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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 11:40

En finir avec l’Europe

Sous la direction de Cédric Durand, La Fabrique, 2013

 

L’Union européenne va revenir à l’avant de l’actualité à l’occasion des prochaines élections au Parlement européen, fin mai 2014. La politique d’austérité menée dans l’ensemble des pays va peser très lourdement dans le scrutin. Le livre, « En finir avec l’Europe », pose un diagnostic sans concession sur l’échec de la construction européenne et sur la crise qui en découle et qui précipite les peuples dans la précarité.

Il règle leur compte aux promesses illusoires des européistes comme aux solutions miracles des souverainistes et les propositions qu’il fait ouvrent un débat essentiel.

Face aux dérives autoritaires et au « césarisme bureaucratique » de l’Union, il affirme l’impérieuse nécessité des combats sociaux, des luttes idéologiques et des percées politiques pour créer le rapport de force indispensable à une alternative au néolibéralisme qui a fait de l’Europe sa place forte.

Le compte rendu qui suit n’est pas là pour décourager de lire le livre, au contraire !

Michel Bonnard .

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 Qu’est-ce que l’Europe ?

 Cédric Durand

 

L’introduction, en ligne sur Internet*, traite des origines, des évolutions et caractérise la nature de l’Union européenne et de l’Union économique et monétaire.

Dans l’environnement économique et politique de l’après-guerre, les États-Unis ont accouché de l’Europe. Dès le départ, l’Europe s’est distinguée comme agent d’une « contre-révolution d’avance ». Cette structure supranationale s’affirme en opposition aux masses ouvrières organisées nationalement. Durand cite Pierre Mendès France, en 1957, au moment du traité de Rome. Ce dernier souligne le risque de nivellement par le bas en matière sociale et fiscale et met en garde contre « l’abdication d’une démocratie » qui peut prendre la forme de la soumission « à une autorité extérieure, laquelle, au nom d’une technique, exercera en réalité la puissance politique. » Rappelons-le, le traité de Rome établissait déjà « un régime assurant que la concurrence n’est pas faussée dans le Marché commun. » (Première partie, article 3), annonçant le paradigme néolibéral. L’avènement de l’économie sociale de marché, c’est-à-dire la prise en charge assurancielle des risques, vient alors progressivement remplacer l’État social, c’est-à-dire la solidarité collective.

La création de l’euro, monnaie mondiale, qui, sous le contrôle de la BCE et hors du champ politique a pour seule mission la stabilité des prix, implique que seul le travail est en mesure d’ajuster les économies nationales dont les compétitivités divergent. L’Union monétaire censée augmenter la croissance, le taux d’emploi, les profits et aussi les salaires, protéger l’Europe de la spéculation et favoriser l’intégration est un échec patent. La déconcentration du capital, le désinvestissement des États par les privatisations et l’internationalisation du capital, majoritairement intra-européen, font de l’Union économique et monétaire le moment clé de la financiarisation de l’Europe. « L’accroissement des investisseurs institutionnels, l’éclatement des actionnariats et l’uniformisation des exigences de rendement participent de l’affirmation de la finance en tant que dispositif institutionnel mondialisé qui centralise le pouvoir du capital face au travail. » (1) 

La crise de l’euro, dans les économies de l‘Est dominées par les banques allemandes, françaises et autrichiennes a provoqué en 2008 une crise extrêmement violente dans ces pays, mais résorbée par un ajustement des taux de change. Par contre, les économies de la zone euro qui ajustaient auparavant leur compétitivité par des dévaluations, comme c’était le cas dans les pays du Sud de l’Europe et aussi pour la France, ont vu leur balance commerciale se dégrader. Les dettes publiques de ces pays sont alors devenues le terrain de jeu de la spéculation. L’Allemagne, réticente à la monnaie unique à l’origine, bénéficie par contre d’une balance commerciale excédentaire et se trouve maintenant en position dominante, grâce à une dévaluation interne (c’est-à-dire la déflation des salaires). La troïka, qui exige le maximum de remboursements aux pays endettés, provoque une misère de masse qui alimente une résistance populaire à dimension anticoloniale, mais qui suscite aussi des réactions autoritaires.

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 La fin de l’européisme

  Stathis Kouvelakis

 

La crise partie de la bulle immobilière en 2007 aux États-Unis a porté un coup majeur au néolibéralisme.

En Europe, le projet de l’Union économique et monétaire, promu par le traité de Maastricht, a été emblématique de la volonté de convergence de la part des bourgeoisies européennes. Pourtant, en réalité, il en a été tout autrement du fait des divergences entre le centre et la périphérie en termes de compétitivité. La récession de 2009 a plongé dans la dépression les pays du Sud de l’Europe, placés depuis en situation de « souveraineté limitée ». Les restructurations imposées par le FMI aux pays du Sud consistaient en une baisse des salaires et en une dévaluation de la monnaie. Dans les pays de la zone euro, l’effort exigé par la troïka porte entièrement sur les salaires du fait de l’impossibilité de dévaluer.

La gauche non libérale peut rêver d’une Europe unifiée assumant ses responsabilités budgétaires, réglant la question grecque grâce à une banque centrale européenne soutenue par un appareil d’État. Hormis que ces perspectives ne sont pas à portée de la main, toute solution « européenne » ne peut être que radicalement néolibérale et antidémocratique. De fait, tout projet réformiste qui compte rompre avec le néolibéralisme doit se situer dans le cadre d’une rupture avec l’euro et contre l’Union européenne.

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Les marchés et les peuples : capitalisme démocratique et intégration européenne

Wolfgang Streeck

 

Les États démocratiques ont aujourd’hui deux souverains : leurs peuples et les marchés internationaux. Et les seconds ont totalement fragilisé les premiers ! Les classes politiques ont montré que de confier les clefs du pouvoir aux hommes du capital, comme Monti, Papademos et Draghi, était, pour eux, une solution totalement recevable. Les pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, victimes de longues périodes de dictatures se sont trouvés intégrés à l’origine en tant que marchés où la finance pourrait investir avec la garantie de l’Europe. Après le renflouement des banques, la spéculation s’est ruée sur les dettes de ces pays, dettes que les mêmes banques avaient suscitées. Il en résulte au bout du compte que la BCE achètera les bonds dont les investisseurs ne veulent plus. « Le Nord paiera pour le Sud pour que le Sud puisse payer les banques et que le Nord n’ait pas à le faire. »(2) 

Le capitalisme tente de sauvegarder la cohésion sociale, creusée par les inégalités, par le crédit qui compense l’insuffisance des salaires. Cela n’a pas d’avenir. Que se passera-t-il quand ce système aura atteint ses limites ?

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 L’euro en crise ou la logique perverse de la monnaie unique

  Costas Lapavitsas

 

La financiarisation de la périphérie a résulté de l’Union monétaire et de la position dominante de l’Allemagne. Les déficits commerciaux se sont creusés à la périphérie où le crédit a permis une croissance par la consommation et provoqué la formation d’une bulle immobilière. Le travail est devenu la variable d’ajustement entre les pays en compétition, d’où la flexibilité et le nivellement par le bas des conditions de travail et des salaires. L’Allemagne en a été le premier terrain d’expérimentation. 

La crise des subprimes en 2007 a mis en difficulté les banques, qui ont suspendu les crédits malgré le soutien de la BCE, d’où une récession. De ce fait, les États ont été amenés à se financer dans des proportions encore jamais atteintes sur les marchés pour soutenir l’activité et les banques. Cela a provoqué la spéculation sur les titres publics et d’abord sur ceux de la Grèce. Plusieurs options pour répondre à cela sont possibles. 

La première, qui a l’assentiment de la finance, est l’austérité pour des décennies avec toutes les misères qui en résultent sans espoir d’en sortir. 

La seconde serait la réforme de la zone euro. Mario Draghi, à la tête de la BCE, a pris des initiatives dans ce sens. Il serait bon dans ce cadre d’abolir le Pacte de stabilité et de croissance, d’augmenter fortement le budget européen pour faire des transferts du Nord vers le Sud. Pourtant, en l’absence d’un État unifié fédéral ce n’est pas réalisable. De plus, l’euro, monnaie mondiale, pourrait alors s’effondrer et perdre sa qualité.

La troisième est la sortie de la zone euro selon deux variantes. La variante conservatrice ou nationaliste, permettrait aux pays périphériques de dévaluer, mais les banques engagées à l’extérieur enregistreraient des pertes et les travailleurs subiraient de nouvelles baisses de pouvoir d’achat. Une autre possibilité pourrait aboutir à la suite d’un basculement des rapports de forces en faveur du travail : « une sortie progressiste » des pays de la périphérie. La dévaluation de la monnaie serait alors accompagnée d’une cessation de paiement, d’une restructuration de la dette publique, de la nationalisation des banques et du contrôle des capitaux. Enfin, la propriété publique devrait s’étendre au transport, à l’énergie, etc. Cette dernière option permettrait de transformer sur une base plus coopérative les relations économiques entre le cœur et la périphérie de l’Europe.

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Un césarisme bureaucratique

  Cédric Durand et Razmig Keucheyan

 

Dans tous les pays touchés par la spéculation, les hommes de la troïka contrôlent et imposent leurs solutions. En 2011, Papandreou et Berlusconi ont été déposés et remplacés par Papademos et Monti, deux hommes de la finance. Le 26 juillet 2012, Mario Draghi, de sa propre autorité, a déclaré que la BCE achèterait de manière illimitée la dette publique des pays en difficulté. Maintenant cette garantie est assortie d’une abdication de la souveraineté des autorités nationales concernées.

Gramsci distinguait en Occident un bloc historique formé par les médiations entre les structures économiques et les superstructures politiques et culturelles. En période de crise, en général, ce bloc historique tenait bon. Par contre, que survienne une crise organique, et « la crise économique se transforme en crise du bloc historique lui-même et contamine l’ensemble des sphères sociales : économie, politique, culture, morale, sexualité… Gramsci appelle aussi les crises organiques [..] crises de l’État intégral. » (3)

C’est le cas aujourd’hui du fait que des politiques alternatives n’ont pu être mises en place, d’où l’émergence d’un césarisme bureaucratique, dont les élites européennes disposent pour maintenir leur domination.

Le manque de dynamique endogène marqué par la mise à l’écart des populations, la faiblesse de l’intégration politique, l’incapacité à tenir les promesses de création d’emploi et de croissance, l’indigence de la Confédération européenne des syndicats, la faiblesse des forums sociaux, n’ont pas permis la réalisation d’un bloc historique à l’échelle européenne. Entre des bourgeoisies nationales et la bourgeoisie étatsunienne, il n’existe pas de bourgeoisie européenne. Pas plus qu’il n’existe de média européen, etc.

Il résulte de la crise organique en Europe, une mise à distance des procédures démocratiques et un durcissement des mécanismes de contrôle. La BCE apparaît maintenant comme une institution puissante qui a en charge le contrôle des budgets et des ajustements structurels dans les différents pays. « L’Union économique et monétaire est devenue un instrument autoritaire de gestion des contradictions économiques et sociales générées par la crise. »(4) 

Le choix ne se trouve pas entre construction européenne et retour à l’échelon national, mais entre césarisme et démocratie.

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Néolibéralisme et néonazisme : de la violence à Athènes en temps de crise

  Dimitris Dalakoglou

 

Depuis 2011, les agressions physiques de migrants et de militants de gauche par les néonazis de l’Aube dorée se sont multipliées provoquant la mort de plusieurs personnes. Depuis août 2012, une opération policière raciste, nommée Xentos Zeus, du nom du dieu grec de l’hospitalité (!), a pris la forme d’un véritable pogrom dans le centre d’Athènes. A la suite de quoi, 60 000 migrants ont été mis en détention. 

Les tactiques policières se sont durcies depuis la révolte de décembre 2008 : une unité DELTA à moto a été créée, des détentions préventives ont lieu, le matériel a été renouvelé (canons à eau, balles en plastique, grenades à effet de souffle, lacrymogènes en énorme quantité). Les policiers ont  gardé leurs salaires, contrairement aux autres fonctionnaires qui ont vu les leurs fondre de 40% quand ils n’ont pas été licenciés. Les lois réprimant les manifestants se sont durcies. Le fait de se cacher le visage est devenu un crime alors que l’emploi massif de gaz oblige à se couvrir le visage. La police a attaqué des squats à Athènes qui servaient depuis des dizaines d’années de centres sociaux. Les grévistes sont réquisitionnés et délogés violemment par la police. La liste des violences dans la répression est très longue.

A la violence policière s’ajoute la violence des néonazis. Dès 2009 et jusqu’à aujourd’hui, ils occupent une place à Athènes qu’ils interdisent aux migrants. Michaloliakos, dirigeant de l’Aube dorée a été le président du secteur jeune d’EPEN, parti fondé par Papadopoulos, chef de la dictature des colonels. Le même Michalolakos a été rémunéré comme agent du Service central d’information. Enfin, Aube dorée prétend avoir reçu les gains au loto d’un de ses militants pour expliquer ses ressources importantes. Les connections entre les services de répression de l’État et Aube dorée sont multiples et leurs militants font figure de supplétif de la police pour réprimer les manifestations, sans compter que les policiers ont voté massivement pour l’Aube dorée en 2012.

Le gouvernement de la Nouvelle Démocratie avance que des actes de résistance et un attentat contre ses bureaux ont été téléguidés par Syriza, rassemblement de la gauche. La lutte contre les « extrêmes » passe par la mise en accusation de la gauche et l’interdiction à venir du droit déjà maltraité de manifester et de faire grève.

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Epilogue : face à la crise, face à l’Europe

  Cédric Durand

 

C’est au nom de l’Europe que les politiques d’austérité et de régressions sociales se prolongent et que le pouvoir est confié à des institutions indépendantes. Pour en sortir, quatre options sont sur la table : la poursuite de politiques déflationnistes, l’option euro-keynésienne, l’option nationaliste et l’option qui consiste à lutter contre la casse sociale, redonner figure à la démocratie et changer de mode de développement.

La première fait des marchés la principale source de souveraineté. Ceux-ci exigent d’être payés quitte à mener une politique déflationniste. Les réformes structurelles qui consistent à baisser les salaires et baisser les cotisations sociales des entreprises, etc. sont autant de facteurs de dévaluations internes qui n’auront guère de résultats dans la mesure où elles sont menées partout en Europe.

L’approche euro-keynésienne, qui vise à relancer la croissance, propose une politique fiscale contracyclique générée par un budget européen substantiel, une politique monétaire inflationniste, une taxation des transactions financières, une nationalisation des principales banques, un système de protection sociale européen et une augmentation des salaires. Or, la construction néolibérale s’oppose à cette option. Les différenciations économiques, sociales, politiques, les cadres institutionnels de l’Europe ne permettent pas d’engager ce cycle qui présuppose une activité politique démocratique à l’échelle européenne.

La réponse souverainiste a beau jeu de dénoncer les contradictions produites par la création de l’euro. L’abandon de l’euro représente, pour elle, LA solution pour un réajustement des taux de change qui devrait résorber les différences de compétitivité. Cette option renforce le repli national et la xénophobie d’une part et n’est pas réaliste dans le cadre de la mondialisation et de l’internationalisation du capital.

La solution consiste à ne pas prendre en charge une politique soutenant la réussite de l’Union européenne libérale, mais à répondre au chômage de masse, à l’épuisement du mode de développement et aux inégalités. Les mesures à venir nécessiteront de dénoncer les traités et de développer un processus démocratique. Il s’agit donc de trouver des solutions au chômage et à l’appauvrissement de masse sans compter sur une croissance peu dynamique et atteinte par les limites du possible, de toute façon. Trois propositions sont posées sur la table pour ouvrir le débat sur une alternative.

La première s’adresse aux 17 millions de chômeurs de la zone euro (25 millions dans l’Union européenne plus 20 millions de personnes sous-employée) : son principe est celui de l’État comme employeur en dernier ressort qui s’engage à fournir un emploi à tous ceux qui le veulent, au moins au salaire de base du secteur public. Cette mise à disposition n’impliquerait pas une obligation de travail et se surajouterait aux dispositifs d’indemnisation du chômage et d’assistance sociale. Cela suppose bien sûr des impôts fortement redistributifs.

La deuxième concerne la socialisation de la finance. Willem Buiter, aujourd’hui économiste en chef à Citigroup, écrivait le 18 septembre 2008 : « Est-ce que dans le capitalisme financier moderne, les grandes entreprises font d’énormes profits privés quand tout va bien et sont renflouées ou temporairement nationalisées quand les choses tournent mal, le contribuable prenant en fait tous les risques et absorbant les pertes ? Si tel est le cas, pourquoi ces activités ne devraient-elles pas rester dans le giron public ? »(5).Cette socialisation s’effectueraient au travers de concessions bancaires octroyées à des entités sociales : salariés, entreprises, associations, collectivités locales, représentants de l’État. Bref, il s’agit de se débarrasser d’activités parasitaires et déstabilisatrices et se doter d’un instrument de crédit pour un développement répondant aux besoins sociaux.

Troisièmement, mettre fin au chantage des marchés financiers implique de déclarer un moratoire sur le paiement de la dette, de lancer un audit pour décider son annulation partielle ou totale. Par ailleurs, la banque centrale pourrait faire des avances budgétaires, sans passer par les banques, pour permettre à l’État d’honorer ses engagements et financer des plans d’investissement. En outre, afin d’empêcher la fuite des capitaux, il serait utile de contrôler les transactions financières, de rétablir le contrôle des changes, de contingenter les importations, etc.

Il n’y a rien à attendre de l’Union européenne pour cela. Toutes ces propositions sont l’affaire de combats sociaux, de luttes idéologiques et de percées politiques.

 

Michel Bonnard, 15-02-2014

 

* http://www.contretemps.eu/lectures/lire-lintroduction-en-finir-leurope-coordonn%C3%A9-par-c%C3%A9dric-durand

1 En finir avec l’Europe, Cédric Durand, page 43

2 idem, Wolfgang  Streeck, page 65

3 idem, Cédric Durand et Razmig Keucheyan, page 98

4 idem, page 111

5 idem, Cédric Durand, page 145

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:40

Grève académique dans le second degré

 

A l'appel des syndicats de second degré de la FSU : SNES, SNEP SNUEP rejoints par la CGT, SUD Education, SGEN CFDT, FO, CNT, SIAES une grève aura lieu le Mardi 18 février pour une meilleure dotation académique dans l'académie d'Aix Marseille.

Celle-ci est insuffisante pour accueillir dans de bonnes conditions collégiens et lycéens en septembre 2014.

Un rassemblement est prévu devant chaque  Inspection Académique à Marseille, Digne, Avignon et Gap.

le SNUipp FSU qui est confronté à la même situation dans le premier degré est solidaire de l'action entamée.
La FSU et ses syndicats œuvrent à la convergence des actions dans toute l'éducation.

Communiqué du SNES FSU Aix Marseille : 

 

 
Rentrée scolaire 2014
 
Les établissements se mobilisent contre la baisse des taux d'encadrement
 
Grève dans les collèges et les lycées de l'académie,
 le mardi 18 février 2014
 

 
Lundi 10 février, une cinquantaine de collègues issus d'une vingtaine d'établissements de Marseille, essentiellement situés en ZEP, s'est réunie en Assemblée Générale.
 

 
Les collègues ont constaté la faiblesse des DGH (dotations globales horaires) et la baisse des taux d'encadrement, mesuré l'écart entre les attentes nées de la concertation sur l'éducation prioritaire et les conditions de rentrée prévues pour septembre 2014, jaugé les annonces sur un Plan d'Urgence pour Marseille et sur une relance de l'Education Prioritaire à l'aune de ces dotations.
 

 
Le constat est sans appel : la situation se dégrade dans les établissements, y compris ceux de l'éducation prioritaire, car l'augmentation démographique du nombre d'élèves accueillis en lycées n'est pas financée, entrainant des redéploiements douloureux entre établissements.
 
Même les collèges de l'éducation prioritaire sont ponctionnés : - 28 h d'enseignement par semaine au collège Vieux-Port, - 20 h au collège Jules Ferry, -20 h au collège Rostand, ...
 

 
Le SNES-FSU estime à 70 le nombre d'emplois manquant pour faire face à la hausse démographique des rentrée 2013 et 2014, sans dégrader les taux d'encadrement. Voir le lien ci-dessous:
 
 

 
Le SNES-FSU appelle les établissements confrontés à de telles difficultés à imposer un débat sincère dans les conseils d'administration, à s'exprimer sur l'insuffisance des dotations par un vote Contre en CA, à s'adresser aux parents d'élèves pour ensemble obtenir de meilleures conditions de scolarisation pour les élèves.
 

 
Un appel aux établissements concernés à se mettre en grève mardi 18 février a été acté.
 
Cet appel est soutenu par le SNES-FSU d'Aix Marseille.
 
Une intersyndicale Education s'est réunie le mercredi 13 février 2014.
 
Une manifestation partira à 14 h de l'Inspection Académique des Bouches-du-Rhône. Il en sera de même dans les autres départements.
 

 
En parallèle, la mobilisation pour empêcher la fermeture de centres d'information et d'orientation sur Marseille à la rentrée 2014 s'organise, avec des actions prévues au cours de l'opération Métierama au Parc Chanot ce week-end et un rassemblement devant le rectorat à Aix-en-Provence mercredi 19 février 2014.
 

 

 
A Marseille, le 10 février 2014
 

 
Plus d'informations sur

Inquiétude sur la qualité du dialogue social dans le département des Bouches du Rhône.

 


Inquiétude sur la qualité du dialogue social dans le département.
 

 
la réunion du CDEN des Bouches du Rhône a été l'occasion d'un débat de fond sur l'application de la réforme des rythmes scolaires dans notre département.
 
Le projet d'organisation des 78 communes qui ont rendu leur copie pour la rentrée 2014 a été soumis au vote à titre consultatif, il a obtenu 8 voix pour, 8 vois contre (dont les 6 de la FSU) 3 abstentions et un refus de vote.
 
Les six représentants de la FSU ont ensuite présenté le vœu suivant :
 

 
« Rythmes scolaires
 
Vœu soumis au vote du CDEN 12-02-2014
 

 
Si une réforme des rythmes scolaires devait à un moment être l'un des leviers pour une transformation de l'Ecole allant dans le sens de la réussite de tous les élèves et la réduction des inégalités ce n'était assurément pas le premier à mettre en œuvre.
 

 
D'autres leviers étaient prioritaires : la baisse des effectifs dans les classes, la reconstruction des RASED, le renforcement des moyens de remplacement, la généralisation des maîtres supplémentaires, le développement de la scolarisation des moins de trois ans, la redéfinition de la politique de l'Education Prioritaire... pour ne citer que les principaux, les plus urgents...
 

 
La ministre a choisi une méthode qui a tourné le dos à la concertation, qui a ignoré l'impact sur les conditions de travail et le pouvoir d'achat des enseignants, en imposant un cadre qui n'apporte pas de bénéfice suffisant aux élèves, qui perturbe l'organisation des familles, qui transfère des charges sur les municipalités et parfois les familles, qui induit une rupture de l'égalité de l'offre éducative sur le territoire national en accentuant les différences entre communes, en fonction des projets, des moyens et du réseau associatif.
 

 
Force est de constater que cette réforme inappropriée n'a séduit ni les parents, ni les enseignants, ni les collectivités territoriales. La preuve en est les 25% d'élèves pour lesquels aucun projet n'est présenté aujourd'hui. La preuve en est encore la grande majorité des enseignants qui, s'ils restent favorables à une réforme des rythmes demandent qu'elle soit toute autre. La preuve en est aussi que, malgré un report d'un an, de nombreuses communes n'ont pu encore construire leur projet.
 

 
Le CDEN des Bouches du Rhône réuni le 12 février se prononce pour :
 
- la suspension immédiate de la réforme des rythmes
 
- l'abrogation du décret rythmes scolaires
 
  • l'ouverture de discussions associant l'ensemble des partenaires pour une réforme bénéfique aux élèves, respectueuse des enseignants, garantissant l'unicité, la gratuité, la laïcité et le caractère strictement national du service public d'éducation. »
 

 
Nous avons été très étonnés de voir Madame la préfète et Monsieur l'inspecteur d'académie s'opposer au vote de celui-ci, bafouant ainsi les règles du dialogue social.
 
Devant ce blocage les représentants de la FSU ont pris acte et ont demandé aux autres personnes de se déterminer. Les représentants de FO, de la CGT, de l'Union des maires se sont déclarés en accord, mais le vœu n'a pu être formulé (il aurait sans doute recueilli une majorité de voix).
 

 
La deuxième partie de la réunion portait sur la dotation départementale en postes pour les écoles et collèges du département.
 
La FSU a pu exprimer son désaccord avec le volume insuffisant de cette dotation (voir déclaration).
 
Ses représentants ont émis sur ce sujet un nouveau vœu reflétant l'état d'esprit de la majorité de ce CDEN :
 
« Le CDEN des Bouches du Rhône réunit le 12/2/2014 considère que la dotation en ETP pour la rentrée 2014 tant dans le 1° degré que dans le 2° degré est insuffisante.
 
Il demande au ministère une rallonge budgétaire pour offrir des conditions d 'enseignement et d'éducation à la hauteur des besoins du département conformément à la priorité à l'école affichée. »
 

 
Une nouvelle fois, l'inspecteur d'académie s'est opposé à sa mise aux voix.
 
La FSU considère que ces pratiques ne sont pas admissibles, elles remettent en cause la qualité du dialogue social et ne feraient du CDEN qu'une chambre d'enregistrement.
 
Elle remettra cette question à l'ordre du jour d'un prochain comité et demandera à chacune des parties de se déterminer.


 

 

Intervention liminaire de la FSU au CDEN des Bouches du Rhône du

12/2/2014

 

rassemblement devant la préfecture le 12/2/2014
Intervention liminaire de la FSU au CDEN des Bouches du Rhône du 12/2/2014
 

 
Madame la Préfète, Monsieur l'Inspecteur d'académie DASEN, Madame la vice-présidente du Conseil Général , Mesdames et Messieurs les membres du CDEN,
 
A l'occasion de ce comité départemental , la déclaration liminaire de la FSU portera sur les points suivants :
 
la question de la réforme des rythmes scolaires,
 
l'éducation prioritaire,
 
le plan d'urgence pour Marseille
 
les moyens alloués pour l'organisation de la rentrée 2014 .
 

 
Mais en premier lieu nous voudrions attirer l'attention de cette assemblée sur la question de la dépense publique et des conséquences de la réduction de celle ci sur le fonctionnement des services publics et en particulier celui de l'éducation nationale.
 
En confirmant le  14 janvier, le « pacte de responsabilité », le président de la république a clairement confirmé le choix d’une politique économique libérale. S’il n’a pas précisé les contreparties demandées aux entreprises à la suppression des cotisations employeur pour la branche famille (35 Md d'allègement de la fiscalité des grandes entreprises), il a clairement dit que les « conditions » de sa réalisation serait la réduction toujours plus forte des dépenses publiques (18 Mds d'économie prévue au budget 2014, 50 Mds d'ici 2017).
 
Le budget 2014 fait suite à celui de 2013 marqué lui aussi par une politique d'austérité qui avait déjà acté une réduction des dépenses publiques de 10 Md d'€.
 
Rien ni personne n'a démontré que la diminution des dépenses publiques est une bonne chose pour la satisfaction des besoins sociaux ou la relance de l'activité économique.

En ce qui concerne la réforme des rythmes scolaires :
Le SNUipp-FSU a pris l’initiative d’une journée nationale d’action aujourd'hui même mercredi 12 février, pour une autre réforme des rythmes.
C'est le sens du rassemblement qui se tient en ce moment même devant les fenêtres de la Préfecture, rejoint par d'autres organisations syndicales telles que la CGT, FO ou Sud éducation.
Ce même jour, le comité national de suivi de la réforme des rythmes se réunit à Paris. Le ministre y présentera son rapport de la mise en œuvre de la réforme. Parallèlement, le SNUipp-FSU rendra public son contre-rapport, s’appuyant sur les constats de 2013-2014 et les projets pour 2014-2015. Il demandera que ce document soit inscrit à l’ordre du jour du prochain comité de suivi, le 11 mars. Si cette demande était refusée, le SNUipp-FSU quittera la séance.
Dans les Bouches-du-Rhône, le CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale) a à son ordre du jour la réforme des rythmes.

Le SNUIPP avec la FSU réclame :
 La Suspension de la réforme, l'Abrogation du décret sur les rythmes scolaires , l'Ouverture de discussions pour une autre réforme
Les 14 novembre et 5 décembre 2013, à l’appel du SNUipp-FSU 13, de la FNEC-FP-FO 13, de la CGT Educ’action 13 et de SUD Éducation 13, les professeurs des écoles des Bouches du Rhône étaient majoritairement en grève sur ces mots d’ordre, comme dans de nombreux départements.
► Parce que la réforme des rythmes scolaires prétend s’attaquer à la fatigue des enfants mais ne répond en rien à ce qui fatigue réellement les élèves, comme les classes surchargées, le manque de remplaçants…
► Parce que les enseignants refusent la dégradation de leurs conditions de travail et de celles des élèves qui découleraient de sa mise en place, dégradation dont les élèves les plus en difficulté seraient les premières victimes.
► Parce qu’en l’absence de garanties de financement par les communes du temps périscolaire, elle renforcera les inégalités territoriales et provoquera une rupture de l’égalité de l’offre éducative sur le territoire national.
Pour toute réponse, Vincent Peillon persiste, maintient son décret, prévoit d’une part d’annualiser les obligations de service des enseignants du primaire assurant des fonctions de remplacement ou exerçant sur des postes fractionnés et, d’autre part, d’élargir l’abaissement des taux d’encadrement des activités extra scolaires. Il refuse d’ouvrir les indispensables discussions nécessaires à l’élaboration d’une réforme des rythmes qui serait véritablement profitable aux élèves, qui garantirait l’égalité territoriale du service public d’éducation et qui respecterait les conditions de travail des enseignants.
Les premières propositions des communes (53 sur 119, 78 au moment où se tient ce CDEN) remises aux organisations syndicales pour préparer le CDEN, confirment toutes ces craintes :
Une multitude d’horaires différents, dans le département, dans une circonscription et même dans une commune :
 un horaire d’entrée à 8h15, 8h30, 8h45 ou 9h qui peut varier en fonction des jours de la semaine.
 un horaire de sortie à 14h30, 15h, 15h30, 15H45, 16h, 16h30 ou 16h45 en fonction des écoles ou des jours de la semaine.
 une plage horaire qui peut se réduire à 1h30, 1h15 ou même 1h pour l’après-midi !
Avec toutes les conséquences sur les conditions de prise en charge des élèves après la sortie, l’organisation des remplacements ou des compléments de service des collègues à temps partiel.

Le cas de Marseille est illustratif des dérives constatées :
La ville de Marseille par son adjointe à l’Éducation, vient d’adresser un message aux écoles par lequel elle informe « de l’avancement actuel de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires en vue du 2ème conseil d’école ». Elle précise que « le Maire de Marseille, prenant en compte les résultats du questionnaire proposé aux familles, en septembre 2013, a pris acte des nouveaux horaires d’enseignement proposés par la direction académique », et annonce les nouveaux horaires des écoles de Marseille à la rentrée prochaine.
Les cours en classe se dérouleraient les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 15h45 ainsi que le mercredi de 8h30 à 11h30.
Les activités pédagogiques complémentaires (assurées par les enseignants sur leur temps de service) se tiendraient toujours pendant la pause méridienne.
Les propositions faites par la Mairie confirment les craintes exprimées par les syndicats de la FSU SNUipp et SDU qui avaient déjà souligné l’insuffisance des moyens accordés par la Mairie au péri-scolaire et ce y compris en dehors de cette réforme dénoncée par les enseignants. Rien n’est réellement envisagé si ce n’est le recours à des enseignants volontaires qui feront du soutien scolaire de 15h45 à 18h.
Ce bricolage loin de l’ouverture culturelle à des activités éducatives plus ludiques, relève du « remplissage » d’une tranche horaire où les familles ont besoin que leur enfant soit pris en charge faute de se retrouver dans des difficultés insolubles de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.
La Mairie annonce non sans ironie que « Naturellement toutes les activités périscolaires sont maintenues et prolongées jusqu’à 18h. Et que le mercredi un mode de garde sera proposé à partir de 11h30 ». C’est oublier que peu d’activités existent et que le nombre d’enfants concernés est très faible au regard des 73 000 élèves des écoles marseillaises. Pour le mercredi le « gardiennage » proposé est très loin de la mise en place de centre de loisirs pour les enfants.
Le choix du groupe KPMG spécialiste en audit, conseil et expertise comptable en lieu et place d’associations spécialisées dans le périscolaire pour réaliser un audit de toutes les associations susceptibles de participer aux activités périscolaires souligne aussi s’il en était besoin, qu’il ne s’agit pas d’une approche quantitative centrée sur les besoins des familles, sur la qualité d’activités éducatives et de loisirs intéressants pour les enfants, mais d’un simple effet d’affichage pour répondre aux exigences légales.
Quant à la consultation, jusqu’à présent elle a consisté à un questionnaire en ligne inconsistant que tout le monde pouvait remplir un nombre de fois illimité et à informer les différents partenaires de « solutions » impossibles.
Si cette réforme très contestable et contestée par les enseignants se décline de façon aussi indigente sur Marseille, c’est bien parce que les difficultés de locaux et de recrutement de personnel qualifié ne se posent pas qu’à travers cette question des rythmes scolaires. Loin de ces bricolages hasardeux, il est grand temps d’avoir une ambition pour les écoles, et la place de l’enfant dans la ville.
Pour dénoncer ce projet inacceptable, exiger la non généralisation de la réforme à la rentrée 2014 et l’élaboration d’une modification du temps scolaire qui tienne compte à la fois de l’intérêt des enfants et des personnels.


En ce qui concerne la relance de l'éducation prioritaire, les mesures annoncées reprennent une partie des revendications des personnels et de leur fédération majoritaire. Le détail des propositions confirme une orientation positive en direction de l’éducation prioritaire : scolarisation des enfants de moins de 3 ans, « plus de maîtres que de classes » dans les écoles concernées ; effort de formation initiale et continue des personnels ; pondération des horaires enseignants ; augmentation sensible des indemnités et création d’un nouveau « grade d’accès fonctionnel » ; création d’une ligne budgétaire académique spécifique ; procédures de recrutement permettant d’exprimer une candidature ; mesures concernant le recrutement et le rôle des personnels non enseignants…
La FSU considère que ce plan de rénovation serait de nature à créer les conditions d’une réelle amélioration des résultats scolaires des élèves s'il était vraiment mis en œuvre et si les moyens nécessaires étaient alloués, sans pour autant les transférer d'autres secteurs vers les REP contrairement à ce qui se passe.
La vaguelette des 8 collèges classés en REP+ dans notre département nous semble bien insuffisante.
Au niveau du premier degré, nous exprimons de grandes inquiétudes quant aux écoles qui seront rattachées aux REP + à la rentrée 2014, de la même façon nous nous interrogeons sur la place des lycées généraux technologiques et professionnels dans le dispositif EP. Quant sera t-il pour les rentrées suivantes ?
Lors du dernier CTA, le Recteur n'a donné aucune réponse pour les écoles et les lycées.
Nous voulons avoir l'assurance que les écoles alimentant ces 8 collèges seront bien intégrées aux REP + , et que les personnels bénéficieront des mêmes conditions que ceux du second degré.

En ce qui concerne les moyens alloués à notre académie, le bât blesse.
Même si la FSU se félicite de la création de deux emplois de CPE, de deux emplois de médecins scolaires, de quatre emplois d’infirmières et de 4 emplois d’assistantes sociales, qui permettront de mieux travailler en équipes pluri-professionnelles, en particulier dans le cadre du plan d’urgence pour Marseille, les 115 dotations en professeurs des écoles ne pourront à elles seules couvrir tous les besoins (augmentation des effectifs de 2340 élèves, rétablissement des RASED, scolarisation des moins de 3 ans, formation des enseignants, alimentation du dispositif plus de maîtres que de classe, diminution nécessaire des effectifs dans les classes …) et ne permettront pas un retour à des conditions d'étude et de travail satisfaisantes.
Par ailleurs, les cartes scolaires ne seront travaillées qu'après les élections municipales.
Nous déplorons ici que les échéances politiques viennent interférer dans la préparation de la rentrée 2014, au risque de peser sur les nominations des enseignants dans les écoles en les rendant trop tardives pour que les écoles puissent être totalement prêtes à la rentrée de septembre 2014.

Il en est de même pour le second degré
Le plafond d’emplois de l’académie pour le programme des Enseignements du Second Degré n’évolue que de + 15 emplois (+0.1%). Cette dotation n’est pas suffisante pour faire face aux besoins que nous chiffrons à 130 ETP (70 au titre de l’évolution démographique, 45 pour les 10 collèges en REP+, 15 pour le plan d'urgence).
Certes, l’académie reçoit par ailleurs l’équivalent de 25 ETP en heures supplémentaires mais cette dotation sera entièrement consacrée par la première vague de 10 collèges bénéficiant de la relance de l’éducation prioritaire, et elle ne sera pas suffisante. L’origine de ces heures supplémentaires est inconnue car le budget de l’Etat n’en fait pas mention.
Concrètement, du fait des évolutions démographiques, les lycées généraux et technologiques gagnent des heures supplémentaires à hauteur de 45 ETP pour faire face à la forte croissance. Le taux d’encadrement continuera à se dégrader dans les LGT à la rentrée 2014.
Les lycées professionnels gagnent l’équivalent de 9 ETP en heures supplémentaires, pour un maintien du taux d’encadrement, sans améliorer l'existant.

La dotation des collèges des Bouches-du-Rhône est stable et fait craindre des effets de redéploiements douloureux entre collèges .
Mais pour le SNES et le SNEP FSU, le compte n’y est pas ! Par rapport à l’an dernier le budget départemental est inchangé alors que la pondération de 1,1 pour les 8 établissements REP+ aurait dû entraîner une hausse d’au moins 641H.
Si la dotation distribuée aux établissements est globalement stable (-0,6 %), comme les effectifs prévus (+ 112 élèves), les seuls emplois créés sont les 15 ETP du « plan d’urgence pour Marseille ». Comment dans ce cadre contraint atteindre les objectifs annoncés et relever les défis auxquels notre département est confronté ? Comment rattraper le retard accumulé en terme de déficit de postes ? D’autant que les « dépenses » augmentent (pondération 1,1 en REP +)... De plus, si le E/D ne se dégrade pas, il ne s’améliore pas non plus ! Et nous savons combien les effectifs chargés dans certains collèges sont une contrainte qui pèse fortement sur les conditions d’enseignement. En ce qui concerne la méthode de ventilation, le DASEN a expliqué que les prévisions d’effectifs d’élèves ont été affinées par un travail mené avec les chefs d’établissement afin de proposer une répartition des moyens la plus juste possible et de constituer une réserve réduite.
Mais par ailleurs, si le mode de répartition est identique aux années antérieures, nous constatons que la « contribution » demandée aux collèges du département est en augmentation. En effet, cette contribution, créée en 2010, pour constituer une réserve permettant des ajustements en fonction des variations d’effectifs, passe cette année de 1 % à 1,6 %.
Le poids des HSA dans les dotations est en baisse. Il est de 7,19 %, alors qu’il était de 7,45 % en 2013.
Le Plan d’Urgence pour Marseille justifie au contraire que l’on développe et améliore le maillage territorial du service public d'éducation. De nouveaux emplois statutaires doivent être créés (enseignants, personnels administratifs, techniques, de services, de santé dans la fonction publique d'état (éducation) et territoriale (ville, conseils général et régional). De nouveaux métiers autour de la médiation sociale de la relation école quartiers doivent voir le jour.
De ce point de vue la fermeture des CIO et des GRETA est à rejeter, elle ne va pas dans le sens de la proximité du service public auprès d'une population en difficulté sociale. L'orientation scolaire, la formation continue des adultes sur la ville doivent être confirmée dans leurs missions. Cela doit être des lieux ouverts à tous les publics, des outils efficaces contre le décrochage scolaire, pour la rescolarisation et de l’accès à la formation continue pour les jeunes sortis sans qualification.
En ce qui concerne les constructions : Les quartiers populaires souffrent de façon chronique d'un déficit d'équipements publics et notamment d'établissements scolaires : lycées généraux, technologiques et professionnels, collèges, écoles et équipements sportifs.
Le plan d'urgence doit s'enrichir d'un plan de constructions-rénovations de ces équipements.

La préparation de la rentrée 2014 est mal partie, il est encore temps de rectifier :
Inquiets de la situation de nombreux personnels se mobilisent (lycée Diderot, Lycée J Lurçat, LP de l'Estaque, lycées et collèges de l'Education prioritaire). Pour obtenir de nouveaux moyens pour notre département et académie, les syndicats du second degré de la FSU (SNES SNEP SNUEP) appellent à la mobilisation de tous.
Un préavis de grève a été déposé pour le mardi 18/2, l'organisation de la grève est en débat dans les établissements, une manifestation aura lieu mardi après midi à 14 h devant l'IA un rassemblement mercredi.
Les syndicats de la FSU appellent les autres organisations syndicales à se joindre à ce mouvement, ils appellent les parents d'élèves et les lycéens à se mobiliser ensemble pour l'amélioration concrète des conditions d'étude et de travail.
Mesdames et Messieurs, la FSU réaffirme
ses exigences de démocratie et de transparence dans le fonctionnement de nos services,
ses exigences d'ambition pour la réussite scolaire de tous,
ses exigences de moyens nécessaires pour la mise en œuvre des mesures permettant au service public d'éducation de retrouver toute sa place dans une société malmenée par la crise, une société où la formation, l’accès aux qualifications, les solidarités doivent être les valeurs essentielles.


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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:14

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 22:47

Le SNES a été reçu par les conseillers du ministre Vincent Peillon en marge de la visite de celui-ci à Aix-en-Provence.

Nous avons dénoncé le projet de blocage de l’avancement comme étant un casus belli avec les fonctionnaires, expliqué le refus de la profession d’une pré-rentrée en août, rappelé notre opposition à la fermeture de deux CIO sur Marseille.

Nous avons pris acte des orientations ministérielles constructives quant au rétablissement de l’année de stage en alternance, à la formation professionnelle initiale, à la relance de l’éducation prioritaire. Mais nous avons souligné que ces orientations ne se concrétisaient pas dans les établissements scolaires.

L’insuffisance des moyens engagés pour faire face à l’augmentation démographique entraîne des redéploiements problématiques pour de nombreux établissements, y compris de l’éducation prioritaire, ce qui explique l’appel à la grève du mardi 18 février 2014 dans l’académie sur la question des DGH de la rentrée 2014.

Les annonces sur la relance de l’éducation prioritaire portent pour la majeure partie sur la rentrée 2015 (indemnité, généralisation de REP+), ce qui génère inégalités entre établissements difficiles, attentes déçues et doutes quant à la mise en oeuvre effective des annonces.

Le fonctionnement de l’institution n’a pas été réformé et les collègues subissent toujours une pression hiérarchique forte. Le SNES a appelé à la démocratisation de la vie des établissements, par une redéfinition des équilibres des pouvoirs au sein de ceux-ci, une rupture avec les logiques Chatel du pilotage des établissements, une abrogation du décret de 2010 sur le vote de la DGH. La préparation de la rentrée 2014 est à ce titre symptomatique de conceptions autocratiques qui ont toujours cours deux ans après l’alternance.

Concernant la formation des professeurs, le SNES-FSU s’est fait l’écho des étudiants de l’ESPE mobilisés, en dénonçant l’insuffisance des moyens dévolus à l’ESPE, les difficultés d’accueil et de scolarisation de tous les candidats aux concours, les incohérences induites par la chaotique cohabitation des logiques universitaires du cursus avec celles du recrutement (inscription obligatoire en M1 pour avoir accès à la préparation au concours, inscription en M2 pour le stage, lourdeur de la charge de travail ...). Nous avons plaidé pour que tous les stagiaires aient un service de 9 h l’an prochain.

Nous sommes revenus sur le douloureux épisode du suicide de Pierre Jacque et sur l’attente de la profession à voir ce dramatique événement reconnu comme accident de service.

Le conseiller du Ministre a expliqué que le gel des promotions ne se ferait pas à l’éducation nationale Vincent Peillon étant ministre. Il a défendu le principe d’une prérentrée fin août au regard de la difficulté à organiser des rattrapages en cours d’année. Il a rappelé les engagement pris par le ministre sur les mesures de relance de l’éducation prioritaire : deuxième vague de classement REP + en 2015, doublement de la prime ECLAIR, augmentation de 50 % de la prime ZEP en 2015. Il a souligné le coût de ce plan, ainsi que celui du rétablissement de la formation en alternance des lauréats aux concours (27 000 postes sur la mandature). Le Ministre serait conscient des difficultés liées à la hausse mal anticipée des effectifs accueillis en lycée en 2013 et 2014, et des conséquences sur les établissements.

Lors de l’inauguration de l’ESPE d’Aix-Marseille, le ministre interpellé par des étudiants soucieux de leurs conditions de scolarisation à l’ESPE a échangé avec eux pendant près d’une demi-heure pour tenter de les convaincre des bienfaits de sa politique, par opposition à celle du précédent gouvernement qui avait supprimé la formation initiale des professeurs. Lors de son discours, il a plaidé pour la refondation de l’école, insistant sur le rôle de la formation des professeurs comme levier de démocratisation et de lutte contre les inégalités scolaires.
Il a justifié la priorité au premier degré et la logique d’Ecole du Socle, en soulignant le faible investissement de la France dans le premier degré au regard des normes internationales, par opposition au coût plus élevé que représenteraient les lycéens français. Ce faisant le Ministre expliqua clairement les raisons pour lesquelles il tarde à rouvrir le dossier de la réforme Chatel des Lycées et les enjeux autour de l’éclatement du second degré entre d’une part l’Ecole du Socle (Ecole + collège) et d’autre part le bac -3 / bac + 3.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 16:40

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 08:54

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Préparation de la rentrée 2014 
Les établissements se mobilisent contre les baisses de DGH 
Appel à la grève dans les Bouches du Rhône : mardi 18 février 2014 
A lire ici
Hors-classe 2014 : c'est parti ! Cliquer ici

Pas de prérentrée scolaire en août         Je signe
Malgré notre ferme opposition et un vote contre en Conseil Supérieur de l'Education (FSU, FO, votent contre, ainsi que le SE-UNSA -pour d'autres raisons que la pré-rentrée fin août, SNPDEN-UNSA et CFDT s'abstiennent), le Ministère vient de publier le calendrier scolaire pour les années 2014/2015, 2015/2016 et 2016/2017. La pré-rentrée est prévue fin août pendant ces trois années.
Une pétition intersyndicale qui a déjà recueilli 10 000 signatures est à signer ici : http://pasdeprerentreeenaout.net/

Revalorisation : pour un doublement de l'ISOE  !         Je signe !
En parallèle des discussions au Ministère sur nos missions, le SNES demande la revalorisation de nos métiers et de nos carrières, en commençant sans délai par un doublement de l'ISOE. Faute de revalorisation, nos métiers ne sont plus attractifs et n'attirent pas assez d'étudiants : chaque année, ce sont 15 % des postes mis aux concours qui ne trouvent pas preneurs !
Signez la pétition en ligne (7500 signatures) : http://www.snes.edu/petitions/index.php?petition=32
Ou téléchargez un format imprimable pour la faire signer dans votre salle des professeurs en cliquant ici

Rapports d'activité et financiers :                     Je vote !
Syndiqués au SNES-FSU : entre le 20 janvier et le 14 février, exprimez-vous sur le bilan du SNES-FSU 2012/2014
Vote organisé dans chaque établissement et CIO

Préparation de la rentrée scolaire 2014 : des DGH en baisse
        Je réagis !
 L'académie d'Aix-Marseille disposera à la rentrée 2014 d'un renfort de 15 emplois d'enseignants là où l'augmentation démographique des élèves scolarisés appelle 110 emplois d'enseignants supplémentaires. En conséquence, les taux d'encadrement s'annoncent en baisse dans la plupart des établissements, en particulier dans les collèges.
Tout savoir sur la préparation de rentrée : cliquer ici

Education Prioritaire : Quelle mise en oeuvre de REP + ?
Le Ministre a annoncé un plan de 100 millions d'euros pour la relance de l'éducation prioritaire, et la mise en place du 1,1 dans le noyau dur de l'éducation prioritaire (label REP + concernant 10 établissements à la rentrée 2014 dans l'académie, puis 35 à la rentrée 2015). 
Pour le SNES-FSU, le 1.1 est une reconnaissance du travail déjà accompli par les équipes au service des jeunes et ne doit pas donner lieu à un accroissement de la charge de travail. Le dispositif REP + doit redonner de l'attractivité aux établissements de l'éducation prioritaire et non assommer encore plus les collègues. Plus d'informations ici

Stop à la fermeture des CIO de l'éducation nationale
Conséquence de la MAP (ex-RGPP), certaines antennes de l'éducation nationale subissent des restructurations qui mettent en péril le service rendu aux usagers. Dans l'académie, les GRETA, services dédiés à la formation continue des adultes, subissent des fusions, comme à Marseille, qui font craindre pour le maintien à terme des formations. Le Rectorat enclenche également, contre l'avis du SNES-FSU, un processus de restructuration des CIO de l'académie. Sur Marseille, le nombre de CIO passera à la rentrée 2014 de 6 à 4, libérant un espace aux officines privés. Voir le communiqué ici
Signez la pétition Stop à la fermeture des CIO de l'education Nationale : http://www.snes.edu/IMG/pdf/revalo.pdf

Fonctionnement de l'établissement : les profs, le chef et le New Public management ! Date supplémentaire
Notre stage de réflexion sur le fonctionnement de l'établissement et le nouveau rôle dévolu aux chefs d'établissement ayant rencontré un grand succès, une nouvelle séance est organisée à Marseille (Collège jean-Claude IZZO, Joliette) le mardi 18 février 2014. Si vous souhaitez y participer, cela reste encore possible, en prenant contact directement avec le SNES-FSU Aix-Marseille (s3aix@snes.edu).
plus d'informations : cliquer ici

Notation administrative 2013 / 2014 : ni entretien, ni grille d'évaluation !
Actuellement a lieu la campagne annuelle de notation administrative. Les chefs d'établissement proposent une note au Recteur, qui l'arrêtera après consultation de la CAPA -en particulier en cas de contestation -, en fonction de la grille de référence de l'échelon. Pour les corps d'enseignants, l'augmentation normale est de +0.5 jusqu'à 39 et de +0.1 ensuite. Le décret Chatel sur l'évaluation ayant été abrogé par Vincent Peillon, les chefs d'établissement ne sont pas fondés à imposer des entretiens professionnels et des grilles d'évaluation par compétence.
Plus d'information en cliquant ici

CPE :
Schéma de Répartition des Emplois de CPE. Discussions sur le métier : cliquer ici
L'administration n'exclue plus de redéployer des postes, ce que refuse le SNES-FSU
Plus d'informations en cliquant ici

Alpes-de-Hautes Provence
Stage "Hygiène et Sécurité : comment la CHS de l'établissement et le CHSCT peuvent nous être utiles"
Jeudi 13 février 2014 de 9 h à 17 h, aux Mées (04)
Plus d'informations en cliquant ici

Discussions au Ministère sur les métiers et les missions :en cliquant ici
GT concernant les agents non-titulaires : premières avancées : cliquer ici
Adhérez au SNES-FSU ou renouvelez votre adhésion au SNES-FSU : en cliquant ici
N'hésitez pas à proposer à vos collègues de nous rejoindre pour ensemble, être plus unis !

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 00:03

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 20:33

Un dangereux décrochage

Dans son rapport Tendances mondiales de l'emploi 2014 : Vers une reprise sans emplois ?, l’Organisation internationale du Travail note que  « le déficit de la demande globale ralentit la reprise des marchés du travail mondiaux ». Guy Rider, directeur général de l’OIT, dans une tribune publiée lors du sommet de Davos, a présenté ses préconisations : « Relancer la demande de biens et services contribuerait grandement à donner aux entreprises l’élan nécessaire pour qu’elles se développent et créent des emplois. Ce qui implique de renoncer à la politique d’assainissement brutal des finances publiques conduite dans de nombreux pays […] et de remédier au déclin de la part de croissance économique allouée aux travailleurs. » 

Et pourtant, c’est une politique d’austérité qui continue à être menée dans toute Europe, c’est une politique qui vise à la baisse du coût du travail qui est annoncée en France ! Cela va de pair avec une volonté de réduire drastiquement les dépenses publiques dans notre pays, ce qui donne même à certains des idées scandaleuses de remise en cause des règles d’avancement des fonctionnaires (déjà frappés par le gel du point d’indice depuis plusieurs années) ! On marche sur la tête !

Le décrochage entre les salariés, socle social et électoral de la gauche, avec le gouvernement de gauche risque de s’accentuer et se traduire par une forte abstention lors des prochaines échéances électorales. Mécontenter son électorat ne permet pas de séduire celui d’en face. À ne pas répondre aux aspirations de la gauche, on ne capte pas pour autant les adversaires de droite. Ça déçoit les deux camps. Bien sûr il y a toujours une majorité de gauche dans le pays, mais majorité de gauche et politique de François Hollande ne coïncident plus, ne sont plus superposables. C’est le pouvoir de l’Élysée comme toujours dans la Ve République (elle ne permet pas un « président normal » ) qui s’impose par dessus la réalité du Parlement, par dessus la gauche.

Rien n’est encore joué, pour peu qu’une réaction ait lieu au cœur même de la gauche et donc notamment au sein même du Parti socialiste. 

C’est tout le sens de l’action des militants socialistes qui publient la revue Démocratie&Socialisme et militent au sein de la Motion 3 du PS avec une volonté affirmée de faire converger l’action de toutes celles et tous ceux qui veulent un tournant à gauche.


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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:11

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 15:53

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