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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 21:48

 

À quoi va servir le regain de popularité du Président ?

La cote de popularité de l’exécutif progresse dans les sondages. François Hollande est malgré tout « conscient que ce sera toujours sur les questions de résultats économiques et sociaux que les Français exprimeront le moment venu leur choix. » (*) . À quoi va-t-il utiliser ce regain de popularité ?

À répondre aux aspirations à la liberté, à l’égalité, à la fraternité qui se sont exprimées massivement les 10 et 11 janvier ?

Après les manifestations de plus de 4 millions de personnes, les 10 et 11 janvier, il serait aujourd’hui plus facile de bâtir un nouveau rapport de forces face à Angela Merkel et à la Commission européenne. Il serait plus facile d’exiger la fin de la réduction des déficits publics à marche forcée, et de répondre à l’exigence immédiate d’un plan Marshall pour les banlieues et les cités (services publics, Éducation nationale, associations…) . Ce serait la meilleure façon de refaire société, comme l’exigeaient les manifestants, et de nous débarrasser du terreau dont se nourrit le djihadisme. Merkel et Juncker auraient sans doute quelques difficultés à refuser une telle exigence et François Hollande beaucoup plus de facilité à mobiliser en France et dans l’Union européenne pour obtenir satisfaction.

Il serait plus facile, également, de reconstruire un rapport de forces face au Medef dont les exigences visent à réduire, les uns après les autres, les droits sociaux et fragilisent la République, tant ces droits sont inséparables de celle-ci.

Le regain de popularité de l’exécutif serait alors durable et se traduirait dans les prochaines élections, dès cette année 2015.

À continuer la même politique économique et sociale ?

C’est malheureusement ce que François Hollande répond lorsqu’il affirme que ce qui vient de se passer dans notre pays « doit nous donner encore plus d’audace dans l’action réformatrice que j’ai engagée avec le premier ministre » (*) .

Le pire serait pourtant d’utiliser le regain de popularité de l’exécutif pour continuer et même accélérer la même politique d’alignement sur les exigences de la Commission européenne et du Medef.

Les contre-réformes du Medef nourrissent le chômage et les discriminations qui l’accompagnent quand l’emploi devient une denrée rare.

L’austérité voulue par la Commission ne fera qu’accroître l’ « apartheid territorial, social, ethnique en France » que dénonce Manuel Valls. Comment espérer financer un « plan Marshall » pour les « banlieues » , les « quartiers » , les zones périurbaines en continuant de diminuer les dépenses publiques de l’État et les dotations de fonctionnement des collectivités territoriales ?

Pour Jean-Christophe Cambadélis, « le débat sur la République doit retrouver sa place première et la question économique doit lui être subordonnée » (**) . Cette affirmation renvoie à une question à laquelle il faut absolument répondre : la République peut-elle retrouver sa place première en laissant la Commission européenne étrangler les budgets publics, en cédant aux exigences du Medef de réduire, toujours plus, les droits sociaux qui sont partie prenante de notre République ?

Dès aujourd’hui, notre réponse à la situation passe par le soutien à la lutte des salariés routiers pour une légitime hausse de leurs salaires, par le refus de la loi Macron et par l’affirmation de notre solidarité avec la gauche grecque, représentée par Syriza.

 (*) François Hollande, Le Monde du 20 janvier

 (**) Jean-Christophe Cambadélis, discours des vœux à la presse du 14 janvier


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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 10:26

 

 

  Ci-dessous le dernier article de notre ami de retour à Thessalonique sur son blog et le message de Syriza
Νέα άρθρα στο blog μου.
Φίλια
http://kahimeihelada.blog4ever.com/
L'espoir arrive.
C'est le slogan actuel de Syriza.
Qu'en pensent les grecs ?
J'entends différents scénarios tout est imaginable sauf l'éventualité d'un coup d'état. Personne ne semble y croire du fait que la Grèce est dans l'Europe.
Il est un fait pour tout le monde que Syriza sera soit en première position, soit en seconde.
Certains, constatant les dissonances dans Syriza, pensent qu'une crise est possible voire une scission du parti entre les pro-euros et les partisans de la sortie de l'euro.
D'autres s'effrayent de la surenchère électoraliste des deux principaux candidats, Samaras et Tsipras.
Le premier annonce des jours meilleurs avec la fin des mémorandums alors que le dernier n'est pas clôture et que Lagarde compte bien qu'il le soit, quel qu'en soit le gouvernement qui sortira des urnes par une série de mesures basée sur la rigueur et l'austérité.
Le second veut renégocier la dette alors que la même Lagarde annonce qu'une dette est une dette et devra être payée. Il veut aussi augmenter les salaires restituer les retraites et appliquer le programme de Thessalonique qui nécessite d'après SES estimations 12,5 milliards d'Euro.
Où peut-il les prendre me dit-on ? Si vous avez une idée !
D'autre part il pousse au vote Syriza, ce qui est normal en fermant la porte à toute alliance, mettant en demeure l'électeur de le sponsorisé. Il a fermé la porte aux indépendants, ceux avec qui il envisageait des alliances pour les régionales, à Potami qui accepterait de travailler avec eux, le KKE lui leur ferme la porte. A la rigueur, suivant le résultat des élections, il accepterait de s'allier avec DIMAR, la Gauche Démocratique qui est une scission de Syriza mais qui a collaboré avec le gouvernement Samaras-Vénisélou comme caution de gauche au mémorandum et qui s'st largement décrédité au point de risquer, d'après les sondages de ne pas avoir de députés. Ainsi en fonction des connaissances que nous avons Syriza veut la majorité Dimanche. Signalons qu'il n'y a qu'un tour et que pour qu'il l'ai il lui faut environ 35% des voies ce que les sondages ne lui offrent pas forcément.
C'est la politique de l'extrême qui est en marche, d'un côté (c'est la mort du pays) comme de l'autre (je veux la majorité).
S'il ne l'a pas peut-être la droite pourrait l'avoir par alliance. S'il l'a avec alliance, il pourra toujours dire qu'il ne peut pas appliquer son programme parce que le peuple ne lui a pas donné la majorité absolue et qu'il est coincé par ses alliances contre nature.
Peut-être que personne n'arrivera à former une majorité. Alors certains parlent de deuxième élection législative comme la foi précédente.
Voilà le panorama actuel.
Dimanche sera l'heure de vérité.
 
Dimanche 18/01, j'ai été invité à la présentation des deux listes du mouvement Potami. La liste principale concerne Thessalonique, la deuxième la périphérie.
J'ai appris avec stupeur que la périphérie est un bastion de la droite (ce que je savais) mais surtout que l'Aube Dorée y est très bien implantée. Plusieurs intervenants en ont signalé la menace.
Contrairement au système français, la région est divisée en deux circonscriptions la ville elle-même et ses environs. Chaque parti ne présente pas un candidat député avec un suppléant mais comme aux municipales une liste de candidat. Par contre l'ordre ne compte pas.
Chaque électeur vote pour un certain nombre (quatre à Thessalonique même) de candidats de leur choix dans une liste en mettant une croix à côté du nom choisi.
Les candidats des deux listes se sont présentés. Public peu nombreux, simple pas de cravates et bon enfant. Pas comme chez Nouvelle démocratie où la cravate est de rigueur.
J'ai appris, oh! surprise, que certaines de leur revendications sont très progressistes et ne se retrouvent pas chez Syriza comme limitation du salaire des députés, non appartenance des élus à une organisation politique pour être au service de la collectivité.
Par contre, son leader, un certain Theodorakis (rien à voir avec le musicien) est un ancien journaliste et certains l'accusent d'être sponsorisé par la chaine de télé privée Méga.
A ces médias, quel rôle en sous-main jouent-ils ? On en reparlera plus tard pour la France.
 
Aujourd'hui, j'ai assisté au meeting de Tsipras à Thessalonique. Beaucoup de monde, qui manifestait beaucoup d'espoir et qui entrait en phase avec celui que distillait le leader. Des spectateurs d'un certain âge m'ont répété ce que j'avais déjà entendu mais je ne pourrais en aucun cas confirmer : Tsipras singe complétement Papandréou qui paraît-il est son icône jusque dans les intonations.
A l'heure du meeting, non loin de là, le KKE faisait une manifestation.
Demain à Athènes Tsipras fait un des derniers meetings au centre-ville, Le KKE demain à la même heure appelle à une manifestation au centre-ville d'Athènes.
Je vous laisse juger.

 

 
 20 janvier 2015
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A.Tsipras au « National Herald »*: « Nous demanderons l’effacement de la plus grande partie de la dette »

 

« Il y a de considérables possibilités d’une coopération effective avec les membres et organismes des communautés grecques de l’étranger » a déclaré le président de SYRIZA, Alexis Tsipras, dans une interview donnée au « National Herald », le quotidien de la communauté grecque de New-York, tout en soulignant: que « nous ne voulons pas que les communautés grecques de l’étranger et la diaspora grecque soient de simples figurants, nous ne voulons pas simplement d’une relation intermittente avec elles ».


À la question sur « les
grandes difficultés que vous rencontrerez dans les négociations avec les Européens , » le président de SYRIZA a déclaré:  »nous sommes préparés à tout. Tout à fait préparés ».

Voici l’intégralité de l’interview de M. Tsipras, conformément à la publication du journal.

Monsieur le Président, comment la diaspora grecque, et en particulier la communauté grecque aux États-Unis, peuvent-elles aider la Grèce et comment comptez-vous répondre aux difficultés de la nouvelle période post-dictatoriale que vous annoncez, puisque vous formerez le prochain gouvernement?

« La mobilisation de toutes les forces de l’hellénisme est d’une énorme importance nationale. Il devient plus impératif dans ces moments difficiles que traverse notre pays. Les Grecs vivant à l’étranger sont les meilleurs ambassadeurs des intérêts grecs dans les pays où ils résident. Nous ne voulons pas que les communautés grecques de l’étranger et la diaspora grecque soient de simples figurants, nous ne voulons pas simplement d’une relation intermittente avec elles. Nous voulons que la diaspora grecque participe aux progrès grecs, lutte avec nous pour apporter des solutions aux problèmes majeurs. Il y a de considérables possibilités d’une coopération effective avec les membres et organismes des communautés grecques de l’étranger, et nous allons les mettre en valeur afin de restaurer l’image internationale de la Grèce, renforcer le tourisme, promouvoir les exportations grecques et attirer des investisseurs ».

SYRIZA a par le passé été favorable au fait d’accorder le droit de vote par correspondance aux Grecs vivant à l’étranger. Cette question fera-t-elle partie des priorités de votre gouvernement?

 »Il est inconcevable que les citoyens grecs soient les seuls de toute l’Union européenne a être privés du droit inaliénable de voter. Nous avons là non seulement une négligence historique du gouvernement mais aussi une indifférence incompréhensible. SYRIZA depuis 2009 a pris clairement position au Parlement grec sur la question du droit de vote des Grecs de l’étranger. Nous avons déposé cinq propositions qui assureront toutes les garanties pour le vote des Grecs vivant à l’étranger. Et dans ces propositions -dans la plupart- il y avait identification avec le Conseil de la diaspora. Ceux qui ont gouverné le pays ces 40 dernières années n’ont pas voulu trouver de solutions. Et pire encore, ceux qui gouvernent aujourd’hui ne dissimulent pas leurs intentions. Non seulement ils n’ont pas l’intention de résoudre ce problème mais, de manière anti-démocratique, ils empêchent 100 000 jeunes âgés de 18 ans, de voter lors des prochaines élections. Peu leur importe la démocratie devant leurs petits intérêts partisans. « 

On dit que la politique est l’art du possible. On suppose que vous êtes préparés aux grandes difficultés que vous rencontrerez dans les négociations avec les Européens. Mais jusqu’où peut aller le possible pour qu’il ne détruise pas vos priorités gouvernementales?
a) De même, une position claire, Monsieur le Président: Oui à l’euro à tout prix?
b) Y a-t-il un plan B si les Européens refusent une réduction drastique de la dette?

 »Nous sommes préparés à tout. Tout à fait préparés. Et je précise, en Grèce et hors de Grèce, que notre programme, les déclarations de Thessalonique sur la crise humanitaire et sur le rétablissement de l’État de droit, seront mis en pratique indépendamment de la grande lutte de la négociation. Nous, nous n’avons pas de deuxième ou de troisième plan. Nous avons un programme clair et un discours clair. Nous n’avons pas un langage pour l’intérieur et un autre pour l’extérieur. Nous sommes depuis des décennies sur la scène politique, sans craindre le coût politique et en disant la vérité. La réduction de la dette a été notre proposition depuis 2010. Elle s’accompagne de nos analyses et d’un programme de retour d’une société qui protège le monde du travail, de reconstitution de l’économie, programme que nous travaillerons et réévaluerons en permanence. À l’époque tout le monde disait que nous étions irréalistes. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique, d’autorité institutionnelle, d’institut, d’analyste, qui ne soutient pas la solution de la réduction d’une dette non viable. D’ailleurs, la sortie de la crise avec une politique d’austérité est -tout simplement- impossible. Et ceci a été clairement démontré au cours de toutes ces années. Cette discussion a été entamée par SYRIZA, cette hypothèse ne peut vaincre que par SYRIZA. SYRIZA exigera la restructuration de la dette, avec l’effacement de la plus grande partie et une clause de croissance.

Au sujet de votre deuxième question, si vous posez cette question à l’un des membres du personnel politique qui a servi le protocole, vous dira-t-il à quoi s’arrête ce  »à tout prix »? À combien de suicides? À combien d’hôpitaux et d’écoles fermées? À des salaires de 150 euros et à des pensions de 100 euros? À combien de millions de chômeurs et de pauvres? Si vous nous posez la question à nous, nous vous répondrons clairement. L’ Euro dans la dignité, la justice, la solidarité. L’Euro sans d’autres sacrifices « .

Un problème que les grecs de l’étranger mettent eux aussi en évidence c’est le manque de confiance en l’État, à cause de la corruption et de la bureaucratie. Une supposition, vous rencontrez des résistances en luttant contre. Quelles sont vos propositions pour un secteur public efficace, non corrompu et au service du citoyen?

« Je comprends parfaitement ces sentiments. Commençons par admettre que cet État clientéliste, bureaucratique et inefficace est une création du PASOK et de Nouvelle Démocratie. C’est leur image et elle leur ressemble. Nous connaissons chacun des maux de l’administration publique. Nous considérons que ces cinq années de mémorandum ont fait de cet État clientéliste un État qui s’effondre. Dans le programme que nous avons présenté à Thessalonique, nous expliquons clairement que nous irons vers une reconstruction radicale de l’État. Nous allons changer la structure du gouvernement, supprimer les nombreux organes gouvernementaux qui, non seulement n’ont pas apporté de solutions, mais ont été fréquemment des foyers de corruption. Nous resserrerons et rendrons efficace le contact naturel entre l’administration et le citoyen, nous codifierons la législation, nous simplifierons le système fiscal, nous supprimerons la masse de justificatifs exigés pour les choses les plus simples, mais de plus nous renforcerons aussi les mécanismes de contrôle contre la fraude fiscale et la corruption. Mais dans le même temps nous investirons sur les personnels de l’administration publique, il n’est pas question qu’une réforme essentielle se fasse sans eux. Avec des licenciements, des mises en disponibilité et un droit disciplinaire qui fonctionne par intimidation, aucun secteur public ne peut faire partie de la reconstruction productive. Permettez-moi de vous dire que notre objectif principal est de percer enfin l’abcès du système des combines, que cessent les intérêts qui ont  »pris comme client » le secteur public. Le triangle des combines entre partis, intérêts économiques et banques fera partie du passé. Enfin, nous avons besoin d’une économie saine et dynamique ».

Il y a eu des interprétations erronées sur la question des investissements privés. Quels sont les principes doivent les régir?

« Il y a une interprétation erronée. Mais c’est une tentative du gouvernement d’appeler le pillage  »investissements » . En Grèce aujourd’hui nous avons simplement un changement de titre de propriété. Ils prennent des biens publics et les livrent au secteur privé. Ils prennent des entreprises publiques et les privatisent en échange d’un  »plat de lentilles ». Je vous demande d’examiner tous les  »investissements » réalisés dans le pays. Il n’y en a pas un qui, en retour, ait bénéficié à la société et l’économie. Par contre, vous en trouverez de nombreux qui sentent la combine ».

*Journal de Diaspora grecque

Source 

traduction Frederique Bouvier

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:35

Petit rappel après le meeting de soutien hier au gymnase Japy ( Paris XI)

 

 

 

http://www.greekcrisis.fr/2015/01/Fr0394.html#deb

Panagiotis Grigoriou, 15-01-15

C’est pour cette raison que le chef du parti de la Gauche radicale, a tenu clarifier cette semaine sa position quant aux coalitions possibles et particulièrement impossibles: “Si le cas se présente par la force des choses, SYRIZA se refusera de former un gouvernement s’alliant aux formations politiques constituées à partir d’un matériel obsolète, c’est à dire: la Nouvelle démocratie, le PASOK, ainsi que les deux nouveaux partis, la ‘Rivière’ (To Potami) de Stávros Theodorákis et le récent mouvement séparatiste du PASOK de Yórgos Papandréou. Et en ce qui concerne le parti de la Gauche démocratique, nous verrons après les élections ce qui pourrait être fait de concert”.

Au même moment les dernières déclarations d’Antonis Samaras sur l’immigration et sur SYRIZA, en exploitation trop rapide (et ratée) du terrible assassinat des journalistes de Charlie Hebdo, ainsi que de sa participation à la marche des officiels hypocrites à Paris, ont inévitablement inspiré les caricaturistes de la presse grecque, surtout de gauche, à l’instar du “Quotidien des Rédacteurs” avec son... dessin de “Caméléon-Samarás”. Et dans un autre dessin inspiré du célèbre instantané européen de mars 1945 à Berlin, le très jeune “combattant Samarás” s’adresse alors à... son chef: “Chef, nous manquons de peu pour reprendre nos villes des immigrés clandestins”. La réponse du chef demeure alors... historiquement éprouvée: “Bravo mon fils ! Tu es sur la bonne voie!”.

Chef, nous manquons de peu, pour reprendre nos villes. “Quotidien des Rédacteurs” du 12 janvier

 

Samarás et les siens poursuivent alors une campagne électorale dans la lignée ainsi que dans la sémantique du vieux triptyque idéologique: “Patrie - Religion - Famille”, cristallisé entre la fin du XIXe siècle et les années 1930, avant d’être... normalisé par l’État de la droite triomphante (et accablante) de l’après Guerre civile (1949) et surtout, par les Colonels dictateurs (1967-1974).

Comme la peur du Grexit n’a pas fonctionné, voilà que Samaras met désormais en garde les “
bons pères de famille quant au péril SYRIZA, lequel aussitôt accédant au pouvoir, il va destituer les icones des murs de notre administration publique et combattre notre orthodoxie”, voilà pour l’essentiel de la “menace” lorsqu’on sait déjà que l’État grec n’est pas... tout à fait laïque. Un candidat à la députation Nouvelle démocratie a même confondu le symbole du Saint-Esprit... avec l’oiseau stylisé de Twitter, reproduit par SYRIZA pour les besoins de l’échange organisé mercredi 14 janvier entre Aléxis Tsípras et la large... poly-ethnie des twiteurs. Le candidat... trop inspiré, insiste sur ce “blasphème” par allusion au Saint-Esprit, la presse en rit et en plus, l’échange Twitter d’Aléxis Tsípras a été un succès.

Le ridicule ne tue pas, hormis celui de la politique d’Antónis Samarás et de Mariano Rajoy. La grippe saisonnière tue déjà davantage cette année que par le passé, conséquence de la dégradation volontaire et pour tout dire criminelle du système de Santé. Et quant à la “grippe espagnole” du XXIe siècle, elle se dénomme austérité, ce qui reste encore un euphémisme manipulateur appartenant au vocabulaire de la novlangue imposée par les élites financieristes, et par leurs valets politiciens, devenus comme on sait tout d’un coup “Charlie”, pour ainsi faire mieux passer la pilule en cours, ainsi que toutes celles qui vont suivre.

Aucun domaine n’est épargné. Éducation, Travail, Retraites, Santé. Un médecin racontait de ce fait récemment (radio 105,5, le 14 janvier), combien la suppression de la couverture Santé pour plus du quart de la population du pays (3.068.000 citoyens, 12ème Congrès “Health World” en septembre 2013), prive par exemple les malades souffrant de leucémie de leur traitement. Ce sont alors d’autres citoyens souffrant du même cancer, qui ont décidé d’offrir une portion de leurs médicaments afin de constituer une réserve destinée aux exclus du système.

D’après les données disponibles (entre autres rendues publiques par les médecins résistants et solidaires du Centre médical gratuit à Ellinikón, près d’Athènes, suite à une idée du cardiologue Yórgos Vichas), le budget de la Santé publique en Grèce a subi une amputation de 48% depuis 2009, près de 3.000 médecins ont été obligés de quitter le système de Santé tandis que 6.000 médecins exercent ces dernières années... en Métropole (Allemagne), loin des catastrophes que frappent alors l’indigénat européen.

Il règne la plus grande confusion à propos de la Grèce, faisant craindre un défaut par inadvertance que personne pourtant ne recherche... Un nouveau plan de sauvetage est inévitable, mais il a tout du train fantôme. Comme s’il était espéré un miracle qui n’interviendra pas, même si SYRIZA ne l’emporte pas. Car il n’y a pas d’autre solution que de financer la dette pour la faire rouler, si l’on ne veut pas de défaut ou de restructuration, la rembourser étant hors de portée avec un excédent primaire au mieux très fragile, et au pire le résultat de douteuses écritures comptables.

Mais quelles en seront les inévitables contreparties, alors que celles qui étaient réclamées par la Troïka pour conclure le plan précédent restent en suspens, et que le pays continue de s’effondrer ? La reprise tant vantée est en trompe l’œil selon SYRIZA, qui énumère le taux de 35% de créances douteuses des quatre principales banques du pays, les 70 milliards d’euros d’impayés des particuliers et des entreprises envers l’État, et les 13,5 milliards d’euros dus aux caisses d’assurance sociale. La Grèce est au bord de la banqueroute et l’on voudrait lui imposer de nouveaux sacrifices pour qu’elle rembourse sa dette ? Ce n’est plus de l’aveuglement, c’est de l’acharnement.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 15:10

Histoire de rireS

 

 

Le vendredi 6 février 2015 

 

à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm 

 

 

 

Journée d’étude organisée par l’IHMC avec l’IHRF en hommage à l’assassinat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. 

 

 

 

 

École normale supérieure - Paris 

45 Rue d'Ulm, 75005 Paris 

RER B : Luxembourg,  

Métro : Place Monge  

ou Censier-Daubenton 

 

Salle Dussane, rez-de-chaussée, escalier D. 


 

9h30 : Introduction, Pierre Serna, Professeur d’Histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française (UMS 622), « Morts... d'en rire : Vous trouvez ça drôle ? Ou lorsque l’Histoire perd la chute…. » 

 

9h50 : Isabelle Pantin, Professeur de Littérature Française (XVIe siècle) à Ecole Normale Supérieure ULM (IHMC), « Rabelais et ses Papimanes : outrance comique et signification politique » 

 

10h15 : Jean Marie Le Gall, Professeur d’Histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), « Rire et guerre de religion » 

 

10h40 : Discussion 

11h : Pause  

 

11h15 : Anne Wegener, Maître de conférences en Histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), « Trinquer à la prospérité de la  République. Toasts politiques, verres gravés et jeux à boire aux  Provinces-Unies, XVIIIe siècle » 

 

11h40 : Hervé Drévillon, Professeur d’Histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), directeur de l’Institut des Études sur la Guerre et la Paix, « Le rire du sergent : réflexion sur le rire et la société militaire à l’époque moderne » 

 

12h05-12h25 : Discussion  

 

Déjeuner 

 

Amphithéâtre Jean Jaurès (ex salle Jules Ferry) 

 

14h30 : Isabelle Brian, Maître de conférences en Histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), « Rire du prédicateur, de Tallemant des Réaux aux Predicatoriana de Gabriel Peignot » 

 

14h55 : Antoine de Baecque, Professeur à Ecole Normale Supérieure ULM (DHTA), « « C'est une bien grande consolation que de rire selon les règles philosophiques ». Bergson et le « rire 1900 » : éloge de la démocratie » » 

 

15h20 : Laurent Bihl, Docteur de l’Université 1 Panthéon-Sorbonne (CRHXIX), professeur au Lycée Paul Eluard de Saint-Denis, « L’outrage aux bonnes mœurs comme leurre de la coercition judiciaire du dessin satirique : la loi de 1882 et ses prolongements, jusqu’en 1914 ». 

 

15h45 : Discussion 

16h : Pause 

 

16h15 : Pierre Verschueren, Doctorant de l’Université 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), « Le rire de la vieille dame. Humours, sciences et politiques rue d'Ulm de 1945 à 1971 » 

 

16h40 : Leslie Villiaume, Doctorante de l’Université 1 Panthéon-Sorbonne (IHMC), « Graffiti Baladi - Street art et révolution en Egypte. Une application directe de la formule de Gilles Deleuze (« Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ») » 

 

17h10 : Alain Cabantous, Professeur émérite d'Histoire à l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne,

« Rire et blasphème. Réflexions sur un couple improbable » 

 

17h35-18h : discussion et conclusion collective  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

École normale supérieure - Paris 

45 Rue d'Ulm, 75005 Paris 

Journée d’étude organisée par l’IHMC  

avec l’IHRF en hommage à l’assassinat perpétré  

contre la rédaction de Charlie Hebdo  

 

le 7 janvier 2015. 

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 20:25

Pour ceux qui pensent à l'hypothétique sortie de la Grèce de la zone €, voir sur notre compte facebook les liens pour comprendre si c'est prévu par les traités ... ou pas!

 

 

 

Soutenons le droit du peuple grec à prendre en main son destin

 

Nous, organisations politiques et syndicales, associations citoyennes françaises, souhaitons alerter l’opinion publique au sujet de la situation politique et sociale en Grèce aujourd’hui.

Nous sommes unis par le souci de voir la démocratie et la transformation sociale progresser à nouveau en Europe.

 

A l’issue de près de cinq années d’austérité imposée par la troïka de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI, qui ont conduit le pays dans un désastre économique et social sans précédent, les

 

Grecs sont appelés à exprimer leur volonté dans les urnes. Tout laisse présager le désaveu des politiques austéritaires qui ont été appliquées et la montée électorale des forces qui les contestent.

 

La victoire de SYRIZA peut ouvrir la voie à la fin de la politique néolibérale d’austérité mise en œuvre par les gouvernements grecs et à la tutelle de la Troïka, au rétablissement de la souveraineté populaire et du cadre démocratique, à la sauvegarde des services publics et du patrimoine public, à la redistribution des richesses en faveur de la population. Comme le montrent les manifestations massives au Portugal, en Espagne et plus récemment en Italie, ou la grève générale en Belgique, l’injonction de rembourser aux détenteurs de capitaux des dettes illégitimes au prix de la destruction d’un modèle social ne passe plus.

 

Une telle rupture avec les recettes néolibérales est aujourd’hui nécessaire dans l’ensemble des pays européens et notamment en France. Les Mémorandums, la mise sous tutelle des pays les plus fragiles par la Troïka doivent cesser immédiatement. Aujourd’hui, le poids de la dette publique sert de justification aux politiques austéritaires. C’est pour cela que nous considérons qu’il faut soutenir l’exigence portée par Syriza d’annulation de la plus grande partie de la dette publique et conditionner le remboursement de l’autre partie à la satisfaction effective des besoins de la population en matière d’alimentation, d’habillement, de santé, de logement, d’éducation, d’emploi, d’environnement et de sécurité publique qui représentent autant de droits fondamentaux. Ces mesures, qui sont une nécessité urgente pour les Grecs, sont un exemple à diffuser et à débattre. Elles doivent s’accompagner d’un audit citoyen de l’ensemble des dettes souveraines en France comme en Grèce et dans le reste de l’Europe, audit que sommes nombreux à avoir porté depuis 2011.

 

C’est au peuple grec de prendre en main son destin. Nous nous opposons fermement à toutes les tentatives actuelles d’ingérence dans la vie politique grecque de certains dirigeants européens que ce soit par des déclarations publiques ou par des mesures visant à créer un climat de peur et d’intimidation. Nous dénonçons également toute tentative de désinformation concernant l’état réel de la Grèce et les positions soutenues par les forces qui rejettent les Mémorandums. Nous nous opposerons demain avec la même fermeté à toute tentative de chantage et d’isolement à l’encontre d’un gouvernement grec qui prendrait le contrepied des choix actuels.

 

Nous vivons un moment historique. Les mouvements sociaux massifs dans le pays ont construit une solidarité contre la crise. L’arrivée au gouvernement d’une force de rupture avec l’austérité en Grèce peut ouvrir la voie à un bouleversement politique à l’échelle européenne. Cela contribuerait à donner un souffle nouveau aux mobilisations sociales et citoyennes, à faire reculer l’abstention et à donner un coup d’arrêt à la montée de l’extrême droite. C’est pour cela que dans les semaines et les mois qui viennent nous manifesterons partout en France notre solidarité avec le peuple grec, avec l’espoir qui émerge en Grèce et qui est aussi le nôtre.

 

SIGNATAIRES

 

Personnalités

 

ANGELI Verveine (Solidaires), BAYOU Julien (porte-parole Europe Ecologie Les Verts), BACHE Marinette (Conseillère de Paris, Présidente Nationale de Résistance Sociale), FILOCHE Gérard (membre du bureau politique du PS), GASSER Philippe (Psychiatre, Union Syndicale de la psychiatrie), KAHANE Claudine (syndicaliste universitaire du SNESUP), KAKI M’hamed (Militant associatif), LETOURNEUR Yves (philosophe et poète), HOANG NGOC Liêm (ancien député européen co-rapporteur du rapport au parlement européen sur la Troïka), SABADO François (membre de la direction de la IVème Internationale), STERDYNIAK Henri (Economistes atterrés)

 

Organisations Politiques

 

Altra Europa con Tsipras France, Bloco de Esquerda France, Club des Socialistes affligés, Ensemble!, Gauche Unitaire, Isquierda Unida France, Jeunes Ecologistes,Mouvement des Jeunes Communistes de France, Nouvelle Donne, Parti Communiste Français, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti de la Gauche Européenne, Parti de Gauche, Parti Démocratique des Peuples de Turquie (HDP) France, République et Socialisme, Rifondazione Comunista France,

 

Organisations syndicales

Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT, Sud BPCE, Sud Santé Sociaux, Union Syndicale de la Psychiatrie

 

Associations

 

ATTAC, Collectif Roosevelt, Collectif Solidarité France ,Grèce pour la Santé, Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, Compagnie Errina, Femmes Egalité,Fondation Copernic, Journal électronique ReSPUBLICA, Les Désobéissants, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement du Christianisme social, REP Réseau Education Populaire,Transform Europe

 

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 18:12

 

Wolfgang Schäuble, ministre des finances d'Allemagne (1) vient de dire que le terrorisme était le principal danger pour l'Europe. On peut douter que cela le prédispose à revoir son point de vue sur la renégociation de la "dette" grecque ou à cesser de faire pression sur l'électorat du pays où fut conçue la démocratie, avec quelques autres fondamentaux de la civilisation de l'Europe (tiens , encore un nom grec...)

(1): au demeurant, né en 1942, WS pourrait faire valoir ses droits à la retraite... On en conclura que contrairement à ce que veulent nous faire croire les politiciens professionnels (dès qu'il s'agit de leurs propres revenus ou de leurs retraites cumulées), exercer un pouvoir n'est effectivment pas un "travail".

Ci dessous, extrait d'un discours d'Alexis Tsipras à Rhodes


Notre combat, ne s’arrête pas aux frontières grecques. C’est le combat pour une Europe plus juste.
Notre victoire sera aussi la victoire de tous les peuples de l’Europe.
Parce que l’Europe, ce n’est pas seulement la finance et ses apôtres bien-pensants.
Ce n’est pas seulement les meneurs de l’austérité. Ce n’est pas seulement les dévots d’un égoïsme nationaliste, désinvolte ou sournois.
L’Europe, c’est aussi ses peuples.

L’Europe, c’est aussi les Lumières.

 

L’Europe, c’est aussi la civilisation et les acquis de ses peuples.
L’Europe, c’est aussi nous et vous tous.
Cette Europe, notre Europe du progrès et des peuples, elle est déjà en position de combat. Elle
attend la victoire de Syriza. Elle salue la victoire de Syriza car c’est sa propre victoire.
SYRIZA ET LE PREMIER GOUVERNEMENT DE GAUCHE EN GRECE
Nous pouvons faire cent fois mieux que les professionnels du pouvoir. Mille fois mieux que les
promoteurs de la corruption. Des milliers de fois mieux que les héritiers des vieilles dynasties. Et
nous nous engageons à tenir nos promesses. Nous nous engageons à agir non seulement pour le
peuple mais aussi avec le peuple. Parce qu’il est l’unique source de notre force.
Nous appliquerons à la lettre le programme de Thessalonique.
Qui cicatrisera les blessures de la crise humanitaire de notre société.
Qui fera repartir l’économie.
Qui affrontera le fléau du chômage.
Le programme de Thessalonique, qui est l’acte fondateur de notre alliance avec la grande majorité
sociale pour le redressement du pays prévoit:
– Des mesures d’aide pour les plus faibles :
Courant électrique gratuit pour 300.000 ménages
Subvention alimentaire pour 300 000 familles.
Gratuité des soins de santé pour tous.
Réduction drastique de la participation aux dépenses pharmaceutiques.
Aide au logement pour 25 000 familles.
Carte de transport pour les chômeurs et les personnes sans ressources.
Fiscalité allégée pour le fioul domestique.
Rétablissement du 13e mois pour les retraites de moins de 700 euros.
– Des mesures pour le redressement de l’économie et pour l’emploi
Rétablissement des conventions collectives.
Arrêt des licenciements collectifs abusifs.
Rétablissement du salaire minimum à 751€
Plan global de création de 300 000 nouveaux emplois.
La mise en application de ces mesures n’est pas liée à l’avancement des négociations menées
parallèlement sur la dette publique.
Et en même temps des mesures seront prises afin d’élargir la démocratie, de rétablir latransparence, de créer des liens bidirectionnels entre le gouvernement et la société, de
revaloriser le rôle du Parlement, d’épurer la vie publique, de renforcer la justice. Pour mettre
fin aux abus, à l’impunité des puissants, à l’immunité des privilégiés, à l’évasion fiscale des
oligarques, à la distribution de l’argent public aux aigrefins.
Difficile? Je l’admets. Mais nous avons à la fois la volonté, la détermination et les moyens pour
construire progressivement, en respectant la démocratie et ses institutions, ce que des générations
de grecs en ont rêvé:
Un État de droit.
Un État efficace.
Un État au service du citoyen.
Un État au service du pays à la place de l’État servi par le pays.
«Allons y! Aidons tous à faire lever le soleil sur la Grèce!» L’espoir jaillit. Le grand renversement approche.

 
Traduction:Vassiliki Papadaki

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 19:19

FSU Aix Marseille

 

Après les attentats, donner les moyens au service public

 

 
Déclaration liminaire de la FSU13 
au Comité Départemental de l'Education Nationale 
du 16 janvier 2015
Des millions de citoyens ont rendu hommage ce week-end partout en France aux victimes des attentats qui ont visé la rédaction de Charlie Hebdo, les personnels et policiers travaillant dans ou à proximité de l'immeuble, une policière municipale à Montrouge et les clients de l’hypermarché casher de la Porte de Vincennes. Les victimes de ces actes barbares représentaient ce que ces terroristes exècrent : la liberté d'expression, les fondements de l'état républicain ou le simple fait d'être né juif.
La FSU réaffirme son refus obstiné de l’antisémitisme, du racisme, de la xénophobie, et de l’obscurantisme sous toutes ses formes. Elle entend souligner le rôle crucial que revêt la défense de la laïcité dans la période actuelle.
Elle salue le travail accompli ces derniers jours par les fonctionnaires de police et rend hommage à celles et ceux qui ont payé de leur vie le déroulement de ces drames.
Dans le domaine de l'éducation, les personnels, souvent livrés à eux-mêmes ont eu un comportement exemplaire sur le plan de l'accompagnement des jeunes et des élèves, sur le message transmis dans les classes, dans des établissements ou écoles. De ce point de vue les récentes déclarations de la ministre ne sont pas acceptables.
Elle demande que les personnels soient aidés par l'institution pour accomplir ces missions, que du temps soit libérés pour favoriser les échanges entre pairs, que les formations nécessaires soient rapidement mises sur pied.
La FSU a toujours défendu la laïcité, toutes les libertés, l’égalité des droits, le combat pour l'égalité sociale et la justice dans notre pays.
Cela implique que cesse toute politique d’exclusion au profit de vraies politiques sociales, de vraies politiques du logement, de l’emploi, de vraies politiques éducatives donnant mieux et plus à ceux qui ont moins, afin que chaque citoyen-ne ait une place dans cette société.
L’emploi comme la formation dans le service public d’éducation sont des éléments clés pour éviter la déréliction sociale qui favorise le développement de comportements d’abord déviants puis la radicalisation possible d’engagements asociaux.
Les services publics sont au premier plan de cette réflexion. L’Éducation en est un élément majeur. Car c’est bien d’appropriation et de partage des valeurs, de connaissance, de culture, de partage des richesses, d’équité dont notre pays a besoin.
Ce sont aussi ces notions que défendent les mobilisations en cours dans les écoles primaires et celles au mois de décembre sur l'augmentation de la surface de l'éducation prioritaire. Il n’est pas compréhensible que des écoles, remplissant totalement les critères socio-économiques pour l’attribution du label REP, voire REP+, soient exclues du dispositif : Air Bel et ses 90% de boursiers, Mas Thibert et ses 83% de catégories sociales défavorisées, mais aussi La Rouguière, La Baume, La Soude, les Calanques de Sormiou, la Millière à Marseille, Langevin Wallon à Septèmes. … Les chiffres parlent d’eux-mêmes !
Alors que cette réforme prend en compte des critères objectifs, elle n’en tient pas compte et abandonne les quartiers les plus populaires. Les politiques publiques et les services publics doivent faire l'objet d'une attention particulière notamment par la mise en place d'un vrai plan d'urgence sur Marseille et les villes du département.
Le drame qui s'est déroulé devant le lycée Camille Jullian est malheureusement illustratif de la situation de violence dans laquelle se débattent de nombreux établissements. Pour la FSU l'éducation prioritaire commence en pré-élémentaire et se poursuit jusqu'en classe de terminale, les lycées et les lycées professionnels en particulier ne doivent pas être des laissés pour compte sacrifiés sur l'autel de la rigueur budgétaire. La FSU demande le maintien des 20 lycées de l'académie en EP et leur classement en REP+. Elle s'associe à la famille de la victime et aux personnels du lycée pour la participation à la marche blanche du samedi 17 à 14h à Marseille.
La FSU13 soutient les actions en cours qui sont menées par ses syndicats enseignants pour l’extension du périmètre de l’Education Prioritaire. Elle soutient le rassemblement qui aura lieu devant le Rectorat mardi 20 janvier à 13h dans le cadre d'un préavis de grève déposé par ses syndicats premier et second degrés.
Par ailleurs, si les dotations académiques vont permettre de mettre en place les mesures concernant les priorités nationales : en éducation prioritaire, comme en lycée, elles ne pourront absorber la montée démographique, et donc réduire les effectifs qui sont pourtant un gage de réussite pour les élèves.

Plus et mieux d’école pour ne laisser personne au bord de la route, c’est aussi se préoccuper de ce que deviennent les élèves après l’école. A ce titre, la situation marseillaise concernant la mise en place d’activités périéducatives est toujours largement insatisfaisante : ces dernières concernent beaucoup trop peu d’écoles ! C’est pourquoi la FSU soutiendra la mobilisation des animateurs de la ville de Marseille avec le SDU- FSU.

Dans les autres villes, la situation est le plus souvent tout aussi délicate : comment demander à des enseignants de remplir correctement leurs missions lorsque leur accès aux locaux est restreint, que le personnel municipal est redéployé, créant par la-même des problèmes pédagogiques, absence d’ATSEM, ou d’hygiène, absence de ménage le mercredi.
Mardi 13, à l’assemblée nationale, le premier ministre a proposé de créer une unité spéciale de renseignements au sein de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.
La FSU s'oppose au dévoiement des missions éducatives de la PJJ et à de tels projets qui se substitueraient une fois de plus aux véritables solutions. Ils instrumentaliseraient l’administration éducative de la PJJ du ministère de la Justice et la thématique de la délinquance juvénile, ce qui serait propice à tous les amalgames.
Mise à l’écart et enfermement ont constitué une priorité budgétaire et politique au détriment d’une action éducative au plus près des problématiques et des besoins de la jeunesse en difficulté.
Aujourd’hui plus que jamais, l’éducation doit être au centre des priorités. c’est pourquoi nous devons avoir les moyens de bien faire notre métier. Les personnels doivent être confortés, leurs rémunérations revues à la hausse, leurs conditions de travail améliorées et c'est le sens premier de l'appel à la grève de la FSU, le 3 février dans l'éducation nationale.
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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 10:53

Beaucoup de concitoyens croient que l'article 1 de la Constitution qui fait de la France une république laïque est appliqué par les élus mandatés par le peuple. C'est une erreur ou une illusion.

On n'aurait garde d'oublier que l'actuel PR avait imaginé de constitutionnaliser le statut particulier de l'Alsace-Moselle (moyennant quoi il liquide l'Alsace...) et que son prédécesseur avait chargé une équipe dirigée par Simone Veil de réécrire le Préambule de la Constitution et avait parlé de la réécriture de la loi de 1905!

Ces billevesées qui méconnaissent ou nient l'histoire de la République ont été, au moins momentanément, mises au placard des idées stupides.

Mais la tragédie de la semaine dernière a remis dans le débat public le mot de blasphème. L'article ci-dessous montre qu'il n'est pas absent du droit en France et qu'il est plus que temps de l'en chasser.

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LE DÉLIT DE BLASPHEME EXISTE, JE L'AI RENCONTRÉ !

 

Suite aux événements tragiques et horribles de ce début d'année, de nombreux auteurs, commentateurs, élus, ont rappelé les vertus de la laïcité telle qu'elle existe en France.


La quasi totalité d'entre eux a oublié de rappeler qu'elle ne s'applique pas partout, notamment pas en Alsace Moselle ni dans certains territoires ultra-marins.


Elle reste relative sur l'ensemble du territoire.

Nous nous en tiendrons, dans le cadre de cet article, à l'Alsace-Moselle.

 

Dans ces trois départements, existe un droit local. Ses sources sont : le droit français antérieur à 1870 ; le droit allemand de la période d'annexion de 1871 à 1918 ; des dispositions spécifiques du droit français d'après 1918. Il concerne de nombreux domaines de la vie sociale : chasse, droit du travail, des associations, régime général de sécurité social, etc. ...  . En matière religieuse, il comprend : le délit de blasphème ; l'enseignement religieux dans l'enseignement public ; le statut des ministres des quatre cultes "reconnus. Ces trois entités sont pratiquement sans lien juridique entre elles et la dernière seulement relève en partie du concordat. Il existe à la préfecture de Strasbourg un "Bureau des cultes d'Alsace et de Moselle", dépendant du Ministère de l'Intérieur. Et il a été créé un "Institut du Droit Local", de type associatif, financé essentiellement sur fonds publics, qui produit une littérature juridique sur ledit droit.

 

Le délit de blasphème est régi  par les articles 166 et 167 du "code pénal local d'Alsace et Moselle". Les peines peuvent aller jusqu'à trois ans de prison. Des amendes peuvent également être infligées. Tout ça en application d'un texte du Chancelier BISMARCK, demeuré valide dans ces départements après 1918 (et 1945). Cela a conduit à des condamnations en 1954 et en 1997. Récemment, par deux fois, en 2012 et 2013, des associations intégristes se réclamant l’une de la religion catholique, l’autre de la religion musulmane, ont déposé plainte pour blasphème (dont une contre Charlie Hebdo) auprès des tribunaux strasbourgeois. Le Procureur de la République a poursuivi. Les plaignants ont été déboutés.

 

Il s'est cependant produit un miracle. Selon les trois quotidiens régionaux l'archevêque de Strasbourg, pourtant farouchement attaché aux avantages dont bénéficient les quatre cultes dits "reconnus" en Alsace et Moselle, ainsi que les représentants des autres cultes, entendus par l'Observatoire de la Laïcité le 6 janvier, se seraient prononcés pour l'abrogation dudit délit de blasphème.

Reste donc à passer aux actes législatifs et réglementaires.

 

L'enseignement religieux d'une heure hebdomadaire d'un des quatre cultes "reconnus" est réputé obligatoire, dans l'Enseignement public, avec possibilité de dispense, que les parents doivent demander explicitement par écrit. Les articles restés en vigueur de la loi Falloux, des textes allemands, des textes français postérieurs à 1918 régissent ces dispositions. Depuis 1971, les instituteurs puis professeurs des écoles peuvent demander à ne pas assurer cet enseignement. En Moselle pratiquement aucun ne l'assure. Il est dispensé dans le premier degré, inclus dans l'horaire national des élèves, soit par des ecclésiastiques (une minorité), soit par des contractuel(le)s (les "dames de religion"), recruté(e)s par l'Education Nationale sur proposition de l'Evêché. Dans le second degré, il est dispensé par des professeurs de religion certifiés (fonctionnaires de l'Etat) ou des contractuels. Ces personnels sont sous contrôle de l'Evêché pour le contenu de leur enseignement. Moins de 50% d'élèves, au total, suit cet enseignement (toujours en Moselle, 60 % des écoliers, moins de 40% des collégiens, 2 (deux) % des lycéens) et la participation est en régression lente mais constante depuis plusieurs années. En Alsace, le rectorat de Strasbourg, sous la pression de l'Evêché, fait du zèle depuis de longues années pour limiter au maximum les dispenses. Les chiffres sont cependant du même ordre, un peu plus élevés en lycée. Cet enseignement a un coût pour la nation (plus d'1,6 million d'€ pour la seule Moselle en 2012-2013).

 

Le régime des cultes. Il résulte pour l'essentiel du concordat pour le culte catholique et d'autres textesd'ordre réglementaire pour les trois autres religions. Le Concordat Napoléonien avait pour fonction de mettre l'Eglise sous contrôle et au service de l'Empire. Aujourd'hui, il ne reste en vigueur que quelques articles. Son sens initial a été complètement subverti et ce qu'on peut qualifier de "concordat alsacien" met plutôt l'Etat au service de l'Eglise.

L'archevêque de Strasbourg et l'Evêque de Metz, sont nommés par le Président de la République sur proposition du Pape. Et tous les français, même si 99,5 % l'ignorent, contribuent, par leurs impôts et taxes à la rémunération, par l'Etat, des ministres des quatre cultes "reconnus". 

Un curé est payé sensiblement au même niveau qu'un professeur des écoles ou un certifié, un évêque ou un archevêque au même niveau qu'un fonctionnaire supérieur. Même si ces dispositions concernent les quatre cultes "reconnus", il bénéficie essentiellement et massivement au culte catholique. Le coût est de l'ordre de 60 millions d'€ par an pour le budget de l'Etat.

 

Ainsi, on peut légitimement se demander si les récentes déclarations de l'Archevêque de Strasbourg en faveur de l'abrogation du délit de blasphème, certes élaborées avant la survenue des attentats de Paris, ne visent pas à accepter de sacrifier l'accessoire (le délit de blasphème) pour mieux préserver l'essentiel : les avantages financiers (la rémunération des ministre des cultes) et l'influence idéologique (l'enseignement religieux). On ne fera cependant pas la fine bouche si se concrétise effectivement cette avancée.

 

Roland ROUZEAU, militant syndical 

le 14/01/2015

roland.rouzeau@free.fr

 

 

N. B. : cet article doit beaucoup au travail accumulé de militants laïques associatifs (Ligue de l'Enseignement, LDH, FCPE, Laïcité d'Accord) et syndicaux (FSU) d'Alsace et Moselle, et à l'apport d'universitaires en particulier Roland PFEFFERKORN, professeur de sociologieUniversité Marc BLOCH, STRASBOURG, laboratoire CNRS Cultures et Sociétés en Europe (UMR 7043) et Francis BERGUIN (†) docteur en droit.

 

En savoir plus :

http://www.laicitedaccord.com/

http://www.laicitedaccord.com/Conf%20et%20debats/rss38-pfefferkorn.pdf

Précisions questions, compléments d'information : roland.rouzeau@free.fr

.../...

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 12:11

 

Des crayons pour armes

700 000 le samedi, 2 à 3 millions le dimanche, c’est une de ces grandes

mobilisations dont notre peuple est capable quand sont en jeu les

libertés fondamentales et nos droits sociaux élémentaires. On compare,

depuis mai 68, le printemps 1973, l’hiver 1986 pour Malik Oussekine,

aux grandes mobilisations de novembre décembre 95, pour le CIP en

1994 et le CPE en 2006, pour les retraites en 2003 et 2010. On nous dit,

et cette fois de source officielle, alors on ne demande qu’à les croire,

qu’il y avait encore plus de monde : 4 millions !

Tant mieux, cela redonne espoir après le terrifiant assassinat de nos

amis de Charlie Hebdo et de toutes les victimes qui ont été touchées à

l’occasion.

Le climat de toutes ces manifestations était extraordinairement positif,

c’est à dire ouvert, fraternel, constructif. C’est à dire que ceux qui

craignaient ou espéraient des hostilités contre la communauté

musulmane, ou entre religions, ont pu constater qu’il n’en était pas

question. Nous étions tous pluriels et laïques. Ceux qui craignaient ou

espéraient des sentiments de revanche, sécuritaires, autoritaires ont bien

vu que ce n’était pas le cas, nulle part.

Ceux qui craignaient une trahison de « l’esprit » de Charlie, une sorte

d’embaumement de leurs audaces, un étouffement de leur art, de leur

esprit iconoclaste et blasphémateur ont dû être surpris par la communion

joyeuse de millions de citoyens avec leurs caricatures et ce, dans tous

leurs excès : aucun rejet de leurs blasphèmes, aucune morale puritaine

ne s’est manifestée contre eux dans les rues.

Rarement une lignée de dessins a été autant reproduite, imitée, parodiée,

appelée à vivre et revivre, par des adultes et des enfants, sur du papier

dans les rues sur internet, dans note pays et dans le monde

entier. 

C'était à qui en rajoutait : il y a une "génération

dessinateurs".

Qui l’eut cru ?

Le crayon a été brandi comme une arme à des millions

d’exemplaires !  

  « Je suis Charlie » , c’était, parmi les manifestants, une forme de défi à

toutes celles et ceux qui auraient voulu les interdire tels qu’ils étaient,  

avec leur diversité, avec leurs défauts et leur humour, leur goût du

scandale et leur amour de la vie.

Cela donnait un grand sentiment de solidarité, de complicité et de liberté

à tous les cortèges.

Ceux qui craignaient une récupération en forme de trahison politique ont

pu aussi se rassurer : il y avait deux mondes bien distincts comme cela

transparaissait dans toutes les télévisions, entre le « carré » et discours

officiels et la grande et belle foule ! Nulle part il n’a été signalé une

banderole avec « unité nationale » : la dominante n’était pas dans

l’appel à la chasse au terrorisme, mais dans l’appel aux

libertés, « Liberté j’écris ton nom. » Personne, absolument personne n’a

demandé de s’armer comme au USA ni un « Patriot act » ni la peine de

mort. Le ton n’était pas à droite, encore moins à l’extrême-droite qui

s’était naturellement exclue, il était à l’avenir, à la démocratie, à la

fraternité. Et ça c’est extrêmement encourageant contre tous les

défaitismes et toutes les peurs.

La suite de ça ? C’est un peuple qui veut plus d’égalité.

Pas un peuple qui tombe dans l’abîme des conflits de fratries, de

religion, de culture, d’armement, de mesures d’exception ni

d’inquisition. Quand la police était applaudie c’était pour son rôle de

service public, pas de milice !

La suite, c’est qu’il faut encore plus de budget pour l’éducation, pour la

culture, c’est qu’il faut combattre les inégalités qui engendrent les

haines. Il faut redistribuer les richesses, de meilleures écoles, de

meilleurs logements, du travail, redonner du sens social, de l’espoir

commun, collectif, à notre société : c’est l’exigence profonde et

optimiste qui ressort de ces superbes manifestations de confiance qui ont

eu lieu.

 

 

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 15:32

 Et maintenant, quelles réflexions sont à mener ?

 

                               
 
 
 
(Photo S.Mahé- Agence Reuter).

Pour ce 1er décryptage au lendemain d’une mobilisation historique de notre Société, je m’appuierai sur le sociologue Alain Touraine qui tenait une conférence au lendemain de l’attaque contre Charlie Hebdo, pour dresser les perspectives de ce que nous vivons collectivement et de la place de l’action politique, celle des citoyens.
 
Alain Touraine nous dit que, depuis plusieurs décennies déjà, la Société française ne « se pense plus » parce qu’elle n’a pas survécu au triomphe de la globalisation et du néo-libéralisme dans les années 70.
Que nous avons vu, depuis, la Chute du mur de Berlin, Tienanmen, les printemps arabes, mais rien à l’Ouest, et notamment en France.
Que cette absence de réaction réelle est la cause de la plupart de nos maux actuels.
 
Alors oui, à quelques exceptions près, plus personne ne reconnait une « Société française ».
Personne n’en parle, personne ne s’en préoccupe, tournés que nous sommes principalement vers la maitrise budgétaire.
Autant au gouvernement que dans les partis d’opposition ou les syndicats, sans se remettre fondamentalement en question : le patronat dit que l’Etat ne lui laisse aucune place d’action, les politiques disent que la France ne peut être réformée à cause de l’opposition des syndicats (salariés et patronaux) et les syndicats que les patrons refusent de partager.
 
C’est d’ailleurs cet échec des négociations tripartites qui est la base des difficultés de la politique sociale-démocrate : comment espérer obtenir une transformation profonde de notre Société par une négociation qui nivèle par le bas l’idée même de « faire Société » ?

La question se pose à nous qui sommes parmi ceux qui faisons fonctionner la Société française, directement ou indirectement, en paroles ou en actes, élus ou pas élus. Nous devons considérer que le salut de la France devient quelque chose de très concret à partir du moment où nous faisons l’objet d’une guerre, d’une attaque militaire, d’une attaque à mort, d’une campagne d’assassinats. Toute proportion gardée, nous vivons un temps du même ordre que le 11 septembre : c'est la guerre.

Nous risquons alors de basculer nous-mêmes dans cette logique de guerre, et de voir apparaitre des propositions abjectes comme celles de mettre tous les musulmans à la porte, ou d’autres actes qui seraient, évidemment, catastrophiques. J'espère que personne n'aura des idées aussi absurdes, même pas au FN. Mais, plus qu’espérer, nous devons réfléchir à la manière de réintroduire les éléments de base de notre Société.

Une réflexion européenne
 
Cette réflexion, nous devons la mener en France mais également en Europe. Les attaques contre des journaux allemands, belges et danois démontrent que c’est toute l’Europe qui va mal. Il n’y a pas de différence réelle entre les économies européennes, et les pays européens perdent ensemble le sens de leur Société.
A ce titre, il est révélateur que l’Angleterre en soit à intégrer le prix de la passe de prostitution et la vente de cannabis dans son calcul de PIB pour dire que le pays va mieux.
 
Or, en Europe, il y a une politique budgétaire mais pas de mesures économiques d’une réelle importance, coordonnées, porteuses d’investissements lourds et à très long terme.
Nous sommes pourtant dans une phase d’une fécondité extraordinaire de la science fondamentale, dont nous ne nous emparons pas. Les USA se portent mieux parce qu’ils ont cet intérêt viscéral à la recherche fondamentale, et même eux considèrent ne pas en faire assez.
Nos difficultés ne sont pas du même ordre, mais nous avons là un moyen essentiel : nous devons exploiter les fruits de la recherche, par des investissements à très long terme. Une nouvelle coordination européenne est nécessaire dans cet objectif, qui ne passera probablement que par une Europe fédérale.

Prévenir la radicalisation
 
Les prisons sont dénoncées comme des points de départ à une radicalisation. Une réflexion est à mener à ce sujet, pour refaire d’elles des points d’une future insertion et non-pas leur exact opposée.

Egalement, et c’est une question délicate mais qu’il faut impérativement soulever, se pose le sujet de l’unification des imams de France.
En juin, l'Union des mosquées de France a lancé des "états généraux contre la radicalisation". Premier objectif : unifier le discours. La formation des imams restant encore anarchique - il n'existe pour l'heure aucun programme d'apprentissage -, il s'agit de donner à tous les responsables religieux des éléments de réponse pour appréhender le problème.
Chaque vendredi, environ un million de fidèles se rendent à la mosquée. Que les imams parlent d'une seule et même voix semble la méthode la plus efficace pour déconstruire méthodiquement le discours des djihadistes.
Une manière également de contrer le discours de certains imams autoproclamés qui dispensent des prêches beaucoup plus radicaux. Pour ce faire, des conseils régionaux vont être mis en place pour favoriser le dialogue entre imams, aumôniers et gestionnaires de mosquées. Avons-nous moyen d’aller plus loin pour aider à cette structuration de l’islam de France ?

Une réflexion à partager entre citoyens et futurs citoyens

Enfin, reste la question de l’existence-même d’une « Société française ». Cette Société se construit entre citoyens, mais également avec les futurs citoyens. Elle est constituée de l’ensemble des liens entre tous, c’est donc également aux moyens de connexion, à ces liens à l’intérieur de notre Société que nous devons porter notre attention.

L’école d’abord. Notre école forme de magnifiques mathématiciens, écrivains et physiciens. Mais est-elle adaptée, a-t-elle les moyens de l’être, au travail nécessaire pour tisser les liens ?
« Si vous trouvez que l'éducation coûte cher,
essayez l'ignorance. » 

(Pdt A. Lincoln, 1809-1865).

Internet et les médias, enfin, sont un terrain d’échanges utilisé aaujourd’hui plus pour distendre le lien que pour le renforcer. Nous ne pourrons pas échapper à une réflexion visant à transformer ces outils en « Média de solutions » si nous voulons « faire Société ».

Un refus collectif du laisser-faire

Ces réflexions, et certainement d’autres encore, sont à mener dès à présent. L’alternative n’est pas acceptable et les français ont démontré ne pas l’accepter : « Nous sommes Charlie ».


Rémi Demersseman-Pradel.

Porte-parole de NVS.
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