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Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.

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Peillon et sa réforme au conseil sup de l'éducation

Extraits du discours de V.Peillon au CSE du 8 décembre

 

La refondation de l’Ecole est avant tout une réforme pédagogique.

Les professeurs demandent à exercer leur métier dans les meilleures conditions.

Le choc PISA de cette semaine ne doit pas blesser la communauté éducative. Ce ne sont pas les enseignants qui ont choisi les politiques éducatives des années précédentes.

Il faut que tout le monde se regroupe autour de la refondation

Depuis 18 mois, on a accompli un travail important : on a fait la loi, il y a 13 groupes de travail sur les métiers.

Nous voulons reconnaître, valoriser l’engagement des personnels, mais aussi moderniser. Mon idée est l’amélioration, même dans l’austérité générale. Il faut mesurer ce que l’on fait dans l’Education Nationale en regard de ce qui se passe dans le reste de la Fonction Publique.

Je m’exprimerai la semaine prochaine sur ce chantier.

L’éducation prioritaire : il y a eu consultation, avec quelques mécontents, mais globalement cela s’est bien passé. Il faut faire plus pour l’éducation prioritaire.

Le CSE du 19 décembre examinera mes propositions de textes supprimant la note de vie scolaire.

 

Les axes de ma saisine du CSP :

  • progressivité des programmes. Ils doivent être lisibles par tous.
  • nous n’avons pas renoncé au socle ou tremplin. Il y a un problème d’articulation entre socle et programmes. Nous devons faire les 2 en même temps.
  • Pas de vérité en pédagogie
  • La notion de cycle est fondamentale
  • Il n’y a pas de raison qu’il y ait autant de redoublements en France. Il faut traiter en même temps la question de l’anxiété des élèves, mais aussi celle des professeurs
  • Le numérique est un élément essentiel.
  • La mise en place de l’enseignement moral et civique (puisque vous m’avez retoqué la morale laïque) et des parcours 
  • La reforme des programmes ne marchera pas si on n’accompagne pas les enseignants. Aujourd’hui la formation continue des enseignants ne représente que le quart de ce qui lui est consacré dans les pays qui réussissent. Il faut un pilotage national de la formation continue.

 

Le collège :

  • l’articulation CM2/6ème est fondamentale
  • Nous ne pouvons alourdir les horaires élèves
  • Il faut permettre aux enseignants de pouvoir travailler différemment et il faut donner des heures-profs en plus des heures-élèves. (de 4H en 6ème à 2H en 3ème)
  • Pour cela 4 000 emplois seront injectés au collège.
  • En dehors du tronc commun, il y a les enseignements complémentaires qui doivent aller vers plus d’interdisciplinarité
  • =================================================

Les réponses de V.Peillon après les interventions

Insistance sur la formation continue des enseignants

Sur les CPGE :

  • Attaché aux classes prépa, la preuve j’en ouvre
  • J’ai une considération pour les profs de prépa, mais aussi pour tous les profs
  • Je n’oppose pas les profs, je ne les dresse pas les uns contre les autres
  • Les profs de classe prépas ont des salaires qui vont de 1 à 3
  • On ne peut pas dire en même temps : « j’ai besoin d’un maxima de service faible » et « je fais 6 ou 8 heures supplémentaires »
  • La négociation est finie

 

Pour le lycée, on y travaillera plus tard, après les rapports de l’IG.

 

Boissinot (pésident du CSP)

3 axes :

- logique curriculaire

- S’occuper des apprentissages effectifs des élèves

- travailler sur les contenus, mais aussi sur les modalités d’évaluation, les outils pédagogiques, l’accompagnement des enseignants.

 

 

Pendant le débat, en complément de la déclaration FSU, le SNES a insisté sur :

  • la refondation est pédagogique, certes et c’est une bonne chose, mais ne retombons pas dans « le travailler autrement » de sinistre mémoire. Aucune méthode pédagogique ne fonctionne pour tous dans de mauvaises conditions matérielles. Il ne faut pas laisser croire que cela ne fonctionne pas aujourd’hui parce que les profs feraient mal.
  • Attention : le calendrier imposé (socle en janvier, premiers programmes fin mars, fin de consultation sur ces derniers fin juin) et l’impression globale laissée par la lecture de la saisine donne le sentiment qu’il n’y aura pas de rupture, mais un simple rhabillage. Ceci n’est pas acceptable.
  • La saisine du ministre sur le socle commun : dans ses recommandations, il y a un problème sur la conception de la culture commune. Il ne s’agit pas de donner un vernis culturel, mais bien de concevoir les programmes avec l’objectif de mettre les savoirs enseignés « en culture « . Cette dimension doit être rajoutée dans le paragraphe sur la culture commune et intégrée dans le paragraphe sur l’évaluation qui est beaucoup trop axée sur l’évaluation de compétences.
  • La saisine rappelle que la notion de compétences n’a pas été définie, mais dans le même temps, elle parle de « compétences transversales » sans aucune définition. De même, les notions de « logique cirruculaire, curriculum » doivent être définies car leurs traductions dans les pays qui les ont utilisées pour structurer leur système éducatif sont extrêmement variables. Gardons-nous des mots magiques qui cachent la réalité ou les intentions réelles.
  • L’interdisciplinarité n’est pas la solution miracle aux difficultés du collège. Certes, il faut répondre à la double question « comment faire entrer tous les jeunes dans l’activité scolaire et comment les aider à trouver sens aux apprentissages ». L’interdisciplinarité est sans doute un élément de réponse parmi d’autres, mais à condition de la construire progressivement, sur des acquis disciplinaires. Elle ne doit s’installer au détriment de la structuration disciplinaire, en étant permise par les programmes des disciplines.
  • Satisfaction sur la suppression de la note de vie scolaire, mais elle aurait pu avoir lieu une semaine plus tôt, avant le début des conseils de classe, et cela aurait éviter de nouvelles difficultés aux enseignants.
  • Prend acte des 4 000 emplois supplémentaires dans les collèges. Mais il faudra très vite préciser leur utilisation. Il y a encore trop de flou sur les projets sur le collège. Il ne faut refaire les erreurs de la réforme du lycée avec l’accompagnement personnalisé, la mis en concurrence des disciplines, la déconnection du cours et de l’aide. Il ne faut pas « moins d’école », et nous pensons que plus d’heures élèves dans de bonnes conditions est mieux que moins d’heures de cours en renvoyant l’aide à l’extérieur.

Le SNES a rappelé que l’intersyndicale sur l’orientation avait écrit au ministre et que nous n’avions toujours pas de réponse.

 

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