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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 20:37

Démocratie et socialisme

Réorienter à gauche la politique du gouvernement

« Ni contrainte, ni coûts supplémentaires, et pas d’intrusion dans la vie des entreprises » [1] les consignes données par le Medef au gouvernement concernant la « réforme » du dialogue social sont claires. Manuel Valls semble les accepter puisqu’il indique, par exemple, que les commissions paritaires régionales envisagées pour la représentation des salariés dans les très petites entreprises (TPE, moins de onze salariés) « n’auront évidemment aucun droit d’ingérence » dans les entreprises. C’est Monsieur Macron qui s’est chargé lui-même le week-end dernier[2] d’annoncer de nouveaux projets de loi inquiétants pour les droits des salariés : seuls sociaux, temps de travail, assurance-chômage… Le dogme libéral « donner plus de souplesse aux employeurs » est repris à l’envi par celui qui est responsable avec Manuel Valls de l’utilisation du peu glorieux 49-3. Ils ont ainsi fait la terrible démonstration qu’ils sont minoritaires au Parlement, car minoritaires dans la gauche et dans le pays.

Retrait du projet de loi Macron

La loi Macron, contrairement à ce que laissent entendre de nombreux observateurs, n’est toujours pas adoptée. Elle ne reste qu’un projet de loi qui va être débattu au Sénat, puis reviendra à l’Assemblée nationale. Ce projet de loi doit être retiré, c’est un enjeu déterminant des semaines à venir. La journée de grève interprofessionnelle du 9 avril est un des rendez-vous importants de cette bataille. Pas question de lâcher sur ce qui n’est que concession à l’idéologie libérale. Cette politique « ringarde » vieille de plus de 30 ans a échoué dans toute l’Europe : ce n’est pas en baissant les protections acquises par les luttes des salariés que l’on relance une économie. Ce n’est pas en jouant la carte du moins-disant social et fiscal que l’on construit une Europe du plein emploi.

Réorienter radicalement la politique gouvernementale

La baisse de 19 100 du nombre de chômeurs de catégorie A en janvier est une bonne nouvelle. La nouvelle est nettement moins bonne, cependant, si l’on prend en compte l’ensemble des chômeurs des catégories A, B et C[3]. Leur nombre augmente de 16 000 le même mois. C’est, en fait, la précarité de l’emploi qui s’aggrave, en même temps que s’incruste le chômage de longue durée.

Rien ne sert de s’entêter à poursuivre une politique qui ne produit pas de résultat. C’est à une réorientation radicale de la politique gouvernementale qu’il faut s’attaquer. Cela sera l’enjeu majeur du congrès du Parti socialiste de juin prochain. Les rappels à la discipline ne servent à rien, les premiers « indisciplinés » étant ceux qui mènent une politique qui tourne le dos aux propositions du projet socialiste de 2011, aux engagements de la campagne de 2012, et qui jour après jour décident sans tenir compte de l’avis des socialistes, jamais consultés sur les orientations mises en œuvre aujourd’hui.

[1] Pierre Gattaz président du Medef

[2] Le journal du Dimanche du 22 février

[3] Les chômeurs sans activité (catégorie A) , les personnes en recherche d'emploi ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois (catégorie B) ou plus de 78 heures (catégorie C) .

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Published by BARTET-BEAUQUIER
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 19:08

A Madrid samedi 21 février une réunion de dirigeants social-démocrates s’est tenue, avec le double objet de contrer la montée du populisme et d’analyser les méthodes de lutte contre le « djihadisme ». Curieux ordre du jour, la concomitance de ces deux thèmes posant question.

« M. Valls, a critiqué " l'austérité pour l'austérité " et les " politiques punitives " qui conduisent à " affaiblir les possibilités de retrouver de la croissance et de la compétitivité pour nos pays " et contribuent à la montée des populismes ( Le Monde 24.02 2015) ». Les fonctionnaires, les salariés, les retraités français peuvent entendre cela.

Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà…

Il paraît donc difficile de croire que c’est le même individu qui s’exprime lucidement à Madrid et qui joue du menton à Paris en soutenant des réformes dont la conséquence assurée est une abstention de l’électorat (57 % annoncés dans le dernier sondage IFOP/Figaro) et du coup le FN à 30 % aux prochaine sélections départementales.

Un tel niveau d’abstention après les élections municipales, sénatoriales et législatives partielles ne peut manifester qu’une seule chose en politique, c’est l’insatisfaction des électeurs quant à la politique conduite.

Certains observateurs s’étonneront que cela ne profite qu’à un parti de droite dont la plupart des miasmes fascisants et xénophobes n’ont pas disparu, tant s’en faut, l’examen des pratiques des maires FN élus au printemps 2014 fournissant une illustration aveuglante de leur capacité à justifier tous les a priori défavorables à leur encontre.

Que la gauche hostile au néo-libéralisme pratiqué par l’équipe gouvernementale et une majorité de députés qui, les institutions de la V ème république étant ce qu’elles sont, fonctionnent comme des godillots, ne bénéficie pas d’un regain de popularité et n’ attire pas l’électorat déçu par les palinodies du PR, ne doit pas surprendre: les media font un parallélisme constant entre ce qu’ils nomment populisme de droite et populisme de gauche ou populismes des deux extrêmes; une partie de l’électorat a intégré l’idée que c’est LA gauche tout entière qui l’avait trahi et que l’extrême gauche ainsi désignée et stigmatisée n’était pas porteuse d’un projet alternatif crédible, ses dissensions internes n’étant par ailleurs que trop visibles; la division du mouvement syndical, renforcée à l’automne dernier par les élections professionnelles dans les trois pans de la fonction publique, s’accompagne en outre pour les organisations qui ont gardé, à juste titre, l’analyse des conflits de classe comme outil de lecture des rapports sociaux, de conflits internes sur l’orientation à suivre et de véritables faiblesses de leurs propres directions. Et il faut tout l’aveuglement idéologique de la CFDT pour penser que le dialogue social tel qu’il est pratiqué par le Medef et le gouvernement aujourd’hui, peut permettre une « efficacité pour les salariés ». L’examen des résultats de l’accord national interprofessionnel (ANI) devenu loi montre qu’il a d’abord rendu encore plus difficile toute reconquête par exemple d’une couverture sociale conforme aux principes fondateurs de la Sécurité sociale, facilité au contraire la collecte de fonds par les assurances privées, enfin individualisé et donc isolé les salariés par rapport à un patronat déchargé de responsabilités et de contributions à l’exercice des solidarités collectives.

Politique de l’offre ou mise en oeuvre du programme de la refondation…

Un bref rappel des aides aux entreprises s’impose alors que la situation de l’emploi continue globalement de se dégrader.

D’ici 2017, le total peut-être évalué à 41 mds d’€ en incluant seulement le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les allègements des cotisations patronales, l’allègement de celles des indépendants, l’abattement de la contribution sociale de solidarité des entreprises (C3S), la suppression de la contribution exceptionnelle d’impôt sur les sociétés et la diminution de l’impôt sur les sociétés. Ceci évidemment en omettant l’absence de toute réforme fiscale démocratique, l’abandon de la contribution de 75 %, l’absence de lutte contre les transferts de sièges sociaux ou les méthodes d’optimisation fiscale et le maintien de paradis fiscaux aussi bien pour les particuliers nantis, autrement dit gros actionnaires, que pour les sociétés qui ont créé des filiales y compris dans des pays où elles n’ont aucune activité réelle.

Que les patrons fassent preuve « de mauvaise volonté » , comme le titre tel ou tel journal propriété d’un de nos milliardaires, n’étonnera que ceux qui croient que le rapport de force ne jouent pas dans les rapports sociaux ou dans l’économie.

Le gag se prolonge avec le golden hello ( bonus de bienvenue!) offert par SANOFI à son nouveau PDG ( 4 millions d’€ en deux fois, sans compter stock-options à venir et salaire); pour Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement dont le PM « aime les entreprises »: « C’est incompréhensible. Comment tous ces gens, qui expliquent que c'est le mérite, que c'est l'économie libérale, le risque, la prise de risques qui doivent faire les résultats, ces gens-là, à peine prennent-ils la tête d'une entreprise – c'est-à-dire qu’ils n'ont pris encore aucun risque , sont déjà assurés d'avoir une rémunération sans commune mesure ? »

On sait pourtant que la rémunération d’un patron du CAC 40 n’a strictement rien à voir avec sa qualification, son mérite , son utilité sociale ou sa capacité à prendre des risques: elle est le signe d’appartenance au groupe des dirigeants, point.

Les oligarques russes ou ukrainiens ou des autres pays nés de l’implosion de l’ex-URSS, dont on a oublié qu’elle était pour De Gaulle la Russie, ou plus généralement des pays ex-communistes comme la Chine, ont bâti leur fortune actuelle sur le pillage des biens publics, la corruption et la complicité politique; il serait hasardeux de prétendre que les grandes fortunes françaises ne doivent rien à l’une ou plusieurs de ces composantes, l’examen minutieux de la législation suffit à le montrer.

Ubi solitudinem faciunt, pacem appellant (Où ils font un désert, ils disent qu'ils font la paix. Tacite, Vie d’Agricola, 30)

Transposons cela : Où ils font des réformes, ils font des atteintes aux droits.

On ne reviendra pas sur l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution que la gauche ,,à juste titre a toujours critiqué pour ce qu’il est, l’assujettissement du législatif à l’exécutif. Dans un régime qui relève du présidentialisme , le projet de VI ème n’étant pas massivement porté par le peuple levé des citoyens « indignés », la préoccupation des législateurs est essentiellement leur réélection et l’octroi du badge utile pour cela.

Ce système fort peu démocratique a donc permis l’adoption d’une loi non votée dont les éléments les plus nocifs pour les droits sociaux ont été cachés à la population; au moment où monsieur Macron, comme dit Martine Aubry annonce dans le JDD ((22 février 2015) : « Les réformes sociales arrivent », on peut-être légitimement inquiet sur la suite.

Loi fourre-tout, la loi abusivement dénommée loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques est une tromperie manifeste quant à son objet: l’égalité des chances économiques est une absurdité conceptuelle et pratique.

L’ouverture des commerces douze dimanches par an sous couvert d’un accord social fixant un bonus salarial ne prévoit aucun plancher lié au SMIC pour cette amélioration du salaire et rien n’est réglé quand à la prise en charge de cette éventuelle amélioration quant à sa prise en considération pour les droits décomptables en vue de la retraite.

Les procédures pour licenciement économique sont « assouplies »: le périmètre et les obligations de reclassement et d’indemnisation sont limités et séparés du groupe auquel peut appartenir l’entreprise.

Les juridictions prud’homales sont contournées par une procédure de « conciliation » et le patronat obtient que soit établi un référentiel pour les indemnisations éventuelles. Le délit d’entrave voit sa sanction amoindrie: au lieu d’emprisonnement possible en sus d’une amende pour un patron qui empêcherait le bon fonctionnement des instances représentatives des salariés, l’organisation d’élections professionnelles ou s’en prendrait au statut du représentant, seule l’amende serait maintenu ; il paraît que cela choquait les investisseurs étrangers… Vu la façon dont le droit du travail est respecté en France par les législateurs depuis quelques années, on s’étonne de cette inquiétude et on comprend en revanche l’attachement du patronat au traité d’échange avec les USA qui permettrait de s’affranchir de ces contraintes si néfastes pour la bonne exploitation des salariés.

La propagande gouvernementale a mis en exergue le bas coût du transport en autocar; en omettant de signaler que la tarification sur les autoroutes ne correspondait pas à une répartition équitable de l’usure occasionnée par les autocars et encore davantage les poids lourds, en passant sous silence la production de gaz à effet de serre qui augmenterait, en oubliant volontairement que la rentabilité aléatoire de certaines dessertes amènerait soit à subventionner des entreprises de transport soit à abandonner tout service public. Et bien entendu sans se préoccuper de l’utilisation du réseau ferré pour une politique équilibrée d’aménagement du territoire qui n’est assurément pas une préoccupation d’un gouvernement qui prétend réduire la dépense publique et donc sacrifié les services publics collectifs. Dans le même ordre d’idées, privatiser des aéroports ( Lyon, Nice…) paraîtrait presque secondaire…

Nous n’allons pas décevoir

C’est ce que déclare Macron dans le JDD sur la suite et les effets des « réformes »; il est malheureusement impossible de le croire. Il est impossible d’ajouter foi à la sincérité d’un homme qui dans le même discours prétend que « le travail est une valeur de la gauche » et qui veut créer à la place de la PPE ( prime pour l’emploi) et du RSA ( revenu de solidarité active) une prime d’activité « pour inciter davantage à la reprise du travail », quand on sait ce qu’est actuellement la situation de l’emploi en France et ce qu’est la politique du Medef.

On ne peut que lui conseiller la lecture de l’un des derniers ouvrages de Bernard Maris: Houellebecq économiste. Mais un homme qui a fait carrière dans la banque, et qui dans sa loi n'a pas oublié de faire un nouveau cadeau fiscal aux détenteurs d'actions, est-il autre chose qu’un cynique sans vertu?

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:16

Ci-dessous une contribution (du PS) sur un sujet d'actualité; il ne semble pas que cela soit traité avec l'ampleur nécessaire, en particulier d'un point de vue philosophique strictement établi sur les principes fondateurs d'une République de citoyens et aussi avec des moyens adéquats.

Certains diront que c'est mieux que rien mais les initiatives de la ministre de l'Education Nationale ne sont pas spécialement rassurantes, d'autant qu'elles s'accompagnent d'une absence réelle d'ambition sur la question fondamentale de l'élévation générale des qualifications pour l'ensemble de la population. La reprise de l'école du socle qui rappellera aux plus spécialisés sur ces questions, les données et a priori, rétrogrades dès le moment de leur publication, de l' Ecole fondamentale de la FEN ès années 70, la mise en place d'un "management" établissant la concurrence entre établissements et réduisant la liberté pédagogique des professeurs sous prétexte de la porter au niveau d'équipes sous la houlette d'un chef d'établissement assimilé à un "patron", alors même que la réduction des horaires disciplinaires et des contenus d'enseignement s'accompagne d'un alourdissement des tâches des professeurs en dehors de l'enseignement proprement dit, bref la dégradation accentuée de la fonction enseignante en particulier dans le corps central qu'est le second degré , la scolarité obligatoire n'étant toujours pas portée à 18 ans, tout cela montre que la priorité du gouvernement est beaucoup plus la satisfaction des technocrates de Bruxelles et de la canaille financière que la construction d'un avenir de progrès social, économique et démocratique.

Au moment où se crée un parti "communautaire", l'Union des démocrates musulmans de France, qui dépose des candidatures pour les élections départementales, il se trouve bien entendu des sociologues pour trouver cela positif : "Les jeunes pourront s'identifier à des figures fortes et positives, autres que les imams. L'idée d'une prise en main politique permettrait d'apaiser quelques tensions et d'accentuer l'esprit de citoyenneté". Au programme de l'UDMF figure la relance de l'économie par le hallal et l'annulation de la loi interdisant le signes religieux ostentatoires. On peut raisonnablement douter que de tels éléments favorisent le développement de la citoyenneté au sens plein du terme.

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Education et laïcité

La laïcité est au cœur de nos valeurs et de nos priorités; à tel point que nous avons souhaité l’inscrire dans notre Charte pour un nouveau Progrès Humain, issue des contributions déposées dans le cadre des Etats généraux. Pour autant, la laïcité ne saurait se réduire à une incantation, elle doit s’inscrire pleinement dans son époque. C’est pourquoi il nous a semblé utile, dans la perspective de notre Congrès en juin prochain, de reposer la problématique « éducation et laïcité » en l’abordant sous un prisme particulier : alors que la laïcité apparaît fragilisée par les multiples attaques, instrumentalisations et renoncements, comment l’éducation peut-elle contribuer à la promouvoir et à lui redonner du sens ?

L’école, révélatrice des maux de la société

L’éducation est une priorité pour les socialistes et l’Ecole participe au Pacte républicain en assurant l’émancipation, l’accès aux connaissances et la formation à la citoyenneté des élèves. Mais en dépit de l’investissement et de la qualité des équipes pédagogiques, l’Ecole peine parfois à assurer ses missions.

L’Ecole est traversée par les maux qui parcourent la société. Le délitement et les recompositions du lien social au cours des trente dernières années de crise économique ne l’ont pas épargné. Le sentiment de désespérance, l’accroissement des inégalités et la prévalence du déterminisme social, l’incapacité́ collective à prévenir un décrochage scolaire devenu endémique sur fond de hausse continue du chômage, ont entamé la mission d’Egalité de l’Ecole. Les discriminations, l’écart entre les valeurs affichées et les réalités vécues au quotidien, les replis identitaires, les velléités communautaristes, les logiques d’entre-soi ont affaibli son ambition de fraternité́. En perdant ses anciens repères sans avoir eu le temps de forger les nouveaux, notre société laisse un espace à un relativisme propice aux amalgames et aux indifférences. L’Ecole ne suscite dès lors plus la confiance des élèves et des familles – qui pourtant continuent d’attendre beaucoup d’elle.

La République attaquée, l’école en première ligne

C’est sur cette toile de fond que les attaques terroristes du mois de janvier dernier, en frappant au cœur la République, ont reposé avec acuité la question du Vivre-ensemble, de la cohésion républicaine. Elles ont mis en évidence qu’une partie de la jeunesse de ce pays n’en partageait ni les valeurs ni le destin commun, que certains d’entre eux étaient attirés dans des réseaux terroristes organisés, que l’antisémitisme gangrénait toujours notre société et que les actes racistes étaient en recrudescence.

L’Ecole, le lendemain des assassinats à Charlie-Hebdo, s’est immédiatement retrouvée en première ligne. Des temps de discussions (parfois difficiles) et des minutes de silence (trop souvent perturbées) ont été organisés. Il faut rendre ici hommage au travail des enseignants – et des équipes éducatives - qui ont du gérer une situation exceptionnelle, à laquelle ils n’étaient pas nécessairement préparés. Ces moments ont mis en exergue la « mésinformation » de certains jeunes qui ne s’informent que par le biais des réseaux sociaux et répètent avec assurance des théories, farfelues ou dangereuses, mais qui instillent toujours le doute à l’égard des institutions et des médias traditionnels.

L’extraordinaire mobilisation du peuple français qui a suivi est porteuse d’une exigence vis-à-vis de l’ensemble de la société́, et singulièrement de l’Ecole dont le rôle et la place dans la République sont inséparables de sa capacité́ à faire connaître et à faire vivre la laïcité́ qui est le creuset de notre Vivre-ensemble.

La laïcité ou l’apprentissage du vivre ensemble

Avant d’aller plus loin, il nous apparaît important de présenter notre acception de la laïcité. Cet exercice s’impose d’autant plus qu’à droite et à l’extrême droite certains l’instrumentalisent depuis des années pour lui faire dire ce qu’elle n’a jamais dit, pour l’ériger en nouvelle religion ou couvrir des habits de la République leurs politiques de discrimination, de rejet et de discorde. Ainsi, les mêmes qui s’élèvent contre les prières de rue quand il s’agit des musulmans ne trouvent rien à redire quand elles sont mises en scène par Civitas contre le Mariage pour Tous…

Nous envisageons la laïcité comme la résultante de trois équations :

  • nul n’est obligé d’avoir une religion plutôt qu’une autre ;
  • nul n’est obligé d’avoir une religion plutôt que de n’en avoir aucune ;
  • nul n’est obligé de ne pas avoir de religion.

Ce périmètre de la laïcité relève moins dune définition que d’un apprentissage permanent du vivre-ensemble.

L’objectif de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 était de garantir la liberté de conscience pour tous, croyants, athées ou agnostiques. Pour cela, les législateurs n’ont pas proclamé la simple neutralité de l’Etat, mais sa séparation d’avec les religions.

Nous considérons que la laïcité n’est pour autant pas l’incroyance, ce n’est pas la non plus la stigmatisation des religions et de leurs fidèles.

Pour autant nous voulons rappeler que la laïcité est claire, nette et que si elle n’exclut personne, elle ne souffre aussi aucune dérogation. L’Etat est chez lui, et les Eglises restent chez elles. La laïcité n’est pas une valeur tiède, l’acceptation de tout, le renoncement à l’essentiel.

De la même manière, elle n’a nul besoin de préfixes, de suffixes et adjectifs : la laïcité se suffit à elle-même.

Elle n’est pas non plus une quatrième valeur dans la trilogie républicaine : elle est consubstantielle à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. Elle est la traduction concrète de ces trois valeurs.

Enfin, il nous semblerait dangereux de faire de laïcité un concept figé dans le marbre, un acquis définitif, une évidence. Comme la démocratie, elle est une conquête qui doit être refondée et reconstruite à chaque génération pour la mettre en harmonie avec les réalités de l’époque, sans rien céder sur les principes.

Promouvoir la laïcité, une priorité du Gouvernement

Nous savons dans quel état de déliquescence la droite a laissé l’école. Depuis des années, nous sommes interpellés par la communauté éducative sur l’inexorable délitement du lien entre certains jeunes et une République qui ne tient pas ses promesses, en particulier dans les quartiers que d’aucuns ont appelé les « territoires perdus de la République ». Des professeurs nous ont alerté sur leurs difficultés à enseigner la Shoah, des CPE nous ont fait part du développement des propos racistes et sexistes dans leur collège, des Présidents d’associations d’éducation populaire nous ont expliqué leur impossibilité à poursuivre leurs actions après la baisse drastique de subventions opérées par des collectivités passées à droite ou à l’extrême droite. ..

Ceux qui prétendent que le Gouvernement n’aurait pas anticipé la situation et qu’il ne l’aurait découverte qu’à la faveur des attentats se trompent lourdement. C’est en effet fort de cette connaissance du terrain éducatif que dès 2012, Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale, a fait inscrire dans la loi de Refondation de l’Ecole de la République, l’affichage dans toutes les écoles d’une Charte de la laïcité et a décidé la mise en place d’une heure hebdomadaire de cours de morale et de civisme pour tous les élèves du CP à la terminale, quelle que soit la voie choisie (générale, professionnelle, technique).

Le Gouvernement a par ailleurs pris la mesure de l’événement. Le 22 janvier, après une série de rencontres avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a présenté 11 mesures pour la « mobilisation de l’école pour les valeurs de la République » parmi lesquelles une Journée annuelle de la laïcité, la formation dès cette année des 1000 premiers ambassadeurs de la laïcité, de "réservistes citoyens", le rappel à l’autorité, un parcours citoyen,…

Beaucoup d’initiatives ont déjà été prises, et depuis de longues années, pour développer la citoyenneté ou le sens civique des élèves, toutes sont utiles et légitimes. Néanmoins, au regard de la situation, il est nécessaire d’aller plus loin. Nous avons retenu 4 axes prioritaires :

1- Favoriser la réussite de tous les élèves

Il faut mettre fin à l’écart que vivent trop d’élèves et leurs parents entre les principes de la République et leurs réalités quotidiennes, ce qui signifie une lutte prioritaire et sans merci contre le déterminisme social, qui est le moteur de la désespérance.

Le système éducatif en France est profondément inégalitaire parmi les pays de l’OCDE. S’il est adapté à la réussite de quelques élèves, il est synonyme d’échec pour tous les autres, à tel point qu’aujourd’hui l’école ne se contente plus seulement de reproduire les inégalités sociales, elle les aggrave. C’est ainsi que 32% des enfants d’ouvriers sortent du système éducatif sans diplôme, contre 5% pour ceux des cadres. C’est dans les écoles des quartiers populaires que l’on rencontre le plus de problèmes de santé, de consommation de drogue, d’incivilités et d’absentéisme.

Plus grave encore, chaque année 150.000 jeunes environ sortent du système éducatif sans diplôme, et pour beaucoup sans projet personnel. C’est ainsi que naît le terreau de la colère, de l’injustice, de la manipulation et de l’embrigadement. Nous devons agir pour éviter ces sorties prématurées, mais aussi pour que la sortie du système scolaire d’un jeune de 16 ans ne se double pas d’une « sortie de la société ».

C’est pour remettre l’école au cœur du projet républicain que le Gouvernement a engagé depuis 2012 la Refondation de l’école : création de 60.000 postes d’enseignants, instauration de la formation initiale et continue des enseignants et des personnels, nouveaux rythmes scolaires, dispositif plus de maitres que de classes, refonte de l’éducation prioritaire, plan contre le décrochage scolaire, revalorisation des métiers de l’éducation nationale, scolarisation des enfants de moins de 3 ans… Mais la Refondation devra aussi passer par l’enseignement professionnel et technologique pour le sortir de l’angle mort dans lequel il est installé depuis trop longtemps.

2- Assurer la continuité éducative sur les différents temps de vie

L’éducation ne relève pas que de l’école, elle procède d’abord des parents, mais aussi des nombreux acteurs éducatifs qui accueillent des enfants et des jeunes sur un territoire (centre de loisirs, association périscolaire, club de sport,...). Il est dès lors nécessaire que tous ces intervenants travaillent ensemble, qu’une coordination soit créée et qu’elle puisse aborder tous sujets ou toutes initiatives pour faire vivre la laïcité. Le sursaut ne doit pas venir que d’en haut, l’impulsion viendra aussi du terrain.

Pour ce faire, des lieux de réunion devront être ouverts, notamment en soirée. Dans des communes où les locaux sont rares, il faudra réfléchir à une amplification de l’ouverture des établissements scolaires en soirée.

Cette ambition éducative ne se fera pas sans l’éducation populaire. A côté et en complément de l’Ecole, elle accompagne les enfants et les jeunes dans l’apprentissage d’une citoyenneté active fondée sur la coopération, la responsabilité, le projet personnel et l’intérêt général.

Il est important que les parents qui le souhaitent (ce ne doit pas être une injonction) soient mieux associés à la vie de l’école. Ils sont encore trop souvent convoqués uniquement quand leur enfant va mal, ils continuent à être considérés comme un problème alors qu’ils sont une partie de la solution.

3- Former les acteurs éducatifs aux nouveaux défis de notre société

L’ère du numérique a profondément modifié le rapport des élèves à l’information, en particulier via les réseaux sociaux. Tout circule, sans filtre ni hiérarchie, ni distance. Il est nécessaire et urgent de lancer un grand plan de formation des professeurs, des élèves et de leurs parents à l'utilisation critique des réseaux sociaux.

Alors que les actes antisémites et racistes se développent dans notre pays, il faut poursuivre les actions de sensibilisation des élèves sur ces sujets en particulier sur les nouveaux vecteurs de haine (réseaux sociaux notamment). De nombreuses initiatives ont déjà été menées en région, le ministère de l’éducation nationale pourrait sur son site créer « une agence des bonnes pratiques ».

L’enseignement du fait religieux à l’école laïque doit devenir une priorité, la découverte et la compréhension critique des religions s’avèrent aujourd’hui indispensable.

De nombreux adultes accompagnent des classes lors de sortie scolaire, d’autres souhaiteraient reprendre leurs études,… Dans tous les cas, il faut mettre en place des formations pour adulte qui pourraient se dérouler à l’école.

4- Créer un continuum éducatif de la Maternelle à la fin du Collège

De nombreux observateurs remarquent que c’est à partir du collège que les jeunes commencent à perdre pied. Certains ressentent douloureusement la rupture avec l’école primaire, la multiplication des enseignants, le changement incessant des salles de cours…

Pour y remédier, il faudrait assurer un continuum éducatif de l'école maternelle à la fin du collège, éviter ainsi que ce denier soit perçu comme une étape qui sépare et trie les élèves avant le lycée.

Il faut à ce titre garantir le collège unique et assurer une réelle prise en compte de l'hétérogénéité des élèves. Cela suppose de travailler sur l’aménagement des villes, mais aussi sur la carte scolaire,…

Lorsque la République vacille, ce sont ses piliers qu'il faut consolider. Au coeur de notre projet de société, l'éducation, le droit à la réussite pour tous, priorités absolues des Socialistes, sont indissociables du principe de laïcité. Car ce qui est en jeu, c'est bel et bien l'avenir de notre jeunesse, la construction d'une citoyenneté émancipée et émancipatrice, la capacité individuelle et collective à "faire République". Sachons relever ce défi, pour nous et pour les générations à venir.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 11:00
Ci-dessous un texte de D § S et un texte de maintenant la Gauche...
Démocratie et socialisme G.Filoche

La ligne Valls-Macron n’a pas de majorité

Emmanuel Macron n’a pas trouvé de majorité pour faire adopter son projet de loi fourre-tout, et c’est tant mieux !

Resucée du très libéral rapport Attali, ce projet de loi part du principe que pour relancer l’économie, il faut toujours plus libéraliser et détricoter les protections que les salariés ont conquises par leurs luttes. Cette orientation n’a rien de moderne, elle est même assez ringarde. Mise en œuvre depuis plus de trente ans dans l’Union européenne, elle a plongé notre continent dans la crise et le chômage de masse.Cette politique n’a pas grand chose à voir avec les combats du socialisme et de toute la gauche. Quant à utiliser une procédure, le 49-3, qui a toujours été condamnée par les socialistes, ce n’est vraiment pas très glorieux !

Le débat sur la ligne Macron n’est pas terminé

Après le rejet très probable de la motion de censure de la droite, le débat sur la loi Macron arrivera au Sénat.

Trois organisations syndicales appellent déjà à une mobilisation interprofessionnelle le 9 avril. Il y a un mois pour élargir cette mobilisation, faire la démonstration que des forces sociales demandent une autre politique.

Il n’y a pas de ringards qui ne veulent rien moderniser !

Trop facile de se présenter comme des modernistes en mettant en cause les acquis sociaux. La modernité, elle est du côté de celles et ceux qui plaident pour des mesures en faveur du pouvoir d’achat et qui militent pour une réforme fiscale, une réforme bancaire, un éco-socialisme qui ouvre la perspective d’un autre modèle de développement économique.

Que les forces politiques, sociales, associatives se rassemblent sur ces quelques objectifs devient une urgence !

Une perspective existe !

Il y a besoin d’unité contre la droite et contre la montée du vote Front national. Une unité qui se construise sur un contenu : des mesures d’urgence, d’une part, répondant aux attentes populaires, des projets de transformation, d’autre part, pour sortir de la logique de la fraude fiscale et de la finance.

Une majorité à gauche y est favorable. Le PS peut renouer avec ce qui a fait sa victoire en 2012. Un gouvernement de toute la gauche rose, rouge, verte en serait le débouché naturel.

Il y a urgence à s’engager dans cette voie car la voie sociale-libérale nous mène dans le mur tout autant que celle qui joue sur le sectarisme et la division à gauche.

L’unité sur un contenu : construisons-la ensemble !

Début février est paru un appel unitaire de 117 personnalités de toute la gauche politique, syndicale, associative intitulé :

Loi Macron : pour nous c'est Non

Voir ici : http://www.humanite.fr/appel-loi-macron-pour-nous-cest-non-564456

Cet appel peut désormais être signé en ligne pour faire grandir le mouvement contre cette loi.

Une première étape a eu lieu mardi avec le 49-3. Mais rien n'est définitivement joué.

La discussion arrivera au Sénat en avril. Il y a donc du temps pour multiplier les initiatives et tout faire pour bloquer cette loi et ces attaques contre le droit du travail.

Pour signer c'est ici http://appelcontrelaloimacron.wesign.it/fr

Faites circuler très largement.

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Communiqué de presse de Maintenant la Gauche

La loi Macron : un texte minoritaire, un passage en force qui sonne comme un aveu de faiblesse

Après plusieurs semaines de débat sur une loi « fourre-tout », selon l’expression du premier secrétaire et député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, François Hollande et Manuel Valls ont décidé d’engager la responsabilité du Gouvernement. L’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution est un passage en force qui sonne comme un aveu de faiblesse.

Ce qui est en cause, c’est le fond du texte. Le projet de loi Macron ne s’inscrit en rien dans nos engagements de campagne de 2012, et va même directement à leur encontre (extension du travail de soirée et du dimanche sans contreparties minimales, privatisation d’aéroports rentables, réforme par ordonnance du droit du travail, facilitation des licenciements collectif, distribution d’actions gratuites sans ciblage…), François Hollande et Manuel Valls ont donc opté pour le passage en force en recourant à l’article 49-3 de la constitution.

Ce recours manifeste clairement un désaveu cinglant pour le gouvernement de Manuel Valls. En divisant les socialistes, en s’éloignant volontairement du rassemblement de la Gauche et des écologistes, le premier ministre a cru pouvoir imposer une ligne politique contraire à tous les engagements de 2012. A l’évidence, cette voie est une impasse. Il faudra bien que le président de la République en tire les conséquences.

La projet Macron est une mauvaise loi qui divise la gauche et le pays, qui ne créera ni emploi, ni croissance et qui met en cause notre modèle social et républicain. Sur des sujets comme le travail du dimanche, tous les syndicats sont opposés et même la CGPME du côté patronal.

Nous n’avons cessé d’avertir le gouvernement et le président de la République sur les graves risques de division qu’elle générait et surtout sur les inacceptables régressions sociales qu’elle organisait.

Le gouvernement persiste donc dans sa volonté de passer en force, sans même prendre en compte les demandes du Parti Socialiste et moins encore les contre-propositions qui ont été présentées pour rétablir plus de justice sociale. Visiblement, il ne prend pas la mesure des graves difficultés du pays et singulièrement des couches populaires, des plus modestes qui attendent autre chose que cette loi qui renforce le poids des financiers, la dérégulation sociale et ré-ouvre une vague importante de privatisations.

Nous avons la conviction qu’on ne règle pas des problèmes politiques à gauche en employant l’une des armes les plus coercitives de la 5ème République. A quoi bon débattre pendant plus de 200 heures à l’Assemblée nationale pour lui enlever in fine le droit de vote ?

Ce tour de passe-passe constitutionnel ne saurait éteindre l’indispensable débat à gauche sur la nécessaire inflexion de la politique du gouvernement pour relancer l’économie et créer de l’emploi.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 17:14

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150218tribe1a229a48/voici-ce-qu-a-propose-la-grece-a-l-eurogroupe.html#

Romaric Godin, 18-02-2015 Ce que la Grèce a proposé le 11 février

|…] Athènes demande une extension de la date d'échéance de l'aide au pays, fixée au 28 février, afin d'entamer une "vraie négociation de bonne foi pour forger un nouveau contrat entre nous".

D'où l'idée d'un programme "pont" qui, précise Yanis Varoufakis, "ne doit pas être considérée comme une reconnaissance de la logique du programme précédent ni comme une partie de cette dernière". Ce programme doit permettre à la Grèce de rembourser les échéances du FMI et, surtout de la BCE (6,7 milliards d'euros de bons arrivants à échéance en juillet et août).

L'engagement budgétaire

Athènes s'engage très fortement à "maintenir des finances publiques saines" et propose un objectif d'excédent budgétaire de 1,5 % du PIB, soit celui obtenu en 2014 par le pays, au lieu des objectifs fixés dans le mémorandum de 3 % du PIB en 2015 et de 4,5 % du PIB en 2016. Selon la partie grecque, "cet objectif est suffisant - dans le cadre de prévisions très raisonnables - pour réduire la trajectoire du ratio d'endettement du pays". […]

Les réformes

Sur les réformes, le gouvernement Tsipras prend des engagements forts concernant "la levée de l'impôt, la gestion des finances publiques, la réforme de l'administration publique, l'amélioration du climat des affaires, le cadastre, la réforme du système judiciaire et la lutte contre les rentes". […]

Il s'engage aussi à combattre la corruption et l'évasion fiscale. Et demande même la collaboration des autres pays de la zone euro sur la question, "parce que cela renforcera la confiance entre la Grèce et ses partenaires".

Les privatisations

Concernant les privatisations, Yanis Varoufakis ne les rejette pas d'emblée, mais veut une approche "non dogmatique". Il affirme que la privatisation de l'autorité portuaire du Pirée n'a pas été annulée.[…]

Ensuite, la volonté de gérer la question du financement sur d'autres bases que celles instaurées par la troïka : la confiance plutôt que l'injonction. Mais Athènes fait de larges concessions à ses partenaires : sur les réformes, sur les privatisations et sur la politique budgétaire.

Il s'agit donc de vraies propositions, contrairement à ce que Wolfgang Schäuble a prétendu. Yanis Varoufakis n'est pas arrivé les mains vides, comme on l'a affirmé. L'absence de chiffrage s'explique: la Grèce ne demande pas l'aumône pour ses dépenses courantes, mais un financement européen pour rembourser la BCE.[…]

http://www.greekcrisis.fr/2015/02/Fr0410.html#deb

Panagiotis Grigoriou, Athènes le 17 février 2015 (extraits)

[….] Le fond de l’affaire... se préciserait. Les élites allemandes iraient alors jusqu’au bout dans... leur gestion de l’Union Européenne. Espérons-le en tout cas, et nous sommes de plus en plus nombreux à le souhaiter ainsi en Grèce, pour enfin briser la chaîne de l’euro et cela, jusqu’à son effondrement. Car tout le monde sait combien cette monnaie de singe est consubstantielle de la première grande escroquerie en cette Europe du XXIe siècle.

C’est ainsi que le carême orthodoxe commence en Grèce lundi 23 février, pratiquement au moment où l’ultimatum allemand formulé lors de l’Eurogroupe expirerait. Au conditionnel, bien entendu comme tout le reste en ce moment. Enfin. En tout cas, et d’après les déclarations de Yanis Varoufákis, le texte consensuel présenté par Michel Sapin accepté par Alexis Tsípras, a été remplacé in extremis par un autre texte... plus allemand, présenté par le valet Jeroen Dijsselbloem. […]

Peut-être que Michel Sapin l’ignore, mais le porte-parole et député de la Rivière, Haris Theoháris, Secrétaire des entrées fiscales au ministère de finances sous Samaras, a effacé tout à fait illégalement, dettes et amendes s’élevant à plusieurs centaines de millions d’euros, cela évidemment au profit d’un nombre restreint d’oligarques d’Athènes, grands escrocs, et cependant couverts par l’escroquerie politique de Samaras et de Venizélos... eux-mêmes couverts jusqu’à présent par la Troïka (UE, FMI, BCE). Tout simplement.[…]

Soit l’UE disparaîtra, soit les régimes démocratiques basés sur la souveraineté populaire et des pouvoirs qui en découlent seront définitivement abolis par une nouvelle variante de l’absolutisme. Entre les deux, rien d’autre n’est désormais possible. En Grèce, nous le savons déjà.[…]

Dans un théâtre proche de la place de la Constitution, on représente “Fin de Partie”, la pièce connue de Samuel Beckett. Nous ne savons pas jusqu’où tiendra le gouvernement SYRIZA/ANEL, comme nous ignorons (encore) tout, d’un (probable ?) compromis entre... la mort et la vie, lors des prochains Eurogroupe. Nous sommes toutefois de plus en plus nombreux à souhaiter et à vouloir la rupture complète.

Athènes, tout juste un souffle de liberté.

http://kahimeihelada.blog4ever.com/17022015-derniere-ligne-droite

{….] Comme vous le savez les grecs ne veulent pas quitter l'Euro et il y a pas mal de forces centrifuges dans la coalition gouvernementale, Kamenos entre autre, comme dans le gouvernement et dans Syriza pour un retour à la Drachme.

Devant l'imbécilité crasse de l'ultimatum de l'Eurogroupe, « vous rampez ou vous allez vous faire voir » il ne peut y avoir qu'un refus ou une soumission.

Un refus de ramper est assez bien vu pour le moment, l'opinion publique est encore prête à l'entendre, aussi nous allons à grand pas vers la cessation de paiement.

Cette dernière permettrait une chose : la sortie de l'euro où la constitution d'une monnaie interne comme ça se fait dans certains pays. Le Liban par exemple a deux monnaies, le dollar et la livre libanaise et elles sont interchangeables.

Dans le pire des cas, l'euro serait abandonné. Le problème sera de le faire avaler par l'électorat.

Premier atout, le NON (Όχι en grec) est très populaire et celui qu'envoie Tsipras en ce moment est bien vu.

Deuxième atout, Tsipras annonce des mesures populaires anti-austérité tellement attendues pour la deuxième moitié de la semaine. Fin de la semaine il sera au fait de sa gloire.

Et c'est là que l'Eurogroupe annoncera qu'il ne peut plus rien pour la Grèce. A quoi le gouvernement l'accusera d'acharnement.

Et il en découlera automatiquement une sortie de l'Euro pour la fin du mois de février ou un peu plus tard. Celle-ci paraitra inévitable pour les grecs et conséquence d'une hyper-rigidité de l'Allemagne.

Quel sera l'intérêt de cette sortie ?

Tsipras y réagira vertement, accusant l'Allemagne, disant qu'il a été abusé car il a toujours cru, dit, espéré et désiré un accord de dernière minute. Il annoncera alors alors qu'il considère la dette comme nulle et non avenue.

Et à la trappe la dette ! […]

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/02/17/censurer-le-chantage/

Jean-Luc Mélenchon, 17 février 2015, après sa rencontre avec Hollande.

[….] De toute façon, le sujet de notre entretien était autre. Il concernait une autre brutalité : celle qui est faite au peuple grec. Une étrange négociation est engagée avec le gouvernement Tsipras. Etrange d’abord parce qu’elle a eu lieu tout le week-end sur un texte qui n’a pourtant pas été mis sur la table lundi à l’ouverture de la discussion officielle de l’Eurogroupe. Etrange encore parce qu’elle se fait avec un pistolet sur la tempe grecque, c’est-à-dire sous la menace de voir couper la circulation monétaire du pays. Est-ce vraiment une négociation dans ces conditions ? La France ne peut accepter que cette méthode soit appliquée une fois de plus ! On se souvient qu’elle l’a déjà été contre Chypre. La coupure doit intervenir au plus tard d’ici au 28. Mais le seul fait de l’avoir évoquée a déjà provoqué des sorties massives de capitaux. Le moment où les caisses seront à sec sans pouvoir les réapprovisionner s’avance. Aucun pays ne peut résister à ce traitement. En toute hypothèse, le 28, c’est la coupure. S’il n’y a pas d’accord, c’est-à-dire dans l’esprit de Merkel et Schauble « s’il n’y a pas de capitulation ». Tel quel. L’Eurogroupe ne sera en effet convoqué une nouvelle fois que si les Grecs acceptent la reconduction du plan de la Troïka. Le rêve des eurocrates allemands est que Tsipras cède. Ça n’en prend pas le chemin. Le programme social de Syriza sera adopté cette semaine. On voit la réplique aux mauvaises manières. Si c’est une partie de bluff du côté des Allemands et de leurs alliés, le résultat final n’est assuré pour personne. […]

Bilan de situation : l’euro peut se disloquer la semaine prochaine car seuls les fous peuvent croire que la monnaie unique peut devenir une monnaie à géométrie variable. Bien sûr, il existe une thèse où les Allemands voudraient d’un éclatement qui les laisserait seuls à la tête d’une entité monétaire forte en Europe de l’est, où le capital germanique domine tout et dans une partie du sud. Cette thèse a ses objections et notamment le renchérissement brutal de tous les produits allemands à l’export amenuisant brutalement le seul avantage comparatif dont dispose ce pays, pour l’instant ! […]

https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/ultimatum-a-la-grece-le-pari

[…] Le bras de fer actuel entre le gouvernement grec et le reste de l’Eurogroupe a un enjeu clair : savoir si la Grèce pourra ou non mettre en œuvre les premières mesures annoncées par Alexis Tsipras. Le texte que la Grèce a refusé de signer interdisait en effet toute « mesure unilatérale », « particulièrement dans les domaines de la politique fiscale, des privatisations, des réformes du marché du travail, de l’économie et des retraites ». Autrement dit, il aurait obligé le gouvernement grec à annuler toutes les mesures déjà annoncées sur le SMIC, les retraites, les privatisations…{…]

Si les instances européennes persistaient dans leur intransigeance, la Grèce pourrait être légitimement amenée à prendre des mesures unilatérales pour financer son économie en émettant des euros. Les instances européennes seront alors confrontées à un choix : expulser la Grèce, et précipiter l’éclatement de la zone euro, ou accepter de négocier réellement. La mobilisation solidaire des citoyens européens sera décisive dans la balance, en particulier lors de la journée d’action Blockupy Frankfurt devant la BCE le 18 mars prochain.

http://blogs.mediapart.fr/edition/que-vive-la-grece/article/050215/nous-sommes-avec-la-grece-et-leurope

[…] Le gouvernement grec a raison d’exiger une annulation de sa dette vis-à-vis des partenaires européens. Cette dette est insoutenable et ne sera jamais remboursée quoi qu’il advienne. Il n’y a donc pas de perte économique pour les autres pays et leurs contribuables. Au contraire, un nouveau départ pour la Grèce permettra de relancer l’activité, d’augmenter les revenus et de créer des emplois et bénéficiera ainsi aux pays voisins. Nous demandons instamment aux créanciers de la Grèce de saisir cette chance et d’exposer clairement et honnêtement ces faits aux populations.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement le sort de la Grèce, mais bien le futur de l’Europe dans son ensemble. Une politique de menaces, d’ultimatum, d’obstination et de chantages signifierait aux yeux de tous l’échec moral, politique et économique du projet européen. Nous demandons instamment aux leaders européens de rejeter et de condamner toutes les tentatives d’intimidation et de coercition à l’égard du gouvernement et du peuple de Grèce. […]

http://alencontre.org/europe/grece-le-bras-de-fer-est-engage.html

Michel Husson, 8 février 2015

[…]La position du nouveau gouvernement s’est assez rapidement dessinée : affirmation de la volonté de négocier mais aussi rappel du principe d’une part importante de Syriza (« pas de sacrifices pour l’euro »), et refus de négocier avec la Troïka. Puis vinrent les propositions, dont les grandes lignes ont été exposées par Varoufakis [7]. Elles sont modérées ou raisonnables et consistent en échange de dette (swap) par création de deux nouvelles sortes de titres. Les premiers remplaceraient les aides européennes consenties en 2012 dans le cadre du mécanisme européen de stabilité (MES) et seraient indexés sur la croissance. Les seconds seraient des obligations perpétuelles remplaçant les titres grecs détenus actuellement par la banque centrale européenne.

Varoufakis a ensuite annoncé qu’il avait choisi la banque Lazard pour le conseiller dans la négociation. C’est la même banque qui était intervenue lors de la restructuration de 2012. Son vice-président pour l’Europe est Mathieu Pigasse, banquier « de gauche », qui par ailleurs dirige les Inrockuptibles - un magazine branché - et contrôle, avec Pierre Bergé et Xavier Niel, Le Monde et L’Obs.

Alléger la dette plutôt que l’annuler

Pigasse a détaillé ses propositions dans un entretien sur France Inter [8]. Elles consistent à diviser par deux la dette détenue par des créanciers publics, soit une réduction d’environ 100 milliards d’euros sur un total de 320 milliards. Cela permettrait ainsi à la Grèce d’atteindre à moindres frais l’objectif d’un ratio dette/PIB de 120 % du PIB. Il ne s’agit donc pas d’une annulation de la dette, mais d’un « allégement » ou d’une « dilution », pour reprendre les termes de Pigasse. Il explique ainsi l’idée d’indexer les titres sur la croissance : « je vais vous rembourser dès lors que ma croissance va être supérieure à un taux déterminé ». Ce premier dispositif porterait sur 75 milliards d’euros. Quant aux titres perpétuels, ils portent intérêt mais peuvent ne pas être remboursés, ou dans très longtemps : 100 ou 150 ans selon Pigasse. Ils concerneraient les 25 milliards d’euros restants.[…]

​Il faut maintenant évaluer les propositions du gouvernement grec, en commençant par balayer les chiffres extravagants qui ont circulé. En France, on nous a expliqué que l’effacement de la dette grecque coûterait en moyenne entre 650 et 731 euros à chaque contribuable. En réalité, le manque à gagner ne serait que de 10,5 euros par adulte résidant en France, comme l’établit avec la plus grande clarté un article de La Tribune. […]

Le bilan de ce qui n’est qu’un premier round n’est pas si mauvais. Le positionnement du gouvernement grec a reposé sur un mélange plutôt bien dosé de fermeté sur les orientations et d’ouverture à une négociation « raisonnable ». Cela a suffi pour faire sortir la BCE du bois et révéler – s’il en était besoin – sa vraie nature, au service des intérêts de la finance. Et surtout, le gouvernement a gagné en légitimité : en Grèce même, en montrant qu’il fait face aux pressions de la finance, mais aussi dans l’ensemble de l’Europe où le soutien à l’expérience menée par Syriza a maintenant un objectif précis, celui de desserrer l’étau de la BCE sur la Grèce.

Il faut aussi comprendre que le gouvernement grec se bat sur deux fronts : contre le poids de la dette et donc contre la rigueur des institutions européennes mais aussi contre l’oligarchie. C’est ce deuxième combat qui est sans doute le plus décisif pour, au-delà des mesures d’urgence, remettre la Grèce sur la voie d’un modèle de développement plus stable et donc plus égalitaire. Or, les rythmes ne sont pas les mêmes : il y a urgence sur le front de la dette mais le combat anti-oligarchique suppose que soient mises en place les (bonnes) réformes structurelles et cela prendra plus de temps. La stratégie consistant à régler temporairement, et même si c’est a minima, la question de la dette, peut permettre de réorienter plus rapidement l’action politique sur la situation interne.

Certains, comme Frédéric Lordon [10], pensent que Syriza n’a que deux choix possibles : ou bien « passer sous la table », autrement dit se coucher, ou bien la « renverser » en sortant de l’euro. Une sortie de l’euro ne peut évidemment être exclue, compte tenu de la volonté forcenée des institutions européennes de faire capoter l’expérience. Mais une dévaluation ne constituerait pas en soi une bouffée d’oxygène suffisante pour résorber les déséquilibres structurels de l’économie grecque et ne permettrait pas non plus de se protéger des mesures de rétorsion.

La Grèce vit une de ces périodes où l’histoire s’accélère, où les rapports de force se modifient rapidement. Son gouvernement et son peuple sont confrontés à des intérêts puissants qui n’acceptent pas la victoire électorale de Syriza, le résultat d’un « vote insurrectionnel » selon le Financial Times. Le soutien à l’expérience menée en Grèce ne peut pas et ne doit pas être inconditionnel : ce serait le pire des services à lui rendre. Ce soutien doit passer par une analyse la plus détaillée possible des développements, par des suggestions et des critiques. Mais la tâche la plus urgente et la plus déterminante est de construire, partout en Europe, la résistance aux pressions que subit la Grèce et de briser son isolement. Un récent appel lancé à l’initiative des principaux dirigeants syndicaux allemands [11] affirme que la Grèce n’est pas une menace mais une chance pour l’Europe ; un autre appel international d’économistes et d’universitaires adresse un message similaire aux gouvernements et aux institutions européennes [12] : c’est ce type de soutien dont la Grèce a immédiatement besoin. L’avenir des peuples européens se joue aujourd’hui en Grèce.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:07

Israël contre les Juifs

C’est un refrain bien établi. Vous critiquez Israël et le sionisme ? Vous êtes antisémite ! Un Juif français veut pouvoir « vivre son judaïsme » ? On l’invite à faire son « alyah » et à apporter sa pierre à la colonisation de la Palestine.

On essaie de nous marteler que l’histoire des Juifs s’est achevée et qu’Israël en est l’aboutissement. Israël fonctionne comme un effaceur de l’histoire, de la mémoire, des langues, des traditions et des identités juives. La politique israélienne n’est pas seulement criminelle contre le peuple palestinien. Elle se prétend l’héritière de l’histoire juive alors qu’elle la travestit et la trahit. Elle met sciemment en danger les Juifs, où qu’ils se trouvent. Et elle les transforme en robots sommés de justifier l’injustifiable.

Retour sur un passé récent

L’histoire des Juifs français n’a strictement rien à voir avec Israël. Régulièrement spoliés, massacrés ou expulsés par différents rois très chrétiens, les Juifs ont acquis la citoyenneté française avec l’Abbé Grégoire pendant la Révolution. Ces deux derniers siècles ont été marqués par une quête de la citoyenneté et de l’égalité des droits. L’affaire Dreyfus a révélé que, si une partie de la société française était antisémite, une autre partie, finalement majoritaire, considérait que l’acquittement et la réhabilitation de Dreyfus étaient l’objectif de tous ceux qui étaient épris de liberté et refusaient le racisme. L’histoire des Juifs français a été marquée par leur participation importante à la résistance contre le nazisme et le régime de Vichy, puis par l’engagement de nombre d’entre eux dans des luttes progressistes et/ou anticoloniales. Les intellectuels juifs de cette époque s’appelaient Raymond Aubrac, Marc Bloch, Laurent Schwartz, Pierre Vidal-Naquet, Stéphane Hessel. C’était une époque où beaucoup de Juifs pensaient que leur propre émancipation passait par celle de tou-te-s. C’était une époque où le racisme, le fascisme et la haine de l’autre étaient considérés comme des abjections à combattre. Les enfants juifs allaient à l’école publique, jamais il ne leur serait venu à l’idée de se séparer des autres dans des écoles confessionnelles.

On s’efforce aujourd’hui en Israël d’effacer l’histoire des Juifs dans les différents pays où ils ont vécu. Si les Juifs ont longtemps été considérés par les antisémites en Europe comme des parias inassimilables et s'ils ont été persécutés parce qu’ils constituaient un obstacle aux nationalismes fous qui rêvaient de sociétés ethniquement pures, ils n’ont jamais recherché la séparation mais au contraire l’insertion à l’intérieur des sociétés dans lesquels ils vivaient.

Une assignation à la désertion

On fait un saut de quelques années. En tête d’une gigantesque manifestation parisienne censée dénoncer le terrorisme, on trouve trois criminels de guerre, Nétanyahou, Lieberman et Bennet qui viennent de s’illustrer dans le massacre de plus de 2000 Palestinien-ne-s (essentiellement des civil-e-s) à Gaza pendant l’été 2014. Profitant de l’émotion causée par l’attentat antisémite de la Porte de Vincennes, Nétanyahou est autorisé (par le gouvernement français) à déclarer aux Juifs français qu’ils sont en insécurité en France et qu’ils doivent partir dans leur « vrai » pays, Israël.

En fait, le sionisme n’a jamais combattu l’antisémitisme. Il s’en est toujours nourri avec en permanence un seul et unique but : faire immigrer le maximum de Juifs en Israël. Du coup, Nétanyahou n’hésite pas à mettre en danger les Juifs français. Il en fait des étrangers dans leur propre pays, des « touristes » qui n’ont pas compris que leur « patrie » est là-bas. Les Juifs sont sommés d’être des « traîtres » (à la seule et unique cause, celle du Grand Israël de la mer au Jourdain) ou des complices. La France a toujours été un échec pour Israël : à peine 80000 Juifs sont partis depuis 1948 et une moitié est revenue. Alors la propagande se fait assourdissante. Pourtant, s’il y a bien un pays où les Juifs sont en insécurité, c’est Israël et il sera ainsi tant que la destruction de la Palestine se poursuivra.

À « l’alyah » (la montée) des vivants vers Israël, s’ajoute à présent celle des morts. Les autorités israéliennes incitent vivement les Juifs français à faire enterrer leurs proches en Israël. Ainsi les victimes de la tuerie de la porte de Vincennes ont été inhumées au cimetière de Givat Shaul.

Ce « quartier » de Jérusalem, c’est l’ancien Deir Yassine, le village martyr de la guerre de 1948 où les milices de l’Irgoun dirigées par Menachem Begin ont massacré toute la population avant que le village ne soit, comme tant d’autres, rayé de la carte. Quel symbole !

Israël à l’avant-garde de l’islamophobie

Les Juifs ont vécu pendant des centaines d’années dans le monde musulman. Ils ont même été accueillis par l’empire ottoman après leur expulsion d’Espagne en 1492. Aujourd’hui, Israël participe à la diabolisation des Arabes et des musulmans en se comportant en élève modèle du « choc des civilisations ». Le racisme anti-arabe et l’islamophobie s’expriment ouvertement, des politiciens en ont fait leur fond de commerce et les passages à l’acte sont fréquents. Les crimes de masse comme à Gaza ou la multiplication des propos racistes (Pour le rabbin Rosen, les Palestiniens sont des Amalécites et la Torah autorise qu’on les tue ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux) laisseront des traces. Comment imaginer que ce qui est infligé aux Palestiniens sera sans conséquences ?

En Israël, des propagandistes rivalisent pour expliquer que les Juifs ont vécu l’enfer dans le monde musulman, masquant le fait que l’antisémitisme a été avant tout une invention européenne et chrétienne. Les Juifs orientaux subissent en Israël des discriminations sociales et un mépris raciste. Ils ont souvent été humiliés et discriminés à leur arrivée. Ils sont coupés de leurs racines et poussés à renier leur identité. L’expulsion des Palestiniens de 1948 est présentée comme un « échange de population » alors que le sionisme est le principal responsable, et de la Nakba, et du départ des Juifs orientaux de leurs pays.

Qu’y a-t-il de juif en Israël ?

Les sionistes ont théorisé l’idée que les Juifs et les non-Juifs ne peuvent pas vivre ensemble. C’est totalement contraire à tout ce qui s’est passé pendant des centaines d’années. Cela va à l’encontre de l’aspiration des Juifs à sortir des ghettos, des mellahs et des juderias pour devenir des citoyens normaux.

Les Juifs religieux qui émigrent en Israël y rencontreront rarement la religion telle qu'elle a été pratiquée pendant des siècles. Le courant national-religieux s’est imposé. Ce courant intégriste a totalement révisé la religion. Le « peuple élu », ça n’a jamais voulu dire qu’il a plus de droit que les autres mais au contraire qu’il a plus de devoirs. Parmi les préceptes, il y a « ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse » et « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». « L’an prochain à Jérusalem », ça n’a jamais voulu dire qu’il faut réaliser le nettoyage ethnique en cours, mais « vivement que le Messie vienne ». L'hébreu a toujours été une langue religieuse interdite à l'usage profane. La religion juive est une religion de « l’exil ». L’installation sur cette terre (d’Israël/Palestine) avant l’arrivée du Messie et a fortiori l’établissement d’un Etat juif étaient interdits. D’ailleurs les Juifs expulsés d’Espagne en 1492 ne sont pas allés à Jérusalem. Herzl a rencontré une hostilité quasi unanime des rabbins contre le projet sioniste dès qu’il a été question d’établir un État juif en Palestine.

Pour les Juifs laïques, les valeurs dominantes d’Israël sont à l’antithèse de ce que sont pour eux les valeurs du judaïsme. Où trouve-t-on dans la tradition juive le racisme, le chauvinisme, le militarisme, le négationnisme de l’existence et de la dignité de l’autre ? Qu’y a-t-il de commun entre ce qu’ont représenté les grands intellectuels juifs (Einstein, Freud, Arendt, Kafka, Benjamin …) et les criminels de guerre qui dirigent Israël ? Qu’est devenue en Israël la mémoire de celles et ceux qui ont lutté contre le fascisme et le colonialisme (Marek Edelman, Abraham Serfaty, Henri Curiel …) ? De quel héritage juif peuvent se prévaloir les colons et les militaires qui justifient à l’avance les violences et les crimes commis contre les Palestiniens ?

Comme l’écrit l’historien israélien Shlomo Sand à propos du livre de Yakov Rabkin Comprendre l’État d’Israël, « celui qui voit dans le sionisme une continuation du judaïsme ferait bien de lire ce livre. Mais celui qui croit que l’État d’Israël est un État juif est obligé de le lire ».

Certains Juifs pensent qu’après le génocide nazi, Israël est l’ultime refuge.

Au nom de quoi les dirigeants israéliens peuvent-ils brandir partout l’antisémitisme et le souvenir du génocide ? Les sionistes n’ont joué qu’un rôle marginal dans la lutte contre l’antisémitisme et la résistance au nazisme. Certains dirigeants sionistes ont même eu un comportement honteux pendant la montée du fascisme (Ben Gourion avec les accords de Haavara, 1933) et à l’époque de l’extermination (le groupe Stern assassinant des soldats et des dignitaires britanniques). Comment ne pas comprendre que la mémoire du génocide signifie « que cela n’arrive plus jamais » et pas « que cela ne NOUS arrive plus jamais », ce qui correspond à une vision tribale de l’humanité totalement contraire à toutes les formes d’héritage juif.

Refuser l’assignation et la peur, refuser toutes les formes de racisme et de discrimination.

Il y a des confrontations qui ont du sens : les luttes contre l’oppression, la domination, le colonialisme, pour l’égalité des droits. On nous vend aujourd’hui une guerre qui n’est pas la nôtre : celle d’un monde dit « civilisé » contre le « terrorisme islamique ». Dans cette « guerre », les musulmans sont considérés comme des terroristes en puissance et sont sommés de « prouver » qu’ils ne sont pas des complices de Daesh.

Et les Juifs sont assignés à soutenir sans réserve une politique israélienne criminelle contre les Palestiniens et suicidaire pour les Juifs.

Cette fuite en avant criminelle tient par la peur. Ce syndrome assure le consensus à un point tel qu'un négociateur palestinien (le professeur Albert Aghazarian) a pu dire que les Israéliens ont peur de ne plus avoir peur. Cette peur irrationnelle a gagné beaucoup de Juifs français.

Dans le contexte du « choc des civilisations », prétexte des dominants pour ensanglanter le monde, il y a en France une montée générale de toutes les formes de racisme. Contrairement à l’image fabriquée par les principaux médias, le racisme frappe essentiellement tous les « dominés », toutes les victimes de l’apartheid social : Arabes, Noirs, Roms. Il prend une nouvelle tournure en se masquant derrière l’islamophobie. Comme il n’est plus politiquement correct de dire « sale arabe », on diabolise l’islam.

Il y a aussi une incontestable et détestable montée de l’antisémitisme. Mais les différentes formes de racisme ne sont pas traitées de la même façon.

Les dirigeants israéliens et en France le CRIF, participent activement à la stigmatisation des musulmans. Ils affirment contre toute évidence qu’il n’y a qu’un seul racisme à dénoncer (l’antisémitisme) et qu'on est à la veille d'une nouvelle « nuit de cristal ». Ils font apparaître les Juifs comme ceux que le pouvoir protège alors que l’idéologie sécuritaire, les déclarations des principaux dirigeants et le travail nauséabond de pseudo intellectuels, visent une seule population déclarée dangereuse.

Les stéréotypes antisémites se nourrissent aussi de la complicité du CRIF avec la politique israélienne et de la partialité évidente du pouvoir.

À l’heure des confusions, l’indignation légitime contre les crimes israéliens fait monter l’antisémitisme et les quelques paumés attirés par la violence effroyable de Daesh commettent des attentats criminels contre les Juifs parce que Juifs.

La lutte contre le racisme ne peut pas être découpée. Choisir certaines « bonnes » victimes contre dautres est à l’antithèse du combat antiraciste. La politique israélienne et la négation totale des droits du peuple palestinien ne protègent absolument pas les Juifs. Au contraire.

Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu « tuer le Juif », celui qui pensait que son émancipation passait par celle de l’humanité. Comme le dit le militant israélien anticolonialiste Eitan Bronstein :

« nous ne serons jamais libres tant que les Palestiniens ne le seront pas ». En refusant le tribalisme, les Juifs français réaffirmeront une histoire dont ils peuvent être fiers.

C’est tou-te-s ensemble qu’il faut combattre tous les racismes, toutes les stigmatisations, toutes les discriminations. C’est tou-te-s ensemble qu’il faut défendre le droit, en Palestine comme ici.

Pierre Stambul

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 11:08
Législative partielle du Doubs : pas de triomphalisme, c'est une réelle défaite

Par Rémi Demersseman-Pradel

Lire ce décryptage directement sur le blog de l'association NVS.

Oui, défaite dimanche, défaite de ceux qui espéraient un retour spontané de nos concitoyens vers les partis républicains.

C'est la défaite de toute la République à laquelle on a assisté dimanche soir.

Alors oui, sur le fil la place est préservée, mais nous, socialistes, nous nous sommes couchés avec un goût très amer dans la bouche. Comment n'avons nous pas réussi à fédérer les citoyens, comment n'avons nous pas réussi à creuser l'écart? Cet écart si important pour un avenir solidaire, cet écart si important pour nos générations futures...

1 personne sur 2 s'est abstenue, plus de 6.000 électeurs UMP ont préféré voter FN... Quel désamour, quel désintérêt pour la chose politique vivons-nous là !

Ces électeurs nous montrent que nous ne pouvons pas nous appuyer sur un renouveau républicain. L'esprit "Charlie" n'aura pas duré un mois. Progressivement, notre Société continue de sombrer dans un profond égocentrisme.

Une grande partie de nos concitoyens ne différencient plus ce qui est bon pour notre vivre ensemble et ce qui ne l'est pas. Ils sont toujours plus nombreux à penser que le FN est une solution préférable aux politiques en échec depuis 40 ans. Ils espèrent un vrai changement, une vraie politique proche des préoccupations quotidiennes, ils attendent des hommes politiques sincères, honnêtes, humains qui appliquent une politique d'exemplarité, une politique par la preuve. Et des résultats concrets dans leur vie.

Ce que nous disons depuis 3 ans est validé : il est nécessaire de changer de politique et de recommencer à "faire Société".

Ceux qui se battent dans les partis pour des places, ceux qui pensent que leur place est plus importante que les réformes nécessaires, ceux-là se battent pour de futures ruines. Soyons les autres !

Les solutions sont connues, vous en trouverez quelques-unes sur le blog de la contribution collective pour le prochain congrès de Poitiers : Pour nos générations futures, osons un avenir écologique et solidaire.

Rémi DEMERSSEMAN-PRADEL

Porte-parole de NVS.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 18:04

Proposition de loi relative à l’assistance médicalisée pour mourir et aux droits des malades en fin de vie.

Cette proposition de loi sénatoriale doit être débattue pendant la session ordinaire de 2014-2015; elle devrait compléter la loi 2005-370 relative aux droits des malades et à la fin de vie dite loi Léonetti (22/04/2005), en raison de contentieux survenus depuis lors, le plus connu étant l’affaire Vincent Lambert.

Dans ce cas précis l’équipe médicale avait décidé l’arrêt des traitements, conformément à la loi précitée, mais une partie de la famille ayant contesté en référé devant le tribunal administratif, le Conseil d’Etat a été saisi et a validé la démarche du CHU de Reims; la partie de la famille opposée à cette décision a saisi la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Les questions soulevées font intervenir en fait trois acteurs différents:

Dans le cas de la demande d’aide pour mourir la personne concernée, doit être consciente et doit signifier de manière libre, éclairée et réfléchie sa volonté; le deuxième intervenant est le médecin qui, saisi d’une demande, doit lui-même saisir des confrères qui s’entretiendront avec la personne malade, vérifieront l’état de souffrance et d’incurabilité et valideront ou non la démarche.

Le troisième intervenant est éventuellement le juge.

Dans le cas de directives anticipées relatives à la fin de sa vie pour le cas où la personne pourrait ne plus être, à un moment donné, en mesure de s’exprimer, celle-ci peut désigner une ou plusieurs personnes de confiance « majeures, classées par ordre de préférence, chargées de la représenter et d’informer les médecins de sa volonté ». il ne peut s’agir alors d’aucun des médecins proches, médecin traitant ou équipe soignante.

Les directives anticipées doivent être écrites , datées, signées ou à défaut, si le patient est en état d’exprimer sa volonté sans toutefois pouvoir écrire et signer, établies par une personne de confiance, devant témoins et médecin. Ces directives sont révocables à tout moment.

Là encore le personnel médical est acteur puisqu’il n’est pas tenu d’apporter son concours à la mise en oeuvre d’une assistance médicalisée pour mourir mais il devra orienter le malade ou la personne de confiance vers un autre praticien susceptible de déférer à la demande.

Là encore le juge peut être saisi en cas de blocage et a fortiori quand il s’agit d’un majeur protégé.

On ne jugera pas inutile de préciser que la proposition de loi a prévu que le recours à une assistance médicalisée pour mourir était couverte par une assurance décès , contrairement au suicide.

Qu’est-ce que cela dit de notre société et de la bio-éthique?

L’affaire Vincent Lambert a mis en évidence une double difficulté dans l’application de la loi de 2005: comment régler le conflit éventuel entre personnes proches du malade et la conséquence d’une divergence d’interprétation entre une équipe soignante et éventuellement un tribunal saisi au nom d’une liberté fondamentale, en l’occurrence le « respect de la vie »; il est certain qu’il n’y aurait pas eu d’affaire si la famille ne s’était pas déchirée, au nom de valeurs que le tribunal n’a pas nécessairement à prendre en compte, tenu qu’il est de juger en droit.

Il s’agit alors de s’interroger sur l’autonomie réelle ou fictionnelle du patient qui n’a pas, sauf exception, le même niveau de compétence scientifique et technique que l’équipe médicale. Au demeurant, les malades conscients n’ ont pas nécessairement le stoïcisme requis pour faire face à leur propre mort et la plupart d’entre eux souhaitent , comme Paul Ricoeur, « rester vivants jusqu’à la mort ».

Nous vivons dans une société d’individus et si nous connaissons des moments d’empathie nationale sur des morts dramatiques, il serait trop hâtif d’en déduire que notre société a intégré dans la conscience collective une dimension partagée de la mort.

Dans la plus grande majorité des cas non seulement on meurt dans la solitude, y compris à l’hôpital, mais les survivants endeuillés ne disposent plus de rituels qui comblent leur émotion.

Le recours au juge est l’expression de ce manque.

Pour autant projeter de l’indécidable dans l’espace public ne résout rien: la création d’un hypothétique droit à mourir pose autant de problèmes qu’elle n’en résout dans son effectivité pratique.

La question qui n’est pas posée et qui redonne la main au corps médical, est bien celle de l’évaluation sûre de l’état irréversible et douloureux d’un patient en fin de vie. Il en est une autre qui touche aux finances publiques, c’est celle du coût de soins intensifs de longue durée, une fois posé un diagnostic partagé; cet aspect là relève carrément de l’indicible mais trouve cependant dans les faits des réponses que l’on ne veut pas toujours voir.

Soustraire le malade à l’ingérence d’autrui n’est pas pour autant lui donner une liberté quand il s’agit de mourir et si la proposition de loi sénatoriale « améliore », si l’expression a un sens, la loi de 2005, elle ne résout évidemment pas la dimension tragique de la vie.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 09:54

FSU Aix Marseille

Le Premier Ministre et la Ministre de l'Education Nationale à Marseille

des sections académiques (Aix Marseille) des SNASUB, SNEP, SNES, SNUEP et du SNUIPP des Bouches du Rhône


Mardi 10 février 2015, le Premier Ministre Manuel Valls et la Ministre de l'Education Nationale Najat Vallaud-Belkacem seront en déplacement à Marseille sur une double thématique : le plan d'urgence pour Marseille et l'éducation prioritaire.

Nous considérons que c'est une occasion importante pour faire entendre les demandes que nous portons, en premier lieu une extension de l'éducation prioritaire et une amélioration des conditions de la rentrée 2015.

Il faut leur dire que des établissements et des écoles ont besoin d'être classés en REP ou REP+, comme le collège Chateau-Forbin ou le collège Anatole France, comme les établissements du Vaucluse ou des départements alpins !

Il faut leur dire que les trois lycées généraux et technologiques et les 17 lycées professionnels classés en ZEP, attendent d'être fixés sur leur sort : seront-ils REP à la rentrée 2015, oui ou non?
La mobilisation unie des personnels et des parents a permis le classement récent en REP de plusieurs écoles (Air-Bel Marseille, Langevin-Wallon Septèmes et Mas Thibert Arles) qui en étaient exclues. C'est une avancée importante qui en appelle d'autres dans le premier et second degré.

Il faut leur dire que les moyens pour le second degré ne sont pas suffisants pour maintenir les taux d'encadrement et que plusieurs établissements découvrent avec effarement la DGH qui leur a été allouée pour la rentrée 2015 !

Il faut leur dire que les postes octroyés au premier degré sont insuffisants pour faire face à la hausse démographique, pour assurer tous les remplacements, pour faire baisser les effectifs dans les classes, pour reconstruire les RASED... et que la rentrée 2015 doit pouvoir se préparer dans de meilleures conditions.

Il faut leur dire que les conditions de travail dans les services administratifs se dégradent et les suppressions massives d'emploi du dernier quinquennat n'ont pas été compensées par les quelques créations en cours, que les personnels ne peuvent plus faire face dans cette situation.

C'est la raison pour laquelle les syndicats de l'éducation de la FSU proposent l'organisation d'un rassemblement unitaire le :

Mardi 10 février de 10 h à 13 h
Rassemblement "comité d'accueil Valls/ NVB"
Parvis de la Gare Saint-Charles
Entre la Gare et la Fac
ulté

Une demande d'audience est déposée pour qu'une délégation syndicale soit reçue par les Ministres et leurs collaborateurs.

Un préavis de grève est déposé, permettant aux écoles ou établissements où la mobilisation serait conséquente de se réunir en assemblée générale d'établissement pour voter un éventuel recours à la grève pour participer en plus grand nombre au rassemblement.

La CGT Educ'action, le SGEN CFDT, le SNETAA FO, le SIAES, Sud Education ont déjà répondu favorablement à notre proposition.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 10:04

Les sections académiques (Aix Marseille) des SNASUB, SNEP, SNES, SNUEP , le SNUIPP des Bouches du Rhône

Communiqué de Presse

Mardi 10 février 2015, le Premier Ministre Manuel Valls et la Ministre de l'Education Nationale Najat Vallaud-Belkacem seront en déplacement à Marseille sur une double thématique : le plan d'urgence pour Marseille et l'éducation prioritaire.

Nous considérons que c'est une occasion importante pour faire entendre les demandes que nous portons, en premier lieu une extension de l'éducation prioritaire et une amélioration des conditions de la rentrée 2015.

Il faut leur dire que des établissements et des écoles ont besoin d'être classés en REP ou REP+, comme le collège Chateau-Forbin ou le collège Anatole France, comme les établissements du Vaucluse ou des départements alpins !

Il faut leur dire que les trois lycées généraux et technologiques et les 17 lycées professionnels classés en ZEP, attendent d'être fixés sur leur sort : seront-ils REP à la rentrée 2015, oui ou non? La mobilisation unie des personnels et des parents a permis le classement récent en REP de plusieurs écoles (Air-Bel Marseille, Langevin-Wallon Septèmes et Mas Thibert Arles) qui en étaient exclues. C'est une avancée importante qui en appelle d'autres dans le premier et second degré.

Il faut leur dire que les moyens pour le second degré ne sont pas suffisants pour maintenir les taux d'encadrement et que plusieurs établissements découvrent avec effarement la DGH qui leur a été allouée pour la rentrée 2015 !

Il faut leur dire que les postes octroyés au premier degré sont insuffisants pour faire face à la hausse démographique, pour assurer tous les remplacements, pour faire baisser les effectifs dans les classes, pour reconstruire les RASED... et que la rentrée 2015 doit pouvoir se préparer dans de meilleures conditions.

Il faut leur dire que les conditions de travail dans les services administratifs se dégradent et les suppressions massives d'emploi du dernier quinquennat n'ont pas été compensées par les quelques créations en cours, que les personnels ne peuvent plus faire face dans cette situation.

C'est la raison pour laquelle les syndicats de l'éducation de la FSU proposent l'organisation d'un rassemblement unitaire le :

Mardi 10 février de 10 h à 13 h Rassemblement "comité d'accueil Valls/NVB" Parvis de la Gare Saint-Charles Entre la Gare et la Faculté

Une demande d'audience est déposée pour qu'une délégation syndicale soit reçue par les Ministres et leurs collaborateurs. Un préavis de grève est déposé, permettant aux écoles ou établissements où la mobilisation serait conséquente de se réunir en assemblée générale d'établissement pour voter un éventuel recours à la grève pour participer en plus grand nombre au rassemblement.

La CGT Educ'action, le SGEN CFDT, le SNETAA FO, le SIAES, Sud Education ont déjà répondu favorablement à notre proposition.

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