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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 20:22

Publication du mandat du TAFTA : la Commission poursuit sa parodie de démocratie !

 
 

Communiqué 10 octobre 2014

 
 

Les États membres de l’Union européenne (UE) ont finalement daigné donner leur accord pour la publication, hier, du mandat de négociation du TAFTA, après une annonce similaire puis un revirement avant l’été, au prétexte que cela créerait un précédent inacceptable pour de futures négociations commerciales.

Cette publication intervient après des mois de mobilisation et alors que ce même mandat était disponible en ligne et connu de tous suite à une fuite du document en 2013.

 
 

Si le document publié ne nous apprend rien de nouveau sur le contenu du mandat donné à la Commission, cette décision témoigne des tiraillements auxquels doit faire face la Commission, vivement critiquée pour le manque de transparence de ces négociations. Loin d’un geste fort, il s’agit d’un aveu de faiblesse face à une expression grandissante à travers l’Europe des préoccupations soulevées par les négociations transatlantiques. Cette publication constitue une nouvelle étape de la parodie de démocratie que la Commission tente de jouer.

Elle démontre avant tout l’échec de De Gucht et des promoteurs de l’accord à convaincre les citoyen⋅ne⋅s de la légitimité de négociations conduites depuis le début dans la plus grande opacité. La célébration par le Commissaire De Gucht [1] de la « transparence des négociations » paraît donc pour le moins ironique et déplacée.

Cette publication intervient à l’avant-veille d’une journée d’action européenne qui a vu des centaines de mobilisations se dérouler dans plus de 20 pays.

Ce samedi, des dizaines de milliers de citoyen⋅ne-s se sont mobilisés  pour rappeler leurs exigences de démocratie et de débat public pour des politiques commerciales et d’investissement au service des peuples et la planète, et non au service des multinationales et de la finance.

 
 
 
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 20:35

STOP TAFTA (traité transatlantique entre l’Union Européenne

  et les États-Unis):

Samedi 11 octobre journée d’action européenne contre TAFTA

 et les autres traités de libre-échange:

  

AIX  EN PROVENCE Samedi 11 octobre 14h30

RDV devant le Café Darius aux Allées provençales

Café citoyen au café le Mansard, 15 octobre à 18h30

 

MARSEILLE Samedi 11 Octobre 14h30

RV devant la mairie/ Déambulation devant la mairie, l’ombrière, la Canebière, le Centre Bourse…..

 

 

Le collectif « STOP TAFTA » (dont la FSU fait partie) appelle à un rassemblement contre les multinationales et leur monde dans le cadre d’une journée d’action européenne contre le Grand Marché Transatlantique.         

Il s’agira de manifester notre vive opposition aux négociations en cours des traités de libre échange et de protection des investissements : TAFTA (Union Européenne/Etats Unis), CETA (Union Européenne/Canada), TISA  (Accord sur le commerce des services  entre Union européenne, Etats Unis et plus de 20 autres pays)

 Nous condamnons ces projets de traités qui se négocient, à l’insu des populations, contre l’intérêt des populations  sous la houlette de la Commission Européenne mandatée par nos gouvernants et entourée des lobbies des Multinationales.                       

Dans de nombreuses villes en France, et dans 24 pays d’Europe, les citoyens, les associations, syndicats et partis, les élus des collectivités locales, les élus nationaux sont tous invités à marquer leur refus de cette nouvelle attaque contre la démocratie.

TAFTA est le nom d’un nouveau traité de libre-échange négocié dans le plus grand secret entre

l'Union Européenne et les États-Unis.  Son principe est simple : les profits des multinationales

passent avant le droit des peuples.

C’est une nouvelle fuite en avant de l’idéologie libérale : TAFTA nous propose encore moins

de contrôles, moins de normes sociales et environnementales… et nous savons quels en

seront les résultats, pour l’environnement, les emplois, la santé…

 

Ce traité vise à promouvoir et faciliter les investissements étrangers. Il protège les investisseurs,

généralement les entreprises multinationales au détriment des États et des peuples. Il permettra

aux investisseurs, de recourir, en cas de litige, à une instance supranationale, au-dessus de la justice nationale.

Il octroie des privilèges aux multinationales par rapport aux entreprises locales et aux États, avec de forts

impacts sur le développement et les peuples :

- Impact social : volonté de privatisation de notre système social (SECU, ...),

remise en cause du droit français par des règlementations européennes.

- Impact environnemental : autorisation de la plantation d’OGM, modifications des normes sanitaires,

d’exploitation de gisements de gaz de schiste, ...

- Impact économique : privatisation des services publics (EDF, SNCF, éducation ...),

délocalisation et chômage, estimations très faibles de l’augmentation du PIB.

 

Les industries françaises seront concernées par cet accord, notamment l’industrie automobile,

mais aussi le secteur agricole.

 

- Agriculture : l’arrivée massive de produits nord américains impliquerait une baisse d des normes

environnementales, alimentaires et sociales. Cela entraînerait également la disparition ou la relocalisation

d’activités agricoles, de l’agro-écologie et de l’agriculture paysanne.

- Entreprises : les États-Unis contraindront les pays de l’UE à l’abandon des mesures les protégeant

par l’adoption de normes américaines, moins contraignantes pour ces investissements.

 

Produits que les États-Unis pourraient exporter en UE :

·       Bœuf aux hormones jusqu’ici interdit pour risques sanitaires/ Volailles désinfectées avec des solutions chlorées

Changements dans les politiques actuelles :

·       Elargissement de la liste des OGM autorisés. La France refuse la plantation d’OGM sur son sol.

C Cela pourrait être attaqué par une entreprise étasunienne.

·       Exploitation des gisements de gaz de schiste, jusqu’ici interdite en France.

·       Modification de la réglementation européenne sur les produits chimiques.

·       Libéralisation des services financiers donc impossibilité de renforcer le contrôle des banques,

de de taxer les transactions financières, de lutter contre les fonds spéculatifs.


Si ce traité passe, on nous dira dans quelques années, "on ne peut rien y faire, c'est la faute du grand marché", comme aujourd’hui on nous dit qu’on ne peut rien faire contre les politiques d’austérités européennes puisque la constitution européenne nous l’impose.

 

Mobilisations : La lutte s’organise autour de réseaux nationaux et européens.

En France, le réseau « Stop TAFTA » est un collectif constitué d’organisations citoyennes, syndicales, environnementales et politiques. Il a pour but d’interpeller et de mobiliser contre les négociations qui se sont ouvertes pour la création d’une zone de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis.

 

Sont membres du collectif Stop Tafta Marseille  Les Amis de la Terre, Attac Marseille, Association Filière Paysanne, le Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM 13), la Confédération paysanne 13, Ensemble, Europe Ecologie Les Verts, la FSU, la Gauche anticapitaliste, les Jeunes écologistes (Aix Marseille Métropole), le Mouvement de la paix (13), le Parti de Gauche, Le PCF 13, le Réseau Environnement Santé (antenne Marseille), Solidaires, l’association Eau Bien Commun Paca, le Centre Culturel de Luminy (CCL), le Collectif Vigilance Gaz de Gardanne-Pays d’Aix, le Collectif Sud contre les Gaz de houille schiste, le Collectif Des Terres Fertiles (CDTF 13), Attac la Ciotat, Nouvelle Donne, France Amérique latine Marseille, La marche Mondiales des Femmes 13 Paca.

 

Pour en savoir plus :

http://stoptafta.wordpress.com/

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/le-traite-transatlantique-tafta-47012

 

Pour tester vos connaissances sur ce traité:

http://quiz.franceameriquelatine.org/

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 14:47

10.10.2014---Projet-de-loi-de-financement-de-la-securite-.jpg

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:42

 

 

 

Communiqué de Presse de la FSU 13  

 

Pour les droits du peuple kurde et des minorités au moyen-orient. 

 

Les média annoncent la conquête progressive de la ville de Kobanê, majoritairement peuplée de Kurdes dans le Nord de la Syrie et proche de la frontière turque. 

 

 

Cette situation ne peut être analysée du seul point de vue de l’humanitaire même si cet aspect peut être déterminant dans la mise en œuvre d’une lutte efficace contre le terrorisme en action. 

Les frontières dessinées sans l’accord des peuples précédemment sous la tutelle de l’empire Ottoman par les traités de Sèvres, Kars et Lausanne après la première guerre mondiale continuent d’alimenter des revendications de type national. La situation du peuple kurde, comme celle du sandjak d’Alexandrette (Iskanderun) rendent compte de la lourdeur des contentieux qui existent entre la Turquie d’une part, les états de Syrie et d’Irak et le peuple kurde d’autre part. La décomposition de l’état irakien après l’intervention américaine, aggravée par le sectarisme religieux intramusulman et la persistance d’une société tribale, comme la répression d’Assad contre le « printemps syrien » depuis deux ans ont favorisé l’avancée de terroristes, aidés à l’origine par les monarchies pétrolières du Golfe, qui continuent de bénéficier de ressources financières que la coalition initiée par les USA ne semble pas vouloir tarir alors qu’elle en a les moyens, le pétrole, les armes voire les antiquités étant payés par l’intermédiaire de circuits bancaires spécialisés. 

La création d’une zone d’exclusion le long de frontière syro-turque ne constitue pas une réponse appropriée face à l’avancée sur le terrain des mercenaires de l’EIL, les opérations militaires dans cette région depuis quelques décennies en fournissent la preuve. Cette demande du gouvernement d’Erdogan est cependant agréée par les gouvernements des USA, de la GB et de la France. 

La FSU déplore que cette question géopolitique ne fasse l’objet d’aucune information sérieuse de la population française, ni d’aucun débat au Parlement ou à l’ONU. 

Elle apportera son soutien à toutes les initiatives qui permettraient une mobilisation de l’opinion la plus large possible pour le rétablissement de la paix et de l’état de droit, pour le respect des droits de l’homme, pour éviter l’immunité ou l’impunité des criminels de tous bords, pour les traduire devant une cour pénale internationale, et pour apporter une aide concrète aux populations déplacées. 

 

Elle appelle sur ces bases à participer au rassemblement prévu

à Marseille

le samedi 11 octobre à 16 h3 0 aux Réformés (Canebière) 

 

 

 

 

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 17:17
Les Lilas, le 9 octobre 2014

 

Objet : Examen du projet de loi de finances

 

 Courrier adressé aux parlementaires

 

La dette publique de la France a dépassé, à la fin du 2ème trimestre 2014, les 2 000 milliards d'euros. C'est au nom de cette dette qu'est menée une politique de réduction drastique des dépenses publiques et vous allez être amenés à vous prononcer sur le projet de loi de finances pour 2015 qui préfigure une politique qu'il faut oser qualifier d'austéritaire. 

Or, la dette n'est pas due à un excès de dépenses publiques mais à une insuffisance des recettes fiscales. Le débat qui s'ouvre au parlement sur ce projet de loi de finances ne peut faire l'impasse sur les origines de la crise économique et financière que nous subissons depuis 2008. Ce ne sont pas les citoyens qui coûtent cher, ce ne sont pas les salariés ni les retraités qui en sont la cause, et les dépenses d'Etat sont autant d'investissements indispensables au bon fonctionnement de notre société.

L'origine de cette crise se trouve dans celle de la finance et de la spéculation. Seule une politique plus re-distributive, plus juste et porteuse d'avenir peut y mettre un terme. Cela n'est pas envisageable sans une réelle réforme fiscale guidée par la volonté de répartir mieux et de manière plus équitable les richesses produites.

Mais les mesures fiscales avancées par le gouvernement ne vont pas en ce sens. Pour compenser l'annulation par le Conseil constitutionnel de la modulation des cotisations vieillesse et maladie des salariés les plus modestes, il a décidé de supprimer la première tranche d'impôt sur le revenu. Il baisse dans le même temps le seuil d'entrée de la (nouvelle première) tranche au taux de 14%. Pour assurer une entrée progressive dans l'impôt, il porte par ailleurs le plafond de la décote à 1135 euros pour les célibataires et à 1870 euros pour les couples... Ces nouvelles dispositions sur l'impôt sur le revenu constituent une diminution dans les caisses de l'Etat de 3,2 milliards d'euros mais la TVA et la TICPE rapporteraient respectivement 4,8 milliards et 1,2 milliards d'euros de plus...

Le gouvernement annonce que trois millions de foyers regagneraient ainsi un peu de pouvoir d'achat en cessant d'être imposables sur le revenu ou en évitant de le devenir.

Mais ces foyers resteront pénalisés par une fiscalité indirecte particulièrement injuste puisqu'elle touche les ménages de manière indifférenciée, sans tenir compte de leurs capacités contributives. Le système de prélèvement français ne sera donc pas plus juste après ce bricolage. En l’absence d’une réforme fiscale globale, la suppression de la première tranche contribuerait à délégitimer l’impôt sur le revenu alors qu'il faut au contraire lui redonner une place centrale en renforçant de manière significative sa progressivité (rétablissement des tranches intermédiaires supprimées, création de nouvelles tranches supérieures et relèvement significatif du taux marginal d'imposition).

Cette situation justifie d'autant, pour la FSU, l'examen d'une réelle réforme fiscale.

Dans ce cadre, la question des aides aux entreprises doit être reposée de manière urgente car  sinon c'est accepter à terme d'aller dans l'impasse. Tous les indicateurs montrent par exemple que ce sont les grandes entreprises qui sont les principales bénéficiaires du CICE. De même le CIR manque à ses objectifs alors que la recherche publique est financièrement étranglée. L'ensemble des aides (40 milliards d’euros d'argent public) octroyé sans discernement, contrôle ni conditionnalité, ne produit de toute évidence pas les résultats attendus en terme d'emplois et de retour sur investissement. Il faut y remédier.

 

Les conséquences du choix de baisse des dépenses publiques :

50 milliards d’euros d'économies sont prévus d'ici 2017, dont 21 milliards pour 2015. L’État et ses agences contribueraient à hauteur de 7,7 milliards d’euros, la Sécurité sociale à hauteur de 9,6 milliards d’euros (dont 3,2 pour l'assurance maladie) et les collectivités territoriales verraient leurs dotations réduites de 3,7 milliards d’euros.

De tels choix auraient des effets dévastateurs sur l'emploi, les investissements et les services publics et dégraderaient la qualité des services rendus aux usagers, tout en renforçant les inégalités sociales et territoriales.

Ce serait aussi faire le choix de ne pas se donner les moyens d'améliorer les conditions de travail des agents de la Fonction publique, d'amputer leur pouvoir d'achat en maintenant le gel du point d'indice, en réduisant fortement l'enveloppe pour les mesures catégorielles, en supprimant plus de 1200 emplois (soit une économie de 1,4 milliard d'euros sur la masse salariale de ses fonctionnaires.

De tels choix sont incompréhensibles à un moment où les besoins de la population augmentent notamment en raison de 2 facteurs qui devraient réjouir tout un chacun : un taux de natalité exceptionnellement élevé par rapport à nos voisins européens et une augmentation de l'espérance de vie.

Comment alors prendre mieux en charge les besoins de la petite enfance, le nécessaire accompagnement des personnes âgées et/ou dépendantes, comment assurer la réussite de tous les élèves et étudiants et l'augmentation du niveau des qualifications, mais aussi la formation professionnelle ou encore la transition écologique avec une telle loi de finances ?

Vous examinez ou allez examiner d'ailleurs d'autres projets de loi (Adaptation de la société au vieillissement de la population, Transition écologique...) qui nécessiteront un soutien financier pour réussir...

Vous le savez, l'attente sociale est forte et légitime : vivre mieux au quotidien ! Or, les économies proposées pèseront lourd sur nombre de salariés, de jeunes, de retraités et sur les choix à venir.

 
1. L'Etat se recroqueville ainsi sur ses missions régaliennes sans couvrir tous les besoins 
 
Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche : Avec 9421 créations d’emplois, des crédits à hauteur de 65,02 milliards d’euros en augmentation de 2,4% par rapport à 2014 et une programmation confirmée de 54000 emplois créés entre 2012 et 2017, l’éducation fait toujours figure de privilégiée. Cet investissement est pourtant nécessaire pour répondre aux défis éducatifs à relever : la réussite de tous les jeunes et l'élévation du niveau de qualification.
Pour autant, ce ministère n’échappe pas totalement aux mesures d’économies : l’austérité salariale s’appliquera aux  personnels de l’éducation comme à tous les fonctionnaires. Par ailleurs, si ce projet programme des recrutements d'enseignants en 2015 à hauteur de 25000, il ne restera, une fois les départs à la retraite couverts et la hausse démographique des élèves compensée, que peu d'emplois pour transformer et améliorer l'Ecole. De plus, la crise de recrutement qui trouve notamment sa source dans la faiblesse des rémunérations mais aussi dans les conditions d'exercice du métier et d'entrée dans le métier souvent difficiles, ordonne des mesures autrement plus ambitieuses pour que les emplois programmés trouvent une traduction sur le terrain.
En outre, les créations d'emplois de personnels administratifs ou médicaux sociaux restent loin de ce qui est nécessaire.
Quant aux 45 millions d'euros supplémentaires du budget de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, ils seront absorbés par l'augmentation du nombre d'étudiants boursiers.
 
Justice Autre secteur prioritaire, le budget prévoit 100 millions d'euros supplémentaires. Cela ne permettra pas pour autant à la France de rattraper son retard (seulement 10,7 juges pour 100 000 habitants contre 21,3 en moyenne dans l'Union européenne).
 
Culture : L'engagement de ne plus opérer de coupes est respecté mais le budget subit une baisse de 0,9% en euros constants.
 
Ecologie : Ce ministère subit une nouvelle érosion de 500 millions d’euros malgré le projet de loi sur la transition énergétique. Il s'agit là d'une contradiction majeure et d'un handicap certain pour mettre en œuvre les mesures qui seront prises. 
 
Le budget de la mission emploi baisse de 300 millions alors que la situation du chômage est toujours aussi préoccupante. 
 
2. Le programme d'économies impose aussi des restrictions sur le budget de la Sécurité sociale : 21 milliards d’euros d'économies à réaliser d'ici 2017 !
 
Après la branche vieillesse qui a fait l'objet de mesures dans le cadre de la loi portant réforme sur les retraites, ce sont les branches famille et santé qui sont fortement mises à contribution avec respectivement 700 millions et 3,2 milliards d'euros d'économies.
 

Si le gouvernement a renoncé au gel qu'il avait initialement prévu de l'ensemble des prestations familiales en 2015, ce dont la FSU se félicite, il a annoncé toute une série de mesures visant à raboter ces prestations de 700 millions d'euros. Les deux mesures les plus emblématiques consistent à réduire la prime à la naissance à partir du deuxième enfant et le congé parental.

 

La prime à la naissance versée au 7ème mois de grossesse à environ 80% des familles serait divisée par trois et réduite à 308 euros à partir du deuxième enfant.

Cette mesure qui devrait dégager 250 millions d'euros dès 2015 mettrait en difficulté les familles concernées. On voit mal comment elle pourrait être justifiée par une quelconque recherche d'équité alors que cette prestation est déjà soumise à conditions de ressources.

 

Le congé parental fait également l'objet d'une nouvelle réforme, quelques mois seulement après l'adoption de la loi du 4 août 20147 « pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes ». Celle-ci réduit la durée de versement de la prestation si le père ne prend pas au moins 6 mois de congé sur les trois ans autorisés. Ce minimum de six mois serait augmenté à partir du 2ème enfant.

Derrière le paravent bien opportun de l’égalité femme/homme, cette mesure risque de conduire les hommes, qui ont souvent un salaire supérieur aux femmes, à ne pas prendre tout bonnement leur congé parental. Le gouvernement estime qu'il pourrait économiser entre 300 et 400 millions d'euros avec cette seule mesure puisque ce congé est pris à 97% par les mères. L'objectif réel n'est donc plus de favoriser le retour des mères à l'emploi, mais de faire des économies.

 

La majoration unique de 64,67 euros des allocations familiales lorsqu'un enfant a plus de 14 ans sauf s'il s'agit de l'aîné d'une famille de deux enfants est repoussée de deux ans : les familles ne percevraient cette majoration qu'à partir du 16ème anniversaire des enfants concernés. 
Cet "effort" demandé à toutes les familles d'enfants nés à compter du 1er janvier 2001  pénaliserait particulièrement les ménages modestes.

 

Les règles de calcul du capital-décès sont modifiées. Proposée au nom de l'équité, la mesure permettrait de réaliser 160 millions d'économies.
Actuellement déterminé en fonction du salaire perçu par l'assuré décédé, le capital-décès serait remplacé par un montant forfaitaire fixé par référence au Smic. Le montant versé au conjoint survivant et/ou aux orphelins pour permettre à la famille de surmonter la brutale perte de revenus consécutive au décès du conjoint ou du parent serait donc réduit si l'assuré décédé percevait un salaire supérieur au Smic.
Or, les dépenses continuent de courir, en particulier celles liées au logement, qui avaient été engagées du vivant de l'assuré décédé, en fonction des ressources dont il disposait.
Il convient de rappeler que le capital-décès est une assurance, permettant de pallier les conséquences financières du décès d'un proche, pas une prestation d'assistance dont l'objectif serait de corriger les inégalités de revenus.
 
En ce qui concerne la CSG, ce serait désormais le revenu fiscal de référence qui serait pris en compte par le fisc pour le bénéfice de la CSG à taux réduit à 3,8 %, et       non plus le caractère imposable ou non.
Certains retraités non imposables grâce à des réductions fiscales (460 000) passeraient du taux réduit au taux plein de 6,6 %. Dans le même temps, le taux de CSG serait réduit pour les 700 000 personnes concernées par la réduction d'impôt en 2014.
On note ici un paradoxe : les réductions fiscales sont utilisées comme prétexte pour augmenter le taux de CSG pour les 460 000 personnes concernées mais elles sont maintenues pour le calcul de l'IR qu'elles doivent payer. Où est la cohérence ?
 
 
3. Du côté des dépenses santé
 
La hausse des dépenses de santé serait limitée à 2,1 % (contre 2,4 % pour 2014), soit le niveau le plus bas jamais programmé depuis la création de cet indicateur en 1997.
Or les besoins de santé sont importants et l'augmentation du renoncement aux soins, révélateur d'inégalités réelles dans l'accès à ces derniers, devrait plutôt guider les choix budgétaires.
 
Parmi les mesures annoncées, figurent  notamment :
·        la mise en place d'un mécanisme de régulation des prix pour certains médicaments très onéreux comme par exemple le Sovaldi (traitement contre l'hépatite C)
·        le contrôle des prescriptions
·        la promotion des médicaments génériques
·        le développement de la chirurgie ambulatoire pour réduire la durée de séjour des patients dans les hôpitaux
 
Ce PLFSS ne permet pas de couvrir tous les besoins et le « reste à charge » des patients, qui s’est considérablement accru au fil des désengagements de l’assurance maladie obligatoire, reste important. Par ailleurs, la recherche d’efficience à l’hôpital continue de faire courir le risque d’une moins bonne prise en charge des patients.
 
Pour la FSU les dépenses de l'Etat sont autant d'investissements indispensables au bon  fonctionnement de notre société. Les services publics et la Fonction publique doivent pouvoir jouer tout leur rôle dans la relance de l’activité de notre pays, dans la lutte contre les inégalités et dans l’anticipation des mutations à venir.
 
Améliorer la vie quotidienne notamment par l'emploi, le pouvoir d'achat et une protection sociale de haut niveau pour toutes et tous, répondre aux besoins de toutes les citoyennes et de tous les citoyens sur l'ensemble du territoire, permettre la relance dans le cadre d'un développement durable, assurer des perspectives d'avenir à toutes et tous et particulièrement à tous les jeunes...c'est à cela que doit répondre le budget de 2015.
A rebours d’une austérité qui nous mène droit dans le mur, il est urgent de conduire les réformes nécessaires pour plus de justice sociale, plus d’égalité et construire des perspectives de progrès social pour toutes et tous dans le cadre d'un développement durable.
 
Je vous prie de croire en l’expression de mes salutations respectueuses.
 
Bernadette Groison - Secrétaire Générale

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 16:08

Démocratie et socilaisme (G.Filoche)

20 milliards de fraudes patronales : Il n’y a pas de déficit de la Sécu !

Refusons la réduction des prestations !

 « La fraude aux cotisations sociales représente un enjeu d’une ampleur considérable mais largement sous-estimé. » Le constat de la Cour des comptes est sans appel. Après avoir longtemps enquêté sur la fraude aux prestations (environ 3 milliards d’euros par an) , l’institution a décidé de se tourner vers l’autre fraude, celle qui porte sur les cotisations, moins connue, plus difficile à prouver, mais autrement plus importante.

Chaque année, grâce à des techniques de fraudes de plus en plus sophistiquées, la protection sociale est privée de près de 25 milliards d’euros de cotisations sociales, dont 20 milliards pour la Sécu.

La coupe de trop dans la protection sociale

Le gouvernement annonce la réduction de prestations familiales plutôt que de s’en prendre à cette fraude patronale.

Selon le rapport annuel de la Cour des Comptes, la fraude aux cotisations sociales s’établit, juste pour l’année 2012, entre 20,1 et 24,9 milliards d’euros, essentiellement due au « travail dissimulé » par les employeurs.

20 ou 25 milliards, de quoi boucher réellement le « trou » de la Sécu qui n’est, en 2014, que de 12,5 milliards !

Le « redressement dans la justice » vanté en 2012 est loin d’être la réalité. Les patrons fraudeurs ne sont pas inquiétés. La baisse de 2/3 de la prime à la naissance pour le deuxième enfant frappe indistinctement toutes les familles de même que le fait de repousser de 14 à 16 ans la majoration des allocations familiales. Et que dire de la diminution par deux du congé parental sans augmentation de la rémunération (moins de 400 euros) et sans développement des moyens de garde entre 18 mois et 3 ans ? Ni la cohérence, du point de vue de l’égalité femmes-hommes (toujours des salaires inférieurs de 25 % à ceux des hommes ce qui pèse dans la décision de qui prend le congé parental) , ni la justice (pour le pouvoir d’achat des familles) ne sont au rendez-vous de ces mesures.

Le déficit de la Sécurité sociale ne représente que 14 % du total du déficit public en 2014 : 12,5 milliards sur un total de 89 milliards d’euros. C’est pourtant à la Sécurité sociale qu’il est demandé d’assumer 50 % de la réduction du total des dépenses publiques en 2015. Ce n’est ni juste, ni cohérent !

Encore une fois ce sont les assurés, les salariés qui feront les frais de ces coupes annoncées dans les dépenses de la santé et de la famille.

La majorité de gauche à l’Assemblée peut légiférer autrement !

Les affectations des députés dans les commissions viennent d’être modifiées de manière substantielle. En particulier à la commission des Affaires Sociales qui doit examiner le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Cette caporalisation des députés est inadmissible. Elle vise à contrer la possibilité d’une majorité de gauche sur une base alternative au gouvernement. Si elle est conforme à la logique des institutions de la Ve République, elle n’en demeure pas moins antinomique avec l’exigence du débat démocratique qui prend sa source dans les attentes de la société et dans le projet socialiste…

Qu’importe ! Il se trouvera bien des voix pour défendre une orientation sociale devant l’Assemblée Nationale. Et ces voix ont toutes les chances d’être entendues du peuple de gauche et d’une majorité de socialistes.

Le congrès doit se tenir en 2015

Etre utile à la gauche, être utile au quinquennat, c’est aussi convoquer le congrès des socialistes dans les délais prévus. Il se murmure de plus en plus fort que beaucoup de dirigeants militent pour son report à mi 2016.

Outre les statuts du Parti socialiste qui seraient bafoués, c’est aussi le processus lié aux États généraux qui s’en trouverait totalement dévalorisé.

À quoi bon échanger, débattre des thèmes proposés si un congrès n’offre pas la possibilité à tous les adhérents de trancher entre les propositions, les orientations ?

Surtout, en 2016, il faudra mobiliser contre le retour de la droite, contre la montée de l’extrême droite. Cela devra se faire sur une orientation et des propositions. Il est impératif qu’ait été tranchée, en amont, la ligne politique des socialistes plutôt que de se mettre la tête dans le sable.

C’est pourquoi la tenue d’un congrès est nécessaire et indispensable. Elle est possible au premier semestre 2015.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 15:47

Un plan d’économie douloureux !

Gérard Filoche

Mardi 30 septembre, à l’Elysée, François Hollande déclarait « Il n’y a pas de plan d’économie qui soit indolore  » et ajoutait « Si vous n’entendez pas crier c’est que nous ne faisons pas d’économie. Donc, vous voyez, vous entendez  ». Cette déclaration qui parle de cris et de douleur, le président de la République l’a faite devant un parterre de patrons, devenu son auditoire de prédilection, le seul qui ne lui rappelle pas son discours du Bourget et ses « 60 engagements. »

Mais pour qui le plan d’économie de François Hollande est-il douloureux ? Pour les responsables de la crise financière de 2007-2008, de la crise économique qu’elle a aussitôt provoquée et dont nous ne sommes toujours pas sortis ?

Surtout pas ! Les responsables de cette crise sont les banques et les grosses sociétés. Elles ont gonflé avec frénésie les bulles spéculatives qui ont fini par éclater en 2007, menant l’économie et la société au bord du gouffre. Le « plan d’économie » du président de la République ne leur cause aucune douleur, au contraire.

Contrairement au 7e engagement de François Hollande les activités spéculatives des banques (80 % de leur bilan) n’ont pas été séparées de leurs activités « utiles à l’investissement et à l’emploi ». Pire, les banques percevront, comme toutes les entreprises, les cadeaux fiscaux que leur distribue généreusement le « pacte de responsabilité ». 

Les grosses sociétés qui préféraient spéculer plutôt qu’investir et qui portent, de ce fait, une lourde responsabilité dans le déclenchement de la crise de 2007-2008, n’ont subi aucun désagrément. Au contraire, elles vont recevoir une bonne partie des 41 milliards d’euros de cadeaux fiscaux que François Hollande accorde, chaque année, au patronat.

Les grosses sociétés et les banques vont donc pouvoir continuer à alimenter de nouvelles bulles spéculatives, jusqu’à la prochaine crise. Pourquoi se gêneraient-elles puisqu’aucun compte ne leur est demandé et que plus elles nuisent à la société, plus elles reçoivent de fonds publics ?

Le « plan d’économie » de François Hollande ne causera aucune douleur aux responsables de la crise. C’est aux victimes de la crise, aux salariés, aux chômeurs, aux pauvres, de payer !

Ceux qui ont déjà subi les conséquences de la crise et de l’augmentation du chômage qu’elle a entraînées, doivent maintenant payer le prix de la politique d’austérité de François Hollande : stagnation des salaires, baisse des prestations familiales, allongement de la durée de cotisation pour la retraite, augmentation continue du chômage et de la précarité, démantèlement progressif du code du travail, des services publics et de la Sécurité sociale…

Voilà un président de la République qui se vante, devant un parterre de patrons qui ne voteront jamais pour lui, des cris de douleurs qu’il fait pousser à ceux qui l’ont élu !

Un raccourci saisissant de la course à l’abîme menée par François Hollande.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 17:54

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 11:54

 

 

Résumé du rapport dressé par le Collectif pour un audit citoyen (Michel Bonnard):

59% de la dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs
Tout se passe comme si la réduction des déficits et des dettes publiques était aujourd’hui l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. La baisse des salaires des fonctionnaires, ou le pacte dit « de responsabilité » qui prévoit 50 milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques, sont justifiés au nom de cet impératif.
Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente: une croissance excessive des dépenses publiques.
Mais ce discours ne résiste pas à l’examen des faits. Dans ce rapport nous montrons que l’augmentation de la dette de l’État – qui représente l’essentiel, soit 79%, de la dette publique – ne peut s’expliquer par l’augmentation des dépenses puisque leur part dans le PIB a chuté de 2 points en trente ans.
Si la dette a augmenté c’est d’abord parce que tout au long de ces années l’État s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans.
Si l’État, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le PIB, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.
C’est ensuite parce que les taux d’intérêt ont souvent atteint des niveaux excessifs, notamment dans les années 1990 avec les politiques de « franc fort » pour préparer l’entrée dans l’euro, engendrant un « effet boule de neige » qui pèse encore très lourdement sur la dette actuelle.
Si l’État, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.
L’impact combiné de l’effet boule de neige et des cadeaux fiscaux sur la dette publique est majeur : 53% du PIB (soit 1077 milliards €). Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43% au lieu de 90 % comme le montre le graphique ci-contre.
Au total, 59% de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs.
 La hausse de la dette publique provient pour l’essentiel
des cadeaux fiscaux et des hauts taux d’intérêt
Source : Insee, comptabilité nationale ; calculs CAC
Le rapport d’audit propose aussi une évaluation des impacts des paradis fiscaux ainsi que de la crise financière de 2008 dans l’envolée de la dette publique.
Au total, il apparaît clairement que la dette publique a été provoquée par des politiques économiques largement favorables aux intérêts des créanciers et des riches, alors que les sacrifices demandés aujourd’hui pour la réduire pèsent pour l’essentiel sur les salariés, les retraités et les usagers des services publics. Cela pose la question de sa légitimité.
Le rapport se conclut par une série de propositions destinées à alléger le fardeau de la dette (près de 50 milliards d’euros d’intérêts par an et plus de 100 milliards de remboursements) pour rompre avec le cercle vicieux des politiques d’austérité et financer les investissements publics dont l’urgence sociale et écologique n’est plus à démontrer.
La réalisation d’un audit de la dette publique effectué par les citoyens ou sous contrôle citoyen, devrait permettre d’ouvrir enfin un véritable débat démocratique sur la dette publique. Ce débat devrait amener à déterminer quelle partie de cette dette est jugée par les citoyens comme illégitime. Les premières évaluations ici proposées par le groupe de travail du Collectif pour un audit citoyen se veulent une contribution à ce débat.

Ont participé à l’élaboration du rapport :
  • Michel Husson (Conseil scientifique d’Attac, coordination),
  • Pascal Franchet (CADTM),
  • Robert Joumard (Attac),
  • Evelyne Ngo (Solidaires Finances Publiques),
  • Henri Sterdyniak (Économistes Atterrés),
  • Patrick Saurin (Sud BPCE)
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 18:07

 

POURSUIVONS LA MOBILISATION !

 

 

Suite aux réunions du jeudi 2 et vendredi 3 octobre, la direction de l'ESPE et le rectorat ont refusé toute concession aux collègues stagiaires concernant les modalités de leur formation.

 

Face à cette situation inadmissible et ce dialogue de sourds, le SNES-FSU propose quatre modes d'action :

 

-Au niveau national : centralisation et remontées des problèmes de toutes les académies, liés à la formation, lors du collectif stagiaire SNES ce jeudi 9 octobre à Paris, pour envisager des actions au niveau ministériel.

 

-Au niveau académique : investir les instances de l'ESPE (conseils de perfectionnement, conseil d'école etc) afin de peser sur le déroulement et les modalités de la formation.

 

-Elargir l'action au delà de l'ESPE. Dans votre établissement : sensibiliser votre tuteur et l'ensemble des collègues à votre situation (par le biais d'un tract). Cette semaine vos tuteurs sont convoqués au rectorat et pourraient relayer vos doléances.

 

-Médiatiser l'action : organiser une conférence de presse avec une délégation de stagiaires, mercredi ou vendredi au siège du SNES à Marseille.

 

 

 

Venez en discuter demain en

ASSEMBLEE GENERALE

aux ESPE de Canebière et d'Aix à partir de 12 H.

 

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Oui à la formation ! Non à la punition !


Le sort réservé dans l'ESPE aux stagiaires lauréats des concours concerne toute la

 

profession !


Soutenez et relayez les revendications des stagiaires !


Nous nous félicitons du rétablissement d'une formation initiale en alternance des professeurs stagiaires lauréats des concours. Mais sa mise en œuvre, à la rentrée 2014, au sein d'une ESPE prise de court par l'ampleur de la tâche, le nombre important de stagiaires aux profils divers, et la pénurie de moyens, n'est pas à la hauteur des attentes.

Les formations de culture commune à tous les stagiaires sont trop abstraites, les modalités d'évaluation sont inadaptées à une formation en alternance (examens, contrôle continu), la charge de travail personnel incompatible avec la découverte du métier, l'organisation de la formation défaillante (emplois du temps fluctuants, formations durant les congés scolaires...).

Stagiaires et titulaires, promouvons ensemble les principes d'une formation de qualité adaptée aux métiers de l'éducation, qui s'appuie sur les situations de stage et qui respecte la professionnalité des professeurs et CPE.

Concrètement, nous demandons :

- un allègement de la charge de travail personnel (exposés, dossiers, préparations de cours fictifs)
- un allègement des procédures d'évaluation : ni examens terminaux ni contrôle continu, mais la prise en compte des liens qu'il a été possible d'établir en cours d'année entre des situations vécues en stage et les apports de la formation

suppression des cours pendant les vacances scolaires

- un cadrage de l'avis du chef d'établissement pour la titularisation : prise en compte de l'avis du tuteur et des collègues

- une adaptation de la formation pour les titulaires d'un M2 ou qui en sont dispensés (nombre d'UE, mémoire, validation)

- le retour à un premier salaire correspondant à l'échelon 3 (2000 € brut pour un certifié au lieu de 1600 €)

l'abandon de la baisse de 50% de l'indemnité des tuteurs dans le second degré

 

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