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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 10:28

Communiqué de presse

Le Conseil citoyen des finances publiques répond au Haut Conseil

Le tout nouveau « Haut Conseil des finances publiques » a rendu mercredi 16 avril son premier avis, qui porte sur les prévisions macroéconomiques du gouvernement. Les Économistes Atterrés, Attac et la Fondation Copernic ont décidé de mettre en place un « Conseil citoyen des finances publiques » qui réagira systématiquement aux avis du Haut Conseil. Voici le premier communiqué de ce Conseil citoyen des finances publiques.

L’instauration du Haut Conseil des finances publiques découle de la ratification par la France du Traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance (TSCG) de l’Union européenne qui enferme les pays européens dans un carcan budgétaire, ne leur laissant pas d’autre choix que de mener en permanence des politiques d’austérité.

Dans une Europe économiquement intégrée, où la demande externe des uns dépend de la demande interne des autres, la généralisation des politiques d’austérité ne peut qu’enfermer la zone dans la récession. Cette récession conduit à une réduction des recettes fiscales qui a pour conséquence de rendre encore plus difficile la réduction des déficits que l'austérité était censée favoriser, justifiant ainsi un nouveau tour de vis, qui aggrave la situation, etc. Cette spirale mortifère est en train de toucher peu ou prou tous les pays européens, avec pour conséquence une destruction du « modèle social européen » et une paupérisation des populations.

Cette analyse est paradoxalement confirmée par l’avis du Haut Conseil qui est obligé d’admettre que les coupes budgétaires, appelées pudiquement mesures de consolidation budgétaire, ont « un impact sur la croissance » et « sont susceptibles d’avoir un impact (…) sur le potentiel de croissance ».

  Le Haut Conseil remet ainsi en cause les prévisions de croissance du gouvernement que ce soit sur le court terme (2013 et 2014) ou sur le moyen terme (2015 et 2017). Mais il reste toutefois au milieu du gué.

Il reconnaît que depuis plusieurs années les « prévisions de croissance » ont été «systématiquement affectées d’un biais optimiste ». Mais d’où viennent ces erreurs ? Ne serait-ce pas que ces prévisions ont systématiquement sous-estimé les effets récessifs des programmes d’austérité mis en œuvre ? Le FMI lui-même, ce qui est cocasse, a récemment abondé en ce sens (1). Le Haut Conseil, de son côté, se garde bien de trancher, sans toutefois fermer la porte à cette interprétation. L'air du temps serait-il sur le point de changer ? Quoi qu'il en soit les analyses du Haut Conseil confirment l’impasse totale de la politique gouvernementale.

(1) Dans ses Perspectives de l’économie mondiale publiées en octobre 2012, le FMI a révisé son estimation du multiplicateur budgétaire : celui-ci ne serait pas de 0,5 comme il le soutenait précédemment mais compris entre 0,9 et 1,7. Cela signifie qu’une baisse de la dépense publique de 1 point de PIB, soit 20 milliards, entraîne (pour un multiplicateur égal à 1,5) une chute du PIB de 30 milliards et une baisse des recettes de 15 milliards. Au prix d’une chute du PIB (et donc de l’emploi), le déficit ne se réduit donc que de 5 milliards. Et comme le PIB a chuté entre-temps, le ratio déficit public / PIB n’a quasiment pas baissé, tandis que celui dette publique / PIB continue à croître.

Ainsi, note-t-il que la reprise des exportations sur laquelle le gouvernement compte pour mettre en œuvre son programme de stabilité bute sur trois problèmes.

D’abord « les efforts amorcés par les pays du Sud de l’Europe pour restaurer leur compétitivité-prix pourraient en particulier affecter les exportations françaises ». En effet, par définition, les politiques de compétitivité sont non coopératives et aboutissent à un jeu à somme nulle.

Ce constat pointe la double absurdité de l’austérité généralisée. Elle fait boule de neige : la contrepartie de ces « efforts », c’est la récession et la baisse des importations des pays du Sud, qui évidemment « affecte » les exportations françaises. Et c’est un jeu à somme négative, où un pays ne peut gagner des parts de marché qu’au détriment des pays voisins, à condition que ceux-ci ne fassent pas la même chose, alors même qu'ils le font tous avec un magnifique entrain : une politique absurde.

Le deuxième problème pointé par le Haut Conseil renvoie « au comportement réel des entreprises en matières d’investissement ». Les experts du Haut Conseil ne semblent pas croire aux espoirs du gouvernement, pour qui les 20 milliards d'euros du « Crédit d'impôt compétitivité-emploi » (cf.NB) généreusement octroyés aux entreprises favoriseraient l'investissement et l'emploi. A quoi peut donc servir de baisser, par divers moyens, le coût du travail, si les entreprises n’investissent pas et utilisent leur surcroît de marge pour continuer à augmenter les dividendes versés aux actionnaires ? Pourquoi les entreprises utiliseraient-elles cette manne pour investir alors que « Le scénario d’une reprise de l’investissement des entreprises, retenu par le gouvernement, à compter du second semestre de 2013 reste conditionné à l’amélioration des perspectives d’activité », amélioration fort peu probable comme le démontre l’avis ? Les scénarios grec et portugais, où l'on constate aujourd'hui que les prix ne diminuent pas malgré la baisse drastique des salaires, montrent également que les ajustements espérés par les économistes officiels (« dévaluation interne » ou « politique de compétitivité ») ne fonctionnent pas.

Le troisième problème tient aux variations du taux de change de l’euro qui peuvent annuler tous les efforts de compétitivité.

  Rappelons qu’entre janvier 2002 et avril 2008, l’euro s’est réévalué de 78 % par rapport au dollar.

Bref, le Haut Conseil pointe les apories d’une politique de compétitivité… sans aucunement la remettre en cause.

Au-delà, le Haut Conseil se montre sceptique sur une possible baisse du taux d’épargne des ménages censée pouvoir favoriser la demande effective interne et note que « dans un contexte où le chômage se maintient à un niveau élevé, les prévisions relatives à l’évolution des salaires paraissent optimistes ». On ne saurait mieux dire. Le Haut Conseil pointe ainsi le risque d’une spirale dépressive : plus de chômage, moins de salaires, moins de demande, plus de chômage…

Le Haut Conseil note que le gouvernement retient le même chiffre de croissance que la Commission pour 2014, 1,2%, mais, en intégrant, sous la pression de la Commission elle-même, une politique budgétaire plus restrictive de 1 point de PIB; avec un multiplicateur de 1, le gouvernement aurait dû abaisser la prévision de la Commission de 1,2 % à 0,2 %. Il ne l’a pas fait, remarque avec raison le Haut Conseil. Aussi, le scénario présenté, nette reprise de la croissance en 2014 malgré des politiques restrictives, n’a aucune cohérence.

Pour la période 2015-2017, le Haut Conseil reconnaît qu’il ne peut y avoir forte croissance sans la fin des mesures de consolidation, mais en tire bizarrement argument pour dire qu’il faut les appliquer rapidement en 2014 et 2015, sans voir que cela aggravera encore la situation durant ces deux années.

Les conclusions de ces analyses sont sans appel. Alors que le gouvernement prévoit une « croissance » de ... 0,1 % en 2013, le Haut Conseil n'écarte pas le scénario d'« un léger recul du PIB en 2013 » et se montre dubitatif, on le serait à moins, sur les prévisions de croissance des années 2014-2017.

Le Haut Conseil se livre donc à un certain nombre de constats parfaitement réalistes mais n'en tire rigoureusement aucune conclusion.

Pire, il affirme, contre toute vraisemblance au vu de ses propres analyses, que « les mesures de consolidation budgétaires (sont) indispensables dans leur principe ». Il souhaite simplement que « les hypothèses sous-jacentes soient davantage étayées » sans reconnaître la contradiction entre la stratégie mise en œuvre en Europe (des politiques restrictives dans tous les pays) et les résultats espérés (le retour de la croissance).

L’avis annoncé pour le mois de septembre portant sur la loi de finances 2014 sera particulièrement intéressant à lire. Après avoir montré le caractère irréaliste des prévisions du gouvernement en matière de croissance et pointé les apories des politiques de compétitivité européennes, remettra-t-il en cause l’objectif de réduire le déficit budgétaire à 2,9 % du PIB en 2014, puis d’annuler le déficit structurel en 2017 ? Ou bien préconisera-t-il encore plus de coupes dans les dépenses publiques, alors même qu’il vient d’en montrer les effets contre-productifs ?

Contacts presse :

Michel Husson, conseil scientifique d'Attac (06 71 10 15 75)

Pierre Khalfa, fondation Copernic (06 87 76 28 56)

Henri Sterdyniak, Économistes atterrés (06 72 19 15 51)

NB: Patrick Artus, directeur dela recherche économiuqe de Natixis, écrit lui-même dans le Hors-série d'avril de la revue Capital (L'état de la France 2013) que "nos entreprises investissent trois fois moins dans l'innovation que leurs concurrentes américianes ou allemandes"

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:47

8 millionnaires, domicile principal compris dans la déclaration, pour 37 ministres, dont 3 assujettis à l'ISF, c'est moins qu'en Grande-Bretagne , dans un gouvernement, il est vrai, conservateur, et moins grave après tout que de savoir que sur les 37, une vingtaine est inutile, avec leurs cabinets, leurs déplacements, leurs habitudes.  Au demeurant comme personne ne va contrôler cela et que visiblement les prix de certains biens immobiliers paraissent sous-évalués une nouvelle étapesemble nécessaire , avec une procédure inquisitoriale à l'américaine, et des sanctions en cas de mensonge ou de dissimulation.

 Les grenouilles de Cour coassent que l'on ne s'enrichit pas en politique: le cumul des rémunérations étant pour l'heure la règle, malgré un écrêtement, la question des conflits d'intérêt n'étant toujours pas réglée, la corruption active et passive présente ici et là, quelques affaires pendantes en témoignent, l'activité législative s'accompagnant le cas échéant d'activités professionnelles privées pour les uns, avec une carrière de fonctionnaire qui court pour les autres, on arrive à ce paradoxe que le mandat électif devient non seulement un métier mais un métier si peu astreignant qu'on peut en exercer un autre et toucher à la fin d'une carrière de deux, trois ou quatre mandats successifs et concomitants plusieurs retraites, nettement supérieures au SMIC réclamé par les organisations de retraités. Sans compter quelques utilisations d'indemnités diverses et réserves parlementaires fort peu contrôlées, sans oublier le placement d'époux, enfants ou parents...

Certes on ne devient pas millionnaire par le mandat et ceux qui l'étaient avant de s'engager dans la vie politique n'y ont pas décuplé leurs avoirs, mais les relations nouées n'en sont pas pour autant sans intérêt!

 Tapie invité par Calvi  hier soir, lundi 15 avril, sic et re-sic,  a cru pouvoir se permettre de vanter l'honnêteté de la majorité des élus et le peu de marge de manoeuvre dont ils disposent dans le système politique actuel...

Tout est question de définition, venant d'un expert.

Quelle honnêteté à voter comme un godillot parce que pour être élu, et réélu, on a besoin d'un badge, d'une étiquette, de militants qui ne sont pris en considération, et encore pas toujours, qu'au moment d'une campagne électorale, et que de nos jours il n'est même plus possible d'attribuer son obéissance aux consignes, par une adhésion à une doctrine philosophique partagée, l'absence de référentiel doctrinal des partis ou simplement d'idéologie avouable étant depuis longtemps notoire.

 Entériner et faire loi, moyennant des ajustements cosmétiques, dans un système où les agents contrôleurs de l'Etat sont trop peu nombreux, un accord scélérat entre Medef qui tient la plume et syndicats qui n'ont plus aucune vision prospective des transformations sociales nécessaires pour une société démocratique, est-ce honnête?

 Passer son temps à transposer sans broncher dans le droit positif français des directives européennes élaborées par des experts sans aucune légitimité politique citoyenne, sur des sujets qui parfois, de plus en plus souvent, ne relèvent pas même des traités constitutifs de l'Union européenne, est-ce honnête?

 Laisser des affairistes sans pudeur, quémandeurs d'aides publiques liquider la sidérurgie en France alors que les moyens juridiques de les contraindre existent, ne serait-ce que par de bons contrôles fiscaux, est-ce parier sur la transparence? Sur quelle conception de la souveraineté et de l'indépendance nationale cela repose-t-il?

Si les élus veulent être respectés, il suffit qu'ils soient respectables et c'est précisément à eux de démonter qu'ils le sont. On n'a que trop longtemps toléré des élus comme si on  achetait  chat en poche.

 Qui peut croire qu'en l'absence de doctrine et devant ces réflexes purement corporatistes  d'élus qui répugnent à rendre des comptes, la politiuqe est en bonnes mains et que ces politiciens là sont capables d'insuffler à la Nation, dans l'Europe même, le sursaut de dignité requis pour construire le progrès pour tous dans une société plus juste ? Le bonheur n'est-il pas toujours une "idée neuve" en Europe?

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 14:28

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 09:18

Conférence hebdomadaire UTLA

UNIVERSITE DU TEMPS LIBRE AQUITAINE -  PAU

 

(Ouverte à tous)

 

Vendredi 19 avril  2013

 

à 17 h 30

 

 

Amphi 600 (Faculté de Droit)

 

« Médias, "rue arabe" et stratégies politiques dans les printemps arabes au nord de l'Afrique (De
l'Egypte au Maroc) ».

 

Par

Pierre Vermeren

 

Professeur à Paris 1 Panthéon-Sorbonne en histoire du monde arabe contemporain, Laboratoire CEMAf (Centre des mondes africains).



 


Pendant des décennies, l'Europe a tenté ou feint d'interpréter les revendications et les sentiments de l'opinion arabe à travers les mouvements et les humeurs de la « rue arabe ». Partout, régimes militaires et autoritaires laissaient s'exprimer de grandes et grondantes manifestations de rue à l'occasion des évènements internationaux, au Moyen-Orient en particulier, quitte parfois à les susciter. Ces revendications à usage externe jouaient le rôle de soupape pour détourner la fureur de peuples soumis au joug des dictatures. La « rue arabe » était par ailleurs sondée à travers la lecture des opinions et orientations idéologiques émises par une presse aux ordres.


Les évènements du printemps arabe ont totalement débordé ces cadres d'expression: pour la première fois depuis longtemps, les opinions et les revendications se sont exprimées en interne, à destination des régimes autoritaires, et contre ces régimes souvent en bout de course. Les nouvelles technologies ont permis de coordonner la protestation, et bientôt la révolution. Mais ce nouveau canal d'expression a d'abord été un outil au service de l'évènement historique et politique... Il faut s'interroger sur le message et sur le langage politique en situation autoritaire, puis révolutionnaire... Le vent de liberté d'expression qui souffle sur les médias arabes des pays révolutionnaires depuis 2011 a rendu toute sa légitimité et sa prééminence à la presse, qu'elle soit de papier ou de communication électronique sur des sites webs. (P. V)

 

Historien français spécialiste des sociétés maghrébines, normalien et agrégé d’histoire, Pierre Vermeren a enseigné pendant six ans au Lycée Descartes de Rabat (Maroc). Sa thèse portant sur la formation des élites maghrébines a été distinguée par le prix Le Monde de la recherche universitaire 2001. Il a également vécu en Égypte et en Tunisie, ses travaux de recherches portent sur le Maghreb contemporain.

 

Dernières publications :

Idées reçues sur le monde arabe (dir.), Le Cavalier bleu, Paris, 2012.
Les origines de la révolution démocratique au Maghreb, Pluriel, Paris, 2011.

Le Maroc de Mohammed VI, la transition inachevée, Poche La Découverte, Paris, 2011.





Frédéric Bidouze
Maître de conférences en histoire moderne
Université de Pau et des Pays de l'Adour
Département d'Histoire
Tel. 0559407282-0559407339
Co.Directeur du Master Enseignement en histoire-géographie
Tel. 0559407948

Directeur de l'Université du Temps Libre d'Aquitaine-Pau
temps.libre@univ-pau.fr / Tél. 05 59 30 45 07
http://utla.univ-pau.fr

http://periegete.com
http://univ-pau.academia.edu/Fr%C3%A9d%C3%A9ricBidouze
http://fredericbidouzeutla.over-blog.com/

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 10:02

Aide sociale à l’enfance : les allocations familiales doivent revenir aux familles !

Communiqué commun
SAF, Solidaires, SM, FSU, CGT

 
Paris, le 4 avril 2013

Le Sénat vient à la quasi unanimité de voter une proposition de loi portée par l’UMP qui conduit à la confiscation des 2/3 des allocations familiales pour les familles dont les enfants sont placés auprès des services de l’Aide sociale à l’enfance et de la totalité de la prime de rentrée scolaire. Ces allocations seraient alors versées aux départements.LIl s’agit d’une rupture politique très importante qui marque une méconnaissance grave du droit d’une part et de la sociologie des familles concernées d’autre part. L’idée d’une telle procédure avait été abandonnée lors du projet dans la loi de prévention de la délinquance en 2005.

Il est déjà possible aux magistrats de suspendre ou de retirer les allocations familiales, ce qui se fait dans les cas où cette pression fait sens, ou encore de mettre une Tutelle aux Prestations Sociales. Mais, la plupart du temps, ne sont concernées que des familles pauvres ou très pauvres, souvent monoparentales. Rappelons que les parents dont les enfants sont placés restent détenteurs de l’autorité parentale sauf exception. De ce fait, ils sont tenus de subvenir aux besoins d’entretien et d’éducation de leur enfant même en cas de placement à l’Aide Sociale à l’Enfance (article L28-1 du code de l’action sociale et des familles).

Le maintien des allocations familiales est reconnu comme un moyen de permettre à ces familles d’accueillir dans des conditions décentes les enfants pendant les week-ends et les vacances. C’est aussi le peu d’argent qui permet de résorber les dettes ou de reconstruire un budget favorisant le retour des enfants.

Cette analyse est partagée par les professionnels du travail social et quantité d’associations œuvrant dans le secteur. C’est aussi un débat sur le coût relatif de l’intervention dans ces familles. Un placement "coûte" autour de 50 euros par jour en famille d’accueil, 200 euros /jour en foyer traditionnel et jusqu’à 400 euros en établissement spécialisé... Limiter le temps de placement, voire l’éviter présente donc des intérêts sociaux et humains évidents mais aussi économiques.

Les organisations signataires pensent que face à l’augmentation des inégalités et à l’aggravation de la crise, c’est de protection dont ont besoin les familles en difficulté, pas de confiscation. De plus, on ne peut se cacher que l’augmentation du nombre de placements est directement liée à l’aggravation de la crise. Les familles à la rue voient 8leurs enfants placés : leur retirer les allocations ne favorisera pas l’accès au logement... C’est l’impasse de l’application de la loi DALO qui est à pointer, pas les familles expulsées.

Voter un tel texte, c’est contribuer à fragiliser encore des familles pauvres. C’est idéologiquement s’inscrire dans la logique des chômeurs-fraudeurs, des "assistés sociaux", faisant passer les victimes de la crise au rang de suspects.

Nous avions fait reculer les gouvernements précédents quand ils voulaient la suppression automatique des allocations familiales aux parents des enfants en absentéisme scolaire. Le parlement ne doit pas s’inscrire pas dans cette perspective et doit rejeter ce texte foncièrement injuste.

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Communiqué FSU

Bertrand Fragonard a remis son rapport au Premier Ministre sur les aides aux familles et les allocations familiales.

 La FSU, qui  vient d'intégrer le Haut conseil de la famille, considère que ce rapport ne permettra pas de répondre aux enjeux d’une politique familiale ambitieuse, adaptée aux évolutions de la société et répondant aux besoins de toutes les familles, y compris dès le premier enfant.
Le rapport présenté répond à une injonction budgétaire et à une volonté d'accélérer le retour à l'équilibre de la branche Famille dès 2016 alors que les projections financières montrent que la branche famille retrouverait un solde positif dès 2019 et un excédent de plus de 6 Mds d'euros en 2025.
Si les politiques familiales permettent aujourd'hui de compenser, bien que de manière insatisfaisante, la charge des enfants, deux types de familles se caractérisent par de faibles niveaux de vies : les familles avec trois enfants et les familles monoparentales. La majoration du Complément familial et de l'Allocation de soutien familial proposée par le rapport reste insuffisante, mais peut permettre une réduction des inégalités
La FSU a soutenu, au sein du Haut Conseil de la Famille, l'augmentation du budget du Fonds National d'Action Sociale de la CNAF d'au moins 7.5 %. Cette augmentation doit permettre d'allier le nécessaire développement des Établissements d’Accueil des Jeunes enfants sur l'ensemble du territoire, dans le cadre d'un service public de la Petite Enfance, et le financement des activités périscolaires. Elle rappelle la nécessité que ces dernières restent gratuites dans le cadre de l'application du décret sur les rythmes scolaires, ce qui suppose un budget du FNAS abondé en conséquence.
La FSU s'est en revanche opposée à la proposition du rapport Fragonard de moduler les allocations familiales pour les foyers dont les revenus se situent dans les deux derniers déciles. Une telle mesure remettrait de fait en cause  l'universalité des allocations familiales.
Le rapport préconise des réformes liées à la fiscalité. La suppression de la réduction d’impôt sur le revenu lié à la scolarisation d'un enfant au collège et au lycée a été contestée par la FSU.

Un nouveau durcissement du quotient familial conduirait à faire porter tous les efforts par les familles dans un contexte de crise économique alors que les exonérations patronales ont réduit le niveau de recettes de la branche famille. En outre, l'affectation proposée de ces nouvelles recettes fiscales à la branche famille nous éloignerait un peu plus d'un financement par les cotisations.


La FSU est également opposée à toute forme de fiscalisation des prestations familiales qui serait prise en dehors d'une réforme fiscale d'ampleur visant notamment une meilleure progressivité de l'impôt.


Les Lilas, mercredi 10 avril 2013

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 12:23

Une fois de plus la CFDT à partir de positions prétendument syndicales, tient à illustrer les principe fameux du : " Quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites".

L'ANI devenu loi, personne n'ayant envie pour l'heure de tenter une QPC, contribue au délitement du Code du Travail, mais ce qui a été négocié par le seul patronat et la CFDT (essentiellement), et en l'absence de tout représentant du mouvement mutualiste, c'est aussi une remise en cause du champ de la mutualité implantée dans la Fonction Publique. Cette remise en cause ne peut être en réalité profitable qu'aux compagnies d'assurances privées. On voit mal quelle conception réelle du syndicalisme anime la CFDT.

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 Un article de la Mutualité française


La CFDT veut des contrats santé collectifs et obligatoires pour les agents du secteur public

Encore un sujet de bagarre autour de la complémentaire santé généralisée issue de l’AN! du 11janvier. Cette fois, c’est la CFDT qui met le feu aux poudres en ayant demandé aux pouvoirs publics de mettre en place des contrats collectifs obligatoires pour les fonctionnaires.

Le groupe Istya qui représente six grosses mutuelles du public réagit vivement à cette requête, se disant «très étonné » par la position de la CFDT et considérant qu’avec l’AN! «on a tout fait à l’envers ».

L’ANI du 11janvier n’en finit pas d’avoir des répercussions en chaîne sur des secteurs, des marchés ou des institutions, notamment en ce qui concerne la création de la complémentaire santé généralisée.

Ainsi, en décidant de couvrir les 4,4 millions de salariés qui ne le sont pas encore, en contrat collectif avec participation pour moitié de l’employeur, l’accord pose en creux la question des agents de la fonction publique qui, eux, n’ont qu’une participation faible de leur employeur, voire nulle.

Une revendication en rupture

Un sujet que la CFDT a décidé de mettre sur la table puisque quelques jours après la signature de l’AN!, le 24 janvier, elle écrivait en ce sens à la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. Avec une demande audacieuse: la couverture des agents du public dans un cadre collectif obligatoire, comme pour le privé, accompagnée d’une participation de l’Etat employeur (ou collectivité locale ou hôpital) «significative et obligatoire ».

«On souhaite l’ouverture d’une concertation avec les pouvoirs publics. Est-ce que c’est réaliste d’imaginer un engagement financier dans le contexte actuel? On le pense puisque l’Etat est capable de prendre en charge 2 milliards d’exonérations fiscales et sociales supplémentaires correspondant aux nouveaux contrats collectifs qui vont être signés dans le secteur privé en vertu de l’ANI » affirme Brigitte Jumel, secrétaire générale de la CFDT Fonction publique.

La position de la CFDT est loin d’être anodine pour le secteur des mutuelles de la fonction publique. Car chacune d’entre elles, très ancrée dans son administration, couvre les agents en facultatif et en individuel.

«C’est vrai que notre revendication implique un grand changement pour les mutuelles. Mais, en tant qu’organisation syndicale, notre souci est d’obtenir une meilleure couverture des agents. On sait qu’il y a du renoncement aux soins : 30% des territoriaux disent avoir renoncé à des soins parce qu’ils sont mal couverts ou carrément pas couverts (1 sur 10)» souligne Brigitte Jumel.

En réalité, c’est une véritable onde de choc pour le monde mutualiste du public car, comme le note un expert du secteur, «les mutuelles qui sont en place comme par exemple la MGEN pour l’Education nationale ne sont pas du tout des spécialistes des contrats collectifs. C’est un autre métier. L’ANI est un élément perturbateur alors qu’elles ont déjà été pas mal chahutées par la procédure de référencement ».

Une revendication qui étonne

Conscient de l’enjeu, le groupe Istya qui réunit six mutuelles de la fonction publique (MGEN, MAEE, MCDef MGEFI, MGET, MNT) a contre-attaqué et élaboré des propositions.

Plutôt que de rester dans son pré carré, il admet la nécessité de penser aux agents de la fonction publique dans le cadre de la « complémentaire santé pour tous » voulue par le président de la République à l’horizon 2017 et désormais lancée par l’ANI.

Il préconise ainsi d’étendre à la fonction publique d’Etat, le système du contrat labellisé avec aide de l’employeur existant dans les collectivités territoriales, une solution qui permet de conserver le caractère individuel du contrat tout en faisant participer l’employeur.

Mais, ce faisant, Istya réfute donc les intentions de la CFDT et la méthode imposée par l’ANI.

Son directeur général adjoint, Serge Giacometti (et directeur général de la IVINT), pointe tout d’abord la question du particularisme de la fonction publique: «Il y a une différence entre privé et public. On ne peut pas aligner le second sur le premier avec l’instauration de contrats obligatoires de complémentaire santé car on ne peut imposer un contrat obligatoire à un agent en raison de son statut. Il faudrait modifier le statut. Nous sommes très étonnés par la position de la CFDT ».

A l’envers

Mais c’est aussi la façon dont les choses se sont enclenchées avec la signature de l’ANI qui ne passe pas chez Istya.

«Le président de la République le 20 octobre à Nice avait annoncé qu’il comptait revoir les avantages fiscaux et sociaux des contrats collectifs pour plus d’équité entre tous les Français. Malheureusement, l’ANI a préempté le débat sur ces aides publiques et risque de tarir les marges financières pour aider les contrats au-delà des salariés : étudiants, chômeurs de plus d’un an, retraités et agents de la fonction publique» estime Serge Giacometti. Selon lui, en commençant par les salariés, «on a tout fait à l’envers ».

 Un point de vue partagé par le député socialiste de Haute-Garonne, Gérard Bapt, spécialiste des questions de protection sociale qui a envoyé une note au président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux. Les 2 milliards d’exonérations supplémentaires pour les contrats collectifs du privé « vont absorber à coup sûr les marges utilisables » écrit-il.

Certes, il est peu probable que les contrats collectifs obligatoires s’imposent dans le public à très court terme.

Mais, en faisant cette requête, la CFDT avance un pion pour l’avenir et, par ricochet, remet en cause les positions acquises des mutuelles historiques du secteur public en légitimant une ouverture de ce marché à d’autres opérateurs.

Déjà, un groupe comme Harmonie Mutuelle s’est engagé dans la partie en étant rejoint par des mutuelles de la fonction publique: la SMAR (agriculture) et la MNAM (aviation marine) et en créant l’entité Harmonie Fonction publique, en novembre 2012. «Chacun est amené à modifier sa vision des choses » dit-on chez Harmonie Mutuelle. Et si la diffusion des contrats collectifs obligatoires dans le public venait à s’accélérer, on peut s’attendre à des partenariats entre des acteurs rompus au collectif (IP, mutuelles interprofessionnelles) et les mutuelles du public. 

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 12:11

Voici le texte intégral de la déclaration sur le projet de loi relatif à la sécurisation de l’emploi, adoptée à l’unanimité par le Conseil national réuni le 11 avril, à la Maison de la Mutualité, à Paris. 

« La Mutualité Française et ses mutuelles avaient accueilli avec satisfaction et espoir les annonces du président de la République qui, lors du dernier congrès de la Mutualité Française, a promis la généralisation de l’accès à une complémentaire santé pour tous.

Dans l’accord national interprofessionnel signé le 11 janvier dernier figurent des dispositions généralisant une complémentaire santé obligatoire pour les salariés des entreprises et des branches professionnelles concernées par le périmètre de la négociation.

Ces dispositions constituent indéniablement une avancée économique individuelle pour ceux qui en bénéficieront.

Pour autant, elles ne peuvent être considérées comme une réponse à l’engagement du président de la République. Ces dispositions, pour être bénéfiques pour la protection sociale des Français, doivent s’inscrire dans une généralisation de la complémentaire santé accompagnée :

– d’un renforcement des règles des contrats solidaires et responsables pour que seuls ces contrats bénéficient des aides sociales et fiscales ;

– d’une redéfinition des rôles respectifs de l’assurance maladie et des mutuelles et autres acteurs de l’assurance maladie complémentaire ;

– et d’une mise en cohérence de la fiscalité (notamment la modulation de la taxe sur les contrats solidaires et responsables – TSCA – promise à plusieurs reprises par les pouvoirs publics) et des aides directes et indirectes accordées au financement de la complémentaire santé,

et répondant en priorité à l’objectif d’offrir l’accès à une complémentaire à la population dépourvue de toute garantie.

C’est pourquoi la Mutualité Française et ses mutuelles expriment avec fermeté leurs craintes sur certaines conditions de la mise en œuvre de cet accord, du point de vue de l’équilibre des comptes de l’assurance maladie, de la régulation des dépenses de santé ou de la désignation des opérateurs, et des exonérations de cotisations sociales non compensées par l’Etat qui vont fragiliser les régimes obligatoires.

En effet, les mutuelles s’interrogent sur l’efficience d’une dépense estimée à 2 milliards d’euros consacrée en quasi-totalité à la transformation de contrats complémentaires, certes bénéfiques pour la population concernée, mais qui ne répond pas à la question de l’accès aux complémentaires santé des 3 millions de personnes aujourd’hui dépourvues de mutuelle. Elles ne comprendraient pas que cette dépense obère les marges de manœuvre nécessaires pour rénover les contrats responsables au moyen d’une fiscalité adaptée.

Au-delà, elles manifestent leur forte préoccupation devant les conséquences pour le budget de l’assurance maladie des exonérations de cotisations sociales non compensées par l’Etat, et qui vont fragiliser davantage les régimes obligatoires.

Par ailleurs, les clauses de désignation prévues par le projet de loi les inquiètent.

L’Autorité de la concurrence a très récemment rendu un avis sans équivoque quant au maintien des clauses de désignation, en appelant à ce que "leur mise en œuvre [soit] encadrée pour maintenir la concurrence sur le marché”. Au-delà, la Mutualité Française sera vigilante sur les garanties mises en place par le législateur pour assurer la transparence.

A cette occasion, la Mutualité Française et ses mutuelles rappellent qu’elles ne disposent pas aujourd’hui des outils leur permettant de s’inscrire dans une concurrence équitable avec les autres opérateurs.

Elles sont toujours les seules, malgré l’avis de l’Autorité de la concurrence, à ne pas être autorisées à mettre en place des réseaux de soins dans les mêmes conditions que les autres opérateurs et n’ont pas accès à des mécanismes de coassurance. Elles attendent avec impatience l’adoption par le Parlement de la proposition de loi ”Le Roux” qui doit mettre fin à ces inégalités.

La Mutualité Française et ses mutuelles accueillent avec intérêt les déclarations du Premier ministre qui, en présentant la stratégie nationale de santé, a réaffirmé la nécessité de mettre en œuvre les engagements du président de la République sur la généralisation de l’accès aux complémentaires santé. Mais elles attendent aussi sa mise en œuvre effective.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé a saisi à cet effet le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (Hcaam) pour disposer d’une vision globale de l’organisation des complémentaires à l’élaboration de laquelle la Mutualité prendra toute sa part. Les mutuelles demandent que le calendrier retenu permette une traduction financière dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2014, et au-delà, qu’une véritable concertation s’engage avec tous les acteurs concernés et au premier rang desquels se trouvent les mutuelles.

Les difficultés d’accès aux soins que rencontrent les 3 millions de personnes dépourvues de mutuelle, parce qu’en dehors du monde du travail, jeunes, salariés en situation de rupture professionnelle, retraités et personnes en situation de handicap, ne sauraient rester sans réponse, pas plus que les disparités existant entre les différents contrats ou entre les différentes catégories de la population.

La solidarité nationale, la mutualisation, l’équité fiscale sont indissociables d’une protection sociale universelle associant régime obligatoire et complémentaire santé solidaire permettant l’accès de tous à des soins de qualité. »


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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 09:01

 Un Monde où chaque monde A sa place …

Un Monde où chaque monde est À sa place ?

 

 

 


 

 

Image 2

Le FSM qui aurait rassemblé 50 000 participant-E-s s’est terminé samedi 30 mars par une manifestation de solidarité avec le peuple palestinien à l’occasion de la journée de la terre. C’est l’Assemblée des femmes et leur Manifestation qui en avait fait l’ouverture. Le FSM est effectivement un cadre où pour reprendre la formule, « chaque monde peut trouver sa place » ; ce qui n’est pas sans poser des paradoxes, des ambiguïtés et des contradictions. Plus de 1200 séminaires sur les trois journées ; les choix sont de ce fait obligatoirement sélectifs et quelque peu subjectifs.

 

Dans des conditions difficiles, l’organisation s’est montrée efficace et a su gérer les débordements : certes lorsque Sahraouis et Marocains se croisent, il est délicat d’éviter les étincelles. De même lorsque les partisans de Khomeiny se retrouvent face à leurs compatriotes adversaires du régime théocratique iranien. On peut dire la même chose pour les Syriens entre pro- et anti-Assad …

Si les différentes composantes habituelles de ce type de manifestation étaient largement présentes, les Tunisiens n’ont pas été en reste : particulièrement du côté de la jeunesse. Les « volontaires » responsables des tâches de gestion des infrastructures et d’information se sont montrés accueillants et d’une disponibilité remarquable. Le Campus « El Manar » où se sont déroulés les ateliers et séminaires a permis des conditions d’accueil satisfaisantes. Reste que les débats ont davantage tendance à se dérouler en parallèle et pas forcément dans de véritables échanges, lesquels il est vrai pourraient s’avérer, nous l’avons dit, « explosifs ».

Au-delà du Forum, on pourrait dire que la situation en Tunisie concentre les débats et confrontations que posent les « révolutions arabes », et celles de la situation générale du monde.

Droit universel ou Droit à la différence ? Le débat n’est pas nouveau, mais reste d’actualité : il y a les femmes de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates qui luttent contre toute référence à la Charia pouvant remettre en cause le code du statut du personnel tunisien, héritage de l’indépendance et qui donne aux Tunisiennes des droits incomparables à ceux des autres pays arabo-musulmans. Mais, d’autres en Niquab revendiquent le droit de le porter à l’Université : au nom du droit « au savoir ». On retrouve dans ce débat les mêmes arguments que ceux qui sont échangés en France et en Europe …

Sauf que les militantes féministes tunisiennes peuvent difficilement être taxées d’islamophobes lorsqu’elles revendiquent le droit à la liberté de conscience. Il est vrai que sous le charme de ce que l’on pourrait rapprocher d’un certain orientalisme, beaucoup de militant-E-s sincères, sont sensibles à une argumentation bien construite : « l’égalité entre hommes et femmes n’est pas possible. Ils sont complémentaires et c’est donc la justice dans cette complémentarité qu’il faut exiger ». Tel est l’opinion d’une jeune fille qui porte le hidjab et qui dans un échange informel dans l’autobus nous demande notre point de vue sur l’avenir de la révolution tunisienne. Preuve en est que ce n’est pas seulement dans les ateliers du Forum que les échanges les plus intéressants peuvent se faire.

Même si, l’on peut avec attention, apprendre à décrypter non pas le double discours de l’islamisme politique mais sa capacité à pouvoir imposer dans les faits des principes réactionnaires et qui dans le contexte sont contre-révolutionnaires. Effectivement pas plus que les Partis politiques de droite ne revendiquent en termes de droit effectif, celui de l’exploitation de l’homme par l’homme …

De la Droite au Centre les discours l’enrobent dans une forme qui colle à l’air du temps ou à l’idéologie dominante.  l’Islam politique n’est certes pas un bloc …

Et seuls les plus extrémistes à l’instar des salafistes disent aussi clairement que des révolutionnaires qui revendiquent l’abolition du salariat, leur volonté d’établir et y compris par tous les moyens la « Loi de Dieu ».

Aucune décision même prise démocratiquement ne peut s’y opposer : Bourguiba non sans malice en émettait une critique pour le moins lucide : « la théocratie est la pire des dictatures car elle transforme tout opposant politique en apostat … ». Et donc soumis à la peine capitale …

 

Dans l’atelier « Violences faites aux femmes », une responsable de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) l’illustre de manière très claire : Enadah veut imposer dans la constitution que l’État soit le garant de la cohésion familiale. L’idée pourrait paraître banale voire de bon sens … Sauf qu’à partir du moment où le modèle familial est un modèle qui se réfère à l’hétérosexualité et à une complémentarité des rôles …

 

Beaucoup de Travailleurs Sociaux hésitent en Europe à conseiller à une femme battue d’aller porter plainte, … qu’en sera-t-il si « ce conseil » devient une atteinte au droit constitutionnel de respecter la cohésion familiale ? … On peut trouver la remarque subtile ou relavant du procès d’intention …

 

« La femme étant la prolétaire de l’Homme » dans le cadre du modèle de famille bourgeoise, on voit ce qu’une telle formalisation de cette situation dans une constitution a de régressif et de contraire aux idéaux d’émancipation.

 

Mais c’est à nouveau à l’extérieur du Forum et devant une manifestation devant l’Ambassade de France qu’une nouvelle leçon de chose illustre la situation sociale actuelle dans le pays.

Démonstration : lorsque la question sociale est au cœur de la solidarité certains clivages peuvent être dépassés. Soutenues par de nombreux Européens dont une importante délégation de SUD solidaires, elles sont venues en nombre à Tunis. Ce sont les ouvrières travaillant à Fouchana pour une filière de l’entreprise Latécoère qui sont en  lutte pour revendiquer de leur patron le respect du doit syndical et du droit du travail … Celui-ci menaçant de re-localiser l’entreprise en France, et de les mettre à la porte dans un pays où les indemnités chômage ne sont pas érigées en système. Avec ou sans leur voile, elles sont là à exiger respect et dignité. Preuve en est que les luttes peuvent unifier pour peu qu’elles s’inscrivent dans la défense d’une véritable justice sociale.

 

C’est encore en dehors du Forum qu’une ancienne connaissance nous invite ; déjà les journaux locaux comme notre hôte s’étaient largement faits l’écho sur les jeunes tunisiens « embrigadés » par les salafistes pour aller faire le Djihad en Syrie … Doute … N’est-ce pas de la propagande pour faire diversion ? Non, à Dubosville arrondissement d’El Ouardia, ce type d’information est directement confirmé par les habitants : ce sont une trentaine de jeunes qui sont partis ; et les familles de s’en étonner en pointant la responsabilité des autorités.

Quand on sait les obstacles dans les démarches administratives pour l’obtention d’un passeport, comment nos enfants pour certains mineurs ont-ils pu l’obtenir ? Devant un jus d’orange nouvelle conformation … C’est le neveu de 25 ans diplôme d’ingénieur en poche mais au chômage qui a changé en quelques mois et qui vient de prévenir ses parents qu’il n’était pas allé travailler en Libye comme il l’avait dit à sa famille. Il est en Syrie mais il ne dira pas où …

 

Le père essaie par l’entremise d’associations d’en savoir plus mais c’est le silence total…
Peu aguerri le risque est immense que tous ces jeunes finissent en chair à canon … .Devenir Chahid (Martyre) pour espérer pouvoir revenir en héros au Pays.

 

Devant de telles histoires, la présence de Tariq Ramadan relève de l’anecdotique même si comme d’autres invités participant au FSM il sera reçu par les autorités du pays … .

 

Et ce pendant que le gouvernement réprime à Gafsa des grèves dans le secteur minier. À chacun ses choix …

  Le bus et les rencontres de voyage, se laisser inviter chez les amis ou les camarades donnent une autre vision des choses et remet en question des certitudes.

 

Beaucoup se souviennent des espoirs qu’avaient fait naître les Forums Sociaux : certes les échanges restent riches …

Les propositions ne manquent pas … mais rien de comparable à l’appel contre l’intervention militaire en Irak qui avait été suite à celui de Florence à l’origine d’un puissant mouvement anti-guerre ….

 

Quant à la construction d’alternative à la crise du capitalisme, il faut avoir pu rencontrer les différents responsables politiques présents pour voir que cette question embarrasse au nom de l’indépendance légitime du mouvement social. Certes, le souffle de Chokri BELAID est largement présent de par les badges portés, tout comme les hommages rendus à Chavez …

 

Mais, ce que l’on appelle « la Société civile » sera-t-elle à même de construire une proposition de changement d’un monde d’égalité et de justice sociale ?

 

« Un monde où chaque monde a sa place » … « Un monde où chaque monde est À sa place » ? Certes, toutes les forces sont nécessaires, mais il n’est pas sûr que tous les mondes soient conciliables avec un même intérêt à vouloir et pouvoir changer les ordres dominants d’oppression et d’exploitation. « La Révolution n’est pas un rêve, mais reste la solution » nous assure un jeune dirigeant de l’Union des Étudiants Tunisien (UGET) fort de leur victoire aux élections universitaires contre les islamistes. De ce point de vue, il n’y a ni fossé générationnel ni de genre mais un accord que l’on voudrait universel.

 

 

 

Henri SAINT JEAN


 

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 14:43

Eva Joly a une fois de plus raison: il est possible d'agir tout de suite. Recréer des postes dans les services de contrôle du fisc (comme d'ailleurs à l'inspection du travail car l'ANI devenu loi continue d'être un pied de nez à la moralisation de la vie économique!), laisser agir les brigades financières de la police et de la gendarmerie, vérifier  le fonctionnement de TRACFIN, recrééer des poste de juges d'instruction spécialisés...

Appliquer la loi suffit, inutile de crééer une haute autorité de plus qui transfère à des "experts" des décisions qui portent sur les institutions et leur fonctionnement et qui dessaisissent les citoyens de leur souveraineté. Pour traquer les voyous, pillards ou corrompus en France, l'aval de l'Europe n'est pas nécessaire, les politiques fiscales ou pénales ne sont pas encore arrachées au peuple et privatisées...

Est-il si difficile de publier un patrimoine à l'entrée en politiuqe et à la sortie après... 2,3,4 mandats divers et cumulés? Cela montrerait-il trop que pour certains faire de la politique est une profession enrichissante?

il s'agit bien là encore de désigner des hommes pour sauver un système, étrange paradoxe qu'on se garde bine pourtant de porter à sa limite: quel grand patron est vraiment nécessaire à l'entreprise qu'il dirige et irremplaçable?

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« Éradication des paradis fiscaux » : assez d’effets d’annonce, la France doit agir
Analyse de la déclaration de Francçois Hollande.

Après les fanfaronnades de Nicolas Sarkozy sur la « mort des paradis fiscaux », et surtout après l’affaire Cahuzac, les citoyens attendaient des mesures fortes montrant que la France passait enfin à l’acte. Mais les annonces de François Hollande pour « éradiquer les paradis fiscaux » sont soit… des effets d’annonce sans conséquences, soit des mesures qui dépendent de futures négociations européennes à l’issue incertaine et peut-être lointaine.
Pourtant, le seul moyen pour le gouvernement de garder quelque crédit est de prendre de vraies mesures. La mobilisation citoyenne est plus que jamais nécessaire pour imposer des mesures vigoureuses et immédiates, afin que la France entraîne l’Europe dans l’action.

Prenons une par une les mesures annoncées par M. Hollande.
 
Le « renforcement des moyens de la justice, de la police et de l'administration fiscale pour lutter contre les fraudes fiscales » ? Il se résume à 50 enquêteurs de police judiciaire, 50 magistrats et 50 agents des impôts supplémentaires. Depuis 10 ans les agents de contrôle sont au nombre de 5 000 : l’augmentation annoncée est de 1 % ! L’embauche immédiate de 1 000 contrôleurs et inspecteurs des impôts est indispensable, ainsi que le renforcement des services support, décimés par les réductions d’effectifs : depuis 2002, l’administration des impôts a perdu 25 000 emplois ! 
 
La création d'un « parquet sur les affaires de grande corruption et de grande fraude fiscale, avec une compétence nationale » ? Mais, comme l’indique le Syndicat de la Magistrature, il existe déjà des juridictions spécialisées, et ce nouveau parquet ne sera pas plus indépendant de Bercy que les juridictions précédentes. L'ouverture, et donc le blocage, des poursuites en matière de fraude fiscale restent de la responsabilité du ministre du budget, dont on a vu la carence ces dernières années.
 
La « création d'un office central de lutte contre la fraude et la corruption au sein de la direction centrale de la police judiciaire » ?  Selon Matignon cet office « reprendra les compétences de la division nationale des infractions financières et fiscales (DNIFF), et sera renforcé par des personnels du ministère des finances (effectifs DGFIP renforcés, DGCCRF, et Douane), soit un total de 95 personnels environ, contre 45 aujourd’hui à la DNIFF ». Ce n'est pas une réelle mesure mais un effet d'annonce sur un simple redéploiement de moyens.
 
« Le renforcement des sanctions pénales pour les fraudes fiscales les plus lourdes et la modification des règles de prescription en matière pénale pour les infractions les plus graves » pour les élus ? On demande à voir plus précisément, mais pourquoi ne pas sanctionner aussi les banques, avocats, fiscalistes, cabinets de conseil qui incitent à l'évasion fiscale ?
 
Les banques françaises devront rendre publique chaque année la liste de toutes leurs filiales à l'étranger et la nature de leurs activités ? Fort bien, mais cela a déjà été voté par le Parlement dans le cadre de la loi bancaire, c’est même la seule avancée significative de cette loi, obtenue par la mobilisation de la société civile et malgré Bercy.
 
« Étendre l'obligation de transparence à l'ensemble des entreprises » ? C'est très important et nous le demandons depuis des années avec la Plate-forme des paradis fiscaux et judiciaires : le reporting par pays pour les multinationales afin de lutter contre les manipulations des prix de transfert et l’évasion fiscale. Mais François Hollande va proposer cette mesure à l’Union européenne, où la chose peut prendre des années et être diluée par les processus européens de décision, alors qu’il faudrait la prendre au niveau français pour entraîner le reste de l’Union, comme cela a été tout récemment le cas pour la transparence des banques.
 
La « révision tous les ans de la liste des paradis fiscaux » ? C’est déjà le cas : l’important est sur quels critères ? Avec qui seront-ils discutés ? Nous exigeons que les associations soient parties prenantes des choix retenus, afin que cette nouvelle liste ne soit pas encore vide.
 
« Faire adopter au niveau européen des règles communes d'échange automatique d'informations fiscales » ? Là encore, pourquoi demander à l’Europe ce que la France peut faire dès aujourd’hui, à l’image des États-Unis avec la loi FATCA ? Au niveau européen, cette décision nécessite l'unanimité, l'Autriche et Luxembourg bloquent depuis des années : là aussi il faut une avancée française tout de suite.
 
Attac cherchera dans les jours et semaines qui viennent à faire converger les énergies pour obtenir de François Hollande que ces annonces, pour l’instant très en deçà des nécessités, deviennent une politique audacieuse en matière de lutte contre l’évasion fiscale. Attac propose 5 mesures clés pour en finir avec la complaisance via une pétition « stoppez l’évasion fiscale », qui a déjà recueilli plus de 33 000 signatures en quelques jours. Les attentes des citoyens sont fortes sur ce sujet, et bien d’autres actions seront nécessaires pour pousser le gouvernement à agir sans faux-semblants.
 
Attac France, le 11 avril 2013

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 19:41

Cahuzac « normal » comme Thatcher?

 

Il faut une singulière conception de l’Etat républicain pour nommer ministre du Budget un homme dont le parcours prouvait à l’évidence qu’il aimait l’argent et pour lui demander de mettre en musique une politique destinée à plaire aux banques, aux marchés financiers et aux gnomes de Bruxelles et Francfort réunis.

 

L’ébranlement politique qui s’ensuit est grave, non pas parce que la droite qui juge toujours illégitime l’exercice du pouvoir par d’autres qu’elle-même, essaie de l’utiliser contre l’exécutif actuel, mais par ce qu’il révèle de connivence, de compromissions, de corruption dans le microcosme politico-médiatique, par ce qu’il met en évidence quant à l’évasion fiscale et l’utilisation éhontée des paradis fiscaux, par la contradiction qu’il démonte entre un discours politique qui prétend que l’austérité est la seule politique possible et les « réformes », toutes régressives, une nécessité, et la réalité du fonctionnement du capitalisme mondialisé au service de minorités sans autre but que l’enrichissement personnel.

 

Les comptes en Suisse ou à Singapour n'effacent au demeurant pas les bains dans la piscine de Takieddine, l’affaire Woerth-Bettancourt-Sarkozy, l’arbitrage privé favorable à Tapie avec des millions publics, l’enquête Karachi etc. Si l’on agrège tous les scandales depuis 2007, il est vrai qu’après le scandale de Panama, on n'avait jamais fait aussi fort en France...

 

Cela n’a pas empêché, hélas,  une majorité de godillots de discuter de la transmutation d’un texte, rédigé par le Medef avec quelques complices, en loi de la République et de voter ce texte alors que la droite s’abstenait...

Le gouvernement n’a pas craint d’annoncer de nouvelles remises en cause du modèle social français, s’en prenant aussi bien aux allocations familiales qu’annonçant une énième amputation des retraites, actuelles et futures et du pouvoir d’achat des millions de Français concernés.

Le pillage organisé des revenus du travail salarié, retraites comprises, est, avec l’emploi, la variable d’ajustement pour la mise en valeur du capital et le refus de payer le prix du travail est consubstantiel au système.

Cahuzac affirmant qu’il n’avait jamais cru à la lutte des classes avait déjà tout avoué!

 

Les galipettes spéculatives des banquiers, la fraude fiscale et les paradis fiscaux obèrent bien davantage les finances publiques que les politiques sociales.

Si Hollande ne veut pas finir comme Zapatero ou pire encore, il est temps de réorienter la politique du gouvernement.

Disons le tout net une nouvelle Haute  autorité pour contrôler la déontologie des élus et l’évolution de leur patrimoine n’est pas la réponse appropriée et attendue des Français. Elle est d’ailleurs parfaitement contradictoire avec la démarche de validation de la loi sur la flexibilité de l’emploi qui a écarté le juge de l’examen des motifs de licenciement ce qui était la principale revendication du Medef puisque c’est cela qui désarticule les garanties légales du contrat de travail!

 Les services fiscaux et judiciaires ont déjà les moyens légaux de contrôler les revenus des élus et l’Etat peut imposer aux banques la transparence « européenne » qu’il quémande. Il suffit de recréer des postes, comme pour l’inspection du travail... 

 Imagine-t-on que les banques contraintes de déclarer et de détailler au fisc leurs  activités dans les paradis fiscaux sous la menace de perdre leur licence de banque en France, comme les USA l’ont fait pour obtenir la liste des contribuables américains peu patriotes, préfèreraient renoncer à travailler dans notre pays pour continuer à  blanchir les fonds de quelques citoyens indélicats aux motivations inavouables parfois?

 L’Elysée, au nom sans doute d’un politiquement correct aussi aberrant que complaisant, n’a pas cru devoir critiquer la politique conduite par feu la baronne Thatcher of Kesteven du temps qu'elle était Premier ministre de Sa très Gracieuse Majesté.... Singulier signe pour qui veut vraiment moraliser la vie publique... Tina, there is not alternative, disait-elle.

 Si, il y  a une alternative et il faut changer de politique face aux exorbitantes prétentions de la finance et de ses adorateurs .

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