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Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.

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SYRIZA, GRECE: un espoir européen?

 

 

  Ci-dessous le dernier article de notre ami de retour à Thessalonique sur son blog et le message de Syriza
Νέα άρθρα στο blog μου.
Φίλια
http://kahimeihelada.blog4ever.com/
L'espoir arrive.
C'est le slogan actuel de Syriza.
Qu'en pensent les grecs ?
J'entends différents scénarios tout est imaginable sauf l'éventualité d'un coup d'état. Personne ne semble y croire du fait que la Grèce est dans l'Europe.
Il est un fait pour tout le monde que Syriza sera soit en première position, soit en seconde.
Certains, constatant les dissonances dans Syriza, pensent qu'une crise est possible voire une scission du parti entre les pro-euros et les partisans de la sortie de l'euro.
D'autres s'effrayent de la surenchère électoraliste des deux principaux candidats, Samaras et Tsipras.
Le premier annonce des jours meilleurs avec la fin des mémorandums alors que le dernier n'est pas clôture et que Lagarde compte bien qu'il le soit, quel qu'en soit le gouvernement qui sortira des urnes par une série de mesures basée sur la rigueur et l'austérité.
Le second veut renégocier la dette alors que la même Lagarde annonce qu'une dette est une dette et devra être payée. Il veut aussi augmenter les salaires restituer les retraites et appliquer le programme de Thessalonique qui nécessite d'après SES estimations 12,5 milliards d'Euro.
Où peut-il les prendre me dit-on ? Si vous avez une idée !
D'autre part il pousse au vote Syriza, ce qui est normal en fermant la porte à toute alliance, mettant en demeure l'électeur de le sponsorisé. Il a fermé la porte aux indépendants, ceux avec qui il envisageait des alliances pour les régionales, à Potami qui accepterait de travailler avec eux, le KKE lui leur ferme la porte. A la rigueur, suivant le résultat des élections, il accepterait de s'allier avec DIMAR, la Gauche Démocratique qui est une scission de Syriza mais qui a collaboré avec le gouvernement Samaras-Vénisélou comme caution de gauche au mémorandum et qui s'st largement décrédité au point de risquer, d'après les sondages de ne pas avoir de députés. Ainsi en fonction des connaissances que nous avons Syriza veut la majorité Dimanche. Signalons qu'il n'y a qu'un tour et que pour qu'il l'ai il lui faut environ 35% des voies ce que les sondages ne lui offrent pas forcément.
C'est la politique de l'extrême qui est en marche, d'un côté (c'est la mort du pays) comme de l'autre (je veux la majorité).
S'il ne l'a pas peut-être la droite pourrait l'avoir par alliance. S'il l'a avec alliance, il pourra toujours dire qu'il ne peut pas appliquer son programme parce que le peuple ne lui a pas donné la majorité absolue et qu'il est coincé par ses alliances contre nature.
Peut-être que personne n'arrivera à former une majorité. Alors certains parlent de deuxième élection législative comme la foi précédente.
Voilà le panorama actuel.
Dimanche sera l'heure de vérité.
 
Dimanche 18/01, j'ai été invité à la présentation des deux listes du mouvement Potami. La liste principale concerne Thessalonique, la deuxième la périphérie.
J'ai appris avec stupeur que la périphérie est un bastion de la droite (ce que je savais) mais surtout que l'Aube Dorée y est très bien implantée. Plusieurs intervenants en ont signalé la menace.
Contrairement au système français, la région est divisée en deux circonscriptions la ville elle-même et ses environs. Chaque parti ne présente pas un candidat député avec un suppléant mais comme aux municipales une liste de candidat. Par contre l'ordre ne compte pas.
Chaque électeur vote pour un certain nombre (quatre à Thessalonique même) de candidats de leur choix dans une liste en mettant une croix à côté du nom choisi.
Les candidats des deux listes se sont présentés. Public peu nombreux, simple pas de cravates et bon enfant. Pas comme chez Nouvelle démocratie où la cravate est de rigueur.
J'ai appris, oh! surprise, que certaines de leur revendications sont très progressistes et ne se retrouvent pas chez Syriza comme limitation du salaire des députés, non appartenance des élus à une organisation politique pour être au service de la collectivité.
Par contre, son leader, un certain Theodorakis (rien à voir avec le musicien) est un ancien journaliste et certains l'accusent d'être sponsorisé par la chaine de télé privée Méga.
A ces médias, quel rôle en sous-main jouent-ils ? On en reparlera plus tard pour la France.
 
Aujourd'hui, j'ai assisté au meeting de Tsipras à Thessalonique. Beaucoup de monde, qui manifestait beaucoup d'espoir et qui entrait en phase avec celui que distillait le leader. Des spectateurs d'un certain âge m'ont répété ce que j'avais déjà entendu mais je ne pourrais en aucun cas confirmer : Tsipras singe complétement Papandréou qui paraît-il est son icône jusque dans les intonations.
A l'heure du meeting, non loin de là, le KKE faisait une manifestation.
Demain à Athènes Tsipras fait un des derniers meetings au centre-ville, Le KKE demain à la même heure appelle à une manifestation au centre-ville d'Athènes.
Je vous laisse juger.

 

 
 20 janvier 2015
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A.Tsipras au « National Herald »*: « Nous demanderons l’effacement de la plus grande partie de la dette »

 

« Il y a de considérables possibilités d’une coopération effective avec les membres et organismes des communautés grecques de l’étranger » a déclaré le président de SYRIZA, Alexis Tsipras, dans une interview donnée au « National Herald », le quotidien de la communauté grecque de New-York, tout en soulignant: que « nous ne voulons pas que les communautés grecques de l’étranger et la diaspora grecque soient de simples figurants, nous ne voulons pas simplement d’une relation intermittente avec elles ».


À la question sur « les
grandes difficultés que vous rencontrerez dans les négociations avec les Européens , » le président de SYRIZA a déclaré:  »nous sommes préparés à tout. Tout à fait préparés ».

Voici l’intégralité de l’interview de M. Tsipras, conformément à la publication du journal.

Monsieur le Président, comment la diaspora grecque, et en particulier la communauté grecque aux États-Unis, peuvent-elles aider la Grèce et comment comptez-vous répondre aux difficultés de la nouvelle période post-dictatoriale que vous annoncez, puisque vous formerez le prochain gouvernement?

« La mobilisation de toutes les forces de l’hellénisme est d’une énorme importance nationale. Il devient plus impératif dans ces moments difficiles que traverse notre pays. Les Grecs vivant à l’étranger sont les meilleurs ambassadeurs des intérêts grecs dans les pays où ils résident. Nous ne voulons pas que les communautés grecques de l’étranger et la diaspora grecque soient de simples figurants, nous ne voulons pas simplement d’une relation intermittente avec elles. Nous voulons que la diaspora grecque participe aux progrès grecs, lutte avec nous pour apporter des solutions aux problèmes majeurs. Il y a de considérables possibilités d’une coopération effective avec les membres et organismes des communautés grecques de l’étranger, et nous allons les mettre en valeur afin de restaurer l’image internationale de la Grèce, renforcer le tourisme, promouvoir les exportations grecques et attirer des investisseurs ».

SYRIZA a par le passé été favorable au fait d’accorder le droit de vote par correspondance aux Grecs vivant à l’étranger. Cette question fera-t-elle partie des priorités de votre gouvernement?

 »Il est inconcevable que les citoyens grecs soient les seuls de toute l’Union européenne a être privés du droit inaliénable de voter. Nous avons là non seulement une négligence historique du gouvernement mais aussi une indifférence incompréhensible. SYRIZA depuis 2009 a pris clairement position au Parlement grec sur la question du droit de vote des Grecs de l’étranger. Nous avons déposé cinq propositions qui assureront toutes les garanties pour le vote des Grecs vivant à l’étranger. Et dans ces propositions -dans la plupart- il y avait identification avec le Conseil de la diaspora. Ceux qui ont gouverné le pays ces 40 dernières années n’ont pas voulu trouver de solutions. Et pire encore, ceux qui gouvernent aujourd’hui ne dissimulent pas leurs intentions. Non seulement ils n’ont pas l’intention de résoudre ce problème mais, de manière anti-démocratique, ils empêchent 100 000 jeunes âgés de 18 ans, de voter lors des prochaines élections. Peu leur importe la démocratie devant leurs petits intérêts partisans. « 

On dit que la politique est l’art du possible. On suppose que vous êtes préparés aux grandes difficultés que vous rencontrerez dans les négociations avec les Européens. Mais jusqu’où peut aller le possible pour qu’il ne détruise pas vos priorités gouvernementales?
a) De même, une position claire, Monsieur le Président: Oui à l’euro à tout prix?
b) Y a-t-il un plan B si les Européens refusent une réduction drastique de la dette?

 »Nous sommes préparés à tout. Tout à fait préparés. Et je précise, en Grèce et hors de Grèce, que notre programme, les déclarations de Thessalonique sur la crise humanitaire et sur le rétablissement de l’État de droit, seront mis en pratique indépendamment de la grande lutte de la négociation. Nous, nous n’avons pas de deuxième ou de troisième plan. Nous avons un programme clair et un discours clair. Nous n’avons pas un langage pour l’intérieur et un autre pour l’extérieur. Nous sommes depuis des décennies sur la scène politique, sans craindre le coût politique et en disant la vérité. La réduction de la dette a été notre proposition depuis 2010. Elle s’accompagne de nos analyses et d’un programme de retour d’une société qui protège le monde du travail, de reconstitution de l’économie, programme que nous travaillerons et réévaluerons en permanence. À l’époque tout le monde disait que nous étions irréalistes. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique, d’autorité institutionnelle, d’institut, d’analyste, qui ne soutient pas la solution de la réduction d’une dette non viable. D’ailleurs, la sortie de la crise avec une politique d’austérité est -tout simplement- impossible. Et ceci a été clairement démontré au cours de toutes ces années. Cette discussion a été entamée par SYRIZA, cette hypothèse ne peut vaincre que par SYRIZA. SYRIZA exigera la restructuration de la dette, avec l’effacement de la plus grande partie et une clause de croissance.

Au sujet de votre deuxième question, si vous posez cette question à l’un des membres du personnel politique qui a servi le protocole, vous dira-t-il à quoi s’arrête ce  »à tout prix »? À combien de suicides? À combien d’hôpitaux et d’écoles fermées? À des salaires de 150 euros et à des pensions de 100 euros? À combien de millions de chômeurs et de pauvres? Si vous nous posez la question à nous, nous vous répondrons clairement. L’ Euro dans la dignité, la justice, la solidarité. L’Euro sans d’autres sacrifices « .

Un problème que les grecs de l’étranger mettent eux aussi en évidence c’est le manque de confiance en l’État, à cause de la corruption et de la bureaucratie. Une supposition, vous rencontrez des résistances en luttant contre. Quelles sont vos propositions pour un secteur public efficace, non corrompu et au service du citoyen?

« Je comprends parfaitement ces sentiments. Commençons par admettre que cet État clientéliste, bureaucratique et inefficace est une création du PASOK et de Nouvelle Démocratie. C’est leur image et elle leur ressemble. Nous connaissons chacun des maux de l’administration publique. Nous considérons que ces cinq années de mémorandum ont fait de cet État clientéliste un État qui s’effondre. Dans le programme que nous avons présenté à Thessalonique, nous expliquons clairement que nous irons vers une reconstruction radicale de l’État. Nous allons changer la structure du gouvernement, supprimer les nombreux organes gouvernementaux qui, non seulement n’ont pas apporté de solutions, mais ont été fréquemment des foyers de corruption. Nous resserrerons et rendrons efficace le contact naturel entre l’administration et le citoyen, nous codifierons la législation, nous simplifierons le système fiscal, nous supprimerons la masse de justificatifs exigés pour les choses les plus simples, mais de plus nous renforcerons aussi les mécanismes de contrôle contre la fraude fiscale et la corruption. Mais dans le même temps nous investirons sur les personnels de l’administration publique, il n’est pas question qu’une réforme essentielle se fasse sans eux. Avec des licenciements, des mises en disponibilité et un droit disciplinaire qui fonctionne par intimidation, aucun secteur public ne peut faire partie de la reconstruction productive. Permettez-moi de vous dire que notre objectif principal est de percer enfin l’abcès du système des combines, que cessent les intérêts qui ont  »pris comme client » le secteur public. Le triangle des combines entre partis, intérêts économiques et banques fera partie du passé. Enfin, nous avons besoin d’une économie saine et dynamique ».

Il y a eu des interprétations erronées sur la question des investissements privés. Quels sont les principes doivent les régir?

« Il y a une interprétation erronée. Mais c’est une tentative du gouvernement d’appeler le pillage  »investissements » . En Grèce aujourd’hui nous avons simplement un changement de titre de propriété. Ils prennent des biens publics et les livrent au secteur privé. Ils prennent des entreprises publiques et les privatisent en échange d’un  »plat de lentilles ». Je vous demande d’examiner tous les  »investissements » réalisés dans le pays. Il n’y en a pas un qui, en retour, ait bénéficié à la société et l’économie. Par contre, vous en trouverez de nombreux qui sentent la combine ».

*Journal de Diaspora grecque

Source 

traduction Frederique Bouvier

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