Copernic c'est chouette
par rapport à Terra Nova ... et même en soi !
Sarkozy, politique de classe, politique de casse !
Pas un gouvernement, depuis 1945, n’aura tant détruit. Détruit méticuleusement, rageusement, les conquêtes sociales et les droits arrachés par les luttes, longues, des générations passées. Inutile, ici, d’en dresser le compte. Nous gardons tous en mémoire cette politique de casse.
Du « bouclier fiscal » qui, à foison, donna aux plus riches, quand le chômage augmente, quand baisse le pouvoir d’achat, et que les allocataires du RSA se voient, maintenant, culpabilisés de la violence économique qu’ils subissent.
Ainsi asséchées, les caisses de l’Etat pouvaient être déclarées « en faillite » par François Fillon.
Au final, rien n’a été épargné par cette machine à produire de l’insécurité économique et sociale que fut l’ère Sarkozy.
Les services publics dramatiquement réduits (dans leurs personnels et dans leurs fonctions), les accidentés du travail taxés (nonobstant leur existence brisée au boulot), les banques « sauvées » sans contrepartie aucune, les privatisations qui s’accélèrent, les logiques du privé généralisées à l’hôpital public, aux universités, à l’Education nationale, à Pôle Emploi, à la Culture…
Jusqu’au ministère de la Défense. Les tribunaux de proximité effacés de la carte, les syndicalistes envoyés au tribunal.
Et puis cette xénophobie brandie, revendiquée, qui devient l’ordinaire, presque la légion d’honneur, des ministres de l’Intérieur, sans oublier la chasse aux Roms et la traque des Sans-papiers.
A qui sert cette politique ? Poser la question, c’est y répondre.
Pour les plus riches, ce quinquennat fut « l’apothéose du coffre-fort ». Il devint, pour tous les autres, « sauve-qui-peut ». De ces « sauve-qui-peut » qui encouragent le repli sur soi, la peur du plus proche, les rivalités dans et pour l’emploi, la concurrence à tous les étages qui casse les solidarités. Brillant résultat du « Président des riches » : le Front National enfle des désespoirs ainsi produits.
Mais laissons le pessimisme pour des jours meilleurs. Les résistances ne sont pas mortes. En flux, nous étions, l’an passé, presque dix millions à manifester contre la fin de la retraite à 60 ans. Aujourd’hui, dans le privé, à bas bruit mais nombreuses, se multiplient les grèves sur les salaires et les conditions de travail. Ce que Sarkozy a cassé, nous pouvons, nous devons, nous serons obligé-e-s de le reconstruire.
C’est l’objet du premier Cahier Copernic, Dépendance-perte d'autonomie : affaire privée ou Sécurité sociale ?, qui vient à temps pour contrarier la réforme gouvernementale de la « dépendance ». Ils veulent, comme sur les retraites, en confier les bénéfices aux assurances privées et faire payer les familles. Nous répondons, encore, toujours, et pour nous battre : Sécurité sociale !
Josiane Boutet et Willy Pelletier
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G 8: Le monde universitaire est ainsi en mesure d'apprécier le respect qu'il inspire à cette masse de politiciens de seconde zone qui se prennent pour les maîtres du monde...
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Du Sommet mondial des Universités au Sommet du G8 de Deauville
Déclaration commune du SNESUP et du SNCS
Cette année, le 4ème G8-G20 des universités (1) (volet éducation et recherche du G8 qui se tient à Deauville ces 26 et 27 mai et du G20 qui aura lieu à Cannes en novembre 2011) devait se dérouler en Bourgogne et Franche-Comté. La Conférence des présidents d’universités (CPU), en lien étroit avec le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur local, l’avait organisé en le déclinant en deux temps : un Sommet des étudiants (Université de Franche-Comté, Besançon, du 28 au 30 avril) et un Sommet des recteurs et présidents, censé se dérouler à l’Université de Bourgogne, à Dijon, du 5 au 7 mai.
Pour des raisons de sécurité, les autorités ont décidé quelques jours avant, que l’accueil des délégations étrangères était risqué à Dijon et ont décidé de reporter ou déplacer le Sommet des présidents et recteurs. Sans plus de précision. Celui des étudiants s’est tout de même tenu, à Besançon, protégé par un impressionnant service de sécurité.
Pendant plus de deux semaines, le Sommet des présidents et recteurs avait disparu, sans laisser d’adresse …. Grâces soient rendues aux princes qui nous gouvernent : nous venons d’apprendre que, « grâce à la volonté du Président de la République, avec l’aide et l’engagement de la Ministre, de son Cabinet et de ses services, le Sommet des présidents, recteurs et vice-chanceliers des universités a pu se tenir à Paris, aux dates qui étaient prévues, dans les lieux prestigieux du Collège de France, de la Sorbonne et du Muséum National d’Histoire Naturelle » (2)
Ce Sommet s’est conclu par une déclaration, solennellement adoptée en Sorbonne, de 32 présidents, recteurs et vice-chanceliers d’universités issus de 21 pays (3), à la liste desquels manquaient le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie et quelques autres.
Cette déclaration a été communiquée par la CPU aux Chefs d'Etat et de gouvernement (4).
Tout en ne consacrant pas un seul mot aux organismes de recherche, pourtant acteurs essentiels dans de nombreux pays, elle « rappelle le rôle central des universités dans la Société de la connaissance et leur responsabilité dans les champs éthique, moral et de solidarité », Elle réaffirme l’éducation comme bien public, ce qui est bien la moindre des choses. De plus, un indice encourageant est donné par l’absence des termes de compétition et de concurrence, par l’emploi répété de celui de coopération, et par une apparition modérée de celui d’excellence. Cela signifie-t-il que nous allons revenir sur la stratégie de Lisbonne, lancée en 2000, et sur celle qui lui fait suite, dénommée Europe 2020, qui reposent sur la construction en cours d’un marché de la connaissance basé sur des compétences et des savoirs directement exploitables et sur le postulat généralisé de la concurrence?
Mais nous nous inquiétons quand nous lisons dans la 1ere recommandation de la déclaration, « Networks & cooperation, que les universités « doivent travailler en partenariat avec toutes les parties prenantes : gouvernements nationaux, autorités locales, industrie et société civile. (…) dont l’investissement dans le coeur des missions des université est crucial. »
La 2ème recommandation, « International mobility of students and research fellows» reste bien floue. S’agit-il de parcours erratiques à travers le monde de postes précaires en postes précaires ? Ou bien s'agit il d’une mobilité choisie, entre organisations, entre pays…pour un enrichissement de toutes et tous, et pour l’avancement des connaissances ? Des moyens financiers conséquents et des statuts pérennes, gages d’une mobilité choisie, sont-ils envisagés ?
L’exemple d’Erasmus montre que les jeunes de milieu populaire sont pénalisés dans leurs possibilités d’étudier à l’étranger. Et comment se lancer dans des projets scientifiques audacieux quand on doit en permanence chercher le contrat suivant ?
Quant à la 3ème recommandation, « Virtual networks and distance cooperation », elle nous réjouit en ce qu’elle renforce nos initiatives en matière de formations à distance, de coopérations et de travail en réseaux que nos équipes et laboratoires ont engagé depuis plus d’une dizaine d’années dans différents cadres (5), mais nous inquiète dans le même temps : quid des risques de confiscation des accès aux contenus et de leur contrôle par des opérateurs privés, ainsi que de la menace d’une substitution aux enseignements présentiels ? quid de la tentation de faire disparaître des domaines de connaissance au prétexte du péché de fragmentation et de poésie quand les « universities are required to structure areas of sciences and technologies that are currently undergoing fragmentation so that knowledge can be effectively applied to various problems of the real world ? ».
Malgré la fuite du Sommet mondial des universités qui n'a pas facilité la mobilisation des organisations nationales ou internationales, et sans l’aide d’aucune autorité, un Contre G8 s’est tenu à l'Université de Dijon et a rassemblé environ 200 participants sur 3 jours, pour débattre dans différents ateliers de l’enseignement et de la recherche que nous voulons.
Nous y avons dénoncé la marchandisation planifiée de l'éducation, de la recherche et de la culture et réaffirmé notre détermination à lutter pour une éducation émancipatrice tout au long de la vie, et pour une recherche indépendante au service de tou-te-s. Nous avons réitéré notre engagement pour :
- la permanence d'un enseignement et d'une recherche publics de qualité,
- le développement des savoirs et des connaissances fondés sur les coopérations,
la non-mise en compétition, et le rejet d'une vision managériale de « l'excellence »,
- la débureaucratisation du fonctionnement de nos institutions (6) et le respect du contrat
que nous avons passé avec la fonction publique en la choisissant comme cadre de
nos activités professionnelles,
- la collégialité, la démocratie et la représentativité des assemblées,
- le respect et la solidarité entre les domaines de la connaissance et de leurs acteurs,
respect et solidarité garants de la créativité, de la diversité et de la richesse intellectuelle
de la communauté éducative,
- une pédagogie permettant aux étudiant-e-s de participer activement à la construction de leurs
savoirs et à leur réussite dans des cursus diversifiés, la stabilité de l'emploi statutaire,
contre toute forme de précarité y compris la mobilité contrainte, et à des conditions de travail
décentes et respectueuses de la dignité des personnes,
- la liberté pour tou-te-s d'étudier et de travailler partout dans le monde, dans le respect
du principe de la libre circulation des personnes.
Des engagements ont été pris pour dénoncer la marchandisation de l'éducation et de la recherche, et travailler à la convergence des luttes, interprofessionnelles et transnationales et promouvoir les initiatives visant à construire une autre société, démocratique, juste et égalitaire.
Le contre-sommet n’a pas eu peur de se montrer à visage découvert. L’avenir n’appartient pas à ceux qui se cachent pour organiser l’université, mais à ceux qui veulent ouvrir ses portes à tous et au monde entier !
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(1) http://www.university-summit2011.org/commun.php?langue=FR
(2) Lettre spéciale sommet mondial des universités - 23 mai 2011 –
n°70 http://www.cpu.fr/Besancon_Dijon_2011.1249.0.html
(3) Le site de la CPU annonce 40 délégations S’y ajoute un membre du bureau de l’association européenne des universités, regroupant les Présidents et les Recteurs des universités d’Europe. A côté de participants de pays dits développés, se trouvaient des présidents ou recteur d’Afrique du Sud, Egypte, Turquie,Viêt-Nam, Colombie, Bénin.
(4) http://www.cpu.fr/Besancon_Dijon_2011.1249.0.html
(5) Avec, parmi d’autres, l’UNESCO (une des recommandations du Cadre d'action de Dakar (avril 2000), l’Agence universitaire de la francophonie (Campus numériques, formations à distance), le Fonds de solidarité prioritaire du ministère français des Affaires étrangères SIST lancé en 2003
(http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/sist.pdf) …
(6) http://www.sncs.fr/IMG/pdf/CSN2011_Structure.pdf: « Il convient donc d’abord de mettre un terme à la politique technocratique et de supprimer les multiples instances entièrement nommées qui ont été mises en place comme instruments de pouvoir pour contourner l’expression démocratique de la communauté scientifique. Il s’agit aussi de limiter au minimum le temps incroyable perdu pour répondre à une multitude d'appels d'offre en raison de l’insuffisance des crédits de base.
Une nouvelle politique incitative forte devra être menée pour simplifier le système en favorisant la coopération directe entre équipes, laboratoires et établissements. »
Paris, le 25 mai 2011
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Lundi 30 Mai 2011
de 18 h à 21 h à la Maison de la Région, 61 La Canebière (sous l'IUFM), à Marseille
Forum, débat public : "Quelle école pour l'avenir?"
Des représentants nationaux des partis politiques, des élus locaux, des députés, des parents d'élèves viendront débattre du projet d'école que nous voulons pour demain, à l'invitation du SNES.
Table ronde avec la participation de
Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES,
Pascale Gerard, Vice-Présidente de la Région et Secrétaire Nationale du Parti Socialiste,
François Cocq, du Parti de Gauche,
Brigitte Gonthier-Maurin, Sénatrice de la Marne et membre du Parti Communiste Français,
Pierre Bouquet, d'Europe-Ecologie-Les Verts .
D'autres représentants des partis politiques seront présents. Lire ici
Nous comptons sur ta présence
Mardi 31 mai 2011
Journée nationale unitaire
sur les salaires dans la Fonction Publique
A l'appel de : FSU, CGT, CFDT, UNSA, FO, Solidaires, CGC, CFTC
Un préavis de grève est déposé pour que les AG d'établissements puissent décider de la grève partout où c'est possible en cette fin d'année.
Manifestation à Marseille à 10 h 30 au Vieux-Port, en présence de Frédérique Rolet
Manifestation à Avignon à 11 h, Gare Centre, et rassemblement à midi Place de l'Horloge.
Lire ici et Signez la pétition nationale
Samedi 28 mai
D'ici nous sommes d'ailleurs
Rendez-vous à 14 h aux Mobiles à Marseille
Lire ici
En bref :
Mutations intra-académiques 2011:
Les affectations dans les établissements ECLAIR : lire ici
La vérification des voeux et des barèmes : lire ici
Le quatre-pages Collèges du SNES Aix-Marseille : lire ici
L'évaluation : l'enquête du SNES lire ici
Les actes du stage "New Public Management" : lire ici