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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 12:28



Avec la FSU, les retraités dans les mobilisations


Depuis février 2016, les débats et actions sur le projet de loi visant à réformer le droit du travail se multiplient : pétition lancée sur les réseaux sociaux signée par plus de 1 200 000, mobilisations unitaires des 9 et 17 mars rassemblant des centaines de milliers de salarié-e-s, de sans emploi, de retraités et de jeunes lycéens et étudiants …

Toutes et tous exigent le retrait du projet et l’ouverture de discussions sur d’autres bases pour conquérir de nouveaux droits.


Le projet de loi "visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs" est un pas supplémentaire dans la réduction des droits et garanties collectives reconnues aux salarié et aux jeunes : remise en cause de la primauté de la loi et des accords de branche sur les accords d’entreprise (hiérarchie des normes), référendum d’entreprise visant à contourner les accords majoritaires des syndicats , contrats organisant la précarité (licenciements facilités), modification du temps de travail (horaires de travail de nuit, forfait jour, astreintes, majoration des heures supplémentaires...). Sont également inscrites des mesures néfastes concernant la formation.
Ces mesures ne permettront pas de réduire le chômage et favoriseront le développement de la précarité .Elles entraîneront une diminution des retraites des actuels actifs.

Une telle loi aurait à plus ou moins court terme des effets néfastes sur la Fonction publique, que de nombreuses déclarations de politiques continuent d’attaquer (- 300 000 fonctionnaires réclamés par N. Sarkozy) au détriment de la réponse aux besoins de la population.

Si le gouvernement a été obligé de revenir sur certaines mesures comme l’inscription dans la loi du plafonnement des indemnités de licenciement, le projet de loi reste inacceptable.


Les retraités de la Fonction Publique ont agi toute leur vie professionnelles pour l’amélioration de leurs statuts et conditions de travail, la formation des jeunes et continuent de lutter pour des services publics améliorés, l’accès aux soins le développement de la protection sociale pour tous, …

Aujourd’hui, ils sont présents dans les mobilisations contre ce projet de loi. Ils se battent aussi pour l’augmentation de leur pouvoir d’achat.

Le 25 Mars, l’intersyndicale des retraités définira les modalités d’une poursuite de l’action sur ce point et sur les dépenses de santé.

Le dégel des salaires des fonctionnaires constitue une première réponse aux mobilisations des fonctionnaires, même si le montant de l’augmentation est loin de rattraper la perte de pouvoir d’achat de 7 à 8 % depuis 2010.

Cela renforce la détermination des retraités pour continuer leurs luttes.



A l’inverse du Projet sur le Code du travail, il faut défendre des propositions qui
améliorent les droits des salarié-e-s, des chômeurs-ses et des jeunes pour enrayer la
précarité du travail et faire face à la situation économique et sociale.
• Rompre avec la logique des aides aux entreprises sans contreparties (Pacte de
Responsabilité, Crédit Impôt Emploi Compétitivité, Crédit Impôt Recherche) qui
sont un échec en termes de créations d’emplois.
• Développer une formation de qualité, clé essentielle du développement de
l’emploi.


La FSU appelle les retraité-es de la fonction publique à participe le 31 Mars aux manifestations organisées dans un cadre inter-professionnel et inter-générationnel à Paris et en province :


• pour le retrait de ce projet de loi,
• pour des propositions en faveur du droit des salariés,
• pour défendre leurs reven
dications.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 09:20

Ci dessous, un message envoyé initialement aux collègues de son établissement par RP.

Si certains d'entre vous souhaitent s'en inspirer...


Bonjour à tous,


Chacun d'entre nous le constate : Chaque jour, la pression qui s'exerce sur notre travail s'accentue, les contraintes croissantes sur notre temps de présence se multiplient, la flexibilité de nos emplois du temps et donc de nos vies privées gagne du terrain.

Au fil des années notre travail perd de son sens : nos conseils sont de plus en ignorés, voire écartés, notre capacité à lutter contre la reproduction sociale s'amenuise et notre expertise pédagogique est de plus en plus déconsidérée si ce n'est niée.


Pas un jour sans nouvelle injonction, sans programmation de nouvelle réunion, sans mail professionnel nécessairement urgent. A l'échelle des établissements, académique ou nationale, les cas de dépressions, de burn-out, de démissions ou pire encore, de suicide, atteignent des sommets inégalés.

Les candidats au Capes en viennent même à manquer et beaucoup de nouveaux reçus n'ont pas les épaules pour supporter cette pression.


Le "management" imposé dans le secteur public ressemble décidément de plus en plus à celui du privé. Mais cela ne suffit plus, la loi travail dite loi El Khomri s'ingénie à flexibiliser encore davantage le travail, à faciliter les licenciements mais aussi à supprimer la durée légale du travail ou encore à réduire le temps de pause entre deux jours de travail, ou pis, à supprimer la durée minimum légale de l'arrêt de travail (déjà bien court) de deux jours en cas de perte d'un membre de la famille.


Chers(ères), collègues, chers(ères) ami(e)s, ne nous leurrons pas, si une telle loi passe pour le privé, nous en serons les prochaines victimes. Rappelons-nous ce qu'ils ont fait pour les retraites ! Rappelons nous la déclaration d' E. Macron remettant en cause le statut des fonctionnaires et la garantie du maintien dans l'emploi. Si nous ne stoppons pas dans l’œuf cette funeste initiative, nous serons trop peu et trop faibles pour résister. Au delà de la solidarité envers nos proches, et sans même évoquer l'avenir de nos enfants, c'est de nous, de notre quotidien immédiat dont il s'agit.


Il est grand temps de dire ASSEZ !, nous valons mieux que ça. Je sais bien ce que cela coûte de perdre une journée de salaire, mais songeons à ce qu'il nous en coûtera, au quotidien, dans nos vies personnelle, familiale et professionnelle si nous ne luttons pas. Les thuriféraires de ce texte, du Medef au gouvernement ne comptent que sur notre abattement, notre épuisement, notre dégoût pour en finir avec nos droits, si difficilement acquis. Les urnes de 2017 arriveront trop tard, et qui sait ce qui en sortira ?


Pour ces raisons, je serai en grève jeudi 31 mars, pour ces raisons je serai dans la rue aux côtés des lycéens, des étudiants, des salariés du privé et du public, des retraités. J'espère de tout cœur vous trouver également à mes côtés, tous ensemble.


Merci,

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 01:02

Bonjour à tous,


Chacun d'entre nous le constate : Chaque jour, la pression qui s'exerce sur notre travail s'accentue, les contraintes croissantes sur notre temps de présence se multiplient, la flexibilité de nos emplois du temps et donc de nos vies privées gagne du terrain.

Au fil des années notre travail perd de son sens : nos conseils sont de plus en ignorés, voire écartés, notre capacité à lutter contre la reproduction sociale s'amenuise et notre expertise pédagogique est de plus en plus déconsidérée si ce n'est niée.


Pas un jour sans nouvelle injonction, sans programmation de nouvelle réunion, sans mail professionnel nécessairement urgent. A l'échelle des établissements, académique ou nationale, les cas de dépressions, de burn-out, de démissions ou pire encore, de suicide, atteignent des sommets inégalés. Les candidats au Capes en viennent même à manquer et beaucoup de nouveaux reçus n'ont pas les épaules pour supporter cette pression.


Le "management" imposé dans le secteur public ressemble décidément de plus en plus à celui du privé. Mais cela ne suffit plus, la loi travail dite loi El Khomri s'ingénie à flexibiliser encore davantage le travail, à faciliter les licenciements mais aussi à supprimer la durée légale du travail ou encore à réduire le temps de pause entre deux jours de travail, ou pis, à supprimer la durée minimum légale de l'arrêt de travail (déjà bien court) de deux jours en cas de perte d'un membre de la famille.


Chers(ères), collègues, chers(ères) ami(e)s, ne nous leurrons pas, si une telle loi passe pour le privé, nous en serons les prochaines victimes. Rappelons-nous ce qu'ils ont fait pour les retraites ! Rappelons nous la déclaration d' E. Macron remettant en cause le statut des fonctionnaires et la garantie du maintien dans l'emploi.

Si nous ne stoppons pas dans l’œuf cette funeste initiative, nous serons trop peu et trop faibles pour résister.

Au delà de la solidarité envers nos proches, et sans même évoquer l'avenir de nos enfants, c'est de nous, de notre quotidien immédiat dont il s'agit.


Il est grand temps de dire ASSEZ !, nous valons mieux que ça. Je sais bien ce que cela coûte de perdre une journée de salaire, mais songeons à ce qu'il nous en coûtera, au quotidien, dans nos vies personnelle, familiale et professionnelle si nous ne luttons pas. Les thuriféraires de ce texte, du Medef au gouvernement ne comptent que sur notre abattement, notre épuisement, notre dégoût pour en finir avec nos droits, si difficilement acquis.

Les urnes de 2017 arriveront trop tard, et qui sait ce qui en sortira ?


Pour ces raisons, je serai en grève jeudi 31 mars, pour ces raisons je serai dans la rue aux côtés des lycéens, des étudiants, des salariés du privé et du public, des retraités. J'espère de tout cœur vous trouver également à mes côtés, tous ensemble.


Merci,



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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 01:02

Bonjour à tous,


Chacun d'entre nous le constate : Chaque jour, la pression qui s'exerce sur notre travail s'accentue, les contraintes croissantes sur notre temps de présence se multiplient, la flexibilité de nos emplois du temps et donc de nos vies privées gagne du terrain.

Au fil des années notre travail perd de son sens : nos conseils sont de plus en ignorés, voire écartés, notre capacité à lutter contre la reproduction sociale s'amenuise et notre expertise pédagogique est de plus en plus déconsidérée si ce n'est niée.


Pas un jour sans nouvelle injonction, sans programmation de nouvelle réunion, sans mail professionnel nécessairement urgent. A l'échelle des établissements, académique ou nationale, les cas de dépressions, de burn-out, de démissions ou pire encore, de suicide, atteignent des sommets inégalés. Les candidats au Capes en viennent même à manquer et beaucoup de nouveaux reçus n'ont pas les épaules pour supporter cette pression.


Le "management" imposé dans le secteur public ressemble décidément de plus en plus à celui du privé. Mais cela ne suffit plus, la loi travail dite loi El Khomri s'ingénie à flexibiliser encore davantage le travail, à faciliter les licenciements mais aussi à supprimer la durée légale du travail ou encore à réduire le temps de pause entre deux jours de travail, ou pis, à supprimer la durée minimum légale de l'arrêt de travail (déjà bien court) de deux jours en cas de perte d'un membre de la famille.


Chers(ères), collègues, chers(ères) ami(e)s, ne nous leurrons pas, si une telle loi passe pour le privé, nous en serons les prochaines victimes. Rappelons-nous ce qu'ils ont fait pour les retraites ! Rappelons nous la déclaration d' E. Macron remettant en cause le statut des fonctionnaires et la garantie du maintien dans l'emploi.

Si nous ne stoppons pas dans l’œuf cette funeste initiative, nous serons trop peu et trop faibles pour résister.

Au delà de la solidarité envers nos proches, et sans même évoquer l'avenir de nos enfants, c'est de nous, de notre quotidien immédiat dont il s'agit.


Il est grand temps de dire ASSEZ !, nous valons mieux que ça. Je sais bien ce que cela coûte de perdre une journée de salaire, mais songeons à ce qu'il nous en coûtera, au quotidien, dans nos vies personnelle, familiale et professionnelle si nous ne luttons pas. Les thuriféraires de ce texte, du Medef au gouvernement ne comptent que sur notre abattement, notre épuisement, notre dégoût pour en finir avec nos droits, si difficilement acquis.

Les urnes de 2017 arriveront trop tard, et qui sait ce qui en sortira ?


Pour ces raisons, je serai en grève jeudi 31 mars, pour ces raisons je serai dans la rue aux côtés des lycéens, des étudiants, des salariés du privé et du public, des retraités. J'espère de tout cœur vous trouver également à mes côtés, tous ensemble.


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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 01:02

Bonjour à tous,


Chacun d'entre nous le constate : Chaque jour, la pression qui s'exerce sur notre travail s'accentue, les contraintes croissantes sur notre temps de présence se multiplient, la flexibilité de nos emplois du temps et donc de nos vies privées gagne du terrain.

Au fil des années notre travail perd de son sens : nos conseils sont de plus en ignorés, voire écartés, notre capacité à lutter contre la reproduction sociale s'amenuise et notre expertise pédagogique est de plus en plus déconsidérée si ce n'est niée.


Pas un jour sans nouvelle injonction, sans programmation de nouvelle réunion, sans mail professionnel nécessairement urgent. A l'échelle des établissements, académique ou nationale, les cas de dépressions, de burn-out, de démissions ou pire encore, de suicide, atteignent des sommets inégalés. Les candidats au Capes en viennent même à manquer et beaucoup de nouveaux reçus n'ont pas les épaules pour supporter cette pression.


Le "management" imposé dans le secteur public ressemble décidément de plus en plus à celui du privé. Mais cela ne suffit plus, la loi travail dite loi El Khomri s'ingénie à flexibiliser encore davantage le travail, à faciliter les licenciements mais aussi à supprimer la durée légale du travail ou encore à réduire le temps de pause entre deux jours de travail, ou pis, à supprimer la durée minimum légale de l'arrêt de travail (déjà bien court) de deux jours en cas de perte d'un membre de la famille.


Chers(ères), collègues, chers(ères) ami(e)s, ne nous leurrons pas, si une telle loi passe pour le privé, nous en serons les prochaines victimes. Rappelons-nous ce qu'ils ont fait pour les retraites ! Rappelons nous la déclaration d' E. Macron remettant en cause le statut des fonctionnaires et la garantie du maintien dans l'emploi.

Si nous ne stoppons pas dans l’œuf cette funeste initiative, nous serons trop peu et trop faibles pour résister.

Au delà de la solidarité envers nos proches, et sans même évoquer l'avenir de nos enfants, c'est de nous, de notre quotidien immédiat dont il s'agit.


Il est grand temps de dire ASSEZ !, nous valons mieux que ça. Je sais bien ce que cela coûte de perdre une journée de salaire, mais songeons à ce qu'il nous en coûtera, au quotidien, dans nos vies personnelle, familiale et professionnelle si nous ne luttons pas. Les thuriféraires de ce texte, du Medef au gouvernement ne comptent que sur notre abattement, notre épuisement, notre dégoût pour en finir avec nos droits, si difficilement acquis.

Les urnes de 2017 arriveront trop tard, et qui sait ce qui en sortira ?


Pour ces raisons, je serai en grève jeudi 31 mars, pour ces raisons je serai dans la rue aux côtés des lycéens, des étudiants, des salariés du privé et du public, des retraités. J'espère de tout cœur vous trouver également à mes côtés, tous ensemble.


Merci,



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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 18:02

2000 jeunes essentiellement des lycéens ont manifesté contre la loi el khomri aujourd'hui à Marseille
Une vingtaine de militants du snes et de la fsu était présents
La police a eu une attitude très provocatrice qui s'est soldée par des coups, des lancers de grenades lacrymogènes
Plusieurs militants de la fsu ont été bousculés en tentant de s'interposer.
Cette attitude est inadmissible, le gouvernement joue le durcissement et tente de discréditer le mouvement de la jeunesse
la fsu a demandé une audience au préfet et va publier une lettre ouverte à celui ci


J'ai déjà communiqué avec la presse cette après midi


Une déclaration commune CGT, FSU, Solidaires, FO est en préparation
Le congrès académique du Snes a voté une déclaration à l'unanimité.


Un lycéen du lycée Victor Hugo passe en procés (comparution immédiate) demain matin à 8h30


Alain Barlatier

secrétaire de la FSU 13

======================================================================

Marseille, le 17 Mars 2016


Monsieur le Préfet,
Lors de la manifestation organisée par les syndicats lycéens et étudiants contre le projet de loi El Khomri (avec le soutien des organisations syndicales de salariés CGT FSU FO Solidaires), le jeudi 17 mars, un certain nombre de violences ont eu lieu à l'encontre des manifestants.
Notre organisation considère que vos services sont à l'origine de cette situation.
Nous vous demandons une entrevue afin d'en parler de vive voix, de vous exposer notre version des faits et nos témoignages et surtout d'aborder la façon dont les prochaines manifestations vont être gérées.
Nous considérons que le gouvernement porte l'entière responsabilité de cette situation.
Nous vous demandons d'intervenir afin que les poursuites à l'encontre du jeune lycéen arrêté lors de la manifestation cessent, dans un souci d'apaisement.
Nous sommes disponibles à tout moment pour vous rencontrer.


Dans l'attente, je vous prie de recevoir Monsieur le Préfet, l'assurance de notre attachement aux libertés démocratiques et au droit de manifester.


Pour la FSU des Bouches du Rhône
le secrétaire général
Alain Barlatier


contact 0622391041

========================================================================

Comme dit Eddy Mitchell, si Valls et Hollande sont de gauche, je suis curé!

Ce gouvernement, par ce qu'il prétend mettre en place, offre à la droite l'occasion, les moyens et la possibilité de faire pire.

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 18:24

Démocratie et socialisme

Gérard Filoche

Des salariés sans ceinture de sécurité ni airbag !

Le cœur du projet n’est pas modifié : Retrait !

La ministre du Travail affirme que l’objectif essentiel de son projet de loi est de faciliter la négociation entre les syndicats et le patronat. C’est faux !

Absolument rien ne s’oppose, dans le droit du travail actuel, à ce qu’une négociation puisse se tenir et aboutir, dans une branche d’activité comme dans une entreprise. L’enjeu du projet de loi El Khomri est d’une toute autre nature.

Avec le Code du travail actuel

Lorsqu’un accord d’entreprise est signé, il trouve deux limites à sa validité. D’abord, il ne peut s’appliquer que si les règles qu’il fixe sont plus favorables aux salariés que l’accord de branche. C’est la ceinture de sécurité. Ensuite, en cas d’absence, ou de silence, d’un accord de branche, il ne peut s’appliquer que si les règles qu’il fixe sont plus favorables aux salariés que la loi. C’est l’airbag.

Avec le projet de loi El Khomri, la ceinture de sécurité et l’airbag disparaissent

Les accords de branche perdent leur caractère protecteur. Ils ne peuvent s’appliquer que lorsqu’un accord d’entreprise ne fixe pas la règle. Si l’accord d’entreprise est plus défavorable aux salariés que l’accord de branche, tant pis, il s’appliquera quand même. La ceinture de sécurité disparaît.

Les règles protectrices définies légalement sont réduites à leur plus simple expression dans le projet de loi. L’ordre public social, fruit de multiples luttes sociales et politiques pendant plus d’un siècle, cesse de protéger le plus faible. L’airbag part en fumée.

L’accord d’entreprise devient la principale source du droit du travail

L’entreprise est le lieu où les salariés sont les plus fragiles, les plus vulnérables au chantage à l’emploi. C’est, bien sûr, pour cette raison que le Medef soutient le projet de loi. Il veut négocier avec des salariés sans protection, là où le rapport de forces leur est le plus défavorable.

Les « aménagements » annoncés par le gouvernement, le 14 mars, laissent intact le cœur du projet de loi

Le rapport de forces créé par les 400 à 500 000 jeunes et salariés qui ont manifesté le 9 mars, l’activité intense de la jeunesse sur les réseaux sociaux, les 1,3 millions de signataires de la pétition « Loi Travail : non merci ! » , la très forte opposition au projet de loi au sein même du Parti socialiste, ont obligé François Hollande et Manuel Valls à commencer à reculer. (Voir l’article de cette Lettre : « Les concessions fort limitées de Manuel Valls » )

Ces « aménagements » laissent indemnes le cœur du projet de loi, ce qui l’irrigue et le structure : la suppression de la ceinture de sécurité et de l’airbag qui protègent aujourd’hui les salariés. Il y a bel et bien une volonté d’inverser la « hiérarchie des normes » pour qu’un accord d’entreprise puisse être moins favorable aux salariés que la loi ou qu’un accord de branche.

Pour Alain Juppé, l’avant-projet de loi El Khomri était d’inspiration libérale. Est-ce que les reculs très limités opérés le 13 mars en font un texte « social » ? Certainement pas !

Ce projet de loi n’est pas amendable : la seule perspective réaliste est son retrait.

Des salariés sans ceinture de sécurité ni airbag !

Le cœur du projet n’est pas modifié : Retrait !

La ministre du Travail affirme que l’objectif essentiel de son projet de loi est de faciliter la négociation entre les syndicats et le patronat. C’est faux ! Absolument rien ne s’oppose, dans le droit du travail actuel, à ce qu’une négociation puisse se tenir et aboutir, dans une branche d’activité comme dans une entreprise. L’enjeu du projet de loi El Khomri est d’une toute autre nature.

  • Avec le Code du travail actuel

Lorsqu’un accord d’entreprise est signé, il trouve deux limites à sa validité. D’abord, il ne peut s’appliquer que si les règles qu’il fixe sont plus favorables aux salariés que l’accord de branche. C’est la ceinture de sécurité. Ensuite, en cas d’absence, ou de silence, d’un accord de branche, il ne peut s’appliquer que si les règles qu’il fixe sont plus favorables aux salariés que la loi. C’est l’airbag.

  • Avec le projet de loi El Khomri, la ceinture de sécurité et l’airbag disparaissent

Les accords de branche perdent leur caractère protecteur. Ils ne peuvent s’appliquer que lorsqu’un accord d’entreprise ne fixe pas la règle. Si l’accord d’entreprise est plus défavorable aux salariés que l’accord de branche, tant pis, il s’appliquera quand même. La ceinture de sécurité disparaît.

Les règles protectrices définies légalement sont réduites à leur plus simple expression dans le projet de loi. L’ordre public social, fruit de multiples luttes sociales et politiques pendant plus d’un siècle, cesse de protéger le plus faible. L’airbag part en fumée.

  • L’accord d’entreprise devient la principale source du droit du travail

L’entreprise est le lieu où les salariés sont les plus fragiles, les plus vulnérables au chantage à l’emploi. C’est, bien sûr, pour cette raison que le Medef soutient le projet de loi. Il veut négocier avec des salariés sans protection, là où le rapport de forces leur est le plus défavorable.

  • Les « aménagements » annoncés par le gouvernement, le 14 mars, laissent intact le cœur du projet de loi

Le rapport de forces créé par les 400 à 500 000 jeunes et salariés qui ont manifesté le 9 mars, l’activité intense de la jeunesse sur les réseaux sociaux, les 1,3 millions de signataires de la pétition « Loi Travail : non merci ! » , la très forte opposition au projet de loi au sein même du Parti socialiste, ont obligé François Hollande et Manuel Valls à commencer à reculer. (Voir l’article de cette Lettre : « Les concessions fort limitées de Manuel Valls » )

Ces « aménagements » laissent indemnes le cœur du projet de loi, ce qui l’irrigue et le structure : la suppression de la ceinture de sécurité et de l’airbag qui protègent aujourd’hui les salariés. Il y a bel et bien une volonté d’inverser la « hiérarchie des normes » pour qu’un accord d’entreprise puisse être moins favorable aux salariés que la loi ou qu’un accord de branche.

Pour Alain Juppé, l’avant-projet de loi El Khomri était d’inspiration libérale. Est-ce que les reculs très limités opérés le 13 mars en font un texte « social » ? Certainement pas !

Ce projet de loi n’est pas amendable : la seule perspective réaliste est son retrait.

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 09:53

Communiqué de la FSU 13


Contre les violences de l’extrême droite à Aix et dans le pays d’Aix


Rassemblement pour les libertés et la démocratie Samedi 19 mars 16 h La Rotonde


Dans un contexte de montée inquiétante de l’extrême droite et du poids électoral du FN, la libération de la parole raciste engendre un essor de la haine et de la violence de cette extrême droite décomplexée visible dans nos rues.
A Aix des agressions verbales et physiques récurrentes, avec parfois menaces de mort, ont lieu contre les cibles traditionnelles de l’extrême droite : partis politiques de gauche (local du PCF, réunions organisées par le PS,…) et les organisations de défense des droits humains, en l’espèce le Cercle de silence qui se tient régulièrement aux Allées provençales.
Des militants royalistes et identitaires ont manifesté le 30 janvier dernier, date anniversaire de l’accession d’Hitler au pouvoir en 1933, dans le centre-ville d’Aix. Des propagandistes racistes commémorent chaque année à Roquevaire les manifestations sanglantes du 6 février 1934, date à laquelle les ligues nationalistes ont tenté de renverser la République.
Ne laissons pas la rue à ces groupes fascisants !
Face à la violence, à la haine, opposons la force du nombre, pacifique et déterminée, pour défendre nos valeurs, celles qui fondent l’identité réelle de la France.
Rassemblons-nous contre le racisme, pour la fraternité, la solidarité et l'égalité des droits.
Pour que vivent la Démocratie et la République !

Premiers signataires appelant au rassemblement : FSU13, UL-CGT Aix, UL-CFDT Aix, Solidaires 13, PS, MJS, PCF, Ensemble !, Partit Occitan, Génération Écologie, EELV, PG, Union des Démocrates et des Écologistes, Aix Solidarité, ATTAC Aix, Les Déconnomistes, LDH, UNEF, Osez le féminisme 13 !, LICRA, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Résister Aujourd’hui, Visa 13, ATMF.

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 20:30

Communiqué
de la CGT 13, FSU 13, SOLIDAIRES 13, UNEF 13, UNL
13




Tous mobilisés
Pour le retrait du Projet de LOI TRAV
AIL






Le projet de loi Travail qui fait suite aux lois, compétitivité, Macron, Rebsamen, attaque les 35 heures, le contrat de travail, sécurise les patrons qui licencient sans motif et rend légal le chantage à l’emploi.


Ce texte porté par la ministre El khomri, pour le gouvernement, repend toutes les revendications patronales.
Il s’agit d’une véritable casse du droit du travail, remettant en cause notre modèle social. L’ensemble de ses dispositions sont des attaques contre les salariés du privé comme du public, des jeunes, des privés d’emploi, des retraités.


Les organisations syndicales CGT13, FSU13, Solidaires13, UNEF 13, UNL 13 appellent à se mobiliser contre cette loi, et revendiquent son retrait.






Mobilisons-nous
, le 9 mars 2016


Rassemblement 11h30


Place Général De Gaulle – Marseille





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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 17:56

La com gouvernementale prétend que les opposants au projet de loi El Khomry ne l'ont pas lu et que c'est affaire de "pédagogie". C'est une blague et les critiques sont, hélas, toutes fondées! La preuve ci-dessous.

Contribution FSU sur le projet de loi travail

Une approche générale du texte :

Après les différents rapports publiés (Combrexelle et Badinter), les lois de sécurisation de l'emploi (Macron, Rebsamen), le projet de loi "visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs" constitue pour la FSU un élément supplémentaire dans la réduction les droits et garanties offertes aux salariés et aux jeunes.

Sans faire une liste exhaustive, voici quelques grands paramètres de ce texte qui ne sont pas acceptables pour la FSU :

- la barémisation des indemnités prud'homales en situation de licenciements abusifs,

- l'inversion de la hiérarchie des normes qui donne le privilège aux accords d'entreprises, leurs durées étant par ailleurs limitées à 5 ans (alors qu'aujourd'hui il n'y a pas de limite),

- le fait que dans les entreprises de moins de 50 salariés, en ce qui concerne le fractionnement du repos quotidien et la modulation du temps de travail, il n'y aura plus besoin d'accord collectif. L'initiative de l'employeur suffira,

- les références à la durée maximale du travail et aux 35 heures sont proprement remises en cause. En effet, les durées maximales de 10h par jour pourront être portées à 12h, les 48h maximales par semaine portées à 60h,

- pour modifier la durée du travail et les salaires, alors que jusqu'ici devait être prise en compte la situation économique de l'entreprise avec plusieurs critères s'ajoute désormais la notion de "développement de l'emploi" permettant par accord collectif d'entreprise de procéder à des modifications. Cela conduirait par exemple à un licenciement pour motif personnel et non plus pour motif économique d'un salarié refusant l'augmentation du temps de travail sans augmentation salariale ou de la diminution du salaire,

- l’appréciation de l'activité économique de l'entreprise est limitée au seul territoire national ou au seul secteur d'activité concerné ce qui lève bien des contraintes pour les grands groupes internationaux,

- le temps de travail des apprentis mineurs pourra être étendu à 10h par jour et 40h par semaine par simple décision patronale,

- des dispositions relatives à la formation professionnelle sont pour le moins préoccupantes...

Pour la FSU, « la loi protège le faible » et le rôle de la négociation collective n'est pas de revenir sur les dispositions protectrices de la loi.

La remise en cause dès l'article 3 de la notion de durée légale du travail relève d'un retour en arrière sans précédent sur la construction juridique.

En outre, l'ordonnancement d'une nouvelle hiérarchie des normes ferait de la relation de travail une relation sociale dont la nature différente serait ainsi reconnue par la loi.

De même la « délégislation » de la définition de l'astreinte ouvre la porte à une corvéabilité des temps hors travail… de même avec la question des « heures supplémentaires » ouverte par la disparition de la durée légale et par la possibilité d'annualiser le décompte des heures travaillées.

De plus, le droit généré par des dispositions contractuelles selon les branches devient à ce point complexe qu'il est prévu des services d'information dédiés en appui aux entreprises (article 28). Un service similaire existera-t-il pour les salarié-es ? Les organisations professionnelles des employeurs seraient dispensées de rendre ce service quand les organisations syndicales devront l'organiser pour les salarié-es.

Le dialogue social dans les branches et les entreprises doit avoir d'autres fonctions que celles d'élaborer un droit spécifique... Allonger la liste des sujets de négociation pèsera de toute évidence sur la vie syndicale.

Au-delà de cette approche générale, un point sur les questions relatives à la formation professionnelle :

Art 6 :

- L'assouplissement de la possibilité de dérogation au temps de travail pour les apprentis (journée de 8h, semaine de 40h) au motif de développer l'apprentissage pour « l’adapter au rythme de la communauté de travail dans laquelle il évolue » ne lève aucun frein à l'apprentissage des jeunes (la durée réglementaire n'est actuellement pas contrôlée) mais permettra à certain de les exploiter encore davantage.

La FSU rappelle qu'un apprenti n'est pas un salarié mais un jeune en formation.

Art 32 :

- La délivrance d’attestation de compétences en cas de rupture de contrat d’apprentissage ainsi que le découpage des diplômes professionnels en blocs de compétences va impacter aussi la formation professionnelle initiale sous statut scolaire. Les difficultés de mise en œuvre pédagogique et la lourdeur des dispositifs de validation vont détériorer encore davantage les conditions de travail des enseignant-es, formatrices et formateurs.

N'y a-t-il pas là une approche par « crédits » de formation qui est ainsi ouverte, sinon rendue possible qui permettrait de générer des jeunes travailleurs objectivement sous-qualifiés, juste adaptés à l'instant T à un poste ou une tâche déterminée et bien sûr payés en conséquence ?

- Des établissements d'enseignement secondaire privés et hors contrat pourraient être bénéficiaires de la taxe d'apprentissage. Un détournement de fond au détriment des établissements publics. Cela diminuerait encore la part « hors quota » dont les lycées et collèges publics peuvent bénéficier. Rappelons que les établissements publics ont déjà largement souffert de la dernière réforme de la taxe d’apprentissage (ils ont perdu en moyenne 30%, selon leurs gestionnaires).

Le ministère du travail s'était engagé à ce que cette réforme ne les impacte pas, et qu'il en ferait un bilan. Où est ce bilan ?

Art 33 :

Elargissement des conditions d’éligibilité au contrat de professionnalisation, lequel pourrait être signé pour l’acquisition de compétences professionnelles identifiées par le salarié et l’employeur sans que ces dernières correspondent aux qualifications prévues à l’article L. 6314-1 du même code. Cette disposition ne va pas dans le sens d’une amélioration de la qualité des formations proposées. Le risque existe de la mise en place de formations a minima pour les demandeurs d’emplois les moins qualifiés.

Art 34 :

Des modifications sur la VAE qui interrogent : la durée de l'expérience serait portée de 3 ans à un an ; si l'on prend au sérieux l'idée que l'expérience au travail permet d'acquérir des qualifications, encore faut-il une durée minimum. Un an apparaît peu. L'illusion que le diplôme pourrait être acquis au terme d'une année d'expérience peut même détourner certain-es d'un projet de formation qualifiante. La VAE est aussi un processus mental, intellectuel, psychologique de prise de distance avec l'activité de travail pour en ressortir l'identification des connaissances et des compétences acquises… Cela demande du temps, pour le salarié au travail, mais aussi pour le salarié « observant » son travail pour en objectiver les acquis et pouvoir les réinvestir : ce que sanctionne l'attribution d'un diplôme...

La VAE par blocs de compétences interroge d'autant plus que la notion de blocs de compétences n'est pas à ce jour stabilisée. Mais la vraie question est ailleurs : la VAE a effectivement du mal à s'imposer en grande partie parce qu'elle n'apporte pas grand-chose aux salariés. En d'autres termes, les employeurs freinent la reconnaissance de ces qualifications obtenues par leurs salariés, il en est de même d'ailleurs pour les formations continues qualifiantes. Une politique ambitieuse dans ce domaine devrait s'appuyer sur le concept de « promotion sociale », malheureusement oublié depuis des décennies.

Art 35 :

Il semble que la formation est, par cette nouvelle rédaction du II de l'article L 6323-16 encore plus que précédemment soumise à une logique adéquationniste en fonction des besoins des employeurs de chaque branche.

Art 36 :

L'article commence par supprimer l'accès au support d'information national de l'offre de formation actuellement prévu par le L6111-7… Dans le contexte lourd d'enjeux pour l'orientation avec la mise en œuvre des SPRO, ce ne peut pas être un hasard...

Il est en outre prévu une enquête annuelle « qualitative » mesurant le taux d'insertion à la sortie des lycées et des CFA rendue publique afin de donner aux jeunes et à leurs parents les moyens d'un choix éclairé et pousser chaque établissement à améliorer ses performances (voir l'exposé des motifs).

Cette disposition est très inquiétante par ses entrées :

− « performances » (va-t-on exclure les jeunes en difficulté qui pèsent sur les performances ?),

− illusion de l'adéquation formation / emploi,

− motivation d'orientation.

Déjà aujourd'hui des CFA se débarrassent en début de formation des apprentis qu'ils jugent trop loin de la réussite. En fait, l'insertion des jeunes ne dépend pas du mode de formation, mais quasi exclusivement des politiques d'embauche des entreprises ou organismes, collectivités qu'ils rencontrent en cours de formation ou dans leurs démarches de recherche du premier emploi. Nombre d'entreprises qui « prennent » beaucoup d'apprentis n'en embauchent aucun, et les jeunes se retrouvent dans les mêmes difficultés que celles de leurs camarades formés sous statut scolaire. Les enquêtes CEREQ montrent que l'avantage des apprentis à ce niveau n'est que de quelques points et qu'il est éphémère.

Cette mesure s'écarte de l’intérêt qu'il peut y avoir à suivre ces taux d'insertion pour construire des politiques publiques répondant aux besoins sociaux.

D'une façon générale ce qui est proposé pour les apprentis mineurs (travail de nuit, fin de la limitation à 8h par jour..) est inacceptable et notamment si l'on considère que ces formations initiales doivent également former l'homme (la femme), et le citoyen.... Il fallait au contraire construire des protections spécifiques pour ces jeunes en formation, lutte contre les discriminations, le harcèlement, les violences psychologiques et physiques...

Remarques sur les articles concernant les agents publics

Art 23 :

Habilitation à prendre par ordonnance les mesures visant à créer le CPA pour les agents publics : la FSU regrette la création d'une coquille vide et que les discussions n'aient pas commencé dans la Fonction publique...

Art 37 :

Il faudrait que le véhicule législatif pour ce sujet relève de la loi déontologie...

Il veut régler l'exclusion du droit au CDI des contractuels des GRETA, oubliant que des contractuels de droit public exercent dans certains CFA (livre 6, titre III du code du travail) et que l'enseignement agricole est concerné, notamment les CFPPA.

La FSU avait d'ailleurs déposé un amendement au projet de loi déontologie de suppression du dernier alinéa de l'article 6 bis de la loi 84-16. (voir en annexe).

Le gouvernement fait le choix de la loi travail, faute d'avoir retenu l'amendement évoqué plus haut. A défaut, l'article 37 doit être complété en insérant les contractuels des CFA et ceux des CFPPA (réf. code rural et de la pêche)

Par ailleurs, cet article autorisera les contrats en catégorie B et C jusqu'à 100 % pour les GRETA et les missions de FC des universités. Le temps incomplet prévu par la loi visait à limiter le recours aux contrats. Ceux-ci se sont généralisés avec la quasi disparition des postes gagés et on répond à un problème sérieux (des agents précarisés par les temps incomplets) en créant une dérogation de plus au principe de l'occupation des emplois par des fonctionnaires ; cette proposition entre en contradiction avec la politique de sortie de dérogation des établissements publics dérogatoires engagée par le gouvernement (travail réglementaire et projet de loi déontologie).

___________________________________________________________________________

Annexe 1 : Exposé des motifs et amendement FSU porté dans le débat au Sénat sur le projet de loi déontologie.

Un récent arrêt du Conseil d’Etat (389989) du 16 décembre 2015 oppose aux agents contractuels des GRETA le dernier alinéa de l’article 6 bis de la loi du 16 janvier 1984 pour leur contester la conclusion d’un contrat à durée indéterminée.

Cet alinéa, reprenant une formulation de la directive européenne 1999/70/CEE transposée par la loi 2005-843 du 26 juillet 2005, stipule : « Seul le premier alinéa s'applique aux contrats conclus pour la mise en œuvre d'un programme de formation, d'insertion, de reconversion professionnelle ou de formation professionnelle d'apprentissage. »

Pourtant, la mise en œuvre des programmes de formation, d'insertion de reconversion professionnelle ou de formation professionnelle d'apprentissage correspond à un besoin permanent. Le dernier alinéa de l'article 6 bis de la loi 84-16 du 11 janvier 1984 est opposé aux personnels de la MLDS, des GRETA, CFA publics, CFPPA pour leur refuser la conclusion d'un CDI quand bien même ils remplissent toutes les autres conditions. La FSU demande la suppression de cet alinéa ; la durée de 6 années pour des fonctions de même catégorie hiérarchique suffit à écarter du droit à un CDI un contractuel qui serait recruté dans le cadre d'une formation en alternance.

Amendement proposé par la FSU

« Le dernier alinéa de l’article 6 bis de la loi 84-16 est supprimé ».

Contribution FSU sur le projet de loi travail

Une approche générale du texte :

Après les différents rapports publiés (Combrexelle et Badinter), les lois de sécurisation de l'emploi (Macron, Rebsamen), le projet de loi "visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs" constitue pour la FSU un élément supplémentaire dans la réduction les droits et garanties offertes aux salariés et aux jeunes.


Sans faire une liste exhaustive, voici quelques grands paramètres de ce texte qui ne sont pas acceptables pour la FSU :

- la barémisation des indemnités prud'homales en situation de licenciements abusifs,

- l'inversion de la hiérarchie des normes qui donne le privilège aux accords d'entreprises, leurs durées étant par ailleurs limitées à 5 ans (alors qu'aujourd'hui il n'y a pas de limite),

- le fait que dans les entreprises de moins de 50 salariés, en ce qui concerne le fractionnement du repos quotidien et la modulation du temps de travail, il n'y aura plus besoin d'accord collectif. L'initiative de l'employeur suffira,

- les références à la durée maximale du travail et aux 35 heures sont proprement remises en cause. En effet, les durées maximales de 10h par jour pourront être portées à 12h, les 48h maximales par semaine portées à 60h,

- pour modifier la durée du travail et les salaires, alors que jusqu'ici devait être prise en compte la situation économique de l'entreprise avec plusieurs critères s'ajoute désormais la notion de "développement de l'emploi" permettant par accord collectif d'entreprise de procéder à des modifications. Cela conduirait par exemple à un licenciement pour motif personnel et non plus pour motif économique d'un salarié refusant l'augmentation du temps de travail sans augmentation salariale ou de la diminution du salaire,

- l’appréciation de l'activité économique de l'entreprise est limitée au seul territoire national ou au seul secteur d'activité concerné ce qui lève bien des contraintes pour les grands groupes internationaux,

- le temps de travail des apprentis mineurs pourra être étendu à 10h par jour et 40h par semaine par simple décision patronale,

- des dispositions relatives à la formation professionnelle sont pour le moins préoccupantes...

Pour la FSU, « la loi protège le faible » et le rôle de la négociation collective n'est pas de revenir sur les dispositions protectrices de la loi.

La remise en cause dès l'article 3 de la notion de durée légale du travail relève d'un retour en arrière sans précédent sur la construction juridique.

En outre, l'ordonnancement d'une nouvelle hiérarchie des normes ferait de la relation de travail une relation sociale dont la nature différente serait ainsi reconnue par la loi.

De même la « délégislation » de la définition de l'astreinte ouvre la porte à une corvéabilité des temps hors travail… de même avec la question des « heures supplémentaires » ouverte par la disparition de la durée légale et par la possibilité d'annualiser le décompte des heures travaillées.

De plus, le droit généré par des dispositions contractuelles selon les branches devient à ce point complexe qu'il est prévu des services d'information dédiés en appui aux entreprises (article 28). Un service similaire existera-t-il pour les salarié-es ? Les organisations professionnelles des employeurs seraient dispensées de rendre ce service quand les organisations syndicales devront l'organiser pour les salarié-es.

Le dialogue social dans les branches et les entreprises doit avoir d'autres fonctions que celles d'élaborer un droit spécifique... Allonger la liste des sujets de négociation pèsera de toute évidence sur la vie syndicale.

Au-delà de cette approche générale, un point sur les questions relatives à la formation professionnelle :

Art 6 :

- L'assouplissement de la possibilité de dérogation au temps de travail pour les apprentis (journée de 8h, semaine de 40h) au motif de développer l'apprentissage pour « l’adapter au rythme de la communauté de travail dans laquelle il évolue » ne lève aucun frein à l'apprentissage des jeunes (la durée réglementaire n'est actuellement pas contrôlée) mais permettra à certain de les exploiter encore davantage.

La FSU rappelle qu'un apprenti n'est pas un salarié mais un jeune en formation.

Art 32 :

- La délivrance d’attestation de compétences en cas de rupture de contrat d’apprentissage ainsi que le découpage des diplômes professionnels en blocs de compétences va impacter aussi la formation professionnelle initiale sous statut scolaire. Les difficultés de mise en œuvre pédagogique et la lourdeur des dispositifs de validation vont détériorer encore davantage les conditions de travail des enseignant-es, formatrices et formateurs.

N'y a-t-il pas là une approche par « crédits » de formation qui est ainsi ouverte, sinon rendue possible qui permettrait de générer des jeunes travailleurs objectivement sous-qualifiés, juste adaptés à l'instant T à un poste ou une tâche déterminée et bien sûr payés en conséquence ?

- Des établissements d'enseignement secondaire privés et hors contrat pourraient être bénéficiaires de la taxe d'apprentissage. Un détournement de fond au détriment des établissements publics. Cela diminuerait encore la part « hors quota » dont les lycées et collèges publics peuvent bénéficier. Rappelons que les établissements publics ont déjà largement souffert de la dernière réforme de la taxe d’apprentissage (ils ont perdu en moyenne 30%, selon leurs gestionnaires).

Le ministère du travail s'était engagé à ce que cette réforme ne les impacte pas, et qu'il en ferait un bilan. Où est ce bilan ?

Art 33 :

Elargissement des conditions d’éligibilité au contrat de professionnalisation, lequel pourrait être signé pour l’acquisition de compétences professionnelles identifiées par le salarié et l’employeur sans que ces dernières correspondent aux qualifications prévues à l’article L. 6314-1 du même code. Cette disposition ne va pas dans le sens d’une amélioration de la qualité des formations proposées. Le risque existe de la mise en place de formations a minima pour les demandeurs d’emplois les moins qualifiés.

Art 34 :

Des modifications sur la VAE qui interrogent : la durée de l'expérience serait portée de 3 ans à un an ; si l'on prend au sérieux l'idée que l'expérience au travail permet d'acquérir des qualifications, encore faut-il une durée minimum. Un an apparaît peu. L'illusion que le diplôme pourrait être acquis au terme d'une année d'expérience peut même détourner certain-es d'un projet de formation qualifiante. La VAE est aussi un processus mental, intellectuel, psychologique de prise de distance avec l'activité de travail pour en ressortir l'identification des connaissances et des compétences acquises… Cela demande du temps, pour le salarié au travail, mais aussi pour le salarié « observant » son travail pour en objectiver les acquis et pouvoir les réinvestir : ce que sanctionne l'attribution d'un diplôme...

La VAE par blocs de compétences interroge d'autant plus que la notion de blocs de compétences n'est pas à ce jour stabilisée. Mais la vraie question est ailleurs : la VAE a effectivement du mal à s'imposer en grande partie parce qu'elle n'apporte pas grand-chose aux salariés. En d'autres termes, les employeurs freinent la reconnaissance de ces qualifications obtenues par leurs salariés, il en est de même d'ailleurs pour les formations continues qualifiantes. Une politique ambitieuse dans ce domaine devrait s'appuyer sur le concept de « promotion sociale », malheureusement oublié depuis des décennies.

Art 35 :

Il semble que la formation est, par cette nouvelle rédaction du II de l'article L 6323-16 encore plus que précédemment soumise à une logique adéquationniste en fonction des besoins des employeurs de chaque branche.

Art 36 :

L'article commence par supprimer l'accès au support d'information national de l'offre de formation actuellement prévu par le L6111-7… Dans le contexte lourd d'enjeux pour l'orientation avec la mise en œuvre des SPRO, ce ne peut pas être un hasard...

Il est en outre prévu une enquête annuelle « qualitative » mesurant le taux d'insertion à la sortie des lycées et des CFA rendue publique afin de donner aux jeunes et à leurs parents les moyens d'un choix éclairé et pousser chaque établissement à améliorer ses performances (voir l'exposé des motifs).

Cette disposition est très inquiétante par ses entrées :

− « performances » (va-t-on exclure les jeunes en difficulté qui pèsent sur les performances ?),

− illusion de l'adéquation formation / emploi,

− motivation d'orientation.

Déjà aujourd'hui des CFA se débarrassent en début de formation des apprentis qu'ils jugent trop loin de la réussite. En fait, l'insertion des jeunes ne dépend pas du mode de formation, mais quasi exclusivement des politiques d'embauche des entreprises ou organismes, collectivités qu'ils rencontrent en cours de formation ou dans leurs démarches de recherche du premier emploi. Nombre d'entreprises qui « prennent » beaucoup d'apprentis n'en embauchent aucun, et les jeunes se retrouvent dans les mêmes difficultés que celles de leurs camarades formés sous statut scolaire. Les enquêtes CEREQ montrent que l'avantage des apprentis à ce niveau n'est que de quelques points et qu'il est éphémère.

Cette mesure s'écarte de l’intérêt qu'il peut y avoir à suivre ces taux d'insertion pour construire des politiques publiques répondant aux besoins sociaux.

D'une façon générale ce qui est proposé pour les apprentis mineurs (travail de nuit, fin de la limitation à 8h par jour..) est inacceptable et notamment si l'on considère que ces formations initiales doivent également former l'homme (la femme), et le citoyen.... Il fallait au contraire construire des protections spécifiques pour ces jeunes en formation, lutte contre les discriminations, le harcèlement, les violences psychologiques et physiques...

Remarques sur les articles concernant les agents publics

Art 23 :

Habilitation à prendre par ordonnance les mesures visant à créer le CPA pour les agents publics : la FSU regrette la création d'une coquille vide et que les discussions n'aient pas commencé dans la Fonction publique...

Art 37 :

Il faudrait que le véhicule législatif pour ce sujet relève de la loi déontologie...

Il veut régler l'exclusion du droit au CDI des contractuels des GRETA, oubliant que des contractuels de droit public exercent dans certains CFA (livre 6, titre III du code du travail) et que l'enseignement agricole est concerné, notamment les CFPPA.

La FSU avait d'ailleurs déposé un amendement au projet de loi déontologie de suppression du dernier alinéa de l'article 6 bis de la loi 84-16. (voir en annexe).

Le gouvernement fait le choix de la loi travail, faute d'avoir retenu l'amendement évoqué plus haut. A défaut, l'article 37 doit être complété en insérant les contractuels des CFA et ceux des CFPPA (réf. code rural et de la pêche)

Par ailleurs, cet article autorisera les contrats en catégorie B et C jusqu'à 100 % pour les GRETA et les missions de FC des universités. Le temps incomplet prévu par la loi visait à limiter le recours aux contrats. Ceux-ci se sont généralisés avec la quasi disparition des postes gagés et on répond à un problème sérieux (des agents précarisés par les temps incomplets) en créant une dérogation de plus au principe de l'occupation des emplois par des fonctionnaires ; cette proposition entre en contradiction avec la politique de sortie de dérogation des établissements publics dérogatoires engagée par le gouvernement (travail réglementaire et projet de loi déontologie).

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Annexe 1 : Exposé des motifs et amendement FSU porté dans le débat au Sénat sur le projet de loi déontologie.

Un récent arrêt du Conseil d’Etat (389989) du 16 décembre 2015 oppose aux agents contractuels des GRETA le dernier alinéa de l’article 6 bis de la loi du 16 janvier 1984 pour leur contester la conclusion d’un contrat à durée indéterminée.

Cet alinéa, reprenant une formulation de la directive européenne 1999/70/CEE transposée par la loi 2005-843 du 26 juillet 2005, stipule : « Seul le premier alinéa s'applique aux contrats conclus pour la mise en œuvre d'un programme de formation, d'insertion, de reconversion professionnelle ou de formation professionnelle d'apprentissage. »

Pourtant, la mise en œuvre des programmes de formation, d'insertion de reconversion professionnelle ou de formation professionnelle d'apprentissage correspond à un besoin permanent. Le dernier alinéa de l'article 6 bis de la loi 84-16 du 11 janvier 1984 est opposé aux personnels de la MLDS, des GRETA, CFA publics, CFPPA pour leur refuser la conclusion d'un CDI quand bien même ils remplissent toutes les autres conditions. La FSU demande la suppression de cet alinéa ; la durée de 6 années pour des fonctions de même catégorie hiérarchique suffit à écarter du droit à un CDI un contractuel qui serait recruté dans le cadre d'une formation en alternance.

Amendement proposé par la FSU

« Le dernier alinéa de l’article 6 bis de la loi 84-16 est supprimé ».

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Published by BARTET-BEAUQUIER
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