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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 18:03

Démocratie et socialisme

Gérard Filoche

Refonder à gauche, vite !


Urgence économique et sociale : ces mots employés par François Hollande dans ses vœux sonnent juste. Malheureusement, le contenu des mesures annoncées n’est pas à la hauteur de l’ampleur du chômage. Quant à la déchéance de nationalité de très nombreuses voix s’élèvent pour refuser d’introduire cette disposition en restant fidèle à la position de la gauche et notamment aux déclarations de 2010 lorsque Sarkozy avait ouvert cette boite de Pandore.


Formation des chômeurs, développement de l’apprentissage : qui peut croire que cela relancera l’activité dans le pays, alors que ce qu’il manque aux entreprises, c’est de la demande ? Mais les salaires restent bloqués et les aides de l’État aux collectivités sont toujours en baisse. Or l’investissement public est plus que jamais décisif (par exemple pour tous les secteurs liés à la transition énergétique) . Janvier verra des mobilisations sociales unitaires se développer sur le sujet, notamment dans la Fonction publique.


Refonder à gauche, c’est augmenter les salaires !


Le Président confirme aussi la « simplification » du Code du travail. Le patronat a reçu 40 milliards sans contreparties. Il n’a pas embauché. Ce serait la faute aux rigidités de la législation sociale ! Le Code du travail a déjà été « recodifié » en 2008, tous les assouplissements introduits depuis n’ont jamais fait baisser le chômage. Au contraire ! Qu’un gouvernement de gauche reprenne le discours patronal à ce sujet est stupéfiant. Qu’il se prépare à proposer un projet le 18 janvier nécessite une mobilisation pour le faire reculer.


Refonder à gauche, c’est améliorer le droit du travail et protéger l’emploi !


François Hollande ne prévoit donc aucune inflexion de sa politique, celle qui pourtant voue son quinquennat à l’échec. Le plus étonnant est qu’il semble croire que c’est le chemin à suivre pour être réélu. Quitte à désespérer le camp qui a permis sa victoire en 2012 : la gauche ! L’obstination de François Hollande et de Manuel Valls à inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution est éclairante : ils veulent donner des signes à la droite en imaginant que cela élargirait leur assise électorale. Ils imaginent même la possibilité de créer des apatrides avec la déchéance de nationalité de citoyens français, ce qui est inadmissible car contraire à la déclaration des droits de l’Homme. Tout cela les éloigne encore un peu plus de la gauche militante, celle sans laquelle la gauche ne gagne pas de combat électoral.


Refonder à gauche, c’est refuser la déchéance de nationalité !


Le premier secrétaire du Parti socialiste a déclaré qu’il fallait « rompre avec l’orientation qui est celle du PS depuis le congrès d’Épinay ». Certes le monde a changé depuis 1971. Mais le congrès d’Épinay a été celui de l’unification des socialistes et de l’adoption d’une stratégie d’union de la gauche. Est-ce avec cela qu’il faudrait rompre ? C’est ce que l’on peut craindre quand J-C Cambadélis appelle dans le même temps « le centre à rompre avec la droite ». Or nul ne doit oublier que le centre n’est « ni de gauche, ni de gauche ». F.Bayrou, tout comme A. Juppé, est de droite. Quel contenu Cambadélis entend-il donner à cette « alliance populaire » pour « dépasser le PS » ? Pas question de renouer avec la stratégie dite de « troisième force » de G.Mollet qui a conduit la SFIO à 5 % des voix lors de la présidentielle de 1969 !


Refonder à gauche, c’est rassembler la gauche sur une plateforme !


La gauche ne doit pas se résoudre à un duel droite-extrême droite en 2017. Mais pour cela, la gauche doit se refonder. Il y a urgence. Toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux grandes valeurs de la gauche, et qui contrairement à ce que pense Manuel Valls ne s’égarent pas, doivent se mettre au travail. Il faut dans les mois qui viennent élaborer ensemble une plateforme commune de la gauche, indispensable pour une future majorité parlementaire aux législatives de 2017. C’est nécessaire dès aujourd’hui pour rassembler dans l’action et indispensable pour rouvrir des perspectives. Sur cette base, il sera alors possible d’organiser des primaires ouvertes à toute la gauche pour désigner un candidat unique de la gauche aux présidentielles. Ainsi 2016 sera une année utile !

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Published by BARTET-BEAUQUIER
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 09:50

Intervention au BN du PS lundi 4 janvier 2016


Bonne année 2010 à tous, …(..) pardon, lapsus, 2016, mais le temps passe vite il faut dire chez nous autres socialistes, bonne année 2016 donc.
Il y a 5 ans à peine, en 2010 on combattait tous ici la proposition de Sarkozy d’introduire la déchéance de la nationalité, je tiens les nombreuses citations à disposition
Et aussi en décembre 2010, on célébrait le 100°anniversaire de la naissance du code du travail, 1910-2010, on condamnait la droite qui l’avait « recodifié » et on appelait à le renforcer.


Voilà en 2016 qu’on dit et fait le contraire


Qu’est ce qui nous a amené à changer ainsi en 5 ans ? Pas le réel comme dit Alain. Rien dans le réel ne nous pousse à ça ! Au contraire !

Ce qui nous pousse à ça, c’est pas la réalité ni le réalisme, ce sont de mauvais choix politiques et de mauvaises décisions qui nous font rompre avec la gauche et menacent l’existence de notre parti.

Au point de perdre toutes les élections dans une France qui nous avait donné tous les pouvoirs, il y a seulement 3 ans.


Il faut se souvenir qu’on y allait fortement, carrément, dans un cas comme dans l’autre, en 2010, car c’est pas vrai « qu’on n’était plus mou dans l’opposition qu’aujourd’hui », comme vient de le suggérer Daniel,
Non, à l’époque Manuel Valls comme tous nos dirigeants, François Hollande inclus, dénonçaient vigoureusement avec des mots vifs « la déchéance de la nationalité comme ne servant à rien, en aucun cas à éviter d’autres meurtres, disant que « c’était nauséabond et absurde », toutes les vidéos l’attestent.


Oui Henri, à l’époque, on ne nuançait pas, on criait fort parce que c’était pour nous une question de principe, de PRINCIPE.


Et en effet, ce n’était pas une question d’opportunité, mais de fond.

Rien dans la vie réelle, depuis, ne nous a donné une sérieuse raison de changer sur ces principes : ce n’est pas le réel qui nous entraine c’est l’irréel et un irréalisme commandé par… le pouvoir personnel.
Ce pouvoir personnel que nous n’avons jamais voulu, moi, comme toi Daniel, tu le rappelais pour toi, je l’ai combattu depuis 1962, ce fut même un de mes premiers balbutiements politiques, je sais qu’il s’impose, mais on n’est pas obligés de suivre toutes ses erreurs, d’aller dans le mur avec lui.


Les attentats du 13 novembre n’imposent en rien la « déchéance de la nationalité ». A quoi ça sert de menacer un terroriste de « déchéance de la nationalité française », il s’en fout

, être français ou pas, c’est pas une menace, c’est pas une crainte, ni une sanction, c’est un trophée, c’est une gloire pour lui
Comment ça, tu dis que c’est pas pour dissuader les terroristes ?
Bah alors, ça a encore moins de sens.
C’est pour l’exemple ? Alors « on » ne cherche pas l’efficacité, c’est donc autre chose qui est en jeu.
D’ailleurs t’as dit Henri qu’il y avait 14 cas de déchéance de nationalité (puisque c’est déjà permis par la loi actuelle) depuis 2004, moi j’avais le chiffre de 22 depuis 1989, peu importe, personne ne l’a su, ça n’a donc dissuadé personne. Ca ne sert à rien.
Alors tu dis que c’est pour le symbole… envers les autres, c’est un aveu,


Ne me dites pas que c’est pour plaire à l’opinion. Si, l’opinion pensait ça il ne faudrait pas la suivre. Mais elle ne le pense pas. D’ailleurs les sondages que valent-ils ? 96 % « pour » le premier, 86 % le second, 80 % le troisième, mais ce sont des sondages de réveillon !

Attendez que le débat passe en profondeur et vous verrez que cette histoire de déchéance est minoritaire (ce sera comme le TCE de 2005, je n’encourage surtout pas à faire un referendum, d’ailleurs j’ai cru comprendre que cette prudence était partagée, en haut lieu, et ça indique bien le doute).


Rappelez vous la réalité de l’opinion, le 11 janvier il y a un an, il y avait 4 millions de personnes dans la rue, et pas un seul cri raciste, pas un seul slogan pour la peine de mort, pas une seule banderole anti musulmane, pas une seule banderole pour « l’unité nationale » et pareil depuis le 13 novembre !

Notre peuple est grand pas la peine de lui prêter de noirs desseins, de nourrir des craintes.
Le symbole le 11 janvier ça a été « je suis Charlie » et des crayons.
Le symbole après le 14 novembre ça a été « je suis en terrasse », et des fleurs, des bougies, de la fraternité.
Notre peuple veut vivre, pas faire des pogroms.

Le 13 novembre, c’est l’humanité qui a été touchée pas le nationalisme, c’est l’humain, des humains de 21 nationalités d’ailleurs, qui ont été menacés et assassinés pas seulement des nationalistes à « conforter ».

C’est même une erreur de dramatiser là-dessus, ça crée, alimente, un mal qui n’existe justement pas spontanément.


Ce n’est donc pas l’efficacité anti terroriste qui commande ça, ce débat lunaire, c’est une manœuvre politique, c’est une contrepartie donnée à la droite pour qu’elle applaudisse au Congrès de Versailles, c’est une manœuvre pour empiéter sur la droite, marcher sur ses plates-bandes, et ça c’est pas contre le terrorisme, c’est pour 2017,


C’est un plan politique pour « trianguler » à l’occasion des attentats, comme vous dites, pour essayer de doubler LR et FN sur leur terrain, au nom de la « nation », mais ça ne marchera pas, les électeurs préféreront l’original, la droite à la copie qu’on tente d’en faire, ce n’est pas ainsi que François Hollande passera 2° à la présidentielle, il sera 3° et perdra.

On perd toujours quand on va contre ses principes. Pour gagner il faut défendre ses principes, pas ceux des autres.


Alors ce serait cohérent vient-on de nous dire, avec « l’unité nationale » sur le terrain de la droite, comme en parle Christophe, mais si c’est ça (ou un autre front républicain) c’est encore pire, c’est un non sens, une impasse, c’est perdant, on ne peut pas gagner en remplaçant le social par des mots creux sur les valeurs de la République, la main dans la main avec LR en croyant qu’on va leur piquer leur électorat.

On perdra celui de gauche, on ne gagnera pas ainsi celui de droite.

Pareil pour la casse du code du travail : tout le monde sait que ça ne sert à rien, ça fera pas un emploi, au contraire ça les détruira, c’est pour plaire au Medef en espérant qu’il nous en récompense, ce qu’il se garde bien de faire depuis qu’on lui fait des cadeaux de ce genre.

Pour faire de l’emploi faut contrôler les licenciements, pas les faciliter.


Parce que c’est ça que certains préconisent : personne ici n’est chaud, ça s’entend, pour cette déchéance de la nationalité, personne !


Tout le monde est hostile, et cherche une issue, mais nous dit-on, sans « affaiblir » le président, il faudrait le « conforter ». En bricolant des « indignités » ou des « déchéances républicaines » ou autres.

Mais c’est à celui qui nous a placé dans cette nasse d’en sortir, il ne nous a pas consultés car s’il l’avait fait on l’en aurait dissuadé !

En matière de déchéance de la nationalité comme en matière de code du travail.


Qu’il trouve les mots pour s’en sortir, il le faudra et le saura bien, car il n’y aura jamais 3/5° des voix au congrès, la droite ne marchera pas dans la combine, ça échouera, ça va sombrer dans une impasse (comme un précédent en 2004).


Le plus sûr pour gagner en 2017 puisque telle est la question derrière, c’est défendre nos principes c’est pas de les brader. Pour choisir et conforter un candidat il vaut mieux, il faut des primaires, une plateforme et des vrais choix de gauche, c’est plus sur que de « conforter « un candidat en instaurant une « déchéance de la nationalité » et « en cassant le code du travail » : c’est battu d’avance.


Impossible de « conforter » le président en cassant nos principes par prétendu réalisme. Et si vous voulez des propositions contre le terrorisme, une vraie issue, je vous le dis, c’est pas un problème de constitution, ni de nouvelle loi d’exception, d’urgence, ni de Patriot act, ni de « symbole », mais de moyens, de beaucoup de moyens, il faut embaucher des milliers d’enquêteurs, de policiers, de juges, des fonctionnaires, et surtout des éducateurs, des enseignants, développer la culture, lutter contre le chômage des jeunes en banlieue, et leur donner à tous les moyens d’agir, il faut une société humaine, sociale, une république fraternelle, sans inégalités criantes, on me dit que les policiers ont déjà 2 millions d’heures supplémentaires impayées, il faut régler ça, c’est dans cette voie qu’il faut aller et pas dans la course aux symboles, en compétition avec LR et le FN.


Et qu’est ce que vous allez faire ensuite avec votre raisonnement ? On va voter le 18 janvier en BN sur la déchéance ou une solution technique de remplacement mais le 18 on aura aussi le rapport Combrexelle sur la casse du code du travail


Et là ça va recommencer et ce sera encore plus massif et lourd car il ne s’agira plus de menacer de sanctionner des terroristes, mais de faire reculer les droits intimes de 18 millions de salariés.


Non seulement j’ai lu ce matin dans les Echos qu’il s’agissait de ne plus majorer les heures supplémentaires, et donc de casser les 35 h, de travailler beaucoup plus en gagnant beaucoup moins. Mais j’ai lu aussi qu’il s’agissait de remettre en cause la durée maxima du travail, la semaine de 48 h maxima, confortée par la directive 93-104, dans l’UE 15 (excepté l’article 18 qui permettait l’opt out en Grande-Bretagne). Il serait prévu qu’il n’y ait plus de demande de dérogation préalable auprès de l’inspection du travail pour faire travailler les salariés plus de 48 h hebdo, ce serait les digues ouvertes, et on revient au 19° siècle, évidemment ça nuira autant à la santé, qu’à l’emploi.


Et qu’est ce que vous allez dire, si le pouvoir personnel et son premier ministre vont dans ce sens ? Qu’il ne faut pas s’opposer pour ne pas l’affaiblir, pour les « conforter » ?

Mais en acceptant ça vous irez contre tout ce qu’a défendu notre parti, en 2010 comme je le rappelais. Je me souviens, je tiens à votre disposition le communiqué du BN à cette époque, pour dénoncer la « recodification », la loi TEPA sur les heures supplémentaires, pour renforcer le code et les contrôles et les sanctions de l’IT.

Car en 2010 on s’est tous opposés à la recodification du Code du travail : pourtant Combrexelle l’avait déjà passé à l’acide, « simplifié » réduit de 10 %, enlevé 1,5 millions de signes, supprimé 500 lois, et il avait crié victoire affirmant que le code simplifié, lisible allait créer de l’emploi. C’était en 2008 et bien sur ça n’a pas marché.


Et ça recommence, cette fois, c’est le gouvernement Hollande Valls qui re-nomme ledit Combrexelle pour le refaire encore plus brutalement contre tous nos principes, contre toute notre histoire.

François Hollande a annoncé qu’il fallait « adapter le code du travail aux entreprises » alors que depuis 1910, au contraire, on adaptait les entreprises au droit du travail !


Qu’est ce que vous allez faire, encore emboiter le pas ? Laissez-faire pour ne pas nuire à 2017 ? Pour conforter le président et pas l’affaiblir. Mais c’est une logique folle, c’est ça qui tuera 2017 !


Pourquoi le gouvernement n’a- t- il pas fait signe aux français – à nos électeurs – depuis le 5° désastre électoral des 6 et 14 décembre ? Une forme de mépris, d’ignorance, de refus de prendre en compte la situation.

Or, quand même, aux régionales c’est plus qu’une déroute, il y a 388 élus conseillers régionaux du FN et seulement 355 PS.


Est-ce que les réponses c’est de rejeter encore plus ce que nous disions en 2010, et en 2016 d’aller encore plus à droite en instaurant une « déchéance de nationalité » et en cassant le code du travail ?

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 10:22

Le « Viva la muerte » de FH and Co
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Non, il ne s’agit pas d’un remake du film d’Arrabal, dont peu se souviennent, tant la politique est devenu com’ abrutissante, au sens propre du terme.
Il s’agit bien de la proposition de déchéance de nationalité de bi-nationaux définitivement condamnés pour terrorisme ou « crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation » ( flou garanti d’origine, et comme disait Martine Aubry « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup » »), proposition approuvée à pieds joints, avec un trépignement de joie, applaudie à deux mains par l’extrême droite qui n’en attendait pas autant d’un PR que d’aucuns continuent d’affubler du faux nez d’homme de gauche! (1)
On aurait pu se douter que FH n’avait absolument aucun sens de ce que sont la dignité, les prérogatives et les droits d’un citoyen de son propre pays, puisque dès l’été 2012, avec l’empressement de Valls qui était à l’époque ministre de l’Intérieur, il avait livré à l’Espagne, une militante basque française pour des faits non justiciables en France!
Impardonnable, quoique peu visible et encore moins relevée, trahison qui ne fut au demeurant même pas la première de l’occupant de l’Elysée puisqu’il avait, aussitôt élu, renoncé à négocier quoi que ce soit de sérieux avec l’Allemagne sur la souveraineté du pays dont il était sensé défendre les intérêts. On aurait pu s’en douter d’autant mieux que l’année 2012 fut celle du bi-centenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, modeste penseur politique sans lequel ni la commémoration du centenaire de 1789, qui donna lieu au moins à une publication de l’ensemble de Cahiers de doléances, ni a fortiori celle du bicentenaire en 1989, pourtant largement utilisée par le président d’alors, n’auraient eu le moindre sens.
HEC et l’ENA n’enseignent ni l’Histoire, ni le respect des principes de la révolution fondatrice de la République et aucun Français, quelques spécialistes exceptés, ne se souvient de la moindre cérémonie à l’occasion de cet anniversaire du citoyen de Genève! .
Il convient d’ailleurs de ne pas oublier que cette proposition de modification de la Constitution s’accompagne d’une modification du texte autorisant la proclamation et la prorogation de l’état de siège par un renforcement inouï des pouvoirs d’un PR qui n’en a déjà que trop pour un système politique prétendument démocratique. Les politologues, avec un peu de mépris, ont inventé le mot « démocrature » pour qualifier certains régimes en transition, d’Afrique, en particulier. Il serait assez pitoyable que le bilan de FH se résumât à l’utilisation de ce concept pour la France.
La décomposition républicaine du régime est d’ailleurs telle que le même PM qui reproche à des élus encore conscients de leurs devoirs de s’égarer sur des valeurs, est le même qui dénonçait, il y a quelques mois et dans une conjoncture équivalente, 13 jours après les attentats de janvier (7 et 9), un apartheid social.
Comme la réponse à cet « apartheid » social n’est pas la réforme du collège, pure régression, on peut douter du sérieux de la parole de l’exécutif… Si on doit la chercher dans la proposition de réforme constitutionnelle, on peut douter de son adéquation au problème révélé par la réitération de faits terroristes 10 mois après ce que certains thuriféraires habituels du PM avaient salué comme une affirmation courageuse, ou mettre en question la qualité des politiques suivies depuis Charlie!.
Aucun juriste ni constitutionnaliste sérieux ne trouvant de lien entre la lutte contre le terrorisme et les modifications de la Constitution préconisées par le couple PR-PM, le surgissement de cette préconisation n’est pas à chercher dans une soudaine prise de conscience de la gravité de la situation en matière de sécurité publique dans notre pays.

Curieusement, la seule lecture explicative tourne donc autour d’une préoccupation purement politicienne, la réélection éventuelle du PR en 2017 et les manœuvres nécessaires pour affaiblir la droite ou le concurrent « républicain » qui en porterait les couleurs.

L'avis du peuple?
Calculs misérables évidemment auxquels des sondages complaisants et manipulatoires sembleraient donner quelque pertinence en faisant apparaître que plus de 80% des Français seraient partisans de la déchéance de nationalité sous la forme présentée dans le projet de loi.
Il est certain que faire porter par l’opinion publique, une modification fondamentale du pacte républicain est salué par la canaille communicante comme un joli coup, alors qu’il s’agit bien d’amputer une fois de plus les droits du citoyen: pas plus que la République pourtant, le souverain autrement dit le corps citoyen et l’individu citoyen ne sont divisibles.
Toute autre lecture de l’indivisibilité de la République serait un crime.
Le sondage fait ainsi apparaître non pas un peuple citoyen conscient de ses droits et mobilisé pour les défendre mais des consommateurs de communication apeurés et spectateurs de leur propre déchéance.
Le crime est précisément d’avoir conduit à cette anomie le peuple français.
On nous dira qu’il n’y a de crime que dans ce qui heurte les états forts et définis de la conscience collective et qu’en l’occurrence précisément la dite « conscience » va dans le sens souhaitée par les manipulateurs de symboles.
Un peuple « décitoyennisé » depuis des décennies et dont les choix sont régulièrement méprisés par ses mandataires (2005, 2012..) peut-il porter une conscience collective qui ne peut être et n’est pas durablement l’agrégation des sentiments individuels et des peurs particulières? Ou bien faudrait-il confondre conscience collective et opinion publique? La manipulation est d’autant plus évidente qu’interroger les Français sur la déchéance de nationalité, c’est d’abord s’abstenir de vérifier qu’ils savent encore le sens du mot citoyen!
La confusion entretenue (volontairement?) entre la déchéance de nationalité et la qualité de citoyen ( en n'oubliant pas la perte des droits civiques prévus par les Codes) n'aide pas à comprendre vraiment l'enjeu que dissimule cette enième proposition de modification de la Constitution. « La vérité émerge plus facilement de l'erreur que de la confusion », disait déjà Francis Bacon.
Rien d’étonnant à cela dans un pays dont les élus refusent de donner à Robespierre la place qu’ils ont osé donner à Thiers, belliciste, fusilleur et porte parole de la finance, vrai maître à penser des adversaires de l’impôt progressif à toutes les époques, que le maréchal Soult un jour avait traité de « foutriquet ». C’est Thiers, bien plus que Clémenceau le modèle de Valls.
Pour Hollande à ce propos, la question ne se pose pas, la notion de référence historique est vide de sens pour lui.
C’est d’ailleurs bien là le problème. Il faut se souvenir de la conclusion de Unamuno, réagissant au cri du fasciste Millan Astray, « Viva la muerte », le 12 octobre 1936: « Je considère comme inutile de vous exhorter à penser à l’Espagne »!


(1): ses défenseurs parlementaires disent que Cameron fait pire ou que le programme de Sarkozy ferait des ravages pour en conclure que la politique qu’ils soutiennent de leurs votes, n’est pas de droite . A quoi mènent les mécanismes de d défense du moi… ou la mauvaise foi!

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 19:58

Communiqué FSU

Le COR a adopté son rapport consacré à la situation des retraités en France.


Très détaillé, le rapport reprend des éléments de constats et d’évaluation actuels montrant comment la situation des retraité-es s’est améliorée en 20 ans ; toutefois les bénéficiaires de minima sociaux et de petites retraites se retrouvent avec des reste-à-vivre de plus en plus maigres. Il intègre des éléments prospectifs montrant que le niveau de vie des retraité-es devrait diminuer après le milieu des années 2020.


S’il revient sur les inégalités entre retraité-es (hommes/femmes, conditions de logement, renoncement aux soins, à l’alimentation…voire l’impact des structures familiales sur le niveau de vie), le rapport met particulièrement en lumière le poids de plus en plus important des dépenses de santé et de celles liées à la perte d’autonomie pour les « petites » retraites et les personnes de plus de 75 ans.

Il regorge de constats comme par exemple le reste à charge concernant l’hébergement en établissement qui est aujourd’hui de 1720 € / mois pour les personnes âgées dont le revenu est compris entre 1200 et 1400 €.


Ceci est d’autant plus préoccupant que la pension relative baissera dès 2015 pour les femmes et les hommes. En 2060, le COR prévoit que la pension nette issue de droits directs pour les résidents en France vaudra de 45% à 58% du salaire moyen net.


Les inégalités entre les femmes et les hommes ne seront pas résorbées en 2060 où les retraitées ne toucheront que l’équivalent des 4/5 de la pension d’un homme et ce, alors même que les dispositifs de solidarité permettent de corriger partiellement ce rapport.


La FSU ne se satisfait pas des progrès passés s’ils sont remis en cause dès maintenant.


Les retraité-es contribuent indéniablement au lien social et à la solidarité intergénérationnelle. Ils sont aujourd’hui clairement victimes des politiques d’austérité alors que leurs dépenses contraintes continuent de progresser.


Le rapport est alarmant sur le futur des retraité-es si rien ne change du point de vue de politiques mises en œuvre : l’écart entre niveau de vie des actifs et celui des retraités est appelé à se creuser.


Le choix de la réduction des droits est sans fin si on n'agit pas sur le levier des recettes supplémentaires : c’est bien la question du financement des retraites qui est le cœur du problème.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 14:50

Démocratie et socialisme // Gérard Filoche

Aller discuter sur les marchés, frapper aux portes alors que l’on sait les déceptions qu’a entraînées la politique gouvernementale n’a pas été toujours facile pour les militants socialistes. L’interruption pendant une dizaine de jours, du fait des attentats, n’a pourtant pas fait retomber la mobilisation militante qui a été forte entre les deux tours. Malheureusement cela n’a pas suffi. La gauche a perdu les élections régionales, le fait de garder 5 régions ne doit pas cacher cet échec. Une gauche absente dans deux régions, un premier ministre appelant à voter pour un candidat de droite dans trois régions, une unité de la gauche incomplète d’une région à l’autre, des électeurs de gauche utilisant à contrecœur un bulletin de vote de droite pour faire barrage au Front National. Tout ceci est un terrible échec. Il faut en tirer toutes les leçons.

Partout, nous avons constaté un électorat FN en progression et un électorat de droite très mobilisé. A contrario, l’électorat qui a fait la victoire de François Hollande s’est beaucoup moins senti concerné.

Certes, le total des voix de gauche la mettait en tête dans 10 régions au premier tour, les électeurs, qui sont clairement et consciemment de gauche, sont venus voter notamment au deuxième tour, y compris beaucoup de celles et ceux qui déclaraient encore il y a peu ne plus jamais voter pour le PS. Les reports de voix à gauche se sont plutôt bien réalisés. En revanche, nous n’avons pas réussi (et ce dans tout le pays) à susciter une mobilisation plus importante, nous n’avons pas réussi à convaincre celles et ceux qui, déçus par l’action gouvernementale depuis 2012, ont pris du recul vis-à-vis des partis politiques.

C’est bien là l’échec de toute la gauche qui ne suscite plus suffisamment l’adhésion populaire. Compter sur le sursaut pour s’opposer au FN ne suffit pas. Oui, il faut en tirer toutes les leçons.

Ce n’est visiblement pas ce que fait Manuel Valls qui n’entend rien changer dans l’orientation économique de son gouvernement. Il persiste à défendre l’idée que le clivage dans notre pays n’est plus vraiment entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui défendent la République et ses valeurs face à l’extrême droite. Nous combattons cette vision qui pousse à une alliance entre la gauche et la droite dite « modérée » (Raffarin, NKM, Bayrou,…) . Oui il faut défendre la République contre le FN. Mais aussi contre cette droite LR qui reprend ses thèmes et menace nos droits sociaux. L’objectif socialiste reste bien la République sociale.

Le clivage droite-gauche, c’est la question sociale, c'est-à-dire en premier lieu la question de la répartition des richesses, la question de la répartition entre le capital et le travail.

Cela doit évidemment s’illustrer en propositions concrètes : une vraie réforme fi scale, car c’est bien l’impôt républicain progressif qui doit être le premier mode de redistribution. La gauche au gouvernement ne l’a toujours pas faite. Autre proposition, c’est bien sûr la hausse des salaires. Ne jamais oublier que la moitié des salariés de ce pays gagne moins de 1750 euros nets par mois (salaire médian.)

Et le gouvernement vient, malheureusement une fois de plus, de ne pas donner de « coup de pouce » au SMIC ! Visiblement, aucune vraie leçon n’est tirée du score FN aux régionales ! Et quand le premier secrétaire du PS vient déclarer « cela ne peut plus continuer comme cela » , et propose de « combattre la précarité pour assécher le FN » , même ses propos sont balayés en haut.

Si rien ne change, la gauche ne sera pas présente au deuxième tour des présidentielles en 2017. Car là, pas de triangulaire possible.

Alors que faire ?

Débattre d’une plateforme commune de la gauche et organiser des primaires de toute la gauche pour désigner un candidat unique de la gauche. Il y a urgence, urgence politique et sociale.

Le dirigeant du SPD, Sigmar Gabriel, a raison quand il accuse la chancelière Angela Merkel, d'avoir dicté une politique d'austérité à la France, entraînant le renforcement du Front National. Le FN a non seulement préempté la question nationale, mais aussi la question sociale. La gauche française doit de toute urgence réoccuper le terrain social, ce qui signifie changer le gouvernement pour la dernière ligne droite, tourner résolument le dos aux orientations social-libérales de Manuel Valls et d’Emmanuel Macron.

Tirer toutes les leçons d’un échec

Aller discuter sur les marchés, frapper aux portes alors que l’on sait les déceptions qu’a entraînées la politique gouvernementale n’a pas été toujours facile pour les militants socialistes. L’interruption pendant une dizaine de jours, du fait des attentats, n’a pourtant pas fait retomber la mobilisation militante qui a été forte entre les deux tours. Malheureusement cela n’a pas suffi. La gauche a perdu les élections régionales, le fait de garder 5 régions ne doit pas cacher cet échec. Une gauche absente dans deux régions, un premier ministre appelant à voter pour un candidat de droite dans trois régions, une unité de la gauche incomplète d’une région à l’autre, des électeurs de gauche utilisant à contrecœur un bulletin de vote de droite pour faire barrage au Front National. Tout ceci est un terrible échec. Il faut en tirer toutes les leçons.

Partout, nous avons constaté un électorat FN en progression et un électorat de droite très mobilisé. A contrario, l’électorat qui a fait la victoire de François Hollande s’est beaucoup moins senti concerné. Certes, le total des voix de gauche la mettait en tête dans 10 régions au premier tour, les électeurs, qui sont clairement et consciemment de gauche, sont venus voter notamment au deuxième tour, y compris beaucoup de celles et ceux qui déclaraient encore il y a peu ne plus jamais voter pour le PS. Les reports de voix à gauche se sont plutôt bien réalisés. En revanche, nous n’avons pas réussi (et ce dans tout le pays) à susciter une mobilisation plus importante, nous n’avons pas réussi à convaincre celles et ceux qui, déçus par l’action gouvernementale depuis 2012, ont pris du recul vis-à-vis des partis politiques. C’est bien là l’échec de toute la gauche qui ne suscite plus suffisamment l’adhésion populaire. Compter sur le sursaut pour s’opposer au FN ne suffit pas. Oui, il faut en tirer toutes les leçons.

Ce n’est visiblement pas ce que fait Manuel Valls qui n’entend rien changer dans l’orientation économique de son gouvernement. Il persiste à défendre l’idée que le clivage dans notre pays n’est plus vraiment entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui défendent la République et ses valeurs face à l’extrême droite. Nous combattons cette vision qui pousse à une alliance entre la gauche et la droite dite « modérée » (Raffarin, NKM, Bayrou,…) . Oui il faut défendre la République contre le FN. Mais aussi contre cette droite LR qui reprend ses thèmes et menace nos droits sociaux. L’objectif socialiste reste bien la République sociale. Le clivage droite-gauche, c’est la question sociale, c'est-à-dire en premier lieu la question de la répartition des richesses, la question de la répartition entre le capital et le travail. Cela doit évidemment s’illustrer en propositions concrètes : une vraie réforme fi scale, car c’est bien l’impôt républicain progressif qui doit être le premier mode de redistribution. La gauche au gouvernement ne l’a toujours pas faite. Autre proposition, c’est bien sûr la hausse des salaires. Ne jamais oublier que la moitié des salariés de ce pays gagne moins de 1750 euros nets par mois (salaire médian.) Et le gouvernement vient, malheureusement une fois de plus, de ne pas donner de « coup de pouce » au SMIC ! Visiblement, aucune vraie leçon n’est tirée du score FN aux régionales ! Et quand le premier secrétaire du PS vient déclarer « cela ne peut plus continuer comme cela » , et propose de « combattre la précarité pour assécher le FN » , même ses propos sont balayés en haut.

Si rien ne change, la gauche ne sera pas présente au deuxième tour des présidentielles en 2017. Car là, pas de triangulaire possible. Alors que faire ? Débattre d’une plateforme commune de la gauche et organiser des primaires de toute la gauche pour désigner un candidat unique de la gauche. Il y a urgence, urgence politique et sociale.

Le dirigeant du SPD, Sigmar Gabriel, a raison quand il accuse la chancelière Angela Merkel, d'avoir dicté une politique d'austérité à la France, entraînant le renforcement du Front National. Le FN a non seulement préempté la question nationale, mais aussi la question sociale. La gauche française doit de toute urgence réoccuper le terrain social, ce qui signifie changer le gouvernement pour la dernière ligne droite, tourner résolument le dos aux orientations social-libérales de Manuel Valls et d’Emmanuel Macron.

Tirer toutes les leçons d’un échec

Aller discuter sur les marchés, frapper aux portes alors que l’on sait les déceptions qu’a entraînées la politique gouvernementale n’a pas été toujours facile pour les militants socialistes. L’interruption pendant une dizaine de jours, du fait des attentats, n’a pourtant pas fait retomber la mobilisation militante qui a été forte entre les deux tours. Malheureusement cela n’a pas suffi. La gauche a perdu les élections régionales, le fait de garder 5 régions ne doit pas cacher cet échec. Une gauche absente dans deux régions, un premier ministre appelant à voter pour un candidat de droite dans trois régions, une unité de la gauche incomplète d’une région à l’autre, des électeurs de gauche utilisant à contrecœur un bulletin de vote de droite pour faire barrage au Front National. Tout ceci est un terrible échec. Il faut en tirer toutes les leçons.

Partout, nous avons constaté un électorat FN en progression et un électorat de droite très mobilisé. A contrario, l’électorat qui a fait la victoire de François Hollande s’est beaucoup moins senti concerné. Certes, le total des voix de gauche la mettait en tête dans 10 régions au premier tour, les électeurs, qui sont clairement et consciemment de gauche, sont venus voter notamment au deuxième tour, y compris beaucoup de celles et ceux qui déclaraient encore il y a peu ne plus jamais voter pour le PS. Les reports de voix à gauche se sont plutôt bien réalisés. En revanche, nous n’avons pas réussi (et ce dans tout le pays) à susciter une mobilisation plus importante, nous n’avons pas réussi à convaincre celles et ceux qui, déçus par l’action gouvernementale depuis 2012, ont pris du recul vis-à-vis des partis politiques. C’est bien là l’échec de toute la gauche qui ne suscite plus suffisamment l’adhésion populaire. Compter sur le sursaut pour s’opposer au FN ne suffit pas. Oui, il faut en tirer toutes les leçons.

Ce n’est visiblement pas ce que fait Manuel Valls qui n’entend rien changer dans l’orientation économique de son gouvernement. Il persiste à défendre l’idée que le clivage dans notre pays n’est plus vraiment entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui défendent la République et ses valeurs face à l’extrême droite. Nous combattons cette vision qui pousse à une alliance entre la gauche et la droite dite « modérée » (Raffarin, NKM, Bayrou,…) . Oui il faut défendre la République contre le FN. Mais aussi contre cette droite LR qui reprend ses thèmes et menace nos droits sociaux. L’objectif socialiste reste bien la République sociale. Le clivage droite-gauche, c’est la question sociale, c'est-à-dire en premier lieu la question de la répartition des richesses, la question de la répartition entre le capital et le travail. Cela doit évidemment s’illustrer en propositions concrètes : une vraie réforme fi scale, car c’est bien l’impôt républicain progressif qui doit être le premier mode de redistribution. La gauche au gouvernement ne l’a toujours pas faite. Autre proposition, c’est bien sûr la hausse des salaires. Ne jamais oublier que la moitié des salariés de ce pays gagne moins de 1750 euros nets par mois (salaire médian.) Et le gouvernement vient, malheureusement une fois de plus, de ne pas donner de « coup de pouce » au SMIC ! Visiblement, aucune vraie leçon n’est tirée du score FN aux régionales ! Et quand le premier secrétaire du PS vient déclarer « cela ne peut plus continuer comme cela » , et propose de « combattre la précarité pour assécher le FN » , même ses propos sont balayés en haut.

Si rien ne change, la gauche ne sera pas présente au deuxième tour des présidentielles en 2017. Car là, pas de triangulaire possible. Alors que faire ? Débattre d’une plateforme commune de la gauche et organiser des primaires de toute la gauche pour désigner un candidat unique de la gauche. Il y a urgence, urgence politique et sociale.

Le dirigeant du SPD, Sigmar Gabriel, a raison quand il accuse la chancelière Angela Merkel, d'avoir dicté une politique d'austérité à la France, entraînant le renforcement du Front National. Le FN a non seulement préempté la question nationale, mais aussi la question sociale. La gauche française doit de toute urgence réoccuper le terrain social, ce qui signifie changer le gouvernement pour la dernière ligne droite, tourner résolument le dos aux orientations social-libérales de Manuel Valls et d’Emmanuel Macron.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 18:19

Au delà de l’emploi, la civilisation du travail ou "l'humain d'abord"!

Dans nos sociétés le travail s'inscrit encore dans le « compromis fordiste ». Ce compromis est en crise profonde. Base de l'État social, il a consisté à échanger de la sécurité économique contre de la dépendance au travail, c'est-à-dire à faire payer aux entreprises le prix d'une aliénation jugée inévitable dans son principe. L'expression juridique de ce compromis a été le modèle de l'emploi salarié qui insère un statut protecteur dans tout contrat de travail. Ce statut vise à garantir la sécurité physique des travailleurs, à limiter la durée de leur travail et à leur assurer un salaire décent. Le périmètre de la justice sociale a été ainsi restreint aux termes de l'échange salarial, c'est-à-dire à des quantités de temps et d'argent, tandis que la dimension qualitative du travail, son sens et son organisation, étaient censés relever d'une pure rationalité techno scientifique. C'est ce que l'on appelle l'état juridique de subordination.

De nos jours le lien de subordination est de moins en moins protecteur. Ce n'est plus l'actionnaire qui finance l'activité, en prend le risque, en récolte les profits mais en assume les pertes (code des sociétés).

Au contraire, l'actionnaire est financé par l'activité et donc par celles et ceux qui la réalisent. L'emploi et le salaire sont les principales variables d'ajustement de la réalisation des rentabilités financières depuis maintenant près d'une trentaine d’années. (c’est ce que consacrent tous les accords et textes de l'union européenne depuis les années 80).

La « ressource humaine » réifie le travailleur et le travail dès lors soumis aux objectifs de "compétitivité", aux normes de "l'employabilité" et aux injonctions du "management". Il découle de ces contradictions un imbroglio de droits et de normes qui tantôt rappellent la protection du salarié, tantôt la soumettent aux « lois économiques » de la bonne "gouvernance" : le droit de la libre concurrence dans un marché ouvert.

En conséquence, un des aspects fondamentaux de ce qui fait humanité se trouve d'emblée réduit pour ne pas dire aliéné par un rapport social à caractère économique où la personne au travail n'est pas considérée comme une personne et donc comme citoyenne mais comme un paramètre d'ajustement pour des calculs de profitabilité. Pourtant, le travail devrait être « la façon d'être au monde de l'homme » (Canguilhem, 1947) ou « l'activité humaine qui vise à la réalisation et à l'accomplissement de soi, à l'action sur le monde et dans le monde pour le changer et le transformer» (Robert Salais, séminaire CGT, juillet 2009).

Le compromis fordiste n'a pas d'avenir! Les sociétés sont devenues trop complexe, les besoins et les enjeux trop forts et diversifiés pour retrouver des partages entre le capital et le travail qui permette au travail , à l'homme, aux travailleurs de conserver une place où un minimum de dignité leur soit reconnu.

En d'autres termes, ne cherchons pas hors du travail, dans le temps soit disant "libre", ce qui s'enracine d'abord en lui : l'humanité, la créativité, les potentialités de liberté. En d'autres termes aussi, cessons de confondre le travail et l'emploi, c'est-à-dire l'humain et l'exploitation des humains: l'emploi est la forme juridique contemporaine d'exploitation du travail qui succède au contrat de louage de services (en France, 1804), au servage mais aussi à l'esclavage qui perdure dans certains pays.

Considérons seulement ce qui constitue aujourd'hui l'un des problèmes majeurs de la société : le délabrement – le mot n'est pas trop fort – de la santé au travail. Il est notoire que la santé dépasse de façon incommensurable le seul domaine médical ou des politiques publiques d'ailleurs asservie aux lois du marché. Le cadre de la « maladie » est devenu bien trop étroit, restrictif. « Prévenir » les atteintes à la santé ne saurait ignorer la nécessité urgente de « transformer les façons de travailler, et donc le rapport des salariés à la situation » (P. Davezies, dans le travail intenable « résister collectivement à l'intensification du travail », 2006, la Découverte.).

Comment imaginer, en effet, que l'homme ou la femme au travail puisse distinguer – pire – séparer leur travail de leur vie ? Subordination, dépendance, frustration massive d'un côté, et de l'autre, à la marge, aspiration aux joies et au plaisir, à la réalisation de soi. Comme le suggèrent d'excellentes recherches actuelles, comment supporter le découpage dans le sens général de l'existence humaine de ce qui devrait être fatalement contraint, donc nocif, de ce qui resterait humain, donc émancipateur, au prix de la santé, du développement humain et collectif ? Car les activités humaines intègrent, sans conteste, cette « ambition de vivre en santé » dont parle Yves Schwartz.

Des ressources existent aujourd'hui qui n'existaient pas hier pour débarrasser le travail, dans ses dimensions concrètes, de ce qui le parasite, le rend fastidieux ou plus pénible qu'il ne devrait être : ressources technologiques, progrès technique, organisations différentes, pourvu que l'orientation de l'entreprise, de la production collective intègre la part indissoluble d'émancipation du travail, de libération des potentialités nichées au cœur des actes industrieux, au lieu de les brider. Il s'agit d'instaurer et de développer de véritables « dynamiques du travail »: il faut prendre le risque de la créativité et de l'efficacité à libérer dans le « travail réel ». Emergeraient ainsi des capacités nouvelles aujourd'hui inconnues et probablement insoupçonnées de développement humain, d'objets et modalités de production et de création, de nouvelles rationalités favorables à l'émancipation et au remembrement de la démocratie politique, économique et sociale.

Dès lors, sortir de la crise ne peut se réduire à un usage différent des moyens financiers ou à des pratiques démocratiques plus élaborées. Il ne s'agit pas que d'une crise financière ou démocratique mais d'une crise du développement humain. Fondamentalement, il faut s'en prendre à ses racines les plus profondes en plaçant le travail au cœur des processus de transformation, en lui donnant la place centrale pour le développement durable des sociétés : « l'humain d'abord ! » Puisque, rappelons-le, c'est le travail avec la pensée et le langage qui font humanité. En d'autres termes, comme le pense Alain Supiot, il faut aller «au-delà de l'emploi » car « l'emploi ne fournit plus un cadre normatif suffisant pour assurer à tous, à l'échelle de la planète, un travail décent ».

La vraie richesse sur laquelle peuvent compter les peuples ne se trouve pas dans les coffres-forts des banques mais dans leur capacité de travail. C'est de ces capacités qu'il faut partir si l'on veut sortir des impasses actuelles et cela implique de ne pas considérer le travail comme une ressource exploitable ou un capital humain, mais comme un lieu essentiel de la réalisation de soi.

Pourtant, malgré 8 millions de personnes exclues de l'emploi ou en situation de grande précarité, malgré les bas salaires, le sacro-saint « emploi » est recherché, espéré et simultanément, trop souvent redouté car il crée de la « souffrance au travail » ou le danger de son contraire inséparable : le chômage. ( emploi et chômage sont inséparablement liés et constituent deux versants différents d'une même chose : les formes de l'exploitation contemporaine du travail. L'emploi a inventé le chômage (Robert Salais1986). Il n'y a donc pas d'emploi sans chômage et réciproquement pas de chômage sans emploi. Objectivement, le plein-emploi n'a jamais existé. Il a simplement existé des formes d'emplois suffisamment nombreuses pour qu'elles conviennent à la société dans le cadre d'un consensus idéologique momentané comme celui issu de la libération. Envisager de « créer des emplois » pour « supprimer le chômage » relève ainsi d'une illusion car le chômage ne se supprime (en termes logique) que par la suppression de la forme juridique subordonnée de « l'emploi ». Mais dans la pensée courante, on considère que le chômage est le contraire de l'emploi. Raisonnement totalement piégé qui ne permet pas de voir sa contradiction interne : on ne supprime pas une chose (le chômage) en faisant le contraire de la chose (l'emploi)… Car il s'agit de la même chose ! Pour régler cette contradiction il faut changer de système de pensée et d'action. Principes élémentaires de dialectique)

Les campagnes électorales affichent comme priorité « l'emploi ». Le syndicalisme revendique la création d'« emplois ». Mais parle-t-on bien de travail lorsqu'on le confond avec l'emploi alors que les salariés, constatant souvent la mauvaise qualité de ce qui est produit, disent : « c'est pas du travail »? Voici ce que déclarait Jack Ralite au Sénat le 2 décembre 2011 : "…, Quand on discute des activités humaines, c'est l'emploi qui l'emporte. On peut le comprendre du fait de la tragédie du chômage, mais, ce faisant, la problématique de l'emploi marginalise l'approche du travail, quitte à obscurcir sa nature, son rôle et les questions que pose précisément la maladie du travail. Ainsi le travail est presque devenu, dans certains propos, une branche de l'emploi. »

Conséquence : l'emploi n'est-il pas devenu le carcan du travail ?

Mener la « bataille de l'emploi » place les protagonistes sur le terrain du partage fordiste, du partage du travail dans le « marché des emplois » appelé injustement « marché du travail », avec des options différentes qui vont de la « sécurisation des parcours professionnels » à la précarité permanente et reconductible que le ministère du travail français vient d'élargir. Qui vont aussi de la réduction du temps de travail « façon syndicale » à celles vues à la « façons patronale » ! Dans tous les cas nous restons confinés à la déshumanisation et à l'asservissement de ce que devrait être le travail comme genèse de l'humain, de l'éthique, de la créativité, des valeurs et de la culture. Nous restons enfermés dans le travail aliéné.

Il n'est donc pas question de s'émanciper du travail en le fuyant, en l'abandonnant à "l'employeur" et à chercher « hors du travail » le bonheur car le bonheur humain doit se trouver dans sa capacité à dominer sa créativité : c'est-à-dire son travail, origine des richesses, des valeurs, des cultures. Si l'humain veut s'émanciper il doit libérer le travail de l'exploitation et inventer la « civilisation du travail ». Un tel objectif ne peut plus être masqué, ignoré. Il est urgent d'en prendre conscience et de placer les enjeux politiques et les luttes sociales à ce niveau-là.

Concrètement il s'agit dès à présent de mettre en déclin la fonction « d'employeur » pour valoriser celles des entrepreneurs, des travailleurs avec leurs capacités à créer, à produire des objets, des services et du sens, de l'éthique et du vivre bien. Dès lors, l'instauration d'une « sécurité sociale du travail » devient incontournable.

Malgré l'obscurcissement des horizons, malgré les pressions managériales, le travail même exploité, contraint, méprisé et marginalisé génère des potentialités subversives permettant de donner crédibilité à cet horizon révolutionnaire. Mais il faut pour cela observer les activités de travail telles qu'elles se réalisent au niveau microscopique, au quotidien des postes et des contraintes. Les travailleurs ont des capacités de subversion des normes, des prescriptions et des injonctions qui leur sont imposées. Ils font souvent preuve de créativité soit pour rendre leurs actes moins pénibles, soit pour leur donner plus d'efficacité productive ou tout simplement pour ce qu'on leur demande de faire puisse être fait. Les exemples ne manquent pas pour repérer cette subversion des prescriptions managériales qui contrarie tous les calculs d'apparence techno scientifique.

Ces marges de liberté sont insupportables pour les prescripteurs de la bonne gouvernance de l'exploitation du travail aliéné dans l'emploi. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les équipes sont sans cesse réorganisées, les solidarités productives sans cesse rompues, les relations entre les personnes ultra individualisée, les actes sans cesse confrontés à des évaluations arbitraires quantitatives (benchmarking) pour permettre à la finance d'exercer sur le travail tel qu'il existe aujourd'hui dans les emplois, une dictature sans partage. Il s'agit d'écarter à tout jamais les dangers d'une explosion du monde du travail à la conquête de sa dignité et de la reconnaissance de sa place fondamentale dans le développement de la société. Plus jamais les grèves et les occupations de mai 68 ! Mais n'oublions pas que cette dictature, massivement autant qu'insidieusement médiatisée, se répand dans la société toute entière au travers de l'idéologie dominante de l'homme producteur réprimé et de l'homme consommateur extraverti… Ou frustrés lorsque les conditions matérielles ou salariales qui lui sont faites lui interdisent de consommer, au risque de verser dans la démagogie, le populisme ou le repliement sur soi.

On peut simultanément repérer d'autres prémisses d'un travail libéré (plus ou moins…) des dictatures financières et marchandes : celui des services publics et de la fonction publique. Mais dans une société où tout doit être vendu ou acheté, les services publics, les politiques et fonctions publiques deviennent des obstacles. En conséquence il faut les réduire faute de les supprimer à terme. Ce sont les logiques dites de privatisations qui s'imposent alors avec la guerre déclarée aux « privilèges » des fonctionnaires ou des agents publics, aux soit disant lourdeurs et complexités des codes et statuts comme si les normes comptables, les codes et les chartes régissant les relations internationales, boursières, des transnationales étaient de la plus grande transparence et d'une simplicité exemplaire !

Que dire aussi du "travail libre" des retraités ou du travail ménager? ...

Alors, quatre propositions :

Défendre les situations actuelles, les garanties et les droits et chercher à les élargir. Un tel objectif demeure évidemment tout à fait légitime mais exige de situer cette bataille en cohérence avec une perspective libératrice fortement et clairement affichée.

Affirmer le travail comme cœur d'une démarche de sortie de crise, avec une définition du travail qui n'a rien à voir avec la torture dont il faudrait s'émanciper ! Le travail est ce qui fait humanité.

Affirmer que les travailleurs, salariés ou non, créateurs de la richesse doivent accéder aux pouvoirs pour pouvoir produire ce dont l'humanité a besoin : les sécurités pour vivre, la maîtrise et le respect des temporalités de la vie humaine et de la nature, les capacités à décider ensemble.

Engager un travail de projet et de propositions pour construire un nouvel état de droit articulant les enjeux du travail humain libéré de l'exploitation avec les mobilisations financières et les avancées démocratiques.

Conclusion : un pas de géant pour la civilisation.

Le 15 novembre 2015,

Daniel Faïta, professeur émérite des Universités, Pierre Bachman, ingénieur ECM.

Quelques références :

Yves Schwartz, Daniel Faïta Jacques Durafour, analyse pluridisciplinaire des situations de travail, université de Provence puis département d'ergologie.

Alain Supiot, institut des études avancées, Nantes.

Robert Salais, institutions et dynamiques historiques de l'économie, École normale supérieure de Cachan, rapports Eurocap et Capright.

Bernard Friot, réseaux salariat et université de Paris Nanterre.

Michel Clouscard, le capitalisme de la séduction.

Claude Didry, IDHE, Etc.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 23:08

Communiqué de presse de la FSU des Bouches du Rhône




Marseille, le 7 décembre 2015
Le premier tour des élections régionales a été marqué par un taux élevé de l’abstention et un score très important de l’extrême droite. Il s’est déroulé dans un contexte influencé par les attentats tragiques de Paris et Saint Denis. La surenchère sécuritaire qui en a découlé, a pleinement profité au Front National.
Les politiques économiques menées par les divers gouvernements depuis de nombreuses années produisent injustices sociales et inégalités, avec un taux de chômage dramatique et persistant, une augmentation de la précarité dans le travail, une projection dans l’avenir difficile pour nombre de citoyennes et citoyens. Le très fort niveau de l’abstention démontre une fois de plus à quel point une partie de l’électorat désespère de voir se résoudre ses difficultés quotidiennes et combien la crise, qu’elle soit économique ou politique, pèse.
Ce contexte nourrit un peu plus la montée des idées racistes et réactionnaires portées principalement par l’extrême droite. Celle-ci développe un discours et un programme alimentant toutes les peurs, instrumentalisant le contexte des attentats. Son discours manipulatoire détourne des vrais enjeux, menace la cohésion sociale, le besoin de solidarité.

Il ne répond en rien aux exigences de justice sociale.

Un exécutif de la région PACA dirigé par le FN, aurait des conséquences dramatiques pour les missions de service public, pour les agents de la fonction publique territoriale concernés, mais aussi pour les usagers qui risqueraient d’être les premières victimes de choix discriminatoires.
Les dernières lois de réforme de l'état donnent aux régions de nouvelles responsabilités : aides financières aux entreprises, aménagement du territoire, gestion des déchets, schéma régional de l’enseignement supérieur, auxquelles s’ajoutent les compétences existantes (formation professionnelle, orientation, lutte contre le décrochage scolaire, apprentissage, construction et entretien des lycées, transports).

La création culturelle est particulièrement menacée dans ce contexte. La volonté affichée de s’en prendre aux personnels (emploi, régime indemnitaire) constitue une menace.

La FSU13 appelle les personnels à s'engager, à se syndiquer, à défendre collectivement les valeurs de progrès. Elle appelle les citoyennes et citoyens à agir pour les valeurs laïques et humanistes de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité et de justice sociale.

Elle appelle à développer la mobilisation nécessaire contre les idées de l’extrême droite, le dimanche 13 décembre et après.

Elle milite pour une action unie des organisations syndicales contre ces idées régressives, pour une nouvelle orientation économique relançant l’activité, créant les emplois nécessaires, mettant l’intérêt général, la valorisation des services publics et de ses agents au centre de l’action.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:15

Devant La Manif pour tous, Marion Maréchal-Le Pen s'engage à ne plus subventionner les plannings familiaux si elle gagne la région PACA

LE LAB EUROPE1 14h37, le 28 novembre 2015

En matière de politique régionale, chacun a ses priorités. Marion Maréchal-Le Pen, elle, en a plusieurs. Et parmi elles, il y a une refonte totale de l'action publique en matière sociale.
Le site internet Madmoizelle.com publie ce jeudi 26 novembre la vidéo d'une réunion publique entre la tête de liste FN en Provence-Alpes-Côtes d'Azur et des sympathisants de La Manif pour tous. Ce débat, animé par le rédacteur en chef de Valeurs Actuelles Geoffroy Lejeune, est l'occasion pour la députée du Var d'exposer certains points de son programme pour les régionales. Et là, devant les opposants au mariage entre personnes de même sexe, l'élue frontiste s'en prend notamment aux... plannings familiaux.
Geoffroy Lejeune pousse, il est vrai, Marion Maréchal-Le Pen à se prononcer sur le sujet. "Est-ce que vous vous engageriez ce soir à stopper les subventions aux associations à caractère politique ou idéologique ?" demande-t-il.
Marion Maréchal-Le Pen commence par dénoncer le coût que peuvent représenter certaines associations, selon elle, politisées. Elle dit :

Il y a vraisemblablement beaucoup de ménage à faire de ce point de vue-là, puisqu’il y a énormément d’associations politisées qui sont subventionnées, les copains politiques, mais aussi des subventions qui moi personnellement me choquent, en période de crise, particulièrement dans une région qui a un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. […] Je pense aussi aux 200.000€, chaque année, qui sont accordés aux plannings familiaux, des choses comme ça dont on sait que ce sont des associations très politisées.
Le public est plutôt content de cette remarque et applaudit, mollement certes (sans doute épuisé par toutes ces nuits de veille contre le mariage pour tous). Marion Maréchal-Le Pen poursuit :

[Nous allons] supprimer les subventions aux associations politisées, dont les plannings familiaux, mais aussi des associations, on aura peut-être l'occasion d'en reparler telles que celle de la LGBT, ou des choses comme ça, dont je condamne fermement l’idéologie. Et il n’est pas question de leur verser un sou évidemment demain à la région.
Voilà une information qui plait à l'audience qui, revigorée, applaudit un peu plus fort. Pas question de bouder son plaisir.
Geoffroy Lejeune redemande alors, juste pour être vraiment sûr : "Vous supprimeriez la subvention accordée au planning familial ?". La réponse de la députée FN est claire :
Oui, absolument. Absolument parce que je considère que ce sont aujourd'hui des associations politisées, on le sait bien. Et puis ils véhiculent aujourd’hui une banalisation de l’avortement.
Et hop, une nouvelle salve d'applaudissements. Mais quoi de plus normal ? D'après la tête de liste FN en PACA, l'avortement est "le tabou absolu en France, bien au-dessus de l'immigration".
À voir ci-dessous en vidéo publiée par La Manif pour tous le 17 novembre dernier (à partir de 19:20) :


Alors certes, Marion Maréchal-Le Pen explique qu'il "ne faut pas être dans la stigmatisation des uns ou des autres" et qu'elle-même, de manière tout à fait personnelle, n'est pas opposée au droit à l'avortement. Mais quand même, si on pouvait arrêter de donner des subventions aux organismes aidant les femmes à avorter, ça ne serait pas plus mal.
En novembre 2014, Marion Maréchal-Le Pen n'avait pas pris part au vote de la résolution réaffirmant le droit à l'IVG. Mais, sil elle avait été présente, elle aurait voté contre, avait-elle assuré au journal d'extrême droite Présent.
En 2011, au journal La Croix, Marine Le Pen avait estimé qu'il fallait "cesser de rembourser l’avortement". "Il existe suffisamment de moyens de contraception aujourd’hui. D’une manière générale, il faut promouvoir le respect de la vie dans notre société", avait-elle affirmé. En 2012, en pleine campagne présidentielle, elle était partie en guerre contre ce qu'elle appelait "les IVG de confort". En 2014, sur France Info, la présidente du FN avait expliqué ne pas vouloir "modifier la capacité d'accès à l'IVG" mais lutter contre sa "banalisation".

[Edit 19h45]
Les propos de Marion Maréchal-le Pen ont suscité une réaction véhémente de Najat Vallaud-Belkacem. La ministre de l'Éducation nationale, ancienne ministre des Droits des Femmes, écrit sur Twitter que "le FN, c'est donc l'engagement de revenir sur des droits fondamentaux des femmes".


L'actuelle secrétaire d'État aux Droits des femmes s'est quant à elle adressée aux "femmes de France", leur disant que "le FN ne veut pas que [leur] corps [leur] appartienne" :


La députée socialiste Karine Berger s'est elle aussi insurgée contre cet engagement de la députée frontiste du Vaucluse :

[Edit 28 novembre] Marion Le Pen "assume" et s'explique
Après la polémique suscitée par ces propos, Marion Maréchal-Le Pen a accordé une interview à Valeurs actuelles pour "s'expliquer". Et la nièce de Marine Le Pen dit "assumer". "J'assume, bien que je ne considère pas cela comme un élément central de ma campagne et de mon projet", dit-elle avant d'embrayer :

Je me permets de dénoncer l'amalgame entre subventions du planning familial et remise en cause de la légalité de l'avortement, qui sont deux sujets différents. Plusieurs raisons à mon choix. Il n'est pas question de faire disparaître ces associations pour la bonne raison qu'elles touchent des centaines de milliers d'euros de subventions annuelles.

[Edit 28 novembre] La réponse du planning familial
Ce samedi, le planning familial a décidé de répondre à Marion Maréchal-Le Pen via un communiqué. "Attaquer la liberté de milliers de femmes et d’hommes, jeunes et adultes, dans leurs choix de vie, en supprimant les moyens financiers aux associations qui permettent de développer l’accès à l’information et l’accompagnement dans la vie affective et sexuelle : voilà le programme du Front national proposé par Marion Maréchal-Le Pen", est-il écrit. Et d'ajouter :

Déclaration qui confirme les vraies intentions de ce parti de contrôler et d’assujettir les personnes dans leurs choix de vie, sans respect de leur autonomie, de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle. Déclaration en termes de menaces qui fait tomber les masques d’une "normalité républicaine" affichée par le Front National.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 11:55

Démocratie et socialisme


Faire barrage à la droite et au FN !


Empêcher Estrosi, Bertrand et les Le Pen de diriger des régions, ce n’est pas cautionner Valls et Macron, c’est nous protéger, nous ; ce n’est pas approuver Hollande, c’est sauver nos droits dans les régions et c’est préserver l’avenir du pays. On doit, on peut battre la droite et l’extrême droite et changer la gauche !


Rédacteurs de cette lettre de D&S et militants de la gauche socialiste, nous sommes de ceux qui combattent chaque jour la politique droitière du gouvernement Valls, Macron et Cie.

Nous sommes de gauche et militons de toutes nos forces pour que soit mis fin au blocage des salaires, aux attaques contre le droit du travail, à la politique d’austérité et au chômage de masse qui en découle : 42 000 chômeurs de plus le mois dernier. Nous avons combattu pied à pied l’ANI, les lois Sapin, Macron, Rebsamen, les reculs du droit à la retraite, l’autorisation aux patrons d’imposer 3 CDD consécutifs, la remise en cause des protections des salariés.

Nous voulons toujours défendre les aspirations de mai-juin 2012 et combattre la finance, pas nous y soumettre !


Et pourtant nous vous disons : votez les 6 et 13 décembre, allez voter contre la droite, contre l’extrême droite, parce que sinon ce sera pire.

Déplacez-vous, ne vous laissez pas désarmer, ne vous abstenez pas, prenez sur vous et allez faire barrage au pire.


Oui : barrage au pire !


Avec la droite à la tête des Régions, ce serait un recul pour vos droits sociaux, vos lycées, vos transports publics, vos associations et allocations, et pour la culture.


Le FN fera pire. Les Régions ce n’est pas l’Etat, mais le FN peut y nuire gravement culturellement, économiquement, socialement.


Dans les municipalités et départements perdus par la gauche en 2014, nous pouvons déjà constater comment les dispositions sociales, culturelles antérieures sont remises en cause. Or les Régions disposent de moyens plus importants.


Il ne suffit pas de dire : « c’est la faute à Hollande, Valls, Macron et Cie ».


Oui, ils n’ont pas fait une politique de gauche, pas fait reculer le chômage, pas redistribué les richesses ; mais ce n’est pas pour cela que nous devons NOUS punir, NOUS, en subissant la droite et le FN ! Comprenons tous cela et répétons-le bien : avec la droite et le FN, ce n’est pas Hollande et Valls qui subiront, mais NOUS, ce sera une auto-punition !


Les régionales préparent 2017


N’en doutez pas : si la droite remportait les régionales, ce serait un tremplin pour une campagne nationale (il en serait de même avec le FN) . En 2017 avec la droite, vous perdriez votre 5ème semaine de congés payés, les 35 h, encore des droits du travail. Ce serait de nouveaux reculs pour la sécu et l’école publique (au profit du privé) . Là, où hélas, Hollande a donné 41 milliards au Medef, LR donnerait 120 milliards.


Nous ne le disons pas pour vous faire peur, ni pour exagérer : lisez donc attentivement leurs programmes ! La droite réclame ce que veut le Medef, « l’ubérisation » et le recul du statut de salarié : tous auto-entrepreneurs, sans droit ni loi, ni horaires ni salaires, ni durée légale du temps de travail ! Et le FN pousserait l’avantage en s’attaquant aux droits démocratiques, en faisant monter la haine de l’autre.


Dans l’histoire de notre pays depuis 70 ans, rien ne serait pire que le FN parvienne au pouvoir. Une victoire aux régionales de Marine Le Pen mais aussi de Marion Maréchal Le Pen ou de tout autre dirigeant d’extrême droite serait une terrible menace pour l’élection présidentielle de 2017, celle qui décide de la réalité du pouvoir dans notre pays.Vous y perdriez tellement de droits sociaux, de libertés individuelles, de démocratie, que vous finiriez par vous dire : comment ai-je pu laisser faire cela ? Mais il sera trop tard !


Rassembler la gauche…


Seule l’unité à gauche – comme au Portugal où toutes les composantes de la gauche, aussi diverses qu’ici, ont fait un compromis acceptable – peut permettre de garder les régions face à la droite et l’extrême droite. L’abstention est massivement de gauche. Il n’y a absolument pas « d’envie » de LR et du FN ; pourtant ils risquent de gagner, ce qui serait d’autant plus terrible, par défaut, par dépit, par désespoir, par colère et ce, contre toutes nos aspirations sociales, fraternelles, à la liberté, à l’égalité.


Notre vote du 6 décembre pour battre la droite et l’extrême droite, c’est un vote pour rassembler la gauche, la mettre en position favorable pour le second tour.


…et la changer


Battre LR et FN nous donnera encore un répit, d’ici 2017, pour travailler à changer et à unifier la gauche, à imposer une plateforme commune de gauche. Sur cette base, nous pourrons organiser des primaires pour désigner ensemble un candidat commun de toute la gauche.


Rien n’est jamais perdu, rien n’est impossible !

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 20:07
Laïcité, radicalisation … la CGT-RATP s’exprime




Depuis le début de l’année et à la suite des attentats qui ont touché la France, un grand nombre de médias abordent la question du fait religieux dans les entreprises et la montée du nombre de conflits sur la laïcité qui auraient, selon certaines études, doublé en un an dans la sphère professionnelle au niveau national.
En ce moment même, une campagne médiatique de grande ampleur a lieu concernant une montée de cette problématique à la RATP et touchant aussi aux questions du communautarisme, qu’il soit religieux ou affinitaire.
Cette campagne fait suite à la découverte qu’un des terroristes de l’attentat du Bataclan a occupé un emploi à la RATP durant quinze mois et a été alimentée par les propos d’un dirigeant de syndicat non représentatif à la RATP.

La CGT-RATP, par ce communiqué, tient à préciser son analyse de la situation, de la réalité de notre entreprise publique et de son environnement et réaffirmer notre exigence d’un respect des principes de laïcité.

Une telle expression n’est, pour nous, pas une première et c’est à huit reprises, depuis 2007, que nous nous sommes exprimés et sommes intervenus sur ces questions sensibles en refusant de s’inscrire dans toute forme de démagogie, de renoncement ou de négation de certains faits portant atteinte aux valeurs de la République, à la loi de 1905 et à la Constitution qui l’a intégrée depuis 1958 en son article 1.

La CGT-RATP réaffirme ses exigences à travailler à l’unité des salariés qui ont des intérêts convergents par-delà leurs différences de qualification, mais aussi d’origine, de croyance, etc…

Nous réaffirmons la modernité de la laïcité comme outils pour « vivre et travailler ensemble », c’est une des conditions qui garantit notamment la liberté de culte, d’où la nécessité de la défendre, elle n’est en rien une restriction des croyances ou des philosophies mais, au contraire, la condition sine qua none garantissant la liberté de chacun.
La RATP, entreprise nationale publique de service public et premier employeur d’Ile de France, est traversée, au travers les salariés qui la composent, des problématiques des territoires sur lesquels elle rayonne.
Les agents de la RATP sont à l’image de la sociologie des populations pour qui ils œuvrent chaque jour et cela est une bonne chose. Ils vivent en très grande majorité en Ile de France et sont, de fait, traversés par les mêmes problématiques que tout francilien.
La CGT-RATP dénonce, de la manière la plus ferme qui soit, les affirmations qu’il y aurait, à la RATP, un terreau fertile de radicalisme religieux, voire dans l’actualité qui nous traverse, une surreprésentation des personnes fichées « S ». Nous rappelons que ce type d’informations est d’ordre confidentiel au niveau des services de l’Etat et n’est en aucun cas communiqué aux directions d’entreprises ou aux organisations syndicales, c’est là une chose normale dans un état de droit !
La montée de l’extrémisme dit « religieux » dans un certain nombre de villes et de nos quartiers populaires est une des conséquences de la crise sociale et identitaire que subissent les populations qui les composent. C’est là une des conséquences de l’abandon du terrain social par l’Etat depuis de nombreuses années, de son désengagement dans un certain nombre de territoires avec notamment l’abandon de services publics de proximité.
Nous sommes confrontés, à la RATP, d’une part, à une remise en cause par certains individus ultra minoritaires de la laïcité avec la volonté de faire entrer petit à petit le fait religieux dans la sphère publique, notamment en essayant de faire plier les règles de fonctionnement du service public à des dogmes de nature religieuse.
D’autre part, à des manifestations de négation des valeurs républicaines, en particulier de la première d’entre elles : l’égalité des droits, en particulier entre les femmes et les hommes. Il en est ainsi des comportements inadmissibles consistant pour des « justifications » d’ordre religieuses de refuser de serrer la main aux femmes voire de travailler avec elles…

Derrière ces épiphénomènes à l’entreprise mais néanmoins très graves car touchant à des valeurs et des principes avec lesquels nous ne saurions transiger, il y a deux objectifs distincts mais qui s’alimentent l’un l’autre : Le projet de l’intégrisme islamique et le néofascisme. Les deux ont en commun la théorie du « choc des civilisations » : une conception de la société ultra-rétrograde et raciste, la haine des valeurs républicaines, du progrès social et des organisations qui l’incarnent… Tout en cherchant l’un et l’autre à s’approprier la colère née de la régression sociale que nous vivons.

Les 45.000 agents de la RATP assurent quotidiennement le transport de plusieurs millions de voyageurs, et ce, en toute sécurité, malgré les nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés du fait d’une politique d’entreprise qui privilégie les gains de productivité au développement des missions du service public.

En ce sens et à son niveau, la RATP a aussi sa part de responsabilité dans la montée des tensions communautaristes de quelques natures qu’elles soient à l’entreprise. Ainsi et durant de trop nombreuses années, les agents d’encadrement ont été livrés à eux-mêmes face à des situations souvent compliquées et portant atteinte au respect strict des principes de laïcité.
Il aura fallu attendre mai 2013 pour qu’enfin l’entreprise dote son encadrement d’un guide sur la « laïcité et neutralité dans l’entreprise ».

Pour l’essentiel, les préconisations qu’il contient relèvent du bon sens et la CGT-RATP aurait souhaité aller plus loin dans les outils donnés à l’encadrement, notamment en termes de signalement, de soutien et d’accompagnement.
La direction s’y est, à l’époque, refusée.

La politique menée à la RATP, guidée par la recherche de gains de productivité, n’a de cesse d’isoler les salariés, de supprimer des postes et de détruire les collectifs de travail qui constituaient pourtant un creuset où cohabitaient harmonieusement les agents, quelles que soient leur culture et leurs origines. C’est aussi dans ce cadre que l’encadrement a de plus en plus d’agents sous sa responsabilité, ne permettant plus un suivi et un accompagnement individuel de chaque agent durant sa carrière.

Il faut replacer les valeurs du Service public au cœur de la gestion de l’entreprise, et ce, dans les domaines du recrutement, de la formation professionnelle continue et de l’accompagnement des agents durant toute leur carrière.

C’est seulement en retrouvant le sens du service public et en faisant respecter strictement la laïcité que la RATP apportera une réponse à la fois pertinente, légitime et efficace à ces questions sensibles dans son périmètre.
C’est la crise sociale renforcée par les politiques d’austérité qui ont conduit à la montée des égoïsmes nationaux et des tensions identitaires partout en Europe. C’est par le développement social et en replaçant l’humain au centre des préoccupations et des politiques publiques que la haine, l’ignorance et la bêtise seront vaincues.
La CGT-RATP continuera de combattre avec acharnement toutes formes de discrimination, de racisme, de xénophobie pour un monde juste et de paix !
Paris, le 27 novembre 2015

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Published by BARTET-BEAUQUIER
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