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Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.

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Unité pour gagner le 6 mai et chasser Sarkozy

 

 

 

La gauche et François Hollande sont en tête

 
Unité pour gagner le 6 mai et chasser Sarkozy

 

Avec 28,63 % des voix contre 27,08 % à Sarkozy, le

challenger François Hollande crée le « choc » du premier

tour et l’emporte sur le sortant Sarkozy. C’est un score qui le

met en « pôle position » pour le 6 mai.

La gauche obtient un total de 43,7 % des voix. Un

record, depuis 1988, au premier tour d’une élection

présidentielle.

Elle peut gagner le 6 mai si elle s’unit et rassemble.

François Hollande a tenu une ligne de crête, avec une

campagne prudente mais obstinément calée à gauche. Il a

annoncé un Premier ministre socialiste et un gouvernement

de la gauche. François Hollande a cité, pour les associer, dès

le 22 avril au soir, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly.

Il a pris pour cible la finance et écarté l’austérité ; il a fixé

comme objectif des négociations sociales avec les syndicats

sur les retraites et les salaires ; il a appelé à une grande

réforme fiscale ; il a appelé à une nouvelle branche de la

sécurité sociale pour la « dépendance » ; il a défendu un

encadrement des loyers ; il a proposé de rompre avec le

système Sarkozy qui a affaibli le pays.

Il a défendu une réorientation de l’Europe face au lourd

passif de celle-ci placée dramatiquement sous le joug des

néolibéraux.

Bien sûr, le second tour n’est pas joué, mais on entrevoit

la possibilité de protéger le pays d’un second mandat de

Sarkozy qui serait terrible pour tous les salariés.

Sarkozy est un menteur grossier, manipulateur, cynique au

service des 1 % les plus riches. C’est le pire président de la

Ve République, le plus systématiquement antisocial depuis 5

ans. Sarkozy, annonçant au passage qu’il écraserait les

syndicats (son appel à un « très grand rassemblement du

vrai travail » le 1er mai montre même qu’il recherche

l’affrontement avec les syndicats sur leur propre terrain),

n’hésiterait sur rien : austérité et chômage organisés, services

publics détruits, droit du travail démantelé.

Nous achèverions de perdre les hôpitaux publics, l’école

publique, les services publics, EDF, la SNCF. Le Smic serait

supprimé, la 5e semaine perdue, la RGPP serait poursuivie et

la garantie de l’emploi pour les fonctionnaires s’envolerait…


La contre-révolution thatchérienne, reaganienne finirait par

triompher en France. La rupture serait consommée avec la

France de 1945, du CNR et de la Libération pour passer

définitivement dans une France anglo-saxonne néolibérale

intégriste. Déjà les inégalités se sont accrues

considérablement, la xénophobie, les haines, le

communautarisme, ont été attisés par Sarkozy pour

phagocyter le FN.

Le FN obtient 18 % des voix. Contrairement à ce qui est

annoncé par tous les médias, ce n’est pas une percée inédite

mais un retour à la situation de 2002 où le FN avait obtenu

16,86 % des voix et le MNR de Mégret 2,34 %, soit un total

de 19,2 % et donc 1,2 % de plus que Marine Le Pen.

Ce qui explique ce score du FN à 18 %, avec un million de

voix de plus, ce sont à la fois les résultats concrets de la

politique antisociale de Sarkozy et  le développement

par ce dernier des thèmes xénophobes et sécuritaires

lepenistes. En multipliant le chômage de masse, en aggravant

les précarités, les inégalités, les frustrations, Sarkozy a attisé

les désespoirs, les rancœurs, les colères et il a tout fait pour

les orienter contre les Français d&rs quoique d'origine

étrangère, les Roms, les immigrés, les « assistés » plutôt que

vers ses riches amis, banquiers et spéculateurs du Fouquet’s.

Le Pen a aussi obtenu un meilleur score que son père en

feignant de « faire du social », de se préoccuper du

chômage, de l’emploi, des salaires.


Si la gauche peut être majoritaire, elle le doit aussi à la

dynamique campagne du Front de gauche. Même sans

obtenir autant que la gauche non socialiste de 2002 et 2007,

il atteint un score inespéré (du moins en début de campagne)

de 11,13 %. Le candidat « partagé » Mélenchon a su

revivifier avec talent des thèmes essentiels pour les retraites,

le droit du travail, le partage des richesses, la lutte contre la

finance et l’austérité. En fait, il a défendu avec les 35 h, un

Smic à 1700 euros, la retraite à 60 ans sans décote, un salaire

maxima à 20 fois le Smic, une sixième République, des mots

d’ordre qui sont largement majoritaires à gauche, y compris

massivement parmi les électeurs de François Hollande. Les

deux programmes sont compatibles et poreux l’un aggrave

l’autre.

L’objectif c’était, c’est de battre Sarkozy car c’est bien celui-

ci qui alimente le Front national. Sarkozy a non seulement

gonflé sciemment le FN, repris ses thèmes, mais il est

capable de s’allier avec lui dès qu’il pourra. UMP et FN,

sont bonnet blanc, blanc bonnet , et vases communicants.

Mais l’ennemi n° 1 reste évidemment Sarkozy, celui qui

gouverne, qui répand concrètement le mal depuis 5 ans.

 

Faire reculer le FN, ce n’est pas une affaire de discours, il

faut pouvoir effectivement mettre en œuvre une politique

concrète qui rompe avec celle de l’UMP et commence à

changer la vie réelle des millions de salariés qui souffrent de

chômage et de misère.

Le 1er mai, tous ensemble dans la rue avec nos syndicats.

  Le 6 mai, il faut une large unité, une dynamique autour de

François Hollande pour conforter l’avance du 1er tour. Il ne

faut ni mégoter les efforts, ni cultiver une quelconque

acrimonie. L’heure n’est pas à mettre des conditions, encore

moins des préalables. Alors au boulot ! On vote tous

Hollande !

Les questions de programme social encore en suspens, elles

reviendront inéluctablement sur le devant de la scène pour

les législatives, pour la constitution du gouvernement, pour

les négociations prévues avec les syndicats. Tout commence

le 7 mai et le 18 juin… si la gauche gagne. Rien de grand

dans ce pays ne s’est fait sans unité de toute la gauche. Il

faudra alors un gouvernement de toute la gauche, Hollande,

Mélenchon, Joly…il faudra aussi une mobilisation sociale de

tous les syndicats. Avant et après.


D&S le 23 avril 2012

 


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