APPEL DE SOCIALISTES POUR LES RETRAITES,
CONTRE TOUT NOUVEAU RECUL
Notre appel de socialistes pour les retraites a reçu 5300 signatures avant que le
gouvernement ne dévoile le projet de loi qu’il soumet aux parlementaires.
Ce projet poursuit au delà de 2020 l’allongement du nombre d’annuités nécessaire pour
ne pas subir de décote sur la retraite de base de la Sécu, que la loi Fillon, confortée par
Woerth-Sarkozy, avait déjà programmé jusqu’en 2020.
Or, c’est précisément l’impossibilité d’atteindre les 43 annuités qui ferait baisser les
pensions des retraités et la décote leur ferait subir un double prélèvement.
Par exemple, la pension de base de la Sécu, de 50 % du salaire de référence,
tomberait à 33 % environ, pour 5 annuités manquantes.
Nous disions « pas un trimestre de plus! pas un euro de moins!».
Nous n’avons pas été écoutés... Aurions nous échappé au pire qu’on nous annonçait,
puisque des mesures plus favorables sont prévues pour les maternités, la pénibilité et
pour les apprentis ?
Mais si cette contre réforme était adoptée en l’état, ces mesures ne compenseraient pas,
même pour ceux qui valideraient toutes leurs années d’apprentissage, la baisse des
pensions provoquée:
• par l’allongement du nombre d’annuités (jusqu’à 43 annuités),
• mais aussi par la fiscalisation des majorations de pension (3 enfants...),
• ainsi que par le report de l’indexation des pensions (du 1 er avril au 1 er octobre)
. Ce projet obéit au veto que le MEDEF oppose à toute augmentation de la part patronale
de cotisation sociale : de façon hypocrite, pour pouvoir imposer une augmentation de la
part salariale de cotisation sociale, qui réduit le salaire net, le gouvernement annonce
une augmentation équivalente de la part patronale de cotisation sociale... que le patronat
ne paierait pas parce qu’elle serait compensée par une réduction de ses cotisations
aux caisses d’Allocations familiales.
Ce sont donc les contribuables qui compenseraient cette réduction!
François Hollande nous promettait le 28 août une «réforme juste et équilibrée».
Pour en juger, il suffit d’aller sur le site du Premier ministre pour savoir sur qui porterait le
financement de cette contre réforme:
en 2040, le prélèvement cumulé serait de 16 milliards d’euros sur les revenus des
retraités et des salariés en activité.
Il serait de 0,8 milliards sur les profits des entreprises (cotisation « pénibilité ») .
Pourtant, après avoir choisi le taux de remplacement attribué au salaire de référence
(par exemple 75%), il suffit d’ajuster le taux de cotisation pour avoir une réforme juste:
Retrait de tout allongement des annuités!
Maintien de la non imposition des majorations!
Maintien de l’indexation des pensions au 1er avril !
Augmentation effective de la part patronale de cotisation!
Elargissement de l’assiette de cotisation à tous les revenus distribués!