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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 17:48

 Il a suffi d'un sondage donnant JLM devant Fillon, conjugué avec le fait que l'électorat de Macron n'est pas le plus solidement déterminé et qu'il est clairement de plus en plus droitier, pour que les éditocrates, les "marchés" ( encore que...), la droite et la pseudo-gauche, voire le PR qui décidément n'en rate pas une pour affirmer son enracinement dans l' Europe allemande, se déchainent contre lui en des termes si peu mesurés qu'on songe à la formule de Talleyrand, " ce qui est exagéré, ne compte pas".

Le fait même que la transmission à la Commission de Bruxelles du  cadrage-projet de Bercy pour l'année à venir ait lieu avant l’élection présidentielle montre une fois de plus que dans l’esprit des eurocrates et de leurs complices locaux, la souveraineté des peuples n’existe pas; la contrainte invoquée des traités est une billevesée destinée à empêcher l’hypothèse de jouer le rapport de force, comme FH qui s’y est refusé, dès son élection et comme, hélas, Hamon aujourd’hui qui ne l’envisage pas à propos de l’UE, dont il ne souhaite pas réellement une modification substantielle des mécanismes ou des orientations.
L’itw de FH à Match montre d’ailleurs aussi que personne n’a voulu agir pour empêcher MLP d’être au second tour, parce que précisément cela impliquait de mettre en oeuvre une autre politique, en France comme dans l’UE, alors que cette politique est la cause principale de son enracinement électoral.
Le soutien de Schaüble à Macron n’est sans doute pas un argument électoral qui va précipiter les foules vers celui-ci mais je ne sais si les compétiteurs se serviront de cela, alors que l’exemple de ce qui a été fait contre les Grecs, avec l’aval du gouvernement français, pourrait fournir des arguments!

On peut  écouter ce que dit Jean Ziegler qui estime que la seule voix audible  à gauche est celle de JLM.
On relèvera cependant le silence du mouvement social (à moins que les media oublient d’en parler!) dans un contexte politique marqué par le risque, vu l’héritage Hollande, l’abstention, l’image de Fillon, le manque de fiabilité de Macron, d’une victoire de MLP sur laquelle les affaires paraissent glisser comme l’eau sur les plumes de canard.
 Il est anormal que l’hypothèse que MLP pourrait ne pas être au second tour n’ait pas induit le contenu des campagnes des candidats: comme si la décitoyennisation orchestrée et amplifiée depuis 2005, était un acquis irréfragable pour la classe dirigeante.
On peut pourtant comprendre cela en faisant une analyse de classe des politiques conduites sous les deux quinquennats écoulés; il n’est pas douteux en effet que les électeurs embarqués par MLP (je veux dire ceux qui n’étaient pas au départ graines de fachos, xénophobes etc) ont souffert de ces politiques.
J’ai la faiblesse de penser que les gens heureux ne votent pas pour l’extrême droite.

Si l'électorat populaire, majoritaire dans le corps social,  ne se tourne pas vers l 'extrême gauche ou vers la gauche qu’incarne JLM, même si les raisons  ne se superposent pas, il faut y voir l’efficacité de l’idéologie dominante, portée aussi bien dans les media de masse (contrôlés par une poignée d’oligarques ou l’Etat) que par un mode de vie, un modèle social, une culture avec lesquels une rupture supposerait non seulement un effort mais aussi une remise en cause personnelle. Qui aime se remettre en cause?
On se souvient de la formule de De Gaulle à Malraux: « Je n’aime pas les MRP, parce qu’ils sont MRP; je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes et je n’aime pas les gaullistes parce qu’ils n’aiment que l’argent » . Fillon n’est gaulliste que par cette dernière formule!

Autrement dit entre Fillon, Macron et MLP, la classe dirigeante a effectivement le choix, sur la forme de post-démocratie à mettre en oeuvre.

C’est pour la seule  sous classe des politiciens professionnels que la nature du choix peut poser problème, nonobstant les reconversions possibles des uns ou des autres.
 Polariser sur MLP, y compris en conduisant des politiques qui alimentent son électorat, parce que la vraie rupture, de nature révolutionnaire et remettant en cause la financiarisation sans bornes du capitalisme serait plus dangereuse pour le capital, c’est un choix de la classe dominante: il n’existe pas d’accession au pouvoir de l’extrême droite sans son consentement.

Bref les « gérants loyaux » du capital ne sont pas au service des peuples qui les élisent, c’est bien connu depuis longtemps.
"Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres. Ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » ( Matthieu, 6-24).
Pas très laïque, mais à quelques jours de Pâques…


 ll reste peu de temps pour que le deuxième tour oppose Macron et Melenchon!

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 13:10


Communiqué de presse FSU
Les Lilas le 7 avril 2017


Journée mondiale de la santé :

             pour une santé de qualité pour toutes et tous !
 
Le 7 avril est la journée mondiale de la santé. Cette date marque l'anniversaire de la création de l'Organisation mondiale de la santé. C'est l'occasion de rappeler que la santé est un bien fondamental or dans de nombreux pays, les inégalités en matière de santé sont importantes.
 
Déserts médicaux, situation de l’hôpital, médecine du travail, formation et conditions de travail des professionnels de santé… en France aussi, l’accès aux soins de qualité sur l'ensemble du territoire, ne va pas de soi.
Attachée à la logique solidaire de la Sécurité sociale, la FSU s’est depuis longtemps prononcée pour la reconquête d’un système de protection sociale solidaire de haut niveau.

Or, les choix fondés sur le dogme des « prélèvements obligatoires » trop élevés et sur la volonté d’ouvrir la protection sociale aux logiques marchandes ont conduit  au désengagement de la « Sécu », à l'extension du champ des complémentaires santé et à l’ouverture de ce champ aux sociétés privées d’assurance. Aujourd'hui la Sécurité sociale rembourse en moyenne 76,1% des dépenses de soins. Si elle rembourse quasiment à 100 % les affections longue durée et les dépenses hospitalières, elle couvre moins de 50 % des dépenses de soins courants qui touchent le plus grand nombre, et très mal les lunettes et les prothèses (dentaires, auditives…).
Toutes ces questions doivent faire l'objet d'un débat citoyen auquel la FSU est prête à participer.

Il est ainsi temps en effet de réinterroger notre système d'assurance-maladie à deux étages : la Sécurité sociale, fondée sur la solidarité, avec des cotisations (ou la CSG) proportionnelles au revenu et la complémentaire santé, assurée par une mutuelle, une institution de prévoyance ou une société privée d’assurance à but lucratif, avec une couverture du « reste à charge » très inégale d'un contrat à l'autre et des cotisations qui varient selon l'âge et la gamme de prestations choisies.
Le monde mutualiste a été fortement déstabilisé dans un secteur où prévaut une logique marchande. Si 96 % de la population sont aujourd'hui couverts par une complémentaire santé, ce second étage du système est inégalitaire et ouvert à la concurrence.

La « part de marché » des sociétés d’assurance à but lucratif est passée de 19 à 28 % entre 2001 et 2014.

Le mouvement mutualiste évolue aujourd’hui dans un univers extrêmement concurrentiel et commercial incompatible avec ces logiques.


Il faut aujourd'hui préserver le caractère solidaire de l'assurance-maladie. Cela suppose une autre politique en matière d'emploi, de salaires et de partage des richesses afin d'assurer les financements nécessaires.
Cela nécessite aussi d'organiser mieux le système de santé sur tout le territoire, de permettre au service public de jouer tout son rôle, d'assurer formation, qualification et conditions de travail décentes aux personnels, de mettre fin aux déremboursements, d'assurer la prise en charge de tous les soins, de faire face à la dépendance, de développer la prévention…
 
En ce 7 avril, la FSU tient à redire que le principe de « chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » reste  fondamental.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 10:15

Les retraité-e-s font entendre leur voix !
jeudi 30 mars 2017 

A l’appel de neuf organisations (FSU, UCR-CGT, UCR-FO, UNIR-CFE CGC, CFTC, CFTC, UNIRS SOLIDAIRES, FGR-FP, Ensemble Solidaires, LSR), des milliers de retraité-e-s ont manifesté dans l’ensemble des départements dont 6 000 à Paris.
Un des premiers sujets de mécontentement exprimé ce jour est la baisse du pouvoir d’achat. L’ensemble des organisations de retraité-e-s a exigé, une fois encore, l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires.
Car les retraités n’ont eu aucune revalorisation de leur pension depuis quatre ans. A cela s’ajoute des difficultés d’accès aux soins, aux services publics … Seules des réponses partielles et insuffisantes, comme sur la perte d’autonomie, ont été apportées récemment.
A quelques semaines des échéances électorales, la FSU déplore l’absence de prise en compte réelle de la place que doivent avoir les seize millions de retraité-e-s dans la société, du rôle indispensable qu’ils jouent et doivent pouvoir jouer (lien social, aide aux ascendants et descendants, acteurs économiques… ) comme l’absence de réponses aux revendications légitimes qu’ils portent.
Les retraité-e-s ne sont pas une variable d’ajustement de l’austérité ! Aujourd’hui beaucoup d’entre eux s’appauvrissent. Un retraité sur dix vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté.
Après cette journée de mobilisations, les neuf organisations continuent leur action en diffusant les questionnaires dont plus de 6 000 ont déjà été retournés.
Les retraité-e-s ont rappelé aujourd’hui leurs revendications et leurs attentes. Ils continueront à faire entendre leur voix dans l’unité.
Et la FSU interpelle les candidats à la présidentielle et aux législatives pour connaître leurs intentions pour améliorer la situation de toutes et tous les retraité-e-s.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:41

Une catastrophe annoncée en politique est rarement un accident car, non seulement elle a des causes, mais ces causes ont généralement été  décrites et publiées. Autrement dit , elle aurait pu être évitée.

 

Cela suppose deux choses: une population non décervelée, « décitoyennisée », exaspérée au sens propre du terme, et une classe politique dont la préoccupation de  défense et promotion de l’intérêt général ne puisse être mise en doute et la proximité avec les salariés non prise en défaut.

Le parti socialiste n’est plus depuis longtemps un intellectuel collectif: il puise ses idées dans la doxa libérale largement développée dans les multiples think tanks dont quelques uns sont carrément financés par des représentants du patronat le plus réactionnaire.

Il est d’ailleurs surprenant de constater que certaines de ces officines dont le passe- temps voire l’obsession première est le dénigrement de la fonction publique sont animées par des fonctionnaires, pas nécessairement en rupture de ban mais en « position de disponibilité » dont le ralliement n’est pas du tout dénué d’appât du gain et dont le parasitisme est beaucoup plus évident que celui des fonctionnaires  « normaux » qu’ils dénoncent, leurs travaux et expertises n’étant jamais l’objet d’analyse , de confrontation, voire de publication soumise à la critique universitaire.

Qu’on trouve dans le lot pléthore d’économistes multi-cartes ne peut que nous faire penser à l’analyse lucide qu’avait proposée Bernard Maris, beaucoup moins souvent invité dans les émissions de bourrage de crâne que ceux qui lors du massacre de Charlie se sont crus autorisés à en dire du bien alors que toute leur action trahit son engagement. « Il faudrait considérer les économistes comme les dentistes et ne pas leur laisser le soin de concevoir la société ».

Les cabinets d’audit ou de prospective, les instituts de sondage même, tous privés évidemment, sont également sollicités par des candidats en panne de réflexion personnelle et de conceptualisation collective.

A croire que les partis ne sont que des cabinets de casting, des syndicats d’élus ou des antichambres pour les éditocrates qui encombrent le paysage audiovisuel français, depuis  plusieurs décennies pour quelques uns de ses plus auto-célébrés représentants.

C’est donc à l‘aune de ses oeuvres, tant pis pour un parti pour lequel la question laïque est devenue un slogan ou un embarras bien plus qu’un projet social, que le PS doit être jugé.

 

Qui niera les iniquités perpétrées au nom du PS ou du moins par ses dirigeants?

 

De Jack Lang validant par sa voix une réforme constitutionnelle sarkozyenne sans intérêt aucun pour une meilleure pratique parlementaire à François Hollande dénonçant la finance alors que son gouvernement en Europe a été et demeure le plus timoré dans la réintroduction d’un minimum de régulation ou de contrôle des fantaisies abracadabrantesques auxquelles se livrent les financiers et pas seulement leurs traders, même quand ceux-ci sont condamnés à des peines grotesques par une justice connivente ou soumise.

Une Garde des  Sceaux qui a porté cependant au moins une loi émancipatrice, n’était pas socialiste et il paraît que le Conseil supérieur de la magistrature est un organisme indépendant composé de juristes chevronnés.

C’est sans doute pour cela que, négligeant le principe de bonne administration de la justice, un magistrat en  charge du dossier Tapie, pardon de l’appel d’un jugement sur un dossier Tapie (un arbitrage ahurissant favorable à cet affairiste et qui dans un pays de démocratie réelle  aurait abouti à la condamnation de la ministre des finances, du PM et du PR dont on imagine mal l’absence d’implication dans une affaire qui déleste le Trésor Public), que ce magistrat donc a été promu à un mois de l’appel et alors que son successeur dans ses fonctions n’a pas été nommé simultanément! 

La presse, qui fait flèche de tout bois pour susciter l’excitation sinon l’intérêt, a rapporté la joie de Tapie à cette nouvelle et on ne peut guère en tirer que l’une des deux conclusions possibles: soit les plus hautes fonctions de l’Etat sont exercées par des individus incompétents, soit ils sont complices des dérives qui aboutissent à des procès qu’il s’agit ensuite d’étouffer.

Le temps viendra sans doute où la popularité de C.Taubira à « gauche » s’effondrera, où son carriérisme bien conduit apparaîtra et où l’on verra que son réel talent oratoire était d’autant plus évident qu’elle ne concourrait qu’avec des médiocres et qu’en fait il avait plus de forme que de fond.

Sa démission bien calculée sur « un désaccord politique majeur » , et la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité le justifiait amplement, fut une péripétie aux conséquences improbables.

 

L’enfant kurde de Syrie, noyé échoué sur la côte turque, a, dit-on,  ému l’opinion. Ici et là en Europe sans doute, dans le reste du monde, c’est beaucoup plus douteux et cela n’a pas convaincu ce que les sondeurs appellent la majorité des Français, que l’accueil des réfugiés s’imposait à une nation civilisée.

La presse française n’a d’ailleurs pas voulu se saisir de ce cliché au moment opportun, qui, par l’impact qu’il pouvait avoir sur l’ opinion publique et qu’il a eu en effet auprès d’une partie des citoyens conscients, mettait en porte à faux le gouvernement français dont l’attitude à l’égard de la question des réfugiés relève plus de l’hypocrisie pharisienne que de l’engagement évangélique, sans omettre un retournement de veste. Un de plus certes, et banal pour des politiciens sans principes avouables dans la mise en oeuvre de leur orientation et voilà donc le PR sur la même longueur d’onde apparente que la chancelière allemande.

La Méditerranée cimetière marin émeut moins que la suffocation dans un camion fermé au coeur de l’UE? Personne ne peut dire que la gravité du problème est récente mais  dira-t-on que c’est la proximité qui compte dans l’horreur?

On a créé une union de la Méditerranée et cette chimère n’a produit que des rencontres furtives pour des résultats épars et inconnus du grand public alors qu’elle aurait pu être le signal d’une coopération renforcée, efficace et constructive pour l’Afrique et le Moyen  Orient.
Il est vrai que le défi supposait pour être relevé des classes politiques à la hauteur de l’enjeu

.

 

Pour refonder la démocratie , il faut d'abord des démocrates, autrement dit des citoyens, déterminés à exercer leur souveraineté individuelle et collective dans la nation constituée.

 

 

Le capital mondialisé et financiarisé n'a que faire de la démocratie, de la souveraineté du peuple ou de la citoyenneté. Un éditocrate, chien de garde des plus répandus dans les media, n’a-t-il pas donné un jour Singapour en exemple, ville dont l'indépendance est une anomalie historique et le régime une dictature orwellienne?

 

Il est manifestement impossible de faire confiance à la classe (ou sous-classe pour les puristes...) politicienne qui depuis plusieurs décennies accompagne et promeut la décitoyennisation en même temps que le système de production s'efforce de marchandiser jusqu'à l'air qu'on respire, pour le seul intérêt du 1% de la population de la planète qui possède la moitié des richesses créées, même si une bonne partie est  virtuelle et bulle potentielle.

 

Le chemin est long après l'abandon du combat idéologique alternatif et de la construction d'une pensée critique par des partis et des syndicats intégrés peu ou prou aux institutions quasi bonapartistes de notre pays, nonobstant le nanisme éclatant des politiciens en place.

 

Ce n'est ni avec un Schäuble brejnevien ni sous la tutelle de l'OTAN américaine qu'on peut reconstruire une démocratie défigurée par la corruption, le cumul des mandats et le clientélisme tous azimuts, pantouflage et conflits d'intérêts compris.

Français encore un effort disait Sade. Il avait raison mais à défaut de s'armer, les citoyens de ce pays devraient se doper!

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 11:55

Communiqué FSU
Les Lilas le 28 mars 2017

Circulaires Fonction publique « Temps de travail et maladie dans la Fonction Publique » :
dangereuses sur le fond et inutiles sur la forme

Le jeudi 23 mars 2017, le ministère de la Fonction publique a présenté aux organisations syndicales deux projets de circulaires : l’une concernant « L’application des règles en matière de temps de travail » et l’autre « La prévention des absences pour raison de santé».


D’entrée de jeu, la FSU a averti le directeur de cabinet de la Ministre, qui animait cette réunion, du caractère inopportun de la période de parution de ces deux circulaires.


A l’heure où les fonctionnaires sont l’objet d’attaques incessantes concernant le temps de travail et/ou l’absentéisme, où, malgré le soutien de l’opinion publique, ils peuvent parfois être en proie au doute sur leur engagement au service de l’intérêt général tant les récriminations à leur égard sont fortes, ces deux textes stigmatisant pour l’image des fonctionnaires vont, de facto, contribuer à alimenter les discours populistes à l’encontre des agents et des services publics.
La FSU a insisté sur le fait qu’une telle démarche est dangereuse dans la période électorale actuelle.


Elle a également fait part de son étonnement concernant l’absence de concertation préalable à la rédaction de ces deux circulaires et sur le caractère comminatoire de leur rédaction. Comment les agents pourraient-ils être tenus responsables, du « bien fondé médical des arrêts de travail » par exemple, ou bien pourquoi rappeler des règles connues de tous si ce n’est la volonté mal cachée d’un rappel à l’ordre ?


En matière de temps de travail pourquoi vouloir revoir des organisations de travail qui ne posent aujourd’hui de problème à personne où encore pointer du doigt la responsabilité de l’encadrement lui aussi victime de conditions de travail dégradées ?

Ces deux circulaires n’ont donc actuellement comme seule utilité que de participer au « fonctionnaire-bashing » que la FSU n’a de cesse de condamner, ou de donner des gages, comme l'ont fait les récents propos de la Ministre dans la presse, à ceux qui voudraient remettre en cause la Fonction publique de carrière au profit d’une Fonction publique d’emplois.
La FSU a donc instamment demandé le retrait de ces deux projets de circulaire et elle regrette profondément l’entêtement de la Ministre de la Fonction publique à vouloir les publier en l’état.
La FSU a rappelé, pour finir, que la Ministre de la Fonction publique devrait, en conséquence, assumer seule la responsabilité du contenu de ces deux projets de circulaires.

 

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 09:54

 

 

 

Bernadette Groison 

Secrétaire Générale 

BG/NO/16.17/ 053 

 

Les Lilas le 20 mars 2017 

 

 

 

Mesdames et Messieurs les candidat-e-s à l’élection présidentielle, 

 

Vous êtes candidat-e-s à l'élection présidentielle. 

 

La FSU (Fédération Syndicale Unitaire) représente les agents de la Fonction publique. Elle est notamment la deuxième organisation représentative à la Fonction publique de l’État et la première fédération de l'Education nationale. 

La Fonction publique est un élément structurant de la société qui contribue au développement économique du pays et à son rayonnement international. Constitutive du modèle social français, elle est un excellent outil pour répondre aux besoins fondamentaux de la population et de tous les usagers (c'est à dire y compris à ceux des acteurs économiques) et ce sur tout le territoire.  

La FSU est profondément convaincue du rôle essentiel qu'elle joue aujourd'hui comme de celui qu'elle sera amenée à jouer tout au cours du XXIème siècle.  

Le rôle de la Fonction publique est de faire du commun, et donc entre autre de lutter contre les inégalités.  A la fois dépositaire et garante de l’intérêt général, elle incarne autant qu’elle met en œuvre les valeurs qui sont synthétisées dans la devise de la République. Et c’est au nom même de l’intérêt général, de la volonté que toutes et tous puissent accéder à leurs droits, qu'elle assure, en France, la majorité du service public, sans se borner aux seules fonctions régaliennes de l’Etat.  

Aujourd’hui, la Fonction publique c’est plus de cinq millions d’agents dans l’Hospitalière, la Territoriale et l’État, sur l’ensemble du territoire. Dans chacun de ces 3 versants, ils assurent aux citoyen-ne-s la permanence, la proximité, l’accessibilité du service public, dans des conditions parfois difficiles.

La FSU considère que ce travail des agents, leurs qualifications, doivent être mieux reconnus.  

Cette incroyable capacité d’engagement de ses personnels, cette adaptabilité inscrite dans l’ADN de la Fonction publique et sa capacité à assurer la permanence et la continuité du service public, en font un levier essentiel pour toute la société pour relever les défis comme les besoins nouveaux.

Et ils ne manquent pas : emploi, petite enfance, vieillissement, dépendance, crise économique, environnementale et climatique, santé, éducation, recherche, culture, mutations technologiques et numériques…  

Pour développer l'économie de notre pays et retrouver une croissance, la Fonction publique est  indispensable.

Comment espérer en effet cela sans pouvoir compter sur une formation qualifiante et de haut niveau, sans le développement de la recherche mais aussi sans les investissements des collectivités locales (aujourd'hui 76% des équipements sont réalisés par les collectivités locales, investissements indispensables à l'implantation et à l'activité des entreprises) ? 

 

Dans un récent courrier adressé à toutes et tous les agents de la Fonction publique, la FSU a réaffirmé que c’est « grâce au travail et à l’engagement quotidiens de chacun et chacune des plus de cinq millions d’agent-es de la Fonction publique » que « l’accès aux droits élémentaires était effectif pour toutes et tous les citoyen-es sur l’ensemble du territoire. Et que de cet engagement les agent-es pouvaient être fièr-es ».   

La FSU tient à le redire à un moment où la Fonction publique fait débat. Certains programmes inscrivant prioritairement la réduction du nombre d'agents et la limitation des services offerts aux usagers, ne manquent pas de nous inquiéter. Les agents doivent connaître l'avenir qui leur est promis par les uns et les autres.  

La Fonction publique doit rester un atout essentiel pour le pays, voire pour l'Europe, et pour la cohésion de la société et cela à un moment où les crises, les doutes et les replis menacent l'organisation sociale. 

Et c’est sans doute parce qu'ils ont conscience de la richesse que cela représente pour eux que l'ensemble des citoyens est très attaché aux services publics. 

Vous l'aurez compris, la FSU est également très attachée à la Fonction publique et au modèle qui la structure.  

Soucieuse de la défendre et de permettre les évolutions nécessaires, nous avons décidé de nous adresser aux candidats à l'élection présidentielle – excepté au Front National considérant que son programme remet en cause les valeurs de la République et la démocratie - pour leur faire connaître notre analyse et nos propositions.  

Nous souhaitons également connaître votre programme pour la Fonction publique et ses agents. 

Nous restons à votre disposition pour tout échange que vous jugerez utile. 

 

 

 

Bernadette Groison  

Secrétaire Générale 

 

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NB: Les caractères en noir ne sont pas dans le courrier adressé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:43


Qui, parmi les témoins ou acteurs de cette période d’un nième printemps des peuples, a oublié le slogan de 1968?  L’élection présidentielle de 2017 fournit une aveuglante illustration du caractère d’éminente pertinence qu’il peut avoir dans certaines circonstances.
Passons sur les candidats putatifs à la recherche de leur dérisoire quart d’heure warholien ou de gloire éphémère sur la toile des réseaux sociaux. Passons sur ceux qui cherchent une compensation, en termes de carrière, de la part des candidats plus crédibles et portés par un parti institutionnel.
Passons enfin sur cette coquecigrue politique que constituent les primaires dont les « experts » prétendaient qu’on ne pourrait plus se passer et qui sont aussi contradictoires avec l’existence et la fonction même des partis qu’avec l’esprit  des institutions d’une république une et indivisible mais à bout de souffle.
Le gaspillage d’argent qu’elles représentent est une offense au bon sens et la prétendue liberté de choix des votants, un leurre efficace pour égarer la curiosité citoyenne des enjeux d’une élection.

Et alors?
C’est la réponse du candidat Fillon quand on évoque le « cadeau » de son « ami » Bourgi sous formes de costumes et vêtements divers d’un tailleur de luxe pour une somme représentant le  traitement brut annuel d’un professeur agrégé en fin de carrière. Rien ne montre mieux la cupidité, la prétention et la coupure d’avec les citoyens qu’il prétend gouverner, d’un homme que certains ont cru « gaulliste social ». Le pénélopegate a connu de tels développements que la campagne en est   irrémédiablement polluée et que l’entêtement du mis en examen et la complicité de media habitués à  ne faire que de la com’, servent aussi bien le candidat néo-libéral que la candidate néo-fasciste au détriment de tous les autres et de leurs programmes.…
C’est dans ce chaos politicien que se met en place, peut-être, un changement de système politique pour le plus grand intérêt des 1% mais ni pour celui des salariés, actifs ou retraités, ni pour les services publics, ni pour le développement durable, ni pour la jeunesse, ni pour la démocratie. 

Votons
L’atonie ou l’aboulie du mouvement social sont de cruels indicateurs du marasme citoyen et de la sidération des Français devant  les résultats d’un quinquennat qui, dès l’été de son début, avait mis en évidence son objectif de purge liquidatrice des fondements de la société française et du respect de la souveraineté populaire face à une UE certes plus à droite mais, pour autant, sans recours réel contre une nation clé de son existence même.
L’affaire grecque sans mobilisation des peuples contre la furie schäubelienne n’a pas révélé particulièrement un rapport de force irréfragable mais plutôt l’absence de réflexion politique capable de rallier les classes populaires et de mettre en pièces une idéologie dominante sans alternative. 
Il faut donc se battre pour faire des partis politiques non plus des bureaux de sélection de politiciens carriéristes mais des intellectuels collectifs avec des bases théoriques renouvelées. Et la construction de ce renouveau passe par un engagement de chacun et par une renaissance citoyenne.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 09:27

SNES-FSU Aix-Marseille

Samedi 18 mars 2017


Ibrahima est libre !

Après plusieurs semaines de rétention, ce soir Ibrahima Kaba peut revêtir des vêtements propres, et dormir dans un bon lit, entouré de personnes attentionnées, pour prendre le repos dont il a besoin.

Les personnels du lycée Saint Exupéry, les militants du RESF 13 et 06, les militants syndicaux qui se sont mobilisés autour de lui trouvent un peu de répit et se réjouissent enfin !

Ils espèrent qu’Ibrahima sera lundi à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, dans sa classe avec ses professeurs, pour reprendre la préparation de son diplôme.

Après avoir été transféré mardi 14 mars à l’aéroport de Nice en voiture, pour semer ses soutiens venus à plus de 100 à l’aéroport, Ibrahima a refusé de monter dans l’avion. Il a donc été emmené au commissariat puis au Centre de rétention de Nice, où il a été accueilli et accompagné par l’association Forum Réfugiés avec une grande efficacité. Déféré devant le Juge des Libertés et de la Détention, son avocat a plaidé, sans succès, le non-respect de ses droits lors du transfert, et a ensuite fait appel du jugement refusant sa libération. Il a aussi déposé un Référé liberté devant le Tribunal Administratif.

Aujourd’hui Ibrahima est donc passé devant le Juge de la Cour d’Appel d’Aix, défendu par une avocate commise d’office mais spécialisée en Droit des Etrangers. Dans la salle, des enseignants du lycée l’ont accompagné silencieux et morts d’inquiétude.

Le délibéré a été rendu en fin d’après-midi : Ibrahima est libre, les irrégularités dans la procédure justifient sa remise en liberté. Ce soir notre élève ne dormira pas dans une cellule.

Rien ne lui sera cependant épargné : dans l’attente du délibéré, il a été ramené d’Aix à Nice, alors que tous ceux qui l’accompagnent sont à Marseille

Pour lui, pour les personnels du lycée et les militants, c’est une première victoire, qui leur redonne du courage pour continuer, car le combat d’Ibrahima est loin d’être terminé.

Il attend encore la décision du Tribunal d’Instance qui doit dire s’il risque à nouveau d’être placé en rétention, ou si il peut rester en liberté pendant que sera traitée sa demande que les accord de Dublin soient levés le concernant, et que la France, dont il parle la langue, puisse examiner sa demande d’asile à la place de l’Italie. Il lui faudra ensuite obtenir ce droit d’asile, ce qui peut encore prendre 18 mois.

Mais en attendant, Ibrahima pourra se consacrer à son seul objectif depuis qu’il est enfant : étudier ! Il doit passer dans quelques mois sont Diplôme d’Etude en Langue Française, précieux sésame pour s’inscrire dans une formation.

Ce n’est donc qu’un premier obstacle de surmonté, et d’autres sont à venir, mais les enseignants du Lycée Saint-Exupéry et les militants RESF sont fiers et heureux de partager avec vous cette victoire qui en appelle de nouvelles !

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ll n'est sans doute pas utile d'ajouter des commentaires à propos de la façon dont les dirigeants de la France " Patrie des Droits de l'Homme " traitent l'humanité. Mais curieusement les candidats pseudo-républicains qui s'insurgent contre leur propre mise en examen, alors que la Justice est bien à deux vitesses les concernant, trouvent ces comportements là très normaux. Pendant ce  temps le CAC 40 prospère...

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:44

Après l'élection sans encombre  (et sans protestation des divers candidats à l'élection présidentielle, à notre connaissance) d'un professeur de théologie et non pas d'histoire ou de philosophie du fait religieux à la présidence de l'Université de Strasbourg (le statut d'Alsace-  Moselle dans ce cas précis  a bon dos car rien n'oblige le gouvernement à créer dans le contingent global des postes d'enseignants-chercheurs des postes de "théologie"), le pouvoir exécutif français continue de démontrer son peu de respect pour les principes mêmes de la laïcité républicaine en entérinant la proposition du Vatican de nommer comme archevêque de Strasbourg, l'ancien évêque aux Armées, connu pour des prises de position scandaleuses et qui auraient dû lui valoir des poursuites devant les tribunaux.

Un candidat propose la suppression du statut d'Alsace-Moselle... Un seul, alors que ce statut et sa dimension "concordataire" sont une anomalie, représentative de la lâcheté ou de la mauvaise foi des dirigeants français depuis bientôt un siècle... Rappelons que le président sortant proposait de l'inscrire carrément dans la Constitution. Un comble pour un prétendu républicain et socialiste!

 

 ci-dessous un communiqué de l'Association, Laïcité d'accord.

 

 

 

AVIS DE TEMPÊTE SUR L’ARCHEVÊCHÉ DE STRASBOURG.

 

Le futur archevêque de Strasbourg, Luc Ravel (proposé par le Vatican et agréé par l’Exécutif de la République laïque en fonction du Concordat applicable en Alsace et Moselle), a livré sa vision de la France dans la revue de l’aumônerie militaire catholique aux armées (AGMIL) dans le numéro de février 2015 où il officiait en tant qu’évêque aux armées.

 

Il entend parler comme un « homme libre », dépourvu d’idéologie, mais il développe un corpus idéologique bien constitué autour de la position du chrétien pris « entre deux idéologies terribles, deux pensées de mort ».
Il distingue deux sortes de terroristes correspondant à ces deux idéologies : 

« Les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète »

« Les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République.», adeptes de la bienpensance.

On est en droit de s’interroger sur la signification de la charge contre les adorateurs de la République.

 

Entre les deux « terrorismes », il désigne le plus meurtrier et ce n’est pas celui que l’on pense :

Les islamistes « viennent de faire 17 victimes en France » (attentat contre Charlie hebdo)  alors que la bienpensance « fait chaque années 200 000 victimes dans le monde dans le sein de leur mère. L’IVG, devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. » Dans la même veine, il dénonce « les folies de l’euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures de Charlie Hebdo »

En fin de texte il dénonce à nouveau « la laïcité (agressive)…Les valeurs libertaires, irréligieuses, amorales, les valeurs déifiées et erronées » qui constituent « la caricature de la France. »

 

Ce corpus idéologique est bien connu,  il s’apparente à celui l’extrême Droite cléricale, qu’il renforce encore par son aversion pour la laïcité et même pour les « adorateurs » de la République. La construction de la République, face à l’Ancien régime,  au Bonapartisme, à la Restauration, aux forces conservatrices et réactionnaires a été un long combat au cours du XIXe  et du début du XXe siècle. C’est un héritage que chaque citoyen doit préserver quelles que soient ses références religieuses, s’il en a.

 

 

Comme « solution » aux deux « terrorismes », il estime qu’il faut  se méfier des idées et « aller vers l’homme concret, individuel, de chair et d’os…l’homme libre. ».  L’indigence de la définition ne trouble pas l’auteur.  Nous devinons  que l’homme libre est celui qui ne se pose pas de questions et qui n’est pas assailli par la pensée et les libertés qui l’accompagnent.

 

Quand au chrétien, pris entre les deux « terrorismes », il doit :

aller « à l’homme individuel. » (l’homme libre)

Défendre la famille, institution divine : « Nous devons dire non à toute forme de colonisation idéologique qui viserait à détruire la famille »

Défendre la nation, autre institution divine. « Et s’il doit combattre dans les rangs de son armée, il le fait sans honte et sans retenue. »

 « La cause de l’homme, le camp de Dieu s’incarne dans ainsi dans l’homme, la famille, la nation. » Ainsi il est possible « de s’opposer au terrorisme  islamique sans donner raison au terrorisme contre Dieu. »

 

Dieu, Famille, Nation voilà le tryptique qui fait un « homme libre » selon le futur archevêque de Strasbourg qui fustige, comme au temps du Syllabus, les principes qui fondent l’état de droit, la démocratie, la liberté de conscience et de pensée, principes auxquels se réfèrent, à travers le monde, les hommes  encore privés des droits fondamentaux.

Dans un État de droit, et qui plus est dans la République laïque,  c’est la loi commune qui s‘applique  et organise le vivre ensemble et non les préceptes d’une religion quelle qu’elle soit. 

 

Pour Laïcité d’Accord.

Claude Hollé

Secrétaire général de l’association.

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:16

Enfin, le débat sur la Sécu est lancé , le syndicalisme doit en être un acteur !
Depuis 30 ans, des politiques fondées sur le dogme du blocage des « prélèvements obligatoires » ont conduit au désengagement de la Sécu et à l'extension du champ des complémentaires santé.
Si aujourd'hui, la Sécurité sociale rembourse assez bien les ALD et les dépenses hospitalières, elle ne couvre plus que moins de 50 % des soins courants.
En proposant d'aller jusqu'au bout de ce processus, le candidat Fillon a alerté et inquiété l'opinion, et révélé l'absence de débat politique sur cette évolution silencieuse vers un autre système.
Depuis plusieurs années, nous avons en tant que retraités eu l'occasion d'en débattre en organisant des stages ou en participant à des stages actifs/retraités tant au sein du Snes qu'au niveau de la Fsu. A cette occasion, nous avons rencontré les spécialistes qui participent au débat actuel et qui nous ont alertés sur son importance.

Aujourd'hui l'assurance maladie est organisée en deux étages.
Le premier est organisé par la Sécurité sociale et fondé sur la solidarité entre malades et non malades : les cotisations (ou la CSG) sont proportionnelles au revenu et les prestations sont fournies en fonction des besoins.
Le second étage est celui des complémentaires santé.
Pour les bénéficiaires de la CMU (Protection Universelle Maladie depuis janvier 2016), une complémentaire (Cmu-c) obligatoire est financée par l'impôt.
Depuis le 1er janvier 2016, la complémentaire est obligatoire pour les salariés du privé et elle est financée par l'employeur à hauteur d'au moins 50 %. Elle bénéficie de financements publics importants (5 à 6 milliards d'euros sous forme d'exonérations de cotisations et d'impôts).
Pourtant, ces complémentaires assurent des couvertures très différentes selon la taille de l'entreprise, son secteur d'activité, et selon les catégories de salariés.
En partant à la retraite, le salarié en perd le bénéfice et doit chercher un contrat individuel dont le coût est bien plus élevé. Si cette pratique permet en éliminant les « mauvais risques » de réduire les tarifs pour les actifs, elle traduit une bien curieuse conception de l'assurance maladie.
Le reste de la population peut adhérer à des contrats individuels, et les personnes qui n'en ont pas les moyens, ou qui ne peuvent s'offrir qu'une complémentaire bas de gamme, ont alors un sérieux problème d'accès aux soins.

Certes, une aide à la complémentaire santé est versée pour les bas revenus (au-dessus du plafond de la PUMA, soit 720 euros pour une personne seule), mais le taux de non recours est de 70 % !


Ce second étage est donc devenu quasi-obligatoire, de droit ou de fait : aujourd'hui 96 % de la population sont couverts par une complémentaire.
Mais sa logique est opposée à celle du premier étage.


Dès lors, pourquoi conserver un deuxième étage quasi-obligatoire qui a des coûts de gestion 4 fois plus élevés que la Sécu et dont les pratiques sont contraires au principe de solidarité ?


Placée sous le régime de la concurrence depuis le début des années 90, l'activité des complémentaires santé constitue un marché où sont en rivalité les mutuelles, les institutions de prévoyance (contrats collectifs dans le privé) et les assurances privées.
Sur ce marché, le principe de base n'est pas la solidarité, mais la sélection par les risques : pour rester sur le marché et sortir vainqueur de la concurrence, tout opérateur doit chercher à attirer les « bons risques » (les moins malades) et exclure les « mauvais risques » (identifiés essentiellement par l'âge et la taille de la famille) ou à leur faire payer un tarif plus élevé.
Cette pratique implique de segmenter le marché en identifiant des catégories (notamment d'âge) par le rapport prestations/cotisations.
Sur ce marché, sont avantagés les opérateurs :
- qui peuvent s'appuyer sur une puissance financière leur permettant à la fois de satisfaire plus facilement les critères de fonds propres imposés par les accords Solvabilité 1 et 2, et de pratiquer une politique de dumping (notamment par des prix d'appel pour les jeunes) pour conquérir des parts de marché,
- qui ont dans leur offre des produits d'assurance diversifiés, permettant de diversifier les risques, et parmi lesquels l'assurance santé joue essentiellement le rôle de produit d'appel.
Les sociétés d'assurance (et les banques qui sont en train d'entrer sur le marché) sont la force dynamique du marché et sont à l'offensive : leur « part de marché » est passée de 19 à 28 % entre 2001 et 2014, au détriment des mutuelles et des institutions de prévoyance
Pour survivre, les mutuelles, quelle que soit la conviction de leurs dirigeants, sont amenées à s'aligner sur les pratiques des sociétés d'assurances (cotisation selon l'âge et le niveau de prestations dans le cadre d'une offre diversifiée), et à tourner progressivement le dos aux valeurs mutualistes. L'assuré devient un consommateur sensible aux sirènes du marketing et il est invité à s'enfermer dans la logique du calcul à court terme coût/avantage au détriment de la prise en compte de la finalité politique de l'assurance maladie.
Les médecins producteurs de dépassements d'honoraires solvabilisent leur offre grâce aux complémentaires qui attirent des adhérents en assurant leur remboursement.
Ce système ne peut qu'engendrer une couverture très inégalitaire des soins de santé.
Lorsque Thierry Beaudet déclare (Les Echos du 6/10/2015) comme président de la MGEN : « La Mutualité doit être le centre de gravité de la protection sociale en France », c'est donc hautement problématique.
Simultanément, la concurrence provoque logiquement un mouvement de concentration qui frappe essentiellement les mutuelles. Des alliances s'échafaudent pour atteindre la taille permettant d'avoir un pouvoir sur le marché. Et ces alliances peuvent se faire entre complémentaires de statut différent, déjà associées au sein de l'UNOCAM.
Dans la dernière période, deux faits marquants ont contribué à une intensification de la concurrence, favorisant l'offensive des assureurs privés et renforçant la logique d'un marché concurrentiel
- La loi issue de l'ANI (2013) et surtout la décision du Conseil constitutionnel (décembre 2013) supprimant les dispositions de la loi qui entravaient encore la « concurrence libre et non faussée » ont :
* par leur caractère obligatoire étendu le marché des complémentaires d'entreprises ou de branches, * par l'intensification de la concurrence affaibli les solidarités professionnelles, multiplié les contrats «low cost», ce qui a favorisé un développement d'un nouvel étage avec les sur- complémentaires d'entreprise.
On sait que les chômeurs, les agents publics, de nombreux précaires et les retraités, exclus de cet accord, s'assurent avec des contrats individuels devenus plus coûteux.
- le renouvellement des accords de référencement dans la Fonction publique pour le 1er juillet 2017 a été l'occasion pour les assureurs privés d'essayer de forcer l'entrée de ce marché qui aiguise leur appétit. Force est de constater qu'ils ont été soutenus par une grande partie de la haute Fonction publique, et que les arbitrages ministériels leur ont été le plus souvent favorables, en découplant la prévoyance de l'assurance santé (c'est notamment le cas à l'Éducation Nationale) , ou en autorisant plusieurs opérateurs référencés.
Les mutuelles de la fonction publique sont considérablement fragilisées.
Les retraités sont parmi les principales victimes de ces évolutions.
De nombreux adhérents nous font remonter leur protestation, voire leur colère contre la MGEN, à laquelle ils sont pourtant attachés, du fait de l'alignement de celle-ci sur la pratique assurancielle de la tarification à l'âge, perçue comme la prémisse d'autres renoncements. Le récent démarchage de leur mutuelle pour placer auprès d'eux des contrats de gaz et d'électricité alors que par ailleurs le référencement dans l'Éducation Nationale est très défavorable aux retraités a créé une certaine exaspération.
Notre syndicalisme de retraités doit porter cette protestation de façon déterminée.
Mais notre inquiétude va bien au-delà.
Nous constatons que les dernières barrières qui entravaient encore la logique de la concurrence dans le privé et la Fonction publique sont en train de s'effondrer.
De nombreux militants de la MGEN qui ont consacré des années à défendre les valeurs mutualistes sont atterrés par cette évolution qui leur est présentée comme inéluctable par leur direction pour préserver la survie de la mutuelle.
Mais chacun est amené à constater que pour survivre, les mutuelles abandonnent une par une les spécificités qui les protégeaient pour adopter les pratiques de leurs désormais concurrents.
A la lumière de l'expérience de certains pays, nous savons que cette logique est infernale et tend à produire des situations irréversibles, dues à la puissance des groupes d'intérêts qui se constituent par ce processus, et par l'influence politique des lobbies, comme l'a montré l'expérience du Président Obama.
Il est urgent d'agir.

Le syndicalisme ne peut plus se contenter de rester en position d'observateur et de commentateur de cette évolution.
Pour défendre les intérêts de ses adhérents, mais aussi pour promouvoir une autre conception de la société, plus égalitaire et plus solidaire.
Le film « La Sociale » vient de rappeler le rôle décisif qu'a joué le syndicalisme dans la création de la Sécurité sociale.
La réaction de l'opinion au programme du candidat Fillon montre la force de l'attachement de la société française à la Sécu et aux valeurs qui l'ont fondée.
De nombreuses études montrent que parmi l'ensemble des inégalités ce sont celles qui entravent l'accès aux soins qui se sont le plus négativement ressenties.
Diverses propositions sont dans le débat pour préserver le caractère solidaire de l'assurance-maladie. Diverses stratégies sont en discussion pour rassembler les forces nécessaires :
Certains (Tabuteau-Hirsch) défendent la fin du rôle d'assureur des complémentaires (qui se consacreraient à d'autres fonctions tout aussi indispensables) et une Sécu à 100 %,
D'autres (Grimaldi), tout en partageant l'objectif de Sécu à 100%, proposent une étape intermédiaire avec une complémentaire de santé publique (qui serait la Sécu) sur le modèle d'Alsace-Lorraine, Pour d'autres encore, il faut ramener à 20% le rôle des mutuelles dans le remboursement des soins courants, mais dans un cadre qui ne serait plus celui de la concurrence.
Etc....
Le Snes et la Fsu ont un mandat pour « tendre vers une assurance maladie obligatoire à 100% ». Nous sommes maintenant au pied du mur. Le débat sur notre positionnement et sur les campagnes de mobilisation à entreprendre ne peut plus tarder
Nous souhaitons donc que le Snes et la Fsu se saisissent rapidement de ce débat.
Et que des échanges avec les autres organisations syndicales soient organisés pour connaître les intentions réciproques sur ce qui est un enjeu de société.

Le Collectif d’Animation des Retraités.

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Published by BARTET-BEAUQUIER
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