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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 17:42

 

Ceux qui ont lu ou vu (mais c’est devenu rare) la pièce de Victor Hugo doivent penser à cette phrase de Don César à son cousin Salluste ( Ruy Blas v. 2017) quand ils regardent le spectacle attristant d’un pseudo renouveau politique dans lequel les nouveaux élus ont instantanément adopté les usages de la langue de bois ou ceux de l’arrogance provocatrice et la courtisanerie à l‘égard du PR que semblent induire nos institutions. Sans parler du Président lui-même qui oublie que les Français sont tous des «  citoyens », ses égaux, et donc ne sont pas « rien ».

Réformer les institutions mais pas le formatage des petits soldats

Les premières questions au gouvernement, y compris au Sénat, ont reproduit toutes les tares d’un système dans lequel les élus du peuple refusent de jouer le rôle de législateur réel, alors que leur légitimité collective est équivalente à celle du PR, même si dans le cas d’espèce des élections de 2017 les élus de la majorité présidentielle semblent tout devoir au seul fait d’avoir été adoubés par l’élu du 7 mai. 
On nous dira que les questions au gouvernement sont un aspect secondaire du travail parlementaire et il est vrai qu’ en 2 minutes pour les questions et deux minutes trente pour les réponses, dont une partie est gaspillée en remerciements protocolaires, le cérémonial l’emporte sur l’efficace voire sur l’utile.
La flagornerie généralisée des ministres à l’égard du PR ou du PM est à l’image de celle des élus de la majorité.
Le travail de sape entrepris depuis des décennies pour la « décitoyennisation » des Français par tous les moyens, des programmes scolaires au contrôle des media et à leur matraquage idéologique permanent, a transformé les députés de la majorité, quelle qu’elle soit, en godillots du PR, les tentations velléitaires des « frondeurs » ayant achevé le parcours.
L’homogénéité sociale de la nouvelle majorité est pire que celle de la précédente, le PM dans son discours de politique générale ayant vainement essayé de-distinguer quelques exceptions; il ne faudrait pas oublier, même si tout chien de garde du formalisme démocratique parlera de remarque « populiste », qu’un député touche un traitement de 7209 € brut mensuel, une indemnité représentative de frais de mandat de 5840 €, 9618 € pour rémunérer ses collaborateurs, l’écrêtement ne portant que sur le traitement à quoi s’ajoutent quelques autres avantages (transports, système de retraite, etc) et la mise en route d’un carnet d’adresses et de contacts utilisables a parte post, en principe. La seule chose étonnante dans ces conditions pourrait être qu’il n’y ait pas davantage de candidats à la fonction, même si, semble-t-il, il y eut un tri à faire. Ceux qui gagnaient déjà plus que ce que leur apporte leur mandat, peuvent conserver une activité en parallèle, preuve d’excellente organisation de leur emploi du temps ou d’un bien grand talent, ceux qui sont fonctionnaires, peuvent  être en position de détachement et non pas de disponibilité), ce qui permet pour tous le cumul futur de retraites. On songe spontanément à une autre citation de la même pièce de notre poète panthéonisé, « Bon appétit, messieurs… ».
Réduire d’un tiers le nombre de parlementaires ou de membres du CESE n’est pas la méthode pour changer les mentalités de ceux-ci.

La chance en politique

Ce n’est pas diminuer le talent d’un homme que de relever qu’il a de la chance : celle de Macron dès l’annonce de sa candidature fut, outre l’axe choisi par les media d’insister sur son culot et sa jeunesse, et donc sur le thème du renouvellement apparent que cela supposait, oubliant ainsi son passage dans la commission Attali à partir de mars 2010, l’extraordinaire sottise de l’organisation de primaires par des partis divisés et sans doctrine rassembleuse avouable, la révélation de l’étrange personnage qu’était Fillon et l’entêtement pathologique ou inconscient de l’état de l’opinion de celui-ci, la division étalée à gauche, autant d’adjuvants pour une campagne qui ne manquait pas de moyens.
Comme le remarque une commentatrice « Cette séquence politique marque la victoire du renouveau sans risque, de l'éviction des élites politiques pour mieux préserver les élites économiques. Rien à voir avec un réveil démocratique de la Nation tout entière. » et à la chance du candidat s’ajoute donc la chance pour la classe dominante d’avoir trouvé au bon moment le candidat ad hoc.
Les stricts penseurs de la chose politique diront que la classe dominante a toujours su trouver son meilleur porte parole dans les vicissitudes de l’Histoire, mais c’est un peut préjuger des aléas de la vie publique, de l’environnement géopolitique et paradoxalement de l’état de délabrement des forces organisées des dominés ou de leur abandon.
La chance encore fut la disparition dans la même quinzaine de juin de deux figures illustres en Allemagne et en France, les commentaires aussi profus que repris en boucle  et les cérémonies programmées dans ce genre de circonstances.
Ni l’intervention trop longue et à vrai dire ennuyeuse du PR dans un congrès inutile, ni le discours de politique générale copieusement applaudi par des députés véritablement mis en condition, n’étaient en mesure de recentrer l’opinion sur le contenu des politiques annoncées pourtant sans ménagement et dont le rapport de la Cour des comptes et ses commentaires et conseils outranciers étaient comme une propédeutique commode et orientée.
La chance enfin reste l’inféodation idéologique au système de production et au formalisme institutionnel d’une confédération syndicale dont le leader n’hésite pas à déclarer qu’ « on ne peut faire fi du verdict démocratique » (1) ce qui renforce l’imposture de la nouvelle équipe qui prétend que l’élection de Macron et le choix de lui donner une majorité (nonobstant un taux d’abstention inouï pour une élection législative générale) vaut approbation pleine et entière de son programme, de même que le vote de confiance au PM permet au rapporteur de la loi d’habilitation sur les ordonnances, Laurent Pietraszewski, ( LREM 11ème circ.-59) de dire « en même temps » en Commission, qu’il entend le "positionnement politique global" des Insoumis et des Communistes. et que "le large vote de confiance obtenu par le gouvernement légitime la méthode retenue [...] à travers cette loi d'habilitation". "Si la très grande majorité" des amendements à examiner sur les neuf articles recueille un avis défavorable, "c'est principalement en raison du respect de cette méthode", a-t-il expliqué (2). Qui peut sérieusement croire qu’un électeur vote pour un programme dont au demeurant maint élément reste dans le flou?

Cessons de rire

Rien en effet ne justifie la moindre hilarité dans les informations les plus récentes ou les premières décisions de l’équipe installée pour cinq ans. Ce qui fait penser à la marionnette de Chirac disant  dans Les Guignols de la haute époque « P… encore 5 ans ». La lecture du Canard enchaîné apporte son lot d’informations tendant à prouver que le changement vers plus de vertu républicaine, de désintéressement et de respect des citoyens n’est peut-être pas pour maintenant.
Après l’exfiltration de quatre ministres et malgré les objurgations malvenues de laisser une cinquième travailler alors qu’elle a vocation à servir de fusible dans une affaire où la frivolité le dispute au goût du privilège, continuer de faire croire que l’opinion majoritaire veut « laisser sa chance »  au plus récent pouvoir, semble bien relever du déni de réalité et des éléments de langage ordinaires.
La fabuleuse progression de la fortune théoriques des hyper-riches en France (et ailleurs) est fondée non pas sur un quelconque mérite, une découverte géniale, le moindre investissement productif, une stratégie de développement entrepreneurial autonome (sans facilitation générée par un travail de lobbying ou d’anciennes complicités politiciennes…) ou un accroissement du nombre de consommateurs des « produits » réels ou immatériels, mais essentiellement sur des jeux financiers et des variations de la valeur nominale en Bourse d’entreprises contrôlées à des hauteurs variables, sans créations d’emplois concomitantes du moins dans notre pays.
Il faut sans doute établir un lien entre un accroissement jusqu’à 134% (3) des dites fortunes et le ressassement des discours sur la dette publique, la hausse aveugle de la CSG sans compensation pour des millions de Français, décrétés suffisamment à l’aise et taxables avec un revenu de 1200 € par mois (montant qui est de l’ordre de la moyenne des pensions de retraite et à 60 € près d’un SMIC mensuel net!), le blocage de la masse salariale de la Fonction Publique et les suppressions de postes annoncées, le projet de liquidation à prix bradé de 10 milliards d’actifs de l’Etat dans diverses sociétés, les économies supplémentaires sur les dépenses de santé, le retard d’une réforme fiscale qui ne prévoyait aucune tranche supplémentaire mais ce lien met trop en évidence la nature de classe de la politique poursuivie et il nécessite pour les dominants le renforcement du travail idéologique des pseudo-experts et économistes néo-libéraux qui excipent de leur pseudo-science pour manipuler une opinion déboussolée.

Après la signature d’un accord avec le Japon, négocié en secret et dont les clauses ne sont pas connues, le CETA, accord de libre-échange UE-Canada, entrera en vigueur "provisoirement" le 21 septembre Le spécialiste de l’évasion fiscale mondialisée, Jean-Claude Juncker, par ailleurs président de la Commission et le P.M.canadien ont profité du G 20 à Hambourg pour se mettre d’accord sur la date: la pleine entrée en vigueur du texte est liée au vote de chaque parlement de l’UE. 

Emmanuel Macron s’est contenté de rappeler que le gouvernement français avait nommé jeudi, 6 juillet, une commission d'évaluation des effets du traité sur l'environnement et la santé.. "La France elle-même a demandé une étude mais qui ne sera rendue que début septembre avec la volonté ferme de promouvoir un commerce juste, équitable" dans "l'esprit de cet accord", a-il- déclaré. Ce qui n’apparaît guère comme une opposition, s’accompagne dans le même temps d’un échec sur la réécriture de la directive sur les travailleurs détachés, à moins de faux semblant dans la démarche française et qu’il ne se soit agi que d’un exercice de communication à  usage franco-français. Il ne semble donc pas, en tout état de cause, que notre PR ait pris beaucoup de poids dans le fonctionnement de l’UE.

Tout cela devrait inspirer un travail idéologique contradictoire des dominés qui ne manque pourtant pas de bases pour redonner vie et diffusion à quelques fondamentaux dont rien ne met en cause la pertinence.
Force est de constater qu’aucun parti de masse actuellement n’est en mesure d’affronter efficacement le mainstream néo-libéral et post démocratique.  

 

(1): Laurent Berger dans La Croix du 30 juin 2017.
(2): Pour mémoire, la loi  s’appelle loi pour le renforcement du dialogue social, ce qui est à la fois faux sur le fond et insultant sur la forme. La liberté du renard dans le poulailler, c’est en fait cela la logique d’une loi dont chacun sait que l’objectif de diminution des droits des salariés organisés n’a jamais nulle part créé le moindre emploi.
(3): Cf. n°spécial de la revue Challenges ( +42 % soit 15 mds d’€ pour M. Arnault et sa famille, 1 er du classement, + 134 % pour M. Derichebourg 168 ème

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 17:07

Comme le mot propagande est devenu politiquement incorrect, on appellera donc exercice de « communication » la vague de répétitions de la formule « les Français sont cohérents » dans la bouche des politiciens new look comme des éditorialistes et autres occupants des antennes publiques et privées pour saluer le résultat des élections législatives.
Cependant la vraie nouveauté de ce scrutin pour des élections législatives générales, c’est que 51, 29 % des électeurs se sont abstenus.
En vérité la seule personne cohérente dans son projet, qui n’a strictement rien à voir avec la volonté de redresser le pays et de lui donner un nouveau souffle, c’est bien le président élu le 7 mai.
En voilà bien un qui applique à la lettre le lucide constat et salutaire conseil, pour sa propre classe, de Tancrède dans Le Guépard: « il faut tout changer pour que rien ne change ».
Inusable référence tant il est vrai que la seule préoccupation des « élites » est de perpétuer leur domination.
C’est vraisemblablement ce qui a motivé la chancelière allemande quand elle a félicité celui qu’un journal étranger appelle Macronaparte et ce qu’avait compris l’homme le plus riche de France en expliquant dans un journal dont il est propriétaire  (Les Echos) pourquoi il voterait pour le meilleur  serviteur disponible des « 1 % ».

L’inattendu?

Un électeur sur deux, beaucoup plus dans certaines circonscriptions n’a pas pris la peine de se déplacer: le parti des abstentionnistes a atteint un niveau inégalé, ce qui pose un vrai problème politique. On relèvera, pour le principe, qu’un système électoral qui permet à un parti, rassemblant sur le nom de ses représentants à peu près 1 électeur sur 6 inscrits, de rafler pratiquement les 3 / 4 des sièges de l’Assemblée nationale doit être revu: il faut beaucoup d’imagination et pas mal de mauvaise foi pour estimer cela démocratique et en conclure qu’une telle assemblée sera absolument légitime.
Des situations quasi semblables n’ont pas pour autant interrompu l’expression des mécontentements populaires. Balladur en 1993 disposait d’une majorité de 470 députés, même si leur unité n’était pas sans quelques nuances et il en a profité pour faire passer dans l’été 1993 une série de mesures inspirées de la « refondation sociale » que préconisait alors Denis Kessler et qui depuis continue de guider les politiciens et leurs mandants de la finance .
Si le porte parole du gouvernement croit devoir déclarer qu’il sera tenu compte de la massive abstention qui caractérise le premier tour des législatives, il y a cependant tout lieu de croire, en fonction de la nature même des candidats macronistes, qu’il s’agit là d’une promesse d’entre deux tours et déjà l’engagement de transformer le système électoral avant le 31 décembre 2017 est renvoyé à 2018 pour cause d’agenda parlementaire déjà chargé;  on voit mal où est la surcharge puisque le massacre du Code du travail ne va demander qu’une loi d’habilitation pour les ordonnances, que la majorité de godillots d’après le 18 juin votera  sans barguigner, et que l’assemblée va avoir à traiter, comme d’habitude à la rentrée, la question des lois de finance et de finance de la Sécurité sociale.
Même si le programme du nouveau président promet dans ces deux domaines de nouveaux reculs sociaux sa majorité le suivra; reste donc comme excuse avancée du report de l’examen d’un nouveau mode de scrutin le souhait d’y adjoindre le projet de réduction du nombre de parlementaires.
Il serait donc plus difficile de faire voter à de nouveaux députés une réduction de leur nombre que d’amputer les droits de salariés? 
L’abstention massive, malgré les sollicitations des media à partir de micros- trottoirs, ne signifie pas que l’élection présidentielle suffit et que le reste en découle, mais au contraire que le projet du PR n’emporte pas l’enthousiasme de la masse des citoyens et que lui-même, nonobstant les efforts gigantesques de story telling le concernant, a  probablement bénéficié du rejet de Juppé à la primaire de la droite, du rejet de Fillon au premier tour et du rejet de MLP au second. Ce qui évidemment est moins honorable que l’incarnation d’un renouveau par la jeunesse et l’ouverture 
 
Gouvernance ou gouvernement?

L’un des représentants des plus éminents du capitalisme de la deuxième moitié du XXème siècle, Gianni Agnelli, avait défini la gouvernance comme le « rapport entre l’autorité des institutions du gouvernement et la force des institutions d’opposition » , autrement dit une transformation du mode de gouvernement qui permette un contrôle social plus efficace. Comme le rappelle Domenico Moro, la guerre froide a engendré des lieux de confrontation et de coordination des élites économiques, politiques et intellectuelles contre le communisme et l’URSS.
Le groupe de Bilderberg dès 1954 puis la Trilatérale, initiée par Brzezinski (mort le 26 mai 2017) avec David Rockefeller en 1973, sont les lieux d’élaboration des « réformes » aussi bien institutionnelles que sociales jugées indispensables à la mise en valeur du capital; l’Union européenne s’en inspire directement comme les organismes internationaux divers, OMC, FMI etc ou les rendez-vous publics ou privés comme le Forum (pas si «  forum »  que cela d’ailleurs) de Davos ou les réunions du G 7 (dont VGE fut l’un des fondateurs).
Ce qui s’est mis en place , sans aucune contrainte ni examen de conscience , et encore plus fortement depuis la disparition de l’URSS qui semble avoir permis un affaiblissement du formalisme démocratique partout en Occident et en Europe, c’est le règne de l’oligarchie mondialisée dont la préoccupation essentielle n’est pas le respect des formes démocratiques dans les états-nations.
Les media en France ont généralement accolé le vocable d’oligarques aux milliardaires pillards du bien public dans les républiques issues de l’ex-URSS dès la prise de pouvoir par Eltsine et continuée depuis, pas seulement dans la Russie de Poutine, ce qui quelquefois les a conduits à faire pleurer l’opinion française sur quelques uns d’entre eux , tout aussi pillards mais en position de faiblesse par rapport aux maîtres du pouvoir politique.
L’exotisme du mot, peu usité depuis longtemps dans le langage politico-médiatique permettait  de faire oublier qu’il existe en Franc quelques oligarques non moins nantis et non moins influents sur la classe politicienne française, voire carrément d’omettre que les plus importants organes de presse écrite, télévisuelle, radiodiffusée ou d’internet étaient concentrés entre les mains d’une douzaine de personnes.
La caractéristique d’un gouvernement oligarchique étant qu’il repose sur un nombre restreint de personnes, il n’existe aucune garantie que face aux défis de la crise économique, du changement climatique, des phénomènes de migrations, des déséquilibres démographiques, de l’émergence de nouvelles puissances voire du terrorisme, l’efficacité soit acquise et indiscutable.
L’opinion publique a toujours du mal à croire que la réalité du pouvoir économique et financier est entre les mains d’ un nombre si réduit de personnes, même si des organismes internationaux ou des fuites  d’informations rappelle cette  concentration de la richesse mondiale assez régulièrement.

La fabrique du non citoyen 

L’idéologie dominante domine et cette extrême minorité de la population ne lésine pas dans les moyens de s’assurer la complicité d’universitaires, d’éditocrates et  par les aller-retour incontrôlés de manière sérieuse, du moins en France, de hauts fonctionnaires entre le « service public » et les activités privées nettement plus rémunératrices: la notion de conflit d’intérêt dans notre pays est gérée de telle manière qu’elle peut alimenter une rubrique hebdomadaire dans Le Canard Enchaîné. Rien dans la loi "pour la confiance dans notre vie démocratique » (Bayrou), qui devrait passer notamment par une révision constitutionnelle, ne paraît s’avancer sur ce terrain là, sans doute trop utile précisément à l’oligarchie, beaucoup plus que les députés, interchangeables ( la pléthore de candidats de LREM indique assez l’intérêt que suscite sinon les obligations d’un législateur au service du « souverain » au moins le statut et les émoluments de cadre supérieur qui l’accompagnent, y compris pour ceux, nombreux, qui l'étaient déjà) et élus dans la foulée du PR,  sauf dans le cas d’une dissolution.
Il ressort de cette situation scabreuse que le renforcement du présidentialisme avec  une majorité à la botte, par définition obéissante ( même si l’engagement exigé des candidats de respecter le programme du PR et de voter les projets de loi présentés par l’exécutif, n’a pas de valeur constitutionnelle, un député étant réputé au service de l’intérêt général pour les citoyens qu’il représente dans le cadre de la séparation des pouvoirs ), n’annonce nullement un progrès de la démocratie dans notre pays.
La prétention de pérenniser l’état d’urgence, dont l’usage contre le terrorisme s’accompagne d’autres contre le mouvement social revendicatif, rappelle fâcheusement toutes les périodes passées de lois scélérates dont l’efficacité pour l’objectif affiché n’a jamais été probante au regard des mises en causes des libertés fondamentales.
Ce qui est le plus préoccupant cependant pour un citoyen soucieux que le rappel du modèle social français, du prestige et de la singularité de l’histoire nationale, de son empire maritime ne soit pas que poudre aux yeux, c’est l’aveu des vaincus du premier tour des législatives qu’ils devaient « travailler sur les idées », ce qui signifie donc qu’ils ne le faisaient plus depuis longtemps.
Si un candidat a été porteur d’une problématique globale renouvelée, centrée sur « le peuple », il s’est par ailleurs gardé d’utiliser la notion de classe sociale, en laissant le monopole à Lutte Ouvrière, or, l’effacement des classes sociales et de leurs intérêts contradictoires dans le discours politique ne profite qu’à la classe dominante en désarmant les autres d’un outil conceptuel utile.
Un parti qui n’est pas un intellectuel collectif n’ a aucune légitimité à prétendre gouverner et ne peut pas être porteur d’alternatives politiques. Le parti LREM n’est pas davantage susceptible de répondre à cette exigence: d’une part parce que son logiciel est très précisément celui des 1 %, élaboré dans les organismes évoqués plus haut, d’autre part parce que sa logique est celle de la fin de l’Histoire et du capitalisme indépassable.

Il est peu probable que l’oligarchie américaine, européenne, mondialisée renonce à cette fable anhistorique aussi longtemps qu’elle aura les moyens de la répandre.
Aujourd’hui, sans le remède efficace des manipulations de l’information, la classe dominante trouverait que la démocratie représentative est devenue en elle-même un obstacle à son pouvoir. Comme disait un philosophe trop peu lu et compris aujourd’hui « Français encore un effort, si vous voulez être républicains » car ce qui est en train de naître dans notre pays rappelle les monstres de l’entre deux dont parlait Gramsci.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 12:04
 

Contre les violences politiques, pour le respect de la démocratie et la sérénité des lycéens

Rassemblement à La Préfecture le mercredi 7 juin à 14 heures

à l'appel de SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUipp-FSU, SUD Education, SGEN-CFDT, MPE13, UNL, MRAP, Ligue des Droits de L'Homme

 

Le 4 mai dernier, peu avant les cours de 8h, un élève du lycée Périer a été agressé par des militants de l’Action Française, venus tracter devant le lycée. Frappé au visage à coups de casque, il a dû être emmené à l’hôpital pour y recevoir une dizaine de points de suture. Les élèves et l’ensemble de la communauté éducative ont été extrêmement choqués par cette expression assumée de la violence, revendiquée sur les réseaux sociaux.

Cet évènement fait suite à plusieurs autres qui ont touché des établissements scolaires récemment à Paris, ou des locaux et évènements politiques à Aix-en-Provence ces dernières années.

Les signataires attendent des représentants de l’Etat qu’ils assument leur mission de protection des lycéens et de la population.

 

Alors que L’Action Française multiplie les violences de rue et agresse ceux qui ne partagent pas son idéologie, nous attendons des représentants de l’Etat qu’ils assument leur mission de protection des lycéens et de la population.

Ils demandent :

  • Que la communauté éducative soit informée des suites de l’enquête et que les autorités académiques et ministérielles prévoient un protocole de prévention, d’accompagnement et de prise en charge des violences politiques.

  • Que les agresseurs soient poursuivis.

  • Que l’Action Française Provence soit dissoute.

Une demande d'audience a été déposée en Préfecture. Soyons nombreux pour défendre les libertés démocratiques.

 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 10:19

Quelles perspectives politiques ?

    La situation politique est apparue bouleversée à l’occasion des élections présidentielles. L’éclatement-effondrement de la « gauche » social-démocrate semble bien acquise et la recomposition politique des forces des gauches réformistes et anticapitalistes est à l’ordre du jour.

Une histoire qui touche à sa fin

    Le rôle historique de la social-démocratie a été et est resté, jusqu’à il y a peu de temps encore, de ménager un compromis entre le capital et le travail. Son action s’est révélée être un facteur de cohésion sociale dans la mesure où elle organisait les classes salariées pour la défense de leurs conditions de travail et de vie tout en étant un agent extrêmement utile à la bourgeoisie pour canaliser les revendications et, dans les moments de crise, pour suppléer aux difficultés rencontrées par le capital (Union sacrée, répression de la révolution allemande, guerres coloniales, etc.).
    Ce rôle a trouvé son plein emploi dans le cadre du compromis passé après la Seconde guerre mondiale sous l’égide de l’État-providence. Les démocraties du nord de l’Europe en ont été une illustration exemplaire. Les références au marxisme et la perpétuation d’une rhétorique révolutionnaire, qui étaient encore vivaces avant 1940 dans ces partis, se sont progressivement faites plus timides et ont disparu aujourd’hui.
    Le compromis d’après-guerre a pu se maintenir jusqu’au milieu des années 1970 au moment où le capital s’est engagé, par une pratique politique néolibérale, dans la voie d’un libre-échangisme mondialisé. De cette façon, il rendait l’État-providence totalement obsolète. Ce changement de cap s’est affirmé lors de l’arrivée de Thatcher et Reagan au pouvoir.
    Paradoxalement, dans la même période, en France, Mitterrand était élu président. Son arrivée au pouvoir découlait de la mobilisation massive des travailleurs contre les mesures libérales du quinquennat de Giscard. Il imposait provisoirement un retour vers une intervention de l’État dans la vie économique par un contrôle des grandes entreprises et du système financier. L’expérience tournait court deux ans plus tard. La social-démocratie française se coulait alors dans le moule néolibéral avec zèle, favorisant de plus en plus le patronat au détriment des travailleurs, réduisant les protections sociales et dérégulant le système financier.
    Cette conversion s’est traduite, en France, par une succession d’alternances et de cohabitations qui bougeaient les rapports de forces sociaux toujours en faveur du capital. Les uns accentuaient les déréglementations majeures engagées par le PS à partir de 1983 et les autres les poursuivaient plus lentement. Avec la chute du mur de Berlin, l’effondrement concomitant du PCF levait le dernier frein qui empêchait le PS de jeter aux orties sa doxa socialiste.
    Sur le continent, la social-démocratie et la droite se sont donc partagé le travail de renforcement des régressions sociales soit en alternance, soit en formant des gouvernements d’union. Leur politique au niveau de L’Union européenne s’est alignée sur le dogme de la libre circulation des capitaux et des marchandises dans le cadre d’une « concurrence libre et non faussée » au profit du capital le plus compétitif.
    Le PS, aujourd’hui, a coulé. La messe était dite.

Un monde en crise

    La crise financière de 2007-2008 a cristallisé une situation régressive en maints domaines. Le recours à un État-providence ne sera décidément plus possible car l’expansion du capital se heurte maintenant à des difficultés qu’il ne réussira pas à surmonter. La première est la crise écologique qu’il ne peut qu’aggraver du fait de son besoin permanent d’expansion destructrice. La seconde touche à sa contradiction interne, la baisse tendancielle du taux de profit et ses conséquences. La troisième est l’opposition du capital et du travail exacerbée par le creusement des inégalités.
    Le passage de la social-démocratie au libéralisme a détruit son lien avec les classes populaires et approfondi l’atomisation des travailleurs, atomisation voulue par le capital (l’ubérisation du travail en est une expression flagrante). Si le capital honnit les solidarités de classe entre les exploités, il les cultive pour lui-même dans un entre-soi avec la technostructure. Nous assistons donc à l’effondrement des partis sociaux-démocrates en Europe (Italie, Grèce, France, etc.) et/ou à leur fusion totale dans le camp libéral. Cet effondrement constitue le terreau de l’enracinement des groupes d’extrême droite. Cela se voit autant dans l’Europe du nord, relativement épargnée par les crises, comme pour les pays du centre et de l’est européen en difficultés.
    Et cet effondrement est simultané avec celui de nombreux partis conservateurs talonnés par l’extrême droite. Sociaux-démocrates et conservateurs menant peu ou prou la même politique, qui montre ses limites, se trouvent donc confrontés à une crise politique majeure générée par les difficultés insurmontables du capital.
    En France, l’élection de Macron à la présidence semble être l’ultime tentative de la part de la bourgeoisie pour conforter sa politique en tentant de conserver une apparence de démocratie. Cette apparence est de plus en plus ténue. L’autoritarisme ressenti ces dernières années, et en particulier au printemps 2016, prolongé par les interventions armées à l’étranger de plus en plus nombreuses, présage de nouvelles mesures visant la répression des mouvements sociaux. La perspective avancée par Macron est bien de créer une sorte « d’Union sacrée » pour la défense du capital dérégulé face aux limites auxquelles il se heurte. Il a achevé la décomposition politique des « partis de gouvernement ». La réussite de la recomposition qu’il mène n’est pas évidente, même s’il n’existe aujourd’hui aucun contre-pouvoir, ni même une perspective alternative. Encore que…

Une voie nouvelle

    La réussite de la campagne de Mélenchon tient beaucoup à sa performance, mais aussi à la mobilisation populaire qui l’a soutenu. Cette dernière était en gestation depuis la lutte contre la loi travail et Nuit debout. La pertinence du programme adopté fin 2016 par La France insoumise a permis de nourrir un véritable débat de société absent chez les autres candidats.
    La perspective ouverte par cette expérience, c’est celle d’une appropriation par la population des thèmes majeurs  en débat aujourd’hui : l’urgence démocratique, l’urgence sociale et l’urgence écologique. A cela se raccrochent la question de l’Union européenne, les questions internationales, dont la paix menacée par la domination du capital, et, enfin, la question de l’humanisme, rarement évoquée dans un programme politique. Les interventions multiples de Mélenchon ont présenté ces différents thèmes, repris dans des livrets spécialisés, ce qui a fait dire à certains commentateurs qu’il se prenait pour un professeur. C’est en partie exact : la volonté de convaincre a été plus forte, durant cette campagne présidentielle, que celle de jouer sur les affects.
    La forme organisationnelle adoptée par La France insoumise s’écarte radicalement de celle des partis. L’horizontalité des « groupes d’appui » (terme qui se rattache aux campagnes électorales) permet une totale autonomie des militants qui peuvent créer le groupe qui leur convient le mieux, qui gardent leur appartenance partidaire, qui gèrent leurs actions et qui s’impliquent selon leur disponibilité. La cohésion de ces groupes repose sur une articulation verticale à partir du lien avec Mélenchon et son équipe de campagne par l’intermédiaire d’une plate-forme Internet. L’intérêt issu de cette forme d’organisation est évident, les inconvénients et les faiblesses aussi. L’avenir verra si ces groupes se perpétueront ou pas, de quelles manières et  sur quels projets.
    Pour le moment, à gauche du PS, les forces politiques n’ont pas encore vraiment intégré l’opportunité que constitue la France insoumise (FI) et restent en retrait. Cela ne signifie pas pour autant une vision politique très éloignée et non compatible. Bien que logique vu l’état des partis de gauche, le refus de la part de Mélenchon de tout accord national avec un parti ou un mouvement ne facilite pas le dialogue. L’exigence de s’afficher derrière le sigle de la FI (φ) pour ceux qui, organisés dans un parti, comptent se présenter aux législatives est totalement conséquente. A défaut, ils peuvent le faire sous leur seule couleur ! C’est la reconnaissance du dépassement des partis de la gauche, qui se sont vidés de leur substance, ceux-ci privilégiant, entres autres, les accords de circonstance dénués de sens politique.
    La France insoumise mène maintenant une campagne législative qui devrait lui permettre de s’ancrer localement dans la mesure où c’est bien aux militants locaux de se faire reconnaître à présent. L’expérience est manifestement positive par rapport au rapport de force à gauche. Sera-t-elle pérenne ? Que peut-elle générer ?

Perspectives de La France insoumise

    Le programme de la FI, L’avenir en commun, se fixe un premier objectif : « rendre le pouvoir au peuple ». Cet objectif se conjugue sous les traits de « l’ère du peuple », de « la révolution citoyenne ». Il s’agit de réaliser le changement de République par une mobilisation populaire. Que les citoyens prennent en main par des moyens pacifiques leurs propres intérêts en opposition à « la tyrannie de l’oligarchie financière et de la caste qui est à son service » ! Le changement de République a, jusqu’ici, correspondu à des rupture brutales et profondes. Nul ne l’ignore, mais ici s’exprime la volonté de prendre le pouvoir par l’irrésistible action du plus grand nombre.
    Le deuxième objectif est de lutter contre « l’appauvrissement des classes moyennes et la misère du peuple », de « partager la charge de travail nécessaire » et de protéger « de la finance les salariés et la production en France ». Cela passe par l’élargissement des droits des salariés, par la restauration de l’efficacité de l’État en matière de budget, de fiscalité et d’intervention dans les processus économiques. Il s’agit ici d’un retour aux fondamentaux du réformisme. Mais est-ce reprendre le long parcours du mouvement ouvrier ? L’éducation de la population n’a cessé de progresser et la compréhension des rapports sociaux avec. Par contre, la société se trouve très fragmentée et les traditions de solidarité de classe se sont étiolées. Le soulèvement de masse indispensable pour imposer de telles réformes est imprévisible.
    Le troisième objectif est « la planification écologique » qui passe par « la définanciarisation de l’économie » afin de maintenir « le seul écosystème compatible avec la vie humaine » menacé de destruction. Le modèle économique qui est préconisé se distingue de l’économie verte et fait appel à l’intervention de l’État en terme d’investissements et à des changements de comportements humains. Il apparaît que cette exigence vitale n’est compatible qu’avec la promotion des précédentes dispositions.
    Il s’agit bien d’une orientation qui s’oppose fondamentalement au capitalisme, c’est-à-dire à la recherche du profit maximum.
    La France insoumise se distingue de l’internationalisme prolétarien de Marx. Elle se définit comme l’expression d’une souveraineté populaire nationale coopérant avec les autres peuples. Elle veut retrouver le sens de la solidarité qui fait qu’on peut se retrouver indépendamment des cultures et des religions. L’État, libéré de la contrainte des traités et des alliances actuelles comme l’OTAN, apporte alors auprès des peuples sa solidarité et sa coopération actives. Cette conception risque cependant d’entrer en contradiction avec les intérêts que l’État défend pour lui-même si la solidarité internationale n’est pas le sujet vivant de l’action populaire.

Où va-t-on ?

    La confrontation des idéologies néolibérales, altermondialistes ou anticapitalistes marquent des points en faveur de ces dernières. Mais c’est bien loin d’être majoritaire et encore moins hégémonique. Il reste au capital la puissance de  l’argent, des forces de répression et, surtout, de ses moyens de falsifier les réalités grâce aux médias, qu’il contrôle.
    Il est clair qu’il n’est pas possible dans les conditions actuelles que la vie politique reparte comme avant avec les trois nouveaux blocs qui sont issus de l’actuelle crise politique engendrée par le néolibéralisme : l’extrême droite qui continue à se renforcer, le groupe libéral traversé par des contradictions tenant à la crise du capital et la nouvelle gauche insoumise extrêmement fragile et devant trouver les conditions de sa pérennisation. Si ces blocs sont en formation, au moins pour les deux derniers, ils existent bel et bien dans l’état d’esprit de la population. Cela signifie qu’il est indispensable de détacher des personnes, qui soutiennent les deux premiers, afin de créer un pôle dominant à gauche. Les personnes qui, aujourd’hui, soutiennent Macron vont rapidement déchanter : il est primordial de les empêcher de rejoindre l’extrême droite qui a un socle solide et une idéologie basée sur le ressentiment. C’est pourquoi, quelques soient les faiblesses et même les erreurs de stratégie de la FI, il est urgent de renforcer celle-ci.
    Le renforcement de la FI s’effectuera par la transformation de son fonctionnement dans la perspective de mobiliser l’intervention locale et d’élargir son implantation populaire dans la continuité. Cette perspective suppose des coordinations horizontales et verticales et aussi la conception de nouveaux  lieux de débat et de prise de décision en relation avec la conception du mouvement alliant souplesse de participation et liberté d’intervention.
    En tout état de cause, la FI a vocation à être partie prenante de la résistance aux projets de Macron et à rassembler les énergies pour une politique en faveur de la planète, de ses habitants, par ses habitants. Le temps semble bien s’accélérer et les difficultés sont devant nous. Cela requiert note action.

Michel Bonnard, 1er juin 2017.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 14:07

 

L’entreprise de bourrage de crâne initiée dès avant l’élection présidentielle continue et les sondages se multiplient pour peser sur un électorat  auquel, en lui faisant croire que le clivage droite et gauche est dépassé, on veut surtout bander les yeux sur la nature de classe des politiques annoncées, conduites et déjà mises en oeuvre.
Et de même qu’on s’étonnait de l’indifférence de l’électorat de MLP aux questions posées par les magistrats sur l’usage de fonds publics ou le financement de ses activités politiques, on peut tout aussi bien demeurer stupéfait par l’aveuglement d’un électorat sollicité pour les législatives, apparemment incapable de comprendre l’orientation strictement droitière du gouvernement, nonobstant les ralliements ou les offres de service d’élus ex-PS soucieux de conserver un mandat considéré comme une prébende, ou  d’analyser l’ahurissant casting des candidats du mouvement du PR.
Apparemment incapable, car il n’est pas sérieusement possible de croire que l’élection du nouveau président résulte d’un vote d’adhésion. Pour des raisons différentes de celles de 2012, le nouvel élu a bénéficié essentiellement du rejet de son adversaire du second tour. Cela légitime l’élection de la personne mais c’est une imposture politique que d’en tirer la conclusion que cela légitime le programme qu’il a porté pendant la campagne. La question de la légitimité est d’ailleurs en elle-même une question ahurissante quand on compare le fonctionnement de nos institutions, les pouvoirs de l’exécutif en France, et la situation dans les autres pays de l’UE et de l’OTAN, exceptés les cas de la Pologne, de la Hongrie ou de la Turquie!

Le problème de la droite

Il est difficile pour la droite d’attaquer le nouvel élu sur des bases solides: prétendre que son gouvernement est truffé de socialistes, sauf à penser que le mot n’a effectivement plus de sens, est un exercice de communication auquel l’électorat a du mal d’adhérer car le PM, les twins de Bercy sortent directement du parti Les Républicains, car personne n’ a jamais cru que Bayrou, Goulard ou De Sarnez étaient de gauche, car enfin parmi les autres ministres l’examen de leurs pratiques récentes ne permet pas de conclure que leur engagement social est autre chose qu’un badge plus ou moins rosi: Collomb, par exemple, maire de Lyon, de gauche, c’est à peu près aussi crédible que Tapie parangon de vertu et aucun des ralliés à Macron n’appartient au groupe dit des frondeurs.
Le parti Les Républicains ayant renoncé à la totalité de l’héritage gaulliste pourtant invoqué encore par quelques uns d’entre ses membres, il est difficile pour ses représentants de mettre en évidence une distinction évidente d’avec le macronisme conquérant: le commandement militaire intégré de l’OTAN, la souveraineté nationale face aux empiètements permanents de l’UE, le traitement de la « dette publique » sans remise en cause de ses origines réelles (cf. la loi du 3 janvier 1973 et il est clair aussi que les candidats de la droite comme ceux du PR ne peuvent dire à l’instar de l’ancêtre Rothschild: « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait ses lois ».), la coquecigrue sans base « économique » crédible des 3% de déficit public par rapport au PIB, la casse sous forme de privatisation ou de fermeture des services publics, la remise en cause de la protection sociale, la négation confirmée de la retraite comme rémunération continuée du travail, d’autres sujets encore ne constituent pas un motif de rupture entre la droite d’hier et le parti du nouveau président.
L’électorat  de droite le sait et même la question de l’accroissement des prélèvements fiscaux sur les classes moyennes ( avec, entre autres mesures, la hausse de la CSG) ne permet pas une mobilisation autour du programme  des candidats emmenés par M. Baroin, puisque tous ont répété à satiété qu’aucune autre politique que celle des efforts à faire n’était possible .
Si les partis conservateurs ou « réformistes » en France n’ont jamais été capables d’avouer, à une  notable exception  près, qu’ils se comportaient en «  gérants loyaux »  du système économique, il n’en demeure pas moins que la classe dominante n’a jamais eu à se plaindre vraiment de ses commis politiques.
Les media  contrôlés par l’oligarchie ou le pouvoir ne sortent pas des sentiers battus du conformisme requis.
La notion de classe sociale et a fortiori celle de lutte de classes étant bannie du vocabulaire audible, il appartient aux politiciens de droite de reconnaître  que les intérêts qu’ils servent ne sont pas  nécessairement liés aux leurs en tant qu’individus.

La confusion de la « gauche »

S’il n’est pas simple pour la droite classique de mener campagne, la gauche ajoute à ses propres difficultés quelques éléments de désunion de son propre chef. 
Le candidat arrivé quatrième au premier tour et son équipe ont évalué le nombre de circonscriptions dans lesquelles, sur la base d’un maintien du capital de suffrages exprimés au premier tour de l’élection présidentielle, et en tenant compte du fait que le maintien au second tour pour les élections législatives est fonction d’un pourcentage d’électeurs inscrits, l’étiquette de la France insoumise pourrait permettre d’envisager d’obtenir des élus.
L’électorat de JLM n’étant pas homogène on aurait pu penser que la recherche d’un front de gauche sur des bases claires, comme l’opposition à la loi travail ou au CICE, s’imposerait.
Ce ne fut pas le choix retenu par un leader qui, oubliant l’hétérogénéité de son électorat, croit pouvoir forcer le destin. Pari risqué dont la conséquence la plus probable à ce jour est l’élimination de tout candidat de « gauche » dès le 11 juin dans nombre de circonscriptions.
La présentation de candidats de FI face à des députés sortants qui se sont opposés  sur des bases de « gauche » aux gouvernements de FH et en particulier à celui de Valls auquel participa Macron, ne peut guère s’analyser que comme une volonté hégémonique d’incarner l’opposition de « gauche » au nouveau président.
Cela ne fait que s’ajouter à un effet pervers du système de financement de la vie politique dans notre pays qui permet d’engranger dans les caisses des partis des sommes proportionnelles au nombre de voix obtenues, pourvu que ledit parti ou micro-parti, ait obtenu 1 % des suffrages exprimés, et qui explique la multiplication des candidatures.
Le ridicule ne tue pas depuis longtemps mais des pointes à 24 candidatures différentes dans certaines circonscriptions donnent une idée peu flatteuse de leurs motivations car il est difficile d’imaginer que l’éventail politique français soit aussi diversifié
On pourrait plaider que cela permet au moins l’expression en continu d’un débat politique ouvert, mais il semble cependant qu’un autre système de financement de la vie politique pourrait être envisagé, sauf à préférer l’instauration d’une élection proportionnelle intégrale des députés, dans la circonscription unique que serait la République ou dans des circonscriptions plus larges que le seul département, comme pour l’élection au parlement de Strasbourg.
7882 candidatures pour 577 circonscriptions, c’est manifestement une caricature de démocratie représentative, a fortiori dans le cadre d’une constitution dans laquelle l’exécutif est maître y compris du travail législatif.
Pour la « gauche » cette dispersion est une véritable trahison des intérêts de classe  des salariés, des petits , des obscurs, des sans grade car elle méconnaît le principe de réalité, qu’il est utile de prendre en compte dans l’évaluation des rapports de forces.

Et pourtant elle tourne...

La volonté de décider par ordonnances d’un amoindrissement supplémentaire des garanties accordées aux salariés a donné lieu à ce que la presse, peut-être par goût de la formule, mais sans doute sans avoir réfléchi à ce qu’elle recouvre et aux critiques légitimes qu’elle suscite, a nommé speed dating, soit à des rencontres unilatérales entre le PR entouré de ministres et conseillers et le dirigeant de chaque confédération à représentativité irréfragable (comme l’avait établi un acte du ministre du Travail en 1966!).
Cela n’indique pas une profonde volonté de dialogue social et le président du Medef en parlant de marché du travail à la sortie de son propre rendez-vous à l’Elysée, n’a sans doute pas pensé qu’il rendait ainsi hommage à la plus évidente des analyses marxistes sur le mode de production capitaliste et qu’il ne rendait pas nécessairement un très bon service au président, si tant est que les électeurs citoyens n’aient pas perdu tous leurs repères.
Dans la logique gouvernementale, comme dans celle de la loi El Khomri-Valls, il s’agit bien de favoriser les syndicats maison, dans un rapport de forces défavorable au niveau de l’entreprise et de briser tout référentiel de compensation à l’inégalité fondamentale entre l’employeur et le salarié en recherche d’emploi.
Le modèle commun au Medef et à l’équipe nouvellement installée est fondé sur le mensonge pratique et théorique que les règles qui protègent les salariés entravent le travail, avec une confusion volontaire sinon assumée entre travail et emploi, alors que « l’ubérisation » d’un certain nombre d’activités et de services montre bien l’objectif poursuivi de désagrégation du salariat.
C’est à peu de choses près le discours du XIX ème siècle, aggravé, car l'histoire ne s'arrête pas, par la dimension de globalisation financiarisée dans la recherche du profit de court terme. L’expérience  historique séculaire et les modèles allemand, anglais, espagnol etc actuels nous montrent que toutes les réformes qui ont diminué les droits des salariés ne se sont traduites par aucun gain réel en matière de créations nettes d’emplois qualifiés mais au contraire par un développement de la précarité, de la pauvreté et du creusement des inégalités.

Quand 13 % de la richesse matérielle évaluable est entre les mains de 0,004 % de la population (cf. étude du New World Wealth) et que le creusement des inégalités se traduit par une baisse consécutive du PIB dans les pays avancés (étude du FMI), on peut s’interroger sur la nécessité de laisser au PR si jeune que le monde entier nous envie ( la flagornerie des media est sans limite dans leur volonté d’abuser leurs publics), une « chance » d’appliquer un tel programme avec une majorité inexpérimentée, soumise et sans base doctrinale commune avouée ou avouable...

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 11:14

Malgré les pitoyables efforts d'experts  économistes libéraux ou acquis à cet oxymore qu'est le social-libéralisme, il n'existe aucune étude sérieuse pour démontrer que l'affaiblissement des droits des salariés est profitable à l'emploi ou à la croissance économique, et surtout pas l'exemple allemand ou les références au système anglo-saxon.

 

Il est clair en revanche que la faiblesse des droits des salariés est profitable pour leurs employeurs même lorsque, comme c'est le cas pour le patronat français depuis des décennies, celui-ci entasse les erreurs stratégiques  et préfère la prédation ( plaisamment appelée rémunération des actionnaires, ce qui en toute logique devrait permettre de lire une sociologie fiable et publique dudit actionnariat!) à l'investissement productif et à la RD. La sur-rémunération des "managers" en l'état actuel du tissu productif français relève  de la quasi trahison économique...

 

Aucun effet positif sur l'emploi, aucune relance sur l'activité n'étant à attendre de la loi à venir, il faut bien en conclure que les initiateurs, concepteurs, rédacteurs et votants ( dans le cas d'usage du 49-3, ne pas faire tomber le gouvernement par une motion de censure, c'est voter la loi, dans le cas d'une loi d'habilitation pour des ordonnances c'est laisser les mains libres au seul exécutif, la loi de ratification qui suivra , dans un délai variable selon la durée votée dans la loi d'habilitation quant à la la période de validité de ce type de législation, étant une formalité puisque les effets des ordonnances auront bien été produits) sont partisans  d'un creusement accéléré des inégalités entre les salariés et les détenteurs ou gérants du capital, alors même que, dans sa phase financiarisée mondialisée, la mise en valeur dudit capital est dans des contradictions insurmontables et en particulier pour le maintien de systèmes politiques gardant au moins les apparences de la démocratie.

 

 

 
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 12:09
C'est une question que se posent nombre d'électeurs de JL Mélenchon et de militants syndicalistes  ou associatifs.
L'un d'eux retrouve une citation d'Hannah Arendt: "Politiquement, la faiblesse de l'argument du moindre mal a toujours été que ceux qui choisissent le moindre mal oublient très vite qu'ils ont choisi le mal".
Cela revient tout de même à éluder le contexte et le sujet car ce n'est pas de la forme néo-libérale du capitalisme financiarisé et mondialisé que parlait la philosophe!
En quoi la notion de mal d'ailleurs  prendrait-elle sens dans une analyse du système de production, si le bien n'est ni défini, ni proposé, ni mis en oeuvre par des actions revendicatives   dans une unité  délibérée en commun?
 
Que pour la classe dominante et ses intérêts de classe Macron, Fillon ou Le Pen soient, à peu de choses près (même malgré les questions liées à la monnaie dans le programme du FN) interchangeables est manifeste.
Que la post-démocratie, comme la post-vérité, soient, pour elle, une perspective intéressante aussi.
Que la remise en cause de la Fonction publique par son essence de rouage de l’institution républicaine, dans cette perspective accompagne cette démarche également.
Mais là n’est pas la question.
D’une part participer à une élection ne signifie pas qu’on en approuve toutes les conséquences et les candidats qui ont réalisé des scores de moins de 5 % y ont vu l’opportunité d’une tribune.
D’autre part le vieil adage « au premier tour, on choisit, au second, on élimine » est dans la logique d’un système, non remis en cause par la majorité du corps social, de « représentation » .
Pour en changer il faut une mobilisation de masse sur des objectifs partagés et répondant à des intérêts communs, pris en charge dans la durée.
Aucun régime fasciste ne s'est jamais retrouvé au pouvoir sans l'aval de la classe dominante. Il ne me semble pas non plus qu’il y ait eu des révolutions spontanées sans prémisses, causes ou tentatives.
Comme l’a dit un candidat non présent au second tour, « chacun sait en conscience ce qu’il doit faire », ce qui paraît une preuve de confiance dans l’intelligence du citoyen et dans son évaluation du rapport de force actuel et de celui à construire.  Le même candidat avait annoncé cependant qu'il faisait là sa dernière campagne or, visiblement, il prétend jouer pour les législatives à venir un rôle plus politicien que révolutionnaire.
Bref, il ne faut pas confondre l’implicite et l’explicite, ni prendre ses désirs pour des réalités.
Pour la justice sociale et la concrétisation de la loi morale, en revanche, le combat est permanent. 
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 17:48

 Il a suffi d'un sondage donnant JLM devant Fillon, conjugué avec le fait que l'électorat de Macron n'est pas le plus solidement déterminé et qu'il est clairement de plus en plus droitier, pour que les éditocrates, les "marchés" ( encore que...), la droite et la pseudo-gauche, voire le PR qui décidément n'en rate pas une pour affirmer son enracinement dans l' Europe allemande, se déchainent contre lui en des termes si peu mesurés qu'on songe à la formule de Talleyrand, " ce qui est exagéré, ne compte pas".

Le fait même que la transmission à la Commission de Bruxelles du  cadrage-projet de Bercy pour l'année à venir ait lieu avant l’élection présidentielle montre une fois de plus que dans l’esprit des eurocrates et de leurs complices locaux, la souveraineté des peuples n’existe pas; la contrainte invoquée des traités est une billevesée destinée à empêcher l’hypothèse de jouer le rapport de force, comme FH qui s’y est refusé, dès son élection et comme, hélas, Hamon aujourd’hui qui ne l’envisage pas à propos de l’UE, dont il ne souhaite pas réellement une modification substantielle des mécanismes ou des orientations.
L’itw de FH à Match montre d’ailleurs aussi que personne n’a voulu agir pour empêcher MLP d’être au second tour, parce que précisément cela impliquait de mettre en oeuvre une autre politique, en France comme dans l’UE, alors que cette politique est la cause principale de son enracinement électoral.
Le soutien de Schaüble à Macron n’est sans doute pas un argument électoral qui va précipiter les foules vers celui-ci mais je ne sais si les compétiteurs se serviront de cela, alors que l’exemple de ce qui a été fait contre les Grecs, avec l’aval du gouvernement français, pourrait fournir des arguments!

On peut  écouter ce que dit Jean Ziegler qui estime que la seule voix audible  à gauche est celle de JLM.
On relèvera cependant le silence du mouvement social (à moins que les media oublient d’en parler!) dans un contexte politique marqué par le risque, vu l’héritage Hollande, l’abstention, l’image de Fillon, le manque de fiabilité de Macron, d’une victoire de MLP sur laquelle les affaires paraissent glisser comme l’eau sur les plumes de canard.
 Il est anormal que l’hypothèse que MLP pourrait ne pas être au second tour n’ait pas induit le contenu des campagnes des candidats: comme si la décitoyennisation orchestrée et amplifiée depuis 2005, était un acquis irréfragable pour la classe dirigeante.
On peut pourtant comprendre cela en faisant une analyse de classe des politiques conduites sous les deux quinquennats écoulés; il n’est pas douteux en effet que les électeurs embarqués par MLP (je veux dire ceux qui n’étaient pas au départ graines de fachos, xénophobes etc) ont souffert de ces politiques.
J’ai la faiblesse de penser que les gens heureux ne votent pas pour l’extrême droite.

Si l'électorat populaire, majoritaire dans le corps social,  ne se tourne pas vers l 'extrême gauche ou vers la gauche qu’incarne JLM, même si les raisons  ne se superposent pas, il faut y voir l’efficacité de l’idéologie dominante, portée aussi bien dans les media de masse (contrôlés par une poignée d’oligarques ou l’Etat) que par un mode de vie, un modèle social, une culture avec lesquels une rupture supposerait non seulement un effort mais aussi une remise en cause personnelle. Qui aime se remettre en cause?
On se souvient de la formule de De Gaulle à Malraux: « Je n’aime pas les MRP, parce qu’ils sont MRP; je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes et je n’aime pas les gaullistes parce qu’ils n’aiment que l’argent » . Fillon n’est gaulliste que par cette dernière formule!

Autrement dit entre Fillon, Macron et MLP, la classe dirigeante a effectivement le choix, sur la forme de post-démocratie à mettre en oeuvre.

C’est pour la seule  sous classe des politiciens professionnels que la nature du choix peut poser problème, nonobstant les reconversions possibles des uns ou des autres.
 Polariser sur MLP, y compris en conduisant des politiques qui alimentent son électorat, parce que la vraie rupture, de nature révolutionnaire et remettant en cause la financiarisation sans bornes du capitalisme serait plus dangereuse pour le capital, c’est un choix de la classe dominante: il n’existe pas d’accession au pouvoir de l’extrême droite sans son consentement.

Bref les « gérants loyaux » du capital ne sont pas au service des peuples qui les élisent, c’est bien connu depuis longtemps.
"Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres. Ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » ( Matthieu, 6-24).
Pas très laïque, mais à quelques jours de Pâques…


 ll reste peu de temps pour que le deuxième tour oppose Macron et Melenchon!

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 13:10


Communiqué de presse FSU
Les Lilas le 7 avril 2017


Journée mondiale de la santé :

             pour une santé de qualité pour toutes et tous !
 
Le 7 avril est la journée mondiale de la santé. Cette date marque l'anniversaire de la création de l'Organisation mondiale de la santé. C'est l'occasion de rappeler que la santé est un bien fondamental or dans de nombreux pays, les inégalités en matière de santé sont importantes.
 
Déserts médicaux, situation de l’hôpital, médecine du travail, formation et conditions de travail des professionnels de santé… en France aussi, l’accès aux soins de qualité sur l'ensemble du territoire, ne va pas de soi.
Attachée à la logique solidaire de la Sécurité sociale, la FSU s’est depuis longtemps prononcée pour la reconquête d’un système de protection sociale solidaire de haut niveau.

Or, les choix fondés sur le dogme des « prélèvements obligatoires » trop élevés et sur la volonté d’ouvrir la protection sociale aux logiques marchandes ont conduit  au désengagement de la « Sécu », à l'extension du champ des complémentaires santé et à l’ouverture de ce champ aux sociétés privées d’assurance. Aujourd'hui la Sécurité sociale rembourse en moyenne 76,1% des dépenses de soins. Si elle rembourse quasiment à 100 % les affections longue durée et les dépenses hospitalières, elle couvre moins de 50 % des dépenses de soins courants qui touchent le plus grand nombre, et très mal les lunettes et les prothèses (dentaires, auditives…).
Toutes ces questions doivent faire l'objet d'un débat citoyen auquel la FSU est prête à participer.

Il est ainsi temps en effet de réinterroger notre système d'assurance-maladie à deux étages : la Sécurité sociale, fondée sur la solidarité, avec des cotisations (ou la CSG) proportionnelles au revenu et la complémentaire santé, assurée par une mutuelle, une institution de prévoyance ou une société privée d’assurance à but lucratif, avec une couverture du « reste à charge » très inégale d'un contrat à l'autre et des cotisations qui varient selon l'âge et la gamme de prestations choisies.
Le monde mutualiste a été fortement déstabilisé dans un secteur où prévaut une logique marchande. Si 96 % de la population sont aujourd'hui couverts par une complémentaire santé, ce second étage du système est inégalitaire et ouvert à la concurrence.

La « part de marché » des sociétés d’assurance à but lucratif est passée de 19 à 28 % entre 2001 et 2014.

Le mouvement mutualiste évolue aujourd’hui dans un univers extrêmement concurrentiel et commercial incompatible avec ces logiques.


Il faut aujourd'hui préserver le caractère solidaire de l'assurance-maladie. Cela suppose une autre politique en matière d'emploi, de salaires et de partage des richesses afin d'assurer les financements nécessaires.
Cela nécessite aussi d'organiser mieux le système de santé sur tout le territoire, de permettre au service public de jouer tout son rôle, d'assurer formation, qualification et conditions de travail décentes aux personnels, de mettre fin aux déremboursements, d'assurer la prise en charge de tous les soins, de faire face à la dépendance, de développer la prévention…
 
En ce 7 avril, la FSU tient à redire que le principe de « chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » reste  fondamental.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 10:15

Les retraité-e-s font entendre leur voix !
jeudi 30 mars 2017 

A l’appel de neuf organisations (FSU, UCR-CGT, UCR-FO, UNIR-CFE CGC, CFTC, CFTC, UNIRS SOLIDAIRES, FGR-FP, Ensemble Solidaires, LSR), des milliers de retraité-e-s ont manifesté dans l’ensemble des départements dont 6 000 à Paris.
Un des premiers sujets de mécontentement exprimé ce jour est la baisse du pouvoir d’achat. L’ensemble des organisations de retraité-e-s a exigé, une fois encore, l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires.
Car les retraités n’ont eu aucune revalorisation de leur pension depuis quatre ans. A cela s’ajoute des difficultés d’accès aux soins, aux services publics … Seules des réponses partielles et insuffisantes, comme sur la perte d’autonomie, ont été apportées récemment.
A quelques semaines des échéances électorales, la FSU déplore l’absence de prise en compte réelle de la place que doivent avoir les seize millions de retraité-e-s dans la société, du rôle indispensable qu’ils jouent et doivent pouvoir jouer (lien social, aide aux ascendants et descendants, acteurs économiques… ) comme l’absence de réponses aux revendications légitimes qu’ils portent.
Les retraité-e-s ne sont pas une variable d’ajustement de l’austérité ! Aujourd’hui beaucoup d’entre eux s’appauvrissent. Un retraité sur dix vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté.
Après cette journée de mobilisations, les neuf organisations continuent leur action en diffusant les questionnaires dont plus de 6 000 ont déjà été retournés.
Les retraité-e-s ont rappelé aujourd’hui leurs revendications et leurs attentes. Ils continueront à faire entendre leur voix dans l’unité.
Et la FSU interpelle les candidats à la présidentielle et aux législatives pour connaître leurs intentions pour améliorer la situation de toutes et tous les retraité-e-s.

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