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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:16

Enfin, le débat sur la Sécu est lancé , le syndicalisme doit en être un acteur !
Depuis 30 ans, des politiques fondées sur le dogme du blocage des « prélèvements obligatoires » ont conduit au désengagement de la Sécu et à l'extension du champ des complémentaires santé.
Si aujourd'hui, la Sécurité sociale rembourse assez bien les ALD et les dépenses hospitalières, elle ne couvre plus que moins de 50 % des soins courants.
En proposant d'aller jusqu'au bout de ce processus, le candidat Fillon a alerté et inquiété l'opinion, et révélé l'absence de débat politique sur cette évolution silencieuse vers un autre système.
Depuis plusieurs années, nous avons en tant que retraités eu l'occasion d'en débattre en organisant des stages ou en participant à des stages actifs/retraités tant au sein du Snes qu'au niveau de la Fsu. A cette occasion, nous avons rencontré les spécialistes qui participent au débat actuel et qui nous ont alertés sur son importance.

Aujourd'hui l'assurance maladie est organisée en deux étages.
Le premier est organisé par la Sécurité sociale et fondé sur la solidarité entre malades et non malades : les cotisations (ou la CSG) sont proportionnelles au revenu et les prestations sont fournies en fonction des besoins.
Le second étage est celui des complémentaires santé.
Pour les bénéficiaires de la CMU (Protection Universelle Maladie depuis janvier 2016), une complémentaire (Cmu-c) obligatoire est financée par l'impôt.
Depuis le 1er janvier 2016, la complémentaire est obligatoire pour les salariés du privé et elle est financée par l'employeur à hauteur d'au moins 50 %. Elle bénéficie de financements publics importants (5 à 6 milliards d'euros sous forme d'exonérations de cotisations et d'impôts).
Pourtant, ces complémentaires assurent des couvertures très différentes selon la taille de l'entreprise, son secteur d'activité, et selon les catégories de salariés.
En partant à la retraite, le salarié en perd le bénéfice et doit chercher un contrat individuel dont le coût est bien plus élevé. Si cette pratique permet en éliminant les « mauvais risques » de réduire les tarifs pour les actifs, elle traduit une bien curieuse conception de l'assurance maladie.
Le reste de la population peut adhérer à des contrats individuels, et les personnes qui n'en ont pas les moyens, ou qui ne peuvent s'offrir qu'une complémentaire bas de gamme, ont alors un sérieux problème d'accès aux soins.

Certes, une aide à la complémentaire santé est versée pour les bas revenus (au-dessus du plafond de la PUMA, soit 720 euros pour une personne seule), mais le taux de non recours est de 70 % !


Ce second étage est donc devenu quasi-obligatoire, de droit ou de fait : aujourd'hui 96 % de la population sont couverts par une complémentaire.
Mais sa logique est opposée à celle du premier étage.


Dès lors, pourquoi conserver un deuxième étage quasi-obligatoire qui a des coûts de gestion 4 fois plus élevés que la Sécu et dont les pratiques sont contraires au principe de solidarité ?


Placée sous le régime de la concurrence depuis le début des années 90, l'activité des complémentaires santé constitue un marché où sont en rivalité les mutuelles, les institutions de prévoyance (contrats collectifs dans le privé) et les assurances privées.
Sur ce marché, le principe de base n'est pas la solidarité, mais la sélection par les risques : pour rester sur le marché et sortir vainqueur de la concurrence, tout opérateur doit chercher à attirer les « bons risques » (les moins malades) et exclure les « mauvais risques » (identifiés essentiellement par l'âge et la taille de la famille) ou à leur faire payer un tarif plus élevé.
Cette pratique implique de segmenter le marché en identifiant des catégories (notamment d'âge) par le rapport prestations/cotisations.
Sur ce marché, sont avantagés les opérateurs :
- qui peuvent s'appuyer sur une puissance financière leur permettant à la fois de satisfaire plus facilement les critères de fonds propres imposés par les accords Solvabilité 1 et 2, et de pratiquer une politique de dumping (notamment par des prix d'appel pour les jeunes) pour conquérir des parts de marché,
- qui ont dans leur offre des produits d'assurance diversifiés, permettant de diversifier les risques, et parmi lesquels l'assurance santé joue essentiellement le rôle de produit d'appel.
Les sociétés d'assurance (et les banques qui sont en train d'entrer sur le marché) sont la force dynamique du marché et sont à l'offensive : leur « part de marché » est passée de 19 à 28 % entre 2001 et 2014, au détriment des mutuelles et des institutions de prévoyance
Pour survivre, les mutuelles, quelle que soit la conviction de leurs dirigeants, sont amenées à s'aligner sur les pratiques des sociétés d'assurances (cotisation selon l'âge et le niveau de prestations dans le cadre d'une offre diversifiée), et à tourner progressivement le dos aux valeurs mutualistes. L'assuré devient un consommateur sensible aux sirènes du marketing et il est invité à s'enfermer dans la logique du calcul à court terme coût/avantage au détriment de la prise en compte de la finalité politique de l'assurance maladie.
Les médecins producteurs de dépassements d'honoraires solvabilisent leur offre grâce aux complémentaires qui attirent des adhérents en assurant leur remboursement.
Ce système ne peut qu'engendrer une couverture très inégalitaire des soins de santé.
Lorsque Thierry Beaudet déclare (Les Echos du 6/10/2015) comme président de la MGEN : « La Mutualité doit être le centre de gravité de la protection sociale en France », c'est donc hautement problématique.
Simultanément, la concurrence provoque logiquement un mouvement de concentration qui frappe essentiellement les mutuelles. Des alliances s'échafaudent pour atteindre la taille permettant d'avoir un pouvoir sur le marché. Et ces alliances peuvent se faire entre complémentaires de statut différent, déjà associées au sein de l'UNOCAM.
Dans la dernière période, deux faits marquants ont contribué à une intensification de la concurrence, favorisant l'offensive des assureurs privés et renforçant la logique d'un marché concurrentiel
- La loi issue de l'ANI (2013) et surtout la décision du Conseil constitutionnel (décembre 2013) supprimant les dispositions de la loi qui entravaient encore la « concurrence libre et non faussée » ont :
* par leur caractère obligatoire étendu le marché des complémentaires d'entreprises ou de branches, * par l'intensification de la concurrence affaibli les solidarités professionnelles, multiplié les contrats «low cost», ce qui a favorisé un développement d'un nouvel étage avec les sur- complémentaires d'entreprise.
On sait que les chômeurs, les agents publics, de nombreux précaires et les retraités, exclus de cet accord, s'assurent avec des contrats individuels devenus plus coûteux.
- le renouvellement des accords de référencement dans la Fonction publique pour le 1er juillet 2017 a été l'occasion pour les assureurs privés d'essayer de forcer l'entrée de ce marché qui aiguise leur appétit. Force est de constater qu'ils ont été soutenus par une grande partie de la haute Fonction publique, et que les arbitrages ministériels leur ont été le plus souvent favorables, en découplant la prévoyance de l'assurance santé (c'est notamment le cas à l'Éducation Nationale) , ou en autorisant plusieurs opérateurs référencés.
Les mutuelles de la fonction publique sont considérablement fragilisées.
Les retraités sont parmi les principales victimes de ces évolutions.
De nombreux adhérents nous font remonter leur protestation, voire leur colère contre la MGEN, à laquelle ils sont pourtant attachés, du fait de l'alignement de celle-ci sur la pratique assurancielle de la tarification à l'âge, perçue comme la prémisse d'autres renoncements. Le récent démarchage de leur mutuelle pour placer auprès d'eux des contrats de gaz et d'électricité alors que par ailleurs le référencement dans l'Éducation Nationale est très défavorable aux retraités a créé une certaine exaspération.
Notre syndicalisme de retraités doit porter cette protestation de façon déterminée.
Mais notre inquiétude va bien au-delà.
Nous constatons que les dernières barrières qui entravaient encore la logique de la concurrence dans le privé et la Fonction publique sont en train de s'effondrer.
De nombreux militants de la MGEN qui ont consacré des années à défendre les valeurs mutualistes sont atterrés par cette évolution qui leur est présentée comme inéluctable par leur direction pour préserver la survie de la mutuelle.
Mais chacun est amené à constater que pour survivre, les mutuelles abandonnent une par une les spécificités qui les protégeaient pour adopter les pratiques de leurs désormais concurrents.
A la lumière de l'expérience de certains pays, nous savons que cette logique est infernale et tend à produire des situations irréversibles, dues à la puissance des groupes d'intérêts qui se constituent par ce processus, et par l'influence politique des lobbies, comme l'a montré l'expérience du Président Obama.
Il est urgent d'agir.

Le syndicalisme ne peut plus se contenter de rester en position d'observateur et de commentateur de cette évolution.
Pour défendre les intérêts de ses adhérents, mais aussi pour promouvoir une autre conception de la société, plus égalitaire et plus solidaire.
Le film « La Sociale » vient de rappeler le rôle décisif qu'a joué le syndicalisme dans la création de la Sécurité sociale.
La réaction de l'opinion au programme du candidat Fillon montre la force de l'attachement de la société française à la Sécu et aux valeurs qui l'ont fondée.
De nombreuses études montrent que parmi l'ensemble des inégalités ce sont celles qui entravent l'accès aux soins qui se sont le plus négativement ressenties.
Diverses propositions sont dans le débat pour préserver le caractère solidaire de l'assurance-maladie. Diverses stratégies sont en discussion pour rassembler les forces nécessaires :
Certains (Tabuteau-Hirsch) défendent la fin du rôle d'assureur des complémentaires (qui se consacreraient à d'autres fonctions tout aussi indispensables) et une Sécu à 100 %,
D'autres (Grimaldi), tout en partageant l'objectif de Sécu à 100%, proposent une étape intermédiaire avec une complémentaire de santé publique (qui serait la Sécu) sur le modèle d'Alsace-Lorraine, Pour d'autres encore, il faut ramener à 20% le rôle des mutuelles dans le remboursement des soins courants, mais dans un cadre qui ne serait plus celui de la concurrence.
Etc....
Le Snes et la Fsu ont un mandat pour « tendre vers une assurance maladie obligatoire à 100% ». Nous sommes maintenant au pied du mur. Le débat sur notre positionnement et sur les campagnes de mobilisation à entreprendre ne peut plus tarder
Nous souhaitons donc que le Snes et la Fsu se saisissent rapidement de ce débat.
Et que des échanges avec les autres organisations syndicales soient organisés pour connaître les intentions réciproques sur ce qui est un enjeu de société.

Le Collectif d’Animation des Retraités.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:32

 

Cette définition de l’un des finalistes de la primaire PS et alliés n’est pas conforme aux manifestations les plus récentes dans l’expression des suffrages: populisme et division vont très bien ensemble, en particulier quand le mot d’ordre est de voter avec ses tripes et non avec sa raison; mot d’ordre d’autant plus compréhensible cependant que les tenants de la doxa européo-austéritaire se contentent, eux, en guise d’argument rationnel, s’appuyant sur la force de frappe massive de media contrôlés et sur le rabâchage lamentable d’experts parasites et polysalariés, de prétendre qu’aucune autre politique n’est possible. Si les primaires, pour l’élection présidentielle de 2017 en  France, avaient la moindre importance historique, ce ne pourrait être que par la confusion qu’elles introduisent, à leur tour, dans ce qui devrait être le débat citoyen par excellence, celui du choix des représentants du peuple.

Les primaires de  droite ont vu surgir au premier plan un homme qui fut le second effacé d’un président clivant auquel il ne s’est jamais opposé et dont il devrait assumer le bilan, en y incluant la défaite de son camp en 2012. Ledit second ou collaborateur ayant cependant aggravé une réforme des retraites aussi scandaleuse dans son principe que délétère dans ses effets, puisque d’une  part elle niait, comme toutes les  précédentes, le lien entre la rémunération du travail et sa continuité qu’est la retraite, en cachant sous de prétendues nécessités d’équilibre comptable l’amputation de la part de richesse créée dévolue au salariat public et privé, et que d’autre part, par ses conséquences elle a dégradé le pouvoir d’achat des pensionnés et appauvri une part non négligeable de la population. Ce qui, il est vrai était le but réel recherché.
Il est vrai aussi que le déplacement de la date de revalorisation des pensions puis le blocage pur et simple du mécanisme dans le quinquennat qui s’achève, sous un autre président, a montré une identité de vue confondante entre les choix politiques des majorités successives.
Les primaires de droite ont cependant eu un effet inattendu dans le consensus dominant, elles ont remis dans le débat public la question de la Sécurité sociale, effet d’autant plus inattendu que le silence pesant et complice des organisations syndicales confédérées et des mutuelles était sur le sujet en phase avec les appétits insatiables de la bancassurance, alors même que le discours du candidat désigné à droite ne faisait que formaliser une pratique déjà en marche depuis plus de dix ans.
Quant aux primaires tronquées de gauche, elles n’ont eu pour effet que d’introduire ou de réintroduire , dans un à peu près sémantique préoccupant et dans un flou théorique inquiétant, la notion de revenu ou d’allocation ou de salaire universel. Les trois substantifs étant utilisés selon les auteurs, on peut en effet s’inquiéter de la réalité qu’ils recouvrent car ces mots ne sont pas  synonymes. La critique sur le finalement aussitôt dégainée n’est cependant à prendre en compte que si on admet honnêtement qu’à côté du budget de l’Etat (loi de finance), le Parlement  vote chaque année une loi de finance de la Sécurité sociale (LFSS) dont le montant est nettement supérieur .
Les éditocrates qui abreuvent les auditeurs et lecteurs de leurs bavardages conformistes et donc interchangeables à coups d’insultes et de mensonges fabriquent des cibles de rechange pour épargner leurs maîtres: ainsi M. Giesbert , chien de garde emblématique , dont on oublie parfois qu’il est franco-américain, cible -«  Le voleur dans la maison vide » en désignant ainsi
Benoît Hamon « arrivé en tête de la primaire de la gauche avec un programme économique que Bécassine et Oui-Oui auraient pu coécrire. » . Outre que le programme dudit BH n’est pas pire que ceux préconisés ou appliqués par les divers gouvernements depuis longtemps et accélérés après la crise dite des subprimes, on voit mal de quelle autorité morale ou scientifique cet idéologue  au parcours personnel zigzagant pourrait se targuer pour s’exprimer ainsi. Aussi prétentieux et pas plus intellectuellement indépendant que l’ineffable Agnès Verdié-Molinier, aux obsessions dignes d’Adolphe Thiers ou des libertariens les plus échevelés qui trace un programme pour le futur président français que Trump aurait pu écrire.
Passons, ce type d’individu n’est utilisé dans les media que pour manger du temps d’antenne et pour empêcher les intellectuels, et universitaires  insoumis de s’exprimer:.
La saturation des  media par une parole officielle déguisée en expertise vaut bien le récit de faits alternatifs et autres mensonges de Trump et son équipe.
La seule différence est que Trump est beaucoup plus dangereux.

La lutte des classes?

Un concept devenu un tabou dans le vocabulaire des pseudo-experts et vrais manipulateurs de symboles et une formule immédiatement déclarée ringarde dans les media. Mais on ne voit pas que Warren Buffett soit idiot et que sa formule sur la victoire de ses semblables dans cette lutte soit juste une formule sans contenu. Exagérément optimiste sans doute malgré le travail constant de bourrage de crâne des programmes scolaires, journaux, chaînes de tv et autres bonimenteurs d’internet.
Autrement dit, un candidat qui ne divise pas peut-être la meilleure ou la pire des choses.
Si la conscience collective croit aux fariboles de l’unité immarcescible d’un peuple d’ « égaux » ayant en tout les mêmes  intérêts, les mêmes droits et à leur disposition les mêmes conditions matérielles leur permettant de les exercer, un candidat qui ne divise pas devient un  sujet insignifiant  car interchangeable.
Si au contraire le sentiment de l’injustice dominante dans la société est un facteur de mobilisation politique, un candidat crédible pour les citoyens indignés porte nécessairement un projet de lutte contre la réalité de cette injustice.
Même dans le sens où l’on voudrait définir un candidat qui ne divise pas comme un candidat qui ne provoque pas les profiteurs du système et ceux qui sont ou se laissent abuser par l’idéologie dominante, et qui donc pourrait mettre en place des réformes progressistes  sans heurts majeurs, un tel candidat serait hors sol car il n’existe nul exemple historique de progrès pour le plus grand nombre sans résistance et opposition multiformes des dominants menacés de perdre un seul élément de leur pouvoir.
Sinon on comprendrait mal que l’affichage de 8 milliardaires en $ ou en € aussi riches que la moitié la plus pauvre des terriens, ne suscite pas une insurrection planétaire pour mettre fin à ce scandale absolu.
Bref un candidat qui ne divise pas, c’est un candidat qui ne lutte pas.
Au demeurant un tel candidat n’existe pas.
Le père Ubu indécent et corrompu élu aux Etats-Unis en fait d’ailleurs la démonstration  la plus éclairante: il divise par essence même. Le tollé qu’il fait naître dans son pays, on n’avait jamais vu telle manifestation au lendemain d’une investiture, ni de manifestation aussi importante sur quelque sujet que se soit aux USA depuis assez longtemps,.prouve bien que les classes sociales existent, que les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres et subsidiairement que les institutions américaines sont totalement obsolètes ou totalement perverties.
Il est regrettable que les politiciens français prétendent les imiter.

L’ adoration du veau d’or qui est le culte principal de la droite partout dans le monde n’épargne pas les candidats à l’élection française: le penelopegate, nonobstant la déclaration péremptoire de Minc, qu’on n’a jamais vu il est vrai dans le bon combat, assurant que les élus en France ne sont pas assez payés, prouve si le besoin d’une démonstration se faisait sentir, que l’engagement politique n’est pas conçu à certains niveaux comme un devoir citoyen et un dévouement à la res publica  mais comme un  métier profitable, sans s’embarrasser de rectitude morale voire de respect de la loi et dans ces conditions au service premier de la classe dominante. Le FN  vers lequel se portent des suffrages mal inspirés ne s'en dissocie assurément pas comme le met en évidence la demande de remboursement du parlement européen à sa figure de proue ou comme le ferait comprendre à tout observateur attentif  le comportement sur ce point des élus de ce parti. .
Sans conscience collective par le peuple que le peuple est le souverain, ces pantalonnades plus ou moins ignobles risquent de durer. A moins que ce ne soit que l’affaire d’une génération et de la carence manifeste de la classe politique actuellement en place. Soyons optimistes!

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:46

 

Un épisode de froid, la pollution et un accident suffisent pour illustrer le hiatus abyssal entre un discours politique et les conséquences de la pratique concrète .

La pollution de l’air dans quelques métropoles liée à la compression vers le sol de gaz d’échappement de véhicules et de fumées diverses a incité les pouvoirs publics à conseiller aux citoyens de rester chez eux ou à utiliser gratis les transports en commun, pour une durée limitée il est vrai, quelques  experts ayant cru devoir évoquer le « coût » de cette gratuité pour les entreprises ou régies prestataires.
Passons sur arcanes de la formation des prix et sur la furieuse manie de prétendre traiter tout service public comme une entreprise; il faudrait un volume.
Mais on peut s’étonner que le lien entre la pollution et l’accroissement de la circulation des poids lourds, l’encouragement même à cette circulation à laquelle on rajoute celle des autocars, ne soit pas évoquée par les media.
D’autant plus que les péages de ces véhicules sur les autoroutes sont loin d’être proportionnés à ceux des automobiles, au rapport de l’usure qu’ils infligent aux chaussées et aux risques d’accident qu’ils multiplient.

Que le sabotage constant de la SNCF en tant que service public contribuant à l’aménagement et à la desserte du territoire ait abouti à l’abandon de milliers de kilomètres de lignes, à leur non entretien, ce qui rend aujourd’hui l’éventualité de leur mise ou remise en service difficile voire impraticable faute d’investissements préalables, permet de comprendre la nocivité d’un raisonnement soi-disant économique mais en réalité idéologique.
D’un côté on vante les mérites et la portée grandiose de la COP 21, même si le caractère non obligatoire des engagements et l'élection d’un affairiste sans scrupules par une minorité d’électeurs américains rendent ses effets improbables, de l’autre on autorise le pullulement de compagnies d’autocars dont les taux d’imposition ne permettent pas de conclure qu’elle participent à la construction et à l’entretien de infrastructures qu’elles utilisent de manière équitable.
De même l’ouverture à la concurrence du réseau ferré à des compagnies européennes qui n’ont en rien participé à la construction et à l’entretien d’un réseau dont la charge est imputée à la SNCF (RFF) constitue une vraie distorsion de concurrence même si ni les libéraux de Bruxelles , ni ceux de Paris ne lisent ainsi la chose.
Rien dans les traités de l’UE n’interdit à la France d’imposer aux poids lourds qui encombrent les routes et les autoroutes en provenance de l’Estonie, du Portugal, de la Roumanie etc d’être mis sur des trains au nom de la sécurité ou de la lutte contre la pollution ou de voir leur péages réévalués de telle manière que le recours au chemin de fer deviendrait plus « profitable ».
Le nième accident mortel sur la route qui traverse la France d’est en ouest en passant par Charolles et Moulins n’a pas davantage fait prendre conscience que cette route devait sa dangerosité quasi exclusivement à sa surcharge en poids lourds, du fait précisément de sa gratuité, autrement dit à la prise en charge de son entretien par les pouvoirs publics français ou, si l’on préfère, par les contribuables français. Pour le dernier accident, celui d’un car portugais  qui ne transportait pas des touristes, verglas ou vitesse ont  bien sûr été incriminés…

Idéologique pourquoi?

Les réseaux de transports par voie ferrée ont développé partout dans le monde et depuis des décennies une fierté professionnelle , un corps de salariés solidaires  et le sens du service public.
Chacun sait que la mentalité moyenne, nonobstant quelques réflexes corporatistes, des conducteurs de poids lourds n’aboutit pas aux mêmes conclusions en termes de pratiques sociales; chacun sait aussi que les réglementations nationales ou européennes sur le temps et les conditions de travail, y compris en matière de sécurité sont très différentes et, avec des législations sur le droit du travail de moins en moins protectrices du salarié, sans garanties sérieuses en matière de sécurité pour les usagers clients et riverains ( cf. l’actualité de la vallée de l’Arve).
Les conditions d’exploitation de la main d’oeuvre salariée du camionnage sont assez différentes de celle des conducteurs de train et plus favorables à l’employeur: c’est exactement le motif de l’encouragement aux transports routiers.
Les discours sur les prix plus bas consentis aux passagers, pour des durées de trajet plus longues dès qu’il ne s’agit plus de desserte locale (et même dans ce cas), omettent sciemment la méthode de formation du prix et traduisent le renoncement à moderniser les transports par voie ferrée dont le maillage territorial était un élément d’attractivité pour des villes et de lien social pour les populations. 
Faire du citoyen un consommateur décérébré, c’est cela l’objectif du libéralisme et de la pseudo ouverture à « la concurrence pour faire baisse les prix » alors que dans le cas même des transports par autocars le processus de concentration des entreprises est déjà à l’oeuvre.

Nous n’avons pas de raison de penser que les dirigeants politiques, élus et technocrates, sont des imbéciles mais nous pouvons en conclure que l’intérêt général, celui du plus grand nombre par conséquent, n’est pas leur préoccupation première.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 17:41

 

Historique, vous dis-je. Les média français qui, pas plus que les media  et sondages US n’avaient prévu l’élection du mixte de Berlusconi et Sarkozy qu’est Donald Trump, n’avaient vraiment imaginé que le président sortant ne tenterait pas de se faire réélire. Ils ont donc décrété historique cet accès d’humilité, de lucidité ou de prudence. D’autres diraient que François Hollande s’est peut-être souvenu de la fable du bon La Fontaine, Le Renard et les raisins (III, 11).  

Des primaires hors sol

Ainsi donc pour les commentateurs plus ou moins inspirés de la chose publique , ne pas être candidat à sa succession semble une anomalie remarquable.
La Constitution de la V ème république faite à la taille d’un homme exceptionnel, jamais approché par aucun de ceux qui le suivirent dans la fonction, n’eût certainement pas été jugée conforme aux canons d’une Constitution véritable par Montesquieu, tant elle méconnaît le principe décisif de la séparation des pouvoirs. (Les inquiétudes toutes récentes de la Cour de Cassation à ce propos en sont un témoignage de plus).
Les modifications apportées au texte de 1958 n’ont aucunement amoindri la prééminence sans partage de l’exécutif et plus précisément d’un homme dans l’exécutif. Le passage au quinquennat, dans la logique que révèle l’étonnement (un peu feint il est vrai, au vu des sondages) devant le renoncement de François Hollande, a mis en évidence qu’au lieu de 7 ans ou de 14 ans de mandat, 10 ans de pouvoir suprême paraissaient acceptables. Un seul président ayant eu l’opportunité de régner 14 ans, servi par deux cohabitations, acceptées par lui  et qui montraient à quel point l’esprit gaulliste initial avait disparu, 10 ans avec les pouvoirs exorbitants du PR en France, c’est beaucoup et même beaucoup trop, car la malheureuse loi instaurant le quinquennat a fait coïncider l’élection présidentielle et les élections législatives, ce qui renforce, en l’absence de toute proportionnelle dans le système électoral, la mise en place quasi assurée d’une majorité soumise, sinon toujours de godillots.
Il faut une conjonction singulière d’événements et de faibles caractères pour qu’apparaisse la coquecigrue politique des frondeurs.
Depuis ce renoncement, après  la primaire de droite  au tour de la primaire de gauche réduite (ou à peu près) au PS. L’absence de candidate issue du PS, comme le tri entre les candidats qui s’étaient déclarés, tendent à prouver qu’il y a encore des efforts à faire pour asseoir la démocratie et l’égalité dans la République, à tous les niveaux de son fonctionnement.
Il n’est sans doute pas indispensable de rappeler que cette fantaisie mal transposée du système américain n’a strictement rien à voir avec « l’esprit » originel  de la Constitution de la V ème république, dont nous ne sommes pas particulièrement dévots.
Croire que le peuple est attaché à ce dispositif, c’est admettre comme possible voire « normal » le slogan du démagogue italien Grillo, « votez avec vos tripes, pas avec votre tête » . Autrement dit, déconsidérer le citoyen en tant que tel. Il n’est pas inutile en revanche de signaler que le triomphe interne de Fillon, se trouve aujourd’hui désavoué sur les points les plus marqués à droite de son programme par une large majorité de l’opinion dans son ensemble.

Autant on doit pouvoir admettre qu’un citoyen n’ayant jamais exercé de mandat électif puisse envisager sérieusement de devenir Président de la République, autant on sait que le fonctionnement  du système français l’interdit par la multiplication des exigences de parrainages, les frais inhérents à leur collecte et la nature même des campagnes électorales et des dépenses, même limitées par la loi ( sans qu’un dépassement des dites entraînent des sanctions à proportion du mépris de la légalité qu’il signifie), qu’elles entraînent, le modèle US s’étant imposé.
Un renversement de la jurisprudence de la Cour Suprême américaine ayant d’ailleurs dispensé les candidats de toute modération dans leurs dépenses, rompant ainsi, au nom de la liberté, l’égalité des citoyens américains devant la Loi et l’accès aux charges et mandats électoraux, il est possible que les pseudo-républicains qui aspirent dans notre pays à l’Elysée s’inspirent un jour de cet exemple..

Une mauvaise passe pour la démocratie réelle 

Le caractère obsolète et les spécificités des institutions US montrent qu’une élection peut-être assez souvent une parodie , bien plus qu’un assentiment  rationnel.
Trump s’est empressé de le faire comprendre à ses électeurs en nommant dans son futur gouvernement non seulement des millionnaires voire milliardaires en dollars, mais des militaires va-t-en guerre, des banquiers prédateurs, des climatosceptiques, des lobbyistes des compagnies d’assurance, bref une collection de réacs patentés et d’obscurantistes assumés. On se demande même s’il pas oublié que le plus gros détenteur de dette américaine est la Chine dont il nargue  les dirigeants.

On accordera à FH que s’il a nommé comme ministres des individus à l’abri du besoin, il n’a pas poussé la provocation aussi loin, même si, peut-être contrairement à ce qui se passe outre-Atlantique mais nous ne savons pas quel est l’équivalent américain du Canard Enchaîné pour nous éclairer sur ce point, on trouve en revanche, dans les ministères composés sous son autorité, quelques flagorneurs, flagorneuses et carpettes aussi courtisans que spécialistes ès langue de bois. Lesquels ont appliqué sans faillir des politiques sans rapport avec les besoins sociaux du pays, le moins pire des ministres de l’EN de la séquence en cours, candidat à la primaire, se disant même prêt à dresser le bilan des éléments positifs du quinquennat et d’eux seuls sans doute. Bonne sélection!


Quant à Fillon il n’a pas hésité à faire appel pour le conseiller à l’ancien PDG d’Axa  ( compagnie d’assurances dont les dirigeants répètent depuis des lustres qu’ils sont prêts à se substituer à la Sécurité sociale!) ou à Woerth dont le blanchiment par la Cour de Justice de la République ( CJR)  relève du gag. Pour ne parler que de ces deux illustres.

Le cas de Christine Lagarde est la parfaite illustration de l’état lamentable de nos institutions, en particulier de l’institution judiciaire et de la mise en cause systématique du principe d’égalité des citoyens devant la loi: mettre fin à un procès quasi gagné par l’Etat en octroyant plus de 400 millions d’argent public dont 45 millions de préjudice moral , quand on sait que la perte d’un enfant est soldée mille fois moins, le tout à un personnage illustrant au mieux la dérive du monde des affaires, pourrait donc se résoudre sans aucune sanction! Chacun ayant estimé pendant le « procès », y compris le procureur général, que la décision de recours à l’arbitrage avec ces 3 juges choisis et rémunérés à proportion, avait été prise au plus haut niveau de l’Etat, sous entendu par d’autres que madame Lagarde , la « négligence » de celle-ci n’est pas en cause. Il aurait fallu qualifier autrement ce qui lui est reproché: par exemple complicité d’escroquerie en bande organisée ! Ce qui aurait fait grimper la sanction possible…
On ne peut donc guère voir dans la qualification retenue comme dans un réquisitoire qui facilite la tâche de la défense, qu’une façon d’encourager les dirigeants politiques et financiers à pratiquer l’omerta et à ne pas dénoncer leurs parrains ou donneurs d’ordres. Ce comportement littéralement mafieux et la multiplication de procédures dilatoires mises en oeuvre par les avocats, dans un maquis de textes élaborés et votés dans ce but, expliquent l’impunité durable de politiciens sans scrupules et la multiplicité de scandales qu’une presse majoritairement contrôlée par quelques oligarques complices n’évoque que lorsque la colère de l’opinion apparaît incontournable.
Comme l’écrit Monique Pinçon-Charlot à-propos du procès Cahuzac, « le fait que les puissants vivent toujours entre eux finit par créer un sentiment d’impunité ». Il est regrettable que ce sentiment ne soit pas transformé par une Justice qui serait indépendante en illusion. Il est vrai que le même fabuliste  cité plus haut avait donné une réponse peu démentie depuis: 
 « Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». Les animaux malades de la peste (VII,1).

En guise de conclusion provisoire:


Emmanuel Todd, qui aime le paradoxe, se félicite de l’élection de Trump, confiance aveugle dans la démocratie et les contre-pouvoirs US par opposition au dogmatisme germanique encore virulent contre la Grèce, sans réponse appropriée contraire de la France. L’état de la société américaine lui paraît nécessiter une remise en cause des politiques économiques et financières conduites jusqu’à aujourd’hui, grâce à un protectionnisme assumé vu comme une arme contre la financiarisation mondialisée. On peut douter de l’adéquation du remède avec le but poursuivi.
Le fait que la préfiguration du cabinet Trump accumule obscurantistes, banquiers pillards et va-t-en guerre ne le gêne pas, pas davantage le fait que l’élu a obtenu 2 millions de voix de moins que sa concurrente, écart record entre l’expression des suffrages et leur traduction concrète. Ce qui est plus gênant encore, c’est que le choix que devra un jour, dit-il faire la France entre Washington et Berlin, efface la France comme acteur en Europe: n’est-ce pas confondre la classe politique débilitée avec les capacités reconquises d’un peuple de citoyens conséquents et manquer de confiance dans ces capacités?

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 13:54


Rendre la sérénité aux élèves marseillais,

Soutenir le travail de la communauté éducative 

Disponibilité, concentration, sérénité, telles sont les conditions minimales de la réussite d’un élève. En entrant au lycée, au collège, à l’école, il faut qu’il puisse se sentir à l’abri des difficultés familiales, sociales, économiques, qu’il rencontre au dehors. En entrant dans la classe, il faut qu’il puisse se concentrer sur son travail. En sortant, il faut qu’il ait des lieux préservés pour étudier. 
Rien de tout cela n’est possible quand la violence fait irruption aux abords des établissements. Les évènements récents au collège Versailles, la mort violente d’un lycéen de Poinso-Chapuis, les multiples incidents, en primaire comme dans le secondaire, présentant plus ou moins de gravité, semblent manifester une montée des tensions dont les élèves sont les premières victimes. La FSU et ses syndicats témoignent de sa compassion pour les victimes et leurs familles. La FSU apporte son soutien à tous les personnels confrontés à ces situations, qui montrent au quotidien leur engagement pour garantir les meilleures conditions d’étude, mais se sentent souvent démunis. 
Cette situation appelle des réponses. 
Nous nous gardons d’une posture alarmiste, il ne s’agit pas d’une « flambée de violence », de tels actes se sont déjà produits auparavant, mais il ne faut pas nier que s’installe dans les esprits l’idée que les passages à l’acte seraient devenus plus courants, que les relations entre les personnes se seraient tendues. La crise économique dans laquelle Marseille s’enfonce toujours plus, le traumatisme des attentats de 2015 et 2016, la permanence du trafic et les violences qu’il entraine, la forte ségrégation sociale de la ville contribuent à ce constat d’une ville sous tension, dans laquelle les jeunes sont particulièrement exposés. 
L’école, il faut bien le constater, n’est pas imperméable à la violence. Si elle doit être un havre de paix pour chaque élève, elle ne peut pas et ne doit pas devenir un bunker. Nous, enseignants, CPE, professionnels de l’éducation, nous affirmons que la meilleure réponse à la violence des jeunes n’est ni technique ni sécuritaire, mais éducative. Dans les classes, dans la cour, au portail, aux abords, les élèves doivent trouver des adultes auprès d’eux, pour les aider, les encadrer, les protéger, les éduquer, les former. 
Ces personnels doivent être formés et qualifiés dans les métiers liés à l’éducation. Il ne saurait être question de faire appel à des sociétés de surveillance privées. 
Restaurer la sécurité et la sérénité nécessaires à la réussite des élèves exige : 
-D’augmenter le nombre d’adultes : enseignants, CPE, surveillants, personnels administratifs, sociaux et de santé ainsi que des collectivités territoriales (municipalité, département, région), pérenniser les personnels précaires dans les écoles et établissements, à commencer par les plus difficiles
-De renforcer et de développer le dispositif des médiateurs en lien avec les collectivités locales concernées dont le travail est largement apprécié. Ces personnels doivent être reconnus : être associés au travail de la communauté éducative, bénéficier des formations nécessaires et avoir un statut stable. 
-De garantir la disponibilité des forces de police en cas d’incident grave aux abords d’un établissement, en particulier dans les quartiers en difficulté. 
-D’améliorer la pertinence de dispositifs d’intervention (EMAS, cellule d’écoute) qui doivent prendre en compte l’avis et l’expertise des personnels de terrain. 
-D’associer étroitement les personnels des établissements à la réflexion sur les réponses et les dispositifs mis en place 
-De développer la prise en charge des élèves au-delà du temps scolaire, en développant les associations culturelles et sportives, mais aussi en les accueillant dans les écoles et établissements pour des études surveillées. 
-D’accueillir les élèves dans des locaux rénovés, voire réhabilités, adaptés et sécurisés. 
Au delà de ces mesures élémentaires à prendre très rapidement, la question du « plan d’urgence » pour Marseille est de nouveau posée. La FSU et ses syndicats sont disponibles pour en débattre avec les personnes et les autorités compétentes (Rectorat, Etat, Collectivités territoriales). 
Marseille, le 12 décembre 2016 
Contact : FSU Bouches du Rhône fsu13@orange.fr 
 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 16:42

 

Ainsi donc le notable sarthois, aux racines vendéennes fort proches et toutefois élu du VII ème arrondissement de Paris, est devenu le porte-drapeau de la droite.

Invoquer Séguin, comme ont cru devoir le faire certains, à son propos, est un contresens: Fillon n’est en rien souverainiste, même s’il prétend se désolidariser de la Cour européenne des Droits de l’Homme, ce qui par ailleurs ne lui a pas été reproché par ses concurrents, soit parce qu’ils étaient englués dans leur positionnement droitier , soit parce qu’ils auraient dû expliciter en quoi c’était un risque pour les droits des Français eux-mêmes.
Bref propulser un homme qui prétend abolir l’Etat-Providence, alors que c’est là que réside la seule légitimité de l’Etat pour un républicain et un démocrate, montre à quel point la soif de revanche de la France moisie et du programme du Medef, précisé il n’y a pas si longtemps par Denis Kessler, comme le démantèlement du programme du CNR, sont un moteur politique de classe.

La peur d’un peuple instruit

La liquidation des partis en tant qu’intellectuels collectifs pour les transformer en syndicats d’élus présents et futurs et le recours à des think tanks, tous financés par des financiers qui savent non seulement ce qu’est la lutte des classes mais qu’elle existe, a fait passer les primaires pour un moment démocratique dans la vie politique, désormais incontournable.
En oubliant que les candidats possibles sont tous issus de la caste au pouvoir, filtrés par la machine politique et sans relation avec les classes populaires. Aucun d’ailleurs n’en est issu et dans l’échelle sociale, le moins nanti appartient à la classe moyenne que sa politique contribue à réduire et à exclure de l’accès au pouvoir.
Le contrôle des media par une poignée d’oligarques en France, ou par l’Etat, explique la manipulation généralisée des citoyens à l’occasion.
L’incapacité de la gauche (au sens le plus vague du terme en cette année 2016 ) à concevoir et à diffuser un discours alternatif à la doxa néo-libérale et même la soumission d’une partie d’entre elle à ses injonctions, doit être comprise par le lent travail de décitoyennisation entrepris par les politiciens , français pour ce qui nous concerne, à partir du moment où l’hypothèse de la mise en place à court ou moyen terme d’un autre mode de production que le capitalisme s’est progressivement effondrée et s’est parachevée, au moins momentanément, avec la liquidation de l’URSS par des politiciens corrompus et sans autre idéal que le contrôle du pouvoir  dans cette partie du monde sur des bases claniques voire mafieuses.
L’irruption du peuple dans le débat politique est très précisément ce que la classe dirigeante partout redoute par dessus tout et le travail d’inculcation et de développement d’un individualisme consumériste, sous les oripeaux, chez nous,   précisément de la liberté individuelle, de l’égalité des chances ou d’un mérite imaginaire fut et demeure le meilleur moyen de l’en éloigner.
Il n’est même pas interdit de penser que les réformes de l’Education mises en place dans notre pays depuis trente ans concourent à cet objectif et on n’aura garde d’oublier, par exemple, que Chatel , ministre de Fillon et de Sarkozy, envisageait la suppression de l’enseignement de l’Histoire en terminale S, l’année du baccalauréat, au moment précis où la majorité des élèves de ces sections réputées propédeutiques  pour les élites avant les classes préparatoires aux Grandes Ecoles, accéde à la majorité civique.

Des leurres de tous bords

Roselyne Bachelot, ancienne ministre et amie de Fillon mais pas « pom pom girl » a cru devoir dire que Juppé avait contre lui trois éléments: l’ENA, les affaires passées, l’âge.
On doute fortement cependant de l’anti-élitisme des votants de la primaire de droite quand on examine la sociologie desdits votants, encore plus de leur attachement à la vertu personnelle de leurs élus quand on voit avec quelle constance ils réélisent certains d’entr’ eux  et même de leur souci de renouveler le personnel politique alors que Juppé avait clairement annoncé qu’il ne ferait qu’un seul mandat s’il était élu et qu’on trouve autour du nouveau champion de la droite française quelques chevaux de retour dont il ne peut se passer.
Si Juppé n’a pas convaincu dans la campagne de premier tour c’est d’abord qu’il n’a pas trouvé un positionnement mobilisateur assez fort pour contrer les fantasmes identitaires que Fillon a pris en compte et qu’il n’ a pas mis en avant un projet mobilisateur.
Pour les slogans, Trump ( qui a eu 70 ans au mois de juin, et Juppé a eu tort aussi de ne pas rappeler ce détail!) avait trouvé la formule magique ( «  America great again »  ) . Juppé n’ a pas osé lancer un message aussi fort et  je ne crois pas que ce soit une question de pudeur, plutôt un consentement à une France seconde en Europe.
Cela dit les media n’ont pas cherché à embarrasser Fillon, alors qu’il y avait largement matière à le faire, car on n’est pas PM sans avoir son mot à dire et le bilan de Sarkozy, retoqué en 2012, est aussi le sien, y compris sur les affaires judiciaires qui montaient autour du PR, pour celui-ci comme pour ses proches,  ou la nouvelle carte judiciaire de Rachida Dati et les fermetures de casernes qui ont achevé de vider de substance un certain nombre de villes et négligé un peu plus la « périphérie » , sans parler de la croissance de la dette ou de la calamiteuse intervention en Libye ( 2011) avec les conséquences tragiques que l’on sait.
Certains pensaient peut-être que pour Hollande, Fillon était moins dangereux que Juppé, d’autres que Juppé n’avait pas changé depuis 1995 ( sa morgue intellectuelle), d’autres que Fillon étant plus libéral que Juppé serait plus docile aux desiderata patronaux. Sans oublier la cathosphère et ses éléments fascisants qui n’ont pas manqué de préférer l’élève de l’école privée au divorcé fils d’un gaulliste du corps franc Pommiès.
Bref Juppé n’aurait pas dû participer à ces primaires et aurait dû au contraire se positionner au-dessus des partis alors que sa condamnation, Fillon ayant fait du billard à 3 bandes quand il a demandé si l’on imaginait De Gaulle mis en examen, a  pesé d’autant plus lourdement que lui-même a cru devoir en parler à contre temps.

 On peut rater une campagne, même la dernière, quand les rapports de force sont contraires , mais  en revanche si Fillon est gaulliste Balkany est un honnête homme.

Un programme sans renouveau

Marcel Gauchet qui n’ a jamais envisagé comme souhaitable une transformation profonde des rapports sociaux et du mode de production parle de retour du gaullisme , d’un conservatisme susceptible d’affaiblir le FN. Outre que cela est une singulière réduction de ce que fut le gaullisme, c’est aussi passer par dessus bord l’oeuvre du Général à la Libération et que revenu au pouvoir en 1958 il a transformée sans la bouleverser comme le propose un Fillon guidé par le  Medef.
Les ordonnances de 1967 sur la Sécurité sociale ne l’ont pas tuée mais alors que c’est cela que Fillon en bien en vue, son discours  sur les plus modestes qui ne seraient pas moins remboursés étant un rideau de fumée.
La distinction entre une attitude réactionnaire et un positionnement conservateur ne contribue qu’ à brouiller les cartes , car il s’agit de nier le rôle de la lutte des classes dans l’analyse historique. 

Le candidat de la droite a rédigé un programme et il suffit d’en lire les phrases pour comprendre qu’il est aussi conservateur, au sens de non-progressiste, que réactionnaire au sens de  liquidateur de droits acquis dans les luttes sociales. 

L’exemple de l’assurance -maladie est particulièrement éclairant: vouloir focaliser « l’assurance -maladie sur des affections graves ou de longue durée et l’assurance privée sur le reste », autrement dit moduler le remboursement entre le gros et le petit risque n’est pas une idée neuve, comme le rappelle Didier Tabuteau ( titulaire de la chaire Santé à Sciences -Po Paris).
L’idée d’instaurer «  un panier de soins » pris en charge par la Sécurité sociale , excluant du remboursement d’autres dépenses de santé, n’est pas plus nouvelle: elle est une revendication de tous les assureurs et une recette de tous les technocrates gagnés à l’idée de réduire les prélèvements obligatoires, autrement dit le financement des solidarités collectives.
L’autre idée avancée, celle d’un « bouclier de santé », c’est-à-dire la prise en charge à 100% des restes à charge dépassant un certain pourcentage des revenus de la personne ( 3% proposent certains économistes) fut lancée en France par Martin Hirsch; apparemment séduisante elle a le défaut, comme le panier de soins, de considérer comme normale la persistance d’un reste à charge et donc non seulement la nécessité d’un recours à des assurances complémentaires (privées ou mutuelles) mais aussi l’inégalité entre les citoyens devant les conditions réelles d’accès aux soins. pour mémoire ci-dessous, l’alinéa 11 du préambule de la Constitution qui a force de Loi:
11. Elle ( la Nation) garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.
C’est précisément la définition de la Sécurité sociale qui doit être lue avec l’ensemble des fondements de la République, autrement dit sans oublier le principe d’égalité. Une médecine à deux ou trois vitesses en fonction des revenus personnels est contradictoire avec ces principes et la CMU n’est qu’une réponse très partielle au défi ainsi posé. La droite a d’ailleurs déjà manifesté son peu d’enthousiasme pour ladite CMU (litote!).
Or l’inégalité et l’impact sur les patients et l’accès aux soins, du fait des divers éléments de reste à charge sont bien réels: les contrats des complémentaires « responsables » plafonnent les remboursements, les remboursements complémentaires en hospitalisation ont diminué de 53 % entre début 2015 et début 2016, ceux pour les généralistes de 5 %, ceux pour les spécialistes de 10% .et chacun sait les renoncements aux soins des catégories défavorisées de la population, aussi bien pour la santé en général que pour les spécialités ophtalmologiques, dentaires ou dermatologiques.
Ce qui est proposé c’est donc bien une aggravation des choses et une privatisation déguisée qui ne serait financièrement neutre que pour les classes le plus favorisées et réellement profitable qu’aux actionnaires des compagnies d’assurance ou à leur management. Ce n’est pas pour rien qu’Henri de Castries ( ex PDG d’Axa, condisciple de Denis Kessler à HEC et élève de la promotion Voltaire de l’ENA) est pressenti pour le shadow cabinet de Fillon qu’il aidé pour le finacement de sa campagne des primaires. De mauvais esprits verraient là un renvoi d’ascenseur.

Un programme mensonger et donc sans vertu

Les votants à la primaire ont sans doute voulu se débarrasser de  Nicolas Sarkozy en tant que personne, et c’est sans doute pour cela qu’ils ont oublié que Fillon avait assumé de fait toute la politique conduite de 2007 à 2012 , aussi bien qu’ils ont également oublié son appel à Jouyet , son condisciple à l’ENA, pour que l’Elysée ne ralentisse pas les instructions en cours sur les affaires judiciaires impliquant l’ex-président, alors que cette intervention démentie par l’un mais pas par l’autre, n’est pas à l’honneur de son auteur. Ni par ce qu’elle révèle d’une conception de l’indépendance de la magistrature, ni par la connivence qu’elle suppose au sein d’un élite d’entre soi.
Le Canard Enchaîné du 30 novembre révèle sur cet impétrant à la fonction suprême des moeurs assez proches de celles de son ancien patron avec ( mais pas seulement)  la création bien minutée d’une entreprise de conseil, dont il était le seul salarié et associé unique et dont le secrétariat était assuré par une secrétaire payée par l’Etat, ceci relevant d’ un privilège accordé à un ancien PM. Le vertueux Fillon n’ a pas dénoncé ces privilèges qui n’ont aucune justification digne de ce nom, même en faisant preuve d’imagination.
Vu le traitement et les avantages attachés à la fonction on peut comprendre que FF ait avalé toutes les couleuvres servies par Sarkozy, le désintéressement ne semblant pas un élément constitutif de son engagement en politique. Refaire à sa main l’appareil d’un parti n’est pas davantage un exemple frappant de renouveau de la vie politique.
Ce qui est dit dans la même livraison du journal satirique sur son directeur de campagne, Patrick Stefanini, n’ajoute rien à la stature d’un personnage prétendument honorable qui ne craint pas de s’entourer d’un Woerth , dont le blanchiment par la CJR naguère n’est pas à donner comme exemple de civisme, et que l’enthousiasme de Patrick Buisson à l’occasion de son succès disqualifierait normalement auprès de tout vrai républicain.
L’un des crimes que voudraient perpétrer dans l’ombre les dirigeants de la droite et plus généralement tous ceux qui se sont dévoués à la promotion tous azimuts du néo-libéralisme et de la destruction ordonnée des solidarités collectives, c’est une transformation de l’appareil d’Etat en exaspérant un discours démagogique sur les fonctionnaires et les services publics: démagogie sur l’école, démagogie sur l’absentéisme dans les collectivités territoriales (alors que la majorité d’entre elles est gérée par des élus de droite), démagogie sur le coût de cet absentéisme qui est une invention, démagogie sur la gestion de la SNCF, démagogie sur les hôpitaux publics ( n’oublions pas que Roselyne Bachelot avec la loi HPST avait carrément éliminé le concept de service public hospitalier) .
Recentrer l’Etat sur un régalien étriqué, au mépris de la Constitution ( le fameux préambule et l’article 1), faire de la République un état pseudo-fédéral mais tout à fait « girondin », tout en continuant de multiplier les strates d’élus et les privilèges ad hoc, tout en restant lié à des institutions européennes  sans  fondement commun avec l’Histoire de notre pays, De Gaulle avait quelques raisons de ne pas aimer Jean Monnet, et méprisantes à l’égard des souverainetés populaires et citoyennes, c’est dans la doxa portée par ces gens là.

François Fillon est sans aucun doute un réactionnaire en matière sociétale, un serviteur de la finance en matière économique, un liquidateur avoué quant au « modèle social français » , un opportuniste en politique étrangère ( son « amitié » avec Poutine est une façon de faire croire à un non-alignement sur les USA alors qu’il n’a nullement l’intention de quitter le commandement militaire intégré de l’OTAN qu’ a rallié Sarkozy  (dont il était alors PM ) , un imposteur quant à sa conception de l’Etat et encore bien davantage de la citoyenneté…
Bref un prédateur ordinaire qui comme a dit Lemaire à propos de FH pendant sa campagne des primaires, ne mérite à coup sûr « aucun respect ». Dans la suite des François le dernier n’est pas le meilleur.

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:38
Le mouvement social n'est pas mort...

 

SNES-FSU Aix-Marseille

Le lundi 28 novembre 2016

A l'attention des syndiqués du SNES-FSU exerçant dans les lycées ZEP, 
Lycées ZEP

Communiqué du SNES-FSU suite aux annonces de Najat Vallaud-Belkhacem

Le SNES-FSU Aix-Marseille a pris connaissance des annonces faites par la Ministre de l’Education nationale en réponse aux revendications des personnels pour le maintien des lycées généraux, technologiques et professionnels dans l’Education prioritaire.

Outre le maintien des droits des personnels (indemnités, bonifications, carrières) déjà prévu par la clause de sauvegarde jusqu’à la rentrée 2019, la ministre annonce le maintien de tous les moyens supplémentaires dont bénéficient les lycées de l’éducation prioritaire.

De plus, la Ministre a annoncé une dotation exceptionnelle de 450 emplois nouveaux à la rentrée 2017 pour les LP et les LGT les plus défavorisés. Ces emplois auraient pour objectif d’abaisser le nombre d’élèves par classe et d’augmenter le nombre d’adultes dans les établissements. Ils auraient vocation à être prolongés le temps que soit construite, dans la concertation, une nouvelle carte de l’éducation prioritaire des LGT et des LP.

Le SNES-FSU se félicite d’avoir réussi, en construisant dans l’unité un mouvement intersyndical solide et bien ancré, à créer le rapport de force qui a conduit la Ministre à apporter enfin des réponses concrètes. La diminution du nombre d’élèves par classe, l’augmentation du nombre d’adultes, enseignants, CPE, surveillants, infirmières, assistantes sociales, une priorité absolue dans nos revendications.

L’allocation de moyens spécifiques supplémentaires pour les lycées ZEP pour la rentrée 2017 est par conséquent en soi une victoire. Le fléchage de ces moyens par le Ministère en direction des lycées ZEP identifiés est porteur de la reconnaissance de la spécificité de ces établissements.

Nous considérons que ces moyens supplémentaires pour 2017, ainsi que le fléchage vers une liste d’établissements identifiés, pourrait constituer le pendant pour les moyens d’encadrement des élèves de la clause de sauvegarde pour les personnels.

Pour cela, nous demandons que la liste des établissements destinataires de ces moyens à la rentrée 2017 soit rapidement officialisée par le Ministère. Le SNES-FSU exercera une extrême vigilance tout au long du processus de préparation de la rentrée, notamment de l’attribution des DGH afin que ces annonces se traduisent réellement sur le terrain.

La Ministre doit savoir que les personnel mobilisés ne se contenteront pas d’annonces et qu’ils gardent intacte toute leur détermination, dont ils sauront faire la démonstration mardi 29 à l’occasion de la grève nationale.

Nous sommes convaincus que ce que nous avons gagné aujourd’hui devra à l’avenir être défendu, et ne saura suffire à répondre aux besoins des élèves des lycées de l’éducation prioritaire. C’est pourquoi nous appelons les personnels à rester mobilisés et réactifs.

Le SNES s’adresse à l’intersyndicale pour lui proposer un travail régulier de suivi afin de maintenir l’unité et la mobilisation sur ce sujet.


Pour le SNES-FSU Aix-Marseille

Caroline Chevé

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 16:36

 

L’élection américaine permet d’évaluer dans notre pays tous les quatre ans aussi bien le degré d’indépendance et de sens de la souveraineté populaire de la classe politico-médiatique que son attachement à la démocratie citoyenne en général.

Pas de démocratie
 Ainsi que 48 , 5 % des électeurs américains ou des citoyens américains en âge de voter se soient abstenus n’inquiète pas outre mesure les commentateurs, les uns expliquant doctement que l’élection présidentielle aux Etat-Unis est, la plupart du temps, marquée par un taux d’abstention élevé, d’autres que selon la formule d’Obama, avant d’être républicains ou démocrates , les électeurs sont tous des américains et que la formule « «right or wrong my country, » fonctionne toujours, le patriotisme  étant le ciment du pays.
Cette dernière assertion est de moins en moins vérifiable dans les faits et on n’avait encore jamais vu de manifestations comme depuis deux jours, après l'élection d’un président de l’Union.
La complaisance invraisemblable des media à couvrir l’élection présidentielle US se conjugue avec une étrange mythologie de l’histoire de ce pays et de ses citoyens.
Ce qui n’empêche nullement les commentateurs qui ne croyaient pas que DT pût gagner, d’expliquer aujourd’hui  pourquoi cela s’est produit en reproduisant, mutatis mutandis, la thèse de la fracture chiraquienne de 1995, sans en remettre en question les fondements réels.
La transposition intéressée et généralement fautive à l’échelle française, d’un phénomène décoré du nom de populisme, ce qui est confondre la manipulation des masses par le candidat et la motivation profonde de ses électeurs, pourtant divers et aux intérêts divergents, montre à la fois l’enkystement dans la communication du discours politicien en France et le refus d’analyser les raisons qui pourraient pousser les électeurs français à chercher un exutoire équivalent à leur propre colère.
Les candidats de droite et d’extrême droite en France se sont bien gardés d’attribuer cette colère aux conséquences d’une politique économique et sociale globale qu’ils approuvent tous et qu’ils retrouvaient dans le programme ou la pratique de la candidate démocrate. Le fait que le candidat républicain ait battu la campagne sur des thèmes identitaires et xénophobes, sans approfondir les effets dévastateurs à brève échéance de son libéralisme débridé en matière de réglementation financière, d’accès à la santé ou à l’éducation, protectionnisme inclus, a ravi les nains politiques qui rêvent de l’Elysée pour démolir un peu plus le contrat social français et déliter encore davantage les institutions de la République.
Pas de souveraineté
 Pas un des candidats français n’a fait le rapprochement entre le creusement des inégalités, les carences dans la redistribution des richesses créées par le travail et encore plus par celles résultant d’une spéculation financière sans freins, et le mécontentement des classes moyennes et populaires auxquelles aucun projet progressiste d’amélioration du sort de la majorité n’était offert; on peut comprendre cela, la situation en France n’étant pas fondamentalement différente.
On peut s’étonner davantage de la faiblesse des analyses de classe qui auraient pu venir de la gauche pour comprendre ce qui s’est passé.
L’enfermement voulu dans des considérations sur les institutions américaines, totalement déconnectées aujourd’hui de toute capacité d’évolution démocratique, dispense d’avouer que, quel que soit le président américain, les dirigeants européens en sont et en seront les caniches as usual…
Les serviteurs de la finance ou du capitalisme dans l’UE n’ont nullement l’intention de se fâcher avec la première puissance « économique », même si la dette extérieure de celle ci dépasse 19 000 milliards de dollars et si un certain isolationnisme se manifeste dans la partie de la population la moins bénéficiaire de cette suprématie. La dite partie de la population peut ignorer que la Chine est la plus grosse détentrice d’effets et titres US, ce qui ne manquera pas d’aider le pragmatique nouveau président à trouver des accommodements avec ce pays.
Certains optimistes impénitents ou naïfs ou hypocrites, croient ou font semblant de croire que la nouvelle donne américaine confère à l’UE de nouvelles responsabilités et une chance d’exister vraiment pour le monde.
Le misérable traitement de l’affaire des réfugiés du Proche et du Moyen Orient,  celui des migrants d’Afrique subsaharienne et les milliers de noyés de la Méditerranée, la complaisance affichée trop longtemps avec le dictateur turc, l’incapacité à déterminer à l’égard de la Russie une politique conforme aux intérêts des nations européennes et non des stratèges de l’OTAN ou des fantasmes court-termistes de dirigeants réactionnaires ou corrompus (et parfois les deux) d’Europe orientale, tout cela montre qu’il n’existe pas en Europe d’instances et de personnages susceptibles de répondre à ce défi et que les dirigeants des divers pays de l’UE ont fait tomber une chape de plomb sur les aspirations populaires et refusent de les prendre en compte.
L’épisode grec ou la loi travail en France, les négociation secrètes des traités CETA, TAFTA, TISA sont des indicateurs de la capacité d’écoute et d’évolution des dirigeants européens.


Il paraît que Trump n’est pas partisan du libre-échange; l'establishment US ou européen si.  Il existe assez de fins connaisseurs de la lutte des classes aux USA, pour convaincre le président élu le 8 novembre / 4 décembre de changer d’avis s’ils lui expliquent que l’intérêt des USA est dans ce libre-échange. L’Histoire nous apprend que c’est toujours la puissance dominante qui a proposé ou imposé le libre échange ou le protectionnisme en fonction de ses intérêts majeurs du  moment. Un milliardaire comprendra cela facilement, si ce n’est déjà fait!
L’élection de Trump, c’est en fait un défi pour la bonne foi des dirigeants des nations européennes.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 09:54

( Info, Communiqué de collectifs antifascistes)

 

Ce samedi 5 novembre 2016 devant le préfecture des Bouches-du Rhône, à 12h, aura lieu un  rassemblement de protestation intitulé

"Pas de migrants chez nous" contre,  nous citons : "L'installation de migrants dans les Bouches-du-Rhône et pour l'arrêt de l'immigration massive."(2)

 

Ce rassemblement est organisé par  Stéphane Ravier (FN) (1), maire sénateur du 7eme secteur, dans les Quartiers  Nords de Marseille.
 
 *Nous ne pouvons tolérer un tel rassemblement, parce qu'il est le reflet
 d'une idéologie nauséabonde, fasciste et arriérée ... *
 
 Nous avons ainsi pu que tristement constater ces dernières semaines, 
 la multiplication des attaques racistes envers les migrant(e)s (affiches
 anti-migrants à Béziers, centres d'accueil incendiés et mitraillés un peu
 partout en France, gazage de migrant(e)s à Calais et dans les rues de
 Paris, rafles et chasse à l'homme dans les villes françaises ...).
 
 De plus, de nombreuses manifestations ont eu lieu en France contre l'accueil des réfugié(e)s.

 Mais face à ces mobilisations, des centaines de personnes ont su faire
 front au racisme et aux idéologies d'extrême droite lors de contre- manifestations, que se soit à Pierrefeu, à la Tour d'Aigues, à Forges les
 Bains, à Trégunc...
 
 Ce sale climat pesant et ambiant ne doit jamais être minimisé.
 
 Car celui-ci est entretenu par le gouvernement, qui,  par son attitude
 et ses actions (Comme dernière exemple en date : http://blogyy.net/2016/10/
 31/letat-francais-soutient-les-neo-nazis-et-gaze-les-migrants-video/ Yannis
 Youlountas  ), nourrit un racisme  institutionnel, notamment au travers de sa police et de ses institutions (3).
 Ce racisme est désormais pleinement ancré dans les esprits de certains et
 qui se ressent au quotidien pour les migrant(e)s, réfugié(e)s, sans
 papiers, jeunes de cités et des quartiers populaires ...
 
  
 Nous ne pouvons et ne devons surtout pas laisser la rue livrée au
 fascisme.

C'est pourquoi, nous appelons donc à un rassemblement ce samedi 5
novembre 2016 à 12 h au Cours Julien.


 
 Le 8 octobre dernier, nous étions 350 dans la rue lors de la manif contre
 l'implantation de l'Action Française à la Plaine. Alors ce samedi,
 
 * soyons beaucoup plus nombreux, faisons du bruit, faisons nous entendre
 afin que les participants au rassemblement FN prennent conscience que
 Marseille est une terre d'accueil, une terre antifasciste et qu'elle le
 restera à jamais !

A nous de faire reculer le racisme partout où il se  trouve et de le combattre dans les esprits mais surtout dans la rue ! *
 
 Marseille restera populaire, ouverte à tous et à toutes, et antifasciste !
 
Pour que vive la Solidarité entre les Peuples et avec tous les Réfugiés !
No Pasaran ! Refugees Welcome! =========================================

 Notes personnelles rajoutées:

1: on remarquera que le FN n'est pas hostile au cumul des mandats et ne répugne pas au carriérisme politicien qu'il prétend dénoncer .

2: La confusion entre la situation des réfugiés du Proche et du Moyen-Orient et l'immigration de populations de l'Afrique sub-saharienne est une manipulation de la droite "type Buisson" et cette manipulation cache quelques réalités différentes dont le seul point commun pourrait être la responsabilité, comme cause première, des puissances "victorieuses" des guerres mondiales:  découpage aberrant des frontières d'Etats au lendemain de la 1ère guerre mondiale, décolonisation ratée, intérêts financiers et géo-stratégiques  des "Occidentaux", autrement dit du capitalisme dominant.

3: Quant à la situation démographique de l'UE, il faudra bien un jour la prendre sérieusement en compte ; les USA, qui ne devraient être un modèle pour aucun choix politique ou social, ont intégré infiniment plus de migrants que ce que le dictateur islamo-fasciste d' Ankara menace de lâcher sur une UE sans principes ni cohésion, ni institutions démocratiques. Les pantalonnades de Trump sont aussi une manipulation démagogique. Pour la France, on sait qu'il n'y a plus de tête pensante porteuse d'un projet  démocratique et progressiste, comme le montrent les pénibles pitreries préparatoires aux élections de 2017.
 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 17:34


Rien n’est pire dans l’Histoire que l’homme politique qui méconnaît sa mission et qui exerce les responsabilités pour lesquelles les citoyens lui ont confié un mandat temporaire sans base doctrinale publique ou , a fortiori, avec un référentiel idéologique travesti.
L’entretien publié dans la revue Le Débat ne permet en effet nullement de conclure que François Hollande a mené une longue et féconde réflexion en philosophie et en économie politique.
Par delà des manipulations de la réalité, dignes de celles de son adversaire préféré, son prédécesseur, il ne peut faire illusion qu’auprès d’électeurs tout aussi dépourvus de repères théoriques que lui ou sidérés par l’état dans lequel se trouve le pays.
Passe encore que la lutte des classes comme moteur de l’histoire ne soit pas dans son logiciel mental, le plus grave est dans le fait qu’il fait pratiquement sienne la formule de Warren Buffett, la lutte des classes est finie, nous l’avons gagnée, et qu’il n’imagine pas que cela puisse être un mensonge , à moins que cela au fond ne le satisfasse et le rassure.


Socialisme?


Quand, comme lui, on se dit « socialiste » mais pas du tout partisan « de la socialisation des moyens de production », on est renvoyé aux débuts de l’entrée du mot socialiste dans le vocabulaire, soit avant les analyses d’économie politique de Marx, mais avant Marx déjà la critique du capitalisme était présente et le capitaliste mis dans le même sac que « les agioteurs, banquiers et faiseurs de services ».
Il se dit aussi « social-démocrate » car il accepte, dit-il, « le compromis » et revendique d’avoir cherché, tout au long du quinquennat, à « mettre en dialogue un patronat moderne et un syndicalisme réformiste ».
L’exemple du dialogue social dans la fonction publique et dans les divers ministères, lieux précis où sa recherche du compromis aurait pu pleinement s’exercer montre au contraire qu’il ne s’agit que de paroles sans conséquences : ce qui précisément a été toute sa politique a consisté à privilégier et donc à choisir les interlocuteurs les plus prêts à le suivre dans la mise en oeuvre d’une idéologie du consentement ou de la soumission aux intérêts du moment de la classe dominante, moyennant la satisfaction de quelques vieilles manies de la CFDT ou de l’UNSA , par exemple dans le domaine éducatif où un pédagogisme sans réussite avérée nulle part, toutes choses égales par ailleurs, sert à dissimuler et à faire passer une politique managériale qui est contraire aux fondements de la fonction publique et aux obligations d’égalité dans l’exercice de droits réels pour les élèves et leurs familles dans le cadre d’un service public qui est une obligation constitutionnelle.
Qu’entendre par « toutes choses égales par ailleurs »? D’abord, l’obligation du service public d’éducation, c’est d’offrir effectivement les mêmes possibilités d’accès aux formations ouvertes sur l’ensemble du territoire sans devoir se déplacer de 50 km ou, même au sein d’une ville comme Paris, d’avoir recours au CNED, c’est aussi d’avoir mis en place une carte scolaire qui permette cela et non qui, sous couleur ici de mixité sociale, là de gestion de la pénurie budgétaire, oblige les familles à des stratégies personnelles, à des frais indus ou à des transits par l’enseignement privé. C’est ensuite avouer l’échec des « politiques » de la ville menées depuis plusieurs décennies désormais et qui n’ont empêché ni la création et même la prospérité du phénomène de ghetto, ni les mutations sociologiques de quartiers abandonnés par la remise en cause des services publics ; les 102 réseaux d’éducation prioritaire lancés avec fracas en 2015 ont malheureusement un cahier des charges qui inclut les errements du new public management et qui préfigure la sape culturelle majeure de la réforme du collège dont il serait très exagéré de prétendre qu’elle vise à élever le niveau général des qualifications de l’ensemble des élèves et qu’elle est soutenu avec enthousiasme par la communauté éducative alors que la majorité des professeurs concernés constatent en cette rentrée qu’elle se traduit essentiellement par une dégradation de leurs conditions de travail.
A ceux qui douteraient de la mauvaise foi gouvernementale et de ses soutiens en matière éducative, on ne saurait trop conseiller de lire attentivement le rapport de France Stratégie remis le 22 septembre au PM et intitulé « Quelle finalité pour l’école? ». Il ne s’agit rien moins que de « réduire au maximum le décalage entre l’offre de formation et les compétences attendues sur le marché du travail ». Sous l’apparent bon sens d’une formule qu’une opinion désinformée pourrait être prête à gober, et au lieu de former « l’homme, le citoyen, le travailleur » ( au masculin comme au féminin), l’ambition, si ce mot a sa place dans un tel contexte, serait de former au plus vite la main d’oeuvre utile aux entreprises, y compris au niveau local. Que toutes les études sérieuses mettent en évidence depuis longtemps qu’il n’y a pas de lien simple et direct entre la formation et l’emploi, que « l’adéquationnisme » ne pourrait être efficace que dans une économie « planifiée », ce qui n’est pas dans l’air du temps , que les formations les plus générales et les plus élevées permettent les reconversions les plus faciles n’effleurent pas plus les auteurs de ce rapport que le sort réservé aujourd’hui au salariat avec la tentation et l’incitation à l’auto-entreprenariat d’une part, à l’uberisation d’autre part, deux formes d’exploitation renforcée et de délestage fiscal des donneurs d’ordre. Ceci, il est vrai, pouvant permettre de comprendre cela.
On n’aura garde d’oublier le sort réservé aux enseignements professionnel et technologique avec une grande obstination dans le travail de sape par le ministère de l’Education nationale, ce qui permet de mieux comprendre la cohérence globale des politiques conduites depuis quelques décennies.
On savait depuis l’apparition du concept d’économie de la connaissance que l’élévation générale des qualifications n’était pas le corollaire de la démarche, tout ce que a été mis en place ou se prépare poursuit le même objectif.


Social- démocratie?


Défaite majeure donc quant au fondement même du mouvement socialiste, la transformation des rapports sociaux en faveur de classes populaires n’est plus à l’ordre du jour.
L’histoire du concept de social-démocratie a été complètement détournée depuis des décennies mais on en est arrivé désormais à un mot valise dans lequel n’importe quel politicien entasse ce qui lui passe par la tête, le candidat oublié Dominique Strauss-Kahn avait atteint sans effort le degré zéro de la politique en définissant la social -démocratie comme étant le socialisme dans le projet et la démocratie dans la méthode, sans préciser ni le sens qu’il donnait au mot socialisme, ni celui du mot démocratie. On en viendrait presque à juger Valls plus honnête dans Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche en 2008! Hollande lui-même dans une tribune publiée en 1984 n’écrivait-il pas « Pour être modernes , soyons démocrates », en prônant un nouveau contrat pour les socialistes? Le tout dépourvu naturellement de la moindre analyse des rapports de force entre les classes sociales.


« Mettre en dialogue un patronat moderne et un syndicalisme réformiste » n’ a donc pas non plus grand sens et le chef de l’Etat tout en se disant non libéral, puisque cela signifierait la prééminence dans tous les domaines de la logique du marché, a bien décidé d’une politique de l’offre dont le seul bénéficiaire, à voir l’évolution des statistiques de l’emploi, est le patronat seul, l’actionnariat si l’on veut.
Malheureusement pour le respect que l’on pourrait croire devoir porter à son honnêteté intellectuelle, il est plus libéral qu’il ne dit: les ministres du Commerce réunis le 23 septembre ont approuvé à l’unanimité le traité de libre échange avec la Canada (CETA), trait précurseur du TAFTA comme le Baptiste l’est du Christ et comportant les mêmes avantages pour les multinationales et les mêmes empêchements et obstacles à l’exercice de leur souveraineté pour les Etats.
Une confirmation officielle est prévue le 18 octobre et une signature le 27 lors d’un sommet à Bruxelles. Autrement dit avec le représentant soi-disant non libéral de la France. Et comme un méfait peut en cacher d’autres, le contenu du traité serait provisoirement appliqué avant la ratification autorisée par les parlements nationaux. On imagine sans peine les contentieux possibles si, d’aventure, saisi par le désir de défendre les intérêts réels des peuples qui les ont élus les parlementaires refusaient cette ratification.
Ce tour de passe passe honteux est d’ailleurs bien dans l’esprit de François Hollande qui, sachant que la durée d’une négociation pouvait en révéler quelques aspects critiquables, avait préconisé auprès du président américain une conclusion la plus rapide possible. Les réticences affichées aujourd’hui sur le traité transatlantique relèvent donc, dans un contexte électoral délicat pour la majorité sortante, beaucoup plus de la manoeuvre que de la conviction.
On notera que les traités de commerce en cause vont bien au delà des échanges puisqu’ils remettent en cause de manière implicite la possibilité pour un Etat d’avoir une politique économique qui irait à l’encontre d’intérêts privés.
Rappelons , pour la forme, que le libre-échange est un des paradigmes du libéralisme économique et qu’il pourrait théoriquement conduire à la spécialisation de chaque pays dans un type de production, en fonction des ses avantages comparatifs ( prix du travail par exemple) et à une division internationale du travail.
A une nuance près cependant et qui est de taille: dans une économie financiarisée mondialisée, la notion de production concrète est pour les « décideurs » secondaire par rapport aux profits tout aussi voire bien plus rémunérateurs de la spéculation boursière, l’affaire Kerviel, pour ne prendre qu’un exemple français, le prouvant au delà du raisonnable; le tout dans un système purement virtuel quant à la réalité monétaire.
On relèvera, par ironie, que si la loi Sapin actuellement en débat en France veut éviter de permettre la saisie de biens appartenant à un état, car cela serait une mise en cause de l’immunité reconnue aux états, la pantalonnade de la France à propos des deux navires construits à Saint Nazaire pour la Russie indique une absence totale d’humour rétrospectif de la part de nos ministres et président, en même temps , on n’est pas prêt de l’oublier, qu’une soumission sans principes à la politique Américaine par le biais de l’OTAN et des caniches européens.
Si le président Obama s’apprête à mettre son veto à une initiative de son très réactionnaire Congrès qui veut permettre à des familles américaines parentes de victimes (pas toutes identifiées) du 11 septembre 2001 (Attentat du WTC) de poursuivre l’Arabie saoudite, au nom de la même immunité des états, le traité de libre échange , qu’il s’agisse de CETA ou de TAFTA, se moque de cette immunité en prétendant contraindre les Etats à protéger les intérêts privés étrangers au détriment si nécessaire des intérêts de leurs concitoyens, par exemple en bridant au maximum les services publics et les politiques économiques desdits états. Si la stratégie d’une puissance permet de respecter une immunité étatique, on voit mal ce qui pourrait justifier qu’on la transgresse pour des questions « commerciales ».
Ceci dit l’arrogante prétention américaine à imposer ses normes juridiques au monde entier (embargos, amendes etc…) devrait inciter à une réflexion sérieuse sur le rôle des organismes internationaux.


Le sens d’un mandat ?


Dans la perspective des élections présidentielles, le PR s’efforce donc valoriser son mandat et de justifier quasi ontologiquement sa politique: « Mon obsession a été de ne pas aggraver les divisions, les blessures, les séparations », dit-il et il ajoute « J’ai parlé de changement, pas de rupture ».
Le plus étonnant demeure que disposant d’un majorité confortable au début de son mandat, il n’a pas su ou pas voulu expliquer le caractère néo-libéral de sa politique, virage ou pas, au risque de l’incompréhension, de l’opposition ou de l’inquiétude pour la suite d’une partie des élus parlementaires.
Sans la moindre esquisse d’autocritique, notion qui pas davantage que lutte des classes ne doit être dans son logiciel, le PR bat la campagne sur les accusations de trahison portées contre la « gauche » dès qu’elle est aux affaires (il préfère dire « responsabilités ») et plutôt que de s’en prendre à la droite à raison de sa politique depuis des années ou au patronat patronat français qui a désinvesti ou, à de rares exception près, n’ a pas su anticiper les évolutions de la demande (d’où une communication forcenée par l’utilisation des start up comme leurres pour cacher la désinvolture et l’appétit prédateur du Medef), il préfère s’en prendre à « l’autre gauche » la traitant finalement de gauche « d’empêchement » dont l’objectif serait de paralyser l’Etat!
L’exemple qu’il ose prendre, celui des manifestations contre la loi Travail, peut certes complaire à tout vieux réac' hostile à l’idée même de manifestation, mais au nom d’une conception particulière du maintien de l’ordre et de la liberté de manifestation, sa phrase a essentiellement pour but de faire oublier que cette loi apporte des satisfactions au patronat en affaiblissant les garanties des salariés, mais aucun droit réel nouveau concret aux salariés, comme si l’approfondissement de la démocratie dans l’entreprise n’était vraiment pas à l’ordre du jour.
François Hollande en fait estime que le clivage entre la droite et la gauche n’est pas opérationnel dans un monde à l’économie globalisée: c’est donc abandonner le principe même de toute démocratie car aujourd’hui encore le creuset d’une démocratie c’est l’ Etat-nation et le respect des mandats confiés pour un temps limité par des élections libres à des citoyens choisi parmi d’autres mais qui devront ou plutôt devraient rendre des comptes. Il n’est pas utile d’aller au Gabon pour vérifier que cela n’est pas la règle …
« J’ai besoin de partenaires et d’alliés » Pourquoi faire?
Dans son entretien, François Hollande constate que le président certes élu avec 50 % de suffrages exprimés plus 1 (il dit 51 %, sans doute par précaution, vu la composition et les habitudes du Conseil Constitutionnel), n’a pas pour autant de majorité dans le pays car « aussitôt élu il dispose déjà d’un peu moins de soutiens. Le parti qui l’a représenté ne rassemble que 25 % à 30 % du corps électoral. (…) En France, le président, même avec une majorité absolue à l’Assemblée nationale, est minoritaire dans le pays, par la nature même du système politique et des clivages structurés par l’élection présidentielle. ».
Il y aurait bien une conclusion à en tirer, c’est que la Constitution de la V ème république faite pour un géant de l’Histoire, n’est pas ou n’est plus adaptée à la stature réelle de ses successeurs et à l’état dans lequel ils ont depuis conduit la France.
Le vrai bilan de François Hollande et le plus symbolique de la pente qu’il n’a pas été le premier à suivre mais qu’il n’a pas modifiée, loin de là, n’est-ce pas le marché passé avec une entreprise allemands pour équiper l’armée française en fusils? Là non plus la courbe n’a pas été inversée.

(1): le titre, qui pourrait choquer quelques âmes confuses, mérite une explication; c'est une allusion au titre d'un pamphlet Le négationnisme économique, parfaitement indigne de personnes prétendant participer à la création du savoir et il nous a semblé que cela relevait du même genre littéraire dans les mêmes circonstances, l'approche d'une période électorale....

CETA : Canada-EU Trade Agreement ou Accord Économique et Commercial Global (AECG).
TAFTA : Le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI ou Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP)​ en anglais), également connu sous le nom de traité de libre-échange transatlantique (TAFTA ou Transatlantic Free Trade agreement en anglais)



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Published by BARTET-BEAUQUIER
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