Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.
Le SNES soutient les revendications des personnels du lycée Adolphe Chérioux et demande au ministre d’abandonner ses tentatives de récupération politique et de reconnaître enfin la réalité des difficultés vécues au quotidien par les personnels.
Plus largement, la situation spécifique du lycée Chérioux rappelle que de très nombreux établissements et d’abord les plus fragiles souffrent d’une dégradation générale et insupportable des conditions de travail et d’étude engendrée par une politique budgétaire et éducative dogmatique. Les premières victimes en sont les élèves eux-mêmes.
La "sanctuarisation" des établissements scolaires est un fantasme. L’école étant dans la société, elle est perméable à l’accroissement des inégalités, à la rupture des solidarités et à la violence des rapports sociaux engendrés par la politique du gouvernement.
Le ministre privilégie sur ces questions de violences en milieu scolaire une approche sécuritaire en prônant le développement d’équipes mobiles de sécurité dont le financement repose en grande partie sur une ponction des crédits dédiés au recrutement d’assistants d’éducation et donc affaiblit l’action éducative.
Le SNES s’oppose à cette démarche et est prêt à participer à l’élaboration d’une politique de lutte contre la violence en milieu scolaire. Cela suppose une réflexion approfondie sur les causes et les mécanismes de cette violence et une démarche qui allie notamment une réflexion sur les contenus enseignés, de bonnes conditions d’apprentissage dans la classe, un meilleur encadrement des élèves et leur responsabilisation dans les établissements, l’amélioration de la vie des jeunes en dehors de l’école, la préservation de la mixité sociale dans les établissements ainsi qu’une politique ambitieuse de la ville, de l’emploi, de l’aménagement du territoire qui lutte réellement contre les exclusions et les ghettos.
Il y a urgence et la communauté éducative l’attend depuis trop longtemps.
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10 février 2010
La plus grande improvisation semble régner au plus haut niveau du ministère quant à la façon d’utiliser les professeurs et CPE stagiaires dès la rentrée prochaine. Enfin conscient qu’une entrée à temps plein dans le métier n’est pas raisonnable, le Ministre envisage que les conseillers pédagogiques – tuteurs - qui n’auront reçu aucune formation à cette fonction, assurent jusqu’à six heures de cours en doublette avec le professeur stagiaire pendant les six à huit premières semaines. Le tuteur serait alors lui-même remplacé par un TZR ou un contractuel, avec des modalités qui relèvent du bricolage, nient les réalités propres au fonctionnement des établissements du second degré et conduiront à une profonde désorganisation des services. Après ces 6 à 8 semaines, la suite de l’année relève de la même irresponsabilité : les périodes de départs en stage des nouveaux enseignants (8 semaines sur le reste de l’année) poseront de lourds problèmes de remplacement qui s’ajouteront à ceux déjà rencontrés cette année, aggravés encore par la nécessité de regrouper en même temps, pour ces stages, l’ensemble des stagiaires d’une même discipline et d’un même secteur géographique.
Ancré dans l’idéologie de l’autonomie des établissements, le Ministre renvoie au niveau local une organisation qu’il n’est pas capable d’assumer lui-même en raison de ses propres choix. Ce n’est donc pas un hasard si les propositions des Recteurs sont très différentes d’une académie à l’autre, malgré une constante qui semble se dessiner : l’affectation des stagiaires à temps plein, sans réelle formation ni accompagnement.
Ce montage ubuesque témoigne également d’un profond mépris pour le travail des actuels formateurs en IUFM.
Il est impensable que de telles conditions de stage puissent être mises en place. Le SNES et le SNEP appellent les personnels à y faire échec en se saisissant du problème, en informant les parents d’élèves sur les futurs conditions d’études de leurs enfants et en participant massivement aux prochaines mobilisations.
Le SNES et le SNEP continuent par ailleurs à exiger la remise à plat de cette réforme.
10 février 2010
Le SNES a pris connaissance de la proposition de programme présentée par l’APSES. Confectionnée par des enseignant-e-s de sciences économiques et sociales, qui connaissent leur métier et leurs élèves, cette proposition a la légitimité d’être issue de professionnels que sont les personnels qui seront, par ailleurs, chargés de leur mise en œuvre. Validée par des universitaires dont la légitimité ne saurait être mise en cause, elle a une garantie de sérieux indiscutable. Estimant qu’elle est pédagogiquement et scientifiquement solide, le SNES la considère comme une bonne base de réflexion et de débat.
En tout état de cause, pour le SNES, la démarche initiée par l’APSES constitue un exemple de celle qui aurait dû présider pour mener une véritable réforme du lycée : commencer par écouter les personnels et les acteurs de la communauté éducative pour pouvoir décider sérieusement des contenus à transmettre dans le lycée du XXIème siècle. La première question à laquelle il faut répondre est en effet celle de la « culture commune pour les lycéens ». La question des structures nécessaires pour en assurer la transmission et celle, au sein de cette structure, des conditions d’enseignement vient ensuite. Mais il est vrai que tout cela demande du temps !
Le ministre, dans sa hâte de trouver les moyens de justifier les suppressions de postes prévues aux prochains budgets, a suivi une démarche inverse indiquant par là que ce ne sont pas ces questions pédagogiques qui l’intéressent, mais plutôt des questions purement budgétaires et idéologiques.
Il est urgent de remettre le processus de réforme à l’endroit. Pour cela, il faut retirer le projet de réforme actuel et reprendre la discussion sur des bases sérieuses, comme l’initiative de l’APSES en donne une illustration sur la question des contenus et des savoir-faire à enseigner.
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“IL FAUT SE CONCENTRER SUR 2010, PAS SUR 2020”
AFFIRME LA CES
Bruxelles, le 10 février 2010
L’Europe est confrontée à de nombreux problèmes urgents mais pas à celui de savoir à quoi elle pourrait ressembler en 2020.
Les problèmes graves sont immédiats. Comment l’union monétaire peut-elle survivre alors que les économies les plus faibles sont soumises aux pressions constantes du marché ? Quelles mesures prendra-t-on pour lutter contre la montée du chômage, le travail précaire et la baisse des niveaux de vie, et pour apaiser les tensions sociales à un moment où les pays réduisent leurs dépenses et aspirent à rembourser leur dette ? Et quel Président de quel organisme parle au nom de l’Europe dans le monde ?
La Confédération européenne des syndicats (CES) a écrit aux Présidents du Conseil européen, de la Commission, de la Banque centrale, de la Présidence espagnole de l'Union européenne et de l'Eurogroupe afin de leur demander d’envisager d’urgence l’émission d’euro-obligations pour alléger quelque peu le fardeau pesant actuellement sur les Etats membres. Nous préconisons également un Plan européen de relance plus vaste avec une stratégie “d’entrée” destinée à réintégrer les personnes dans le milieu du travail, en particulier les jeunes, plutôt que de préparer des stratégies de sortie par rapport aux niveaux élevés actuels des dépenses publiques. Des mesures efficaces et urgentes doivent également être prises concernant la régulation financière – et les primes des banquiers.
John Monks, Secrétaire général de la CES, ajoute :
« L’Europe doit à présent montrer qu’elle peut être dynamique et est capable de prendre des mesures efficaces communes. La semaine dernière, notre Comité de direction a décidé d’appeler tous les affiliés à défendre tous ces points le 24 mars – Journée d’action européenne – dans chaque capitale nationale, à moins que les dirigeants européens ne prouvent leur volonté d’agir maintenant sur la croissance, les emplois et la justice sociale. »