pétition en ligne…


La démocratie, le respect du parlement et de la démocratie sociale, ce n'est pas le coup de force du 49-3. Ce devrait être de reprendre le débat autrement.


La ligne rouge est franchie…


C’est l’honneur des députés socialistes qui ont dit non d’être restés fidèles à leurs valeurs de gauche face à un projet de loi de droite.


La question de la censure est posée ! Elle l’est au parlement comme dans la rue.


Déjà la question de grèves reconductibles est discutée chez les routiers, les cheminots, dans la chimie…


Personne ne peut dire, ce 10 mai 2016, comment la crise politique et sociale va se développer. Mais il y a deux certitudes que nous avons chevillées au corps :


Il faut être avec le salariat et ses organisations, avec les jeunes dans la mobilisation pour le retrait de cette loi et pour un autre monde.
Il faut construire une alternative de Gauche qui rassemble la gauche et les écologistes pour une autre politique autour de mesures d’urgence et de projets de transformations pour contrer la finance, le patronat des multinationales et répondre aux attentes de la majorité sociale du pays.

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Jeu politique:

La censure est votée, Valls démissionne.

1- FH dissout l'Assemblée, une majorité de droite (voire de droite "élargie" !) est élue.

​ Un gouvernement de droite est en place inaugurant une cohabitation de 10 mois. Cela sauve-t-il FH en 2017?

2 -La droite joue "à la brésilienne" et refuse la cohabitation pour forcer FH à démissionner...

Ce qu'il fait.

3- Ce qu'il refuse...

etc

Dans tous les cas de figure sauf réélection en 2017, le PS est laminé et les frondeurs n'y perdent pas plus que s'ils n'avaient pas voté la censure...

D'autres combinaisons sont possibles.

Reste à savoir ce que serait vraiment la réaction populaire et c'est l'essentiel.

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