Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.
La France en 2020...
Il faut lire les revues, on en tire toujours quelque enseignement et comme disait Montaigne, je pillotte de ci de là et je fais mien...
La revue Capital donc, dans sa livraison du mois d’août se livre comme les autres à l’exercice banal du marronnier d’été; cette fois, un peu de prospective avec des sujets convenus comme Les jeunes cracks qui préparent la relève et que le monde nous envie, Les maladies qui seront enfin vaincues mais dont pour l’heure on continue de mourir, Les nouvelles activités qui dynamiseront nos régions mais on ne sait pas trop avec quels élus vu la politique budgétaire et fiscale actuelle ni avec quels patrons vu les niveaux d’investissement en France de la part des Français, Les services publics qui auront changé de visage, tellement même qu’ils n’auront plus de service public qu’une étiquette vide de sens, Les métiers qui auront la cote, avec quelques perles comme Responsable des risques psychosociaux et une flopée de spécialistes du marketing, de la communication et des manipulations financières etc...
Ce serait amusant si l’un des «experts» interrogés n’était Jacques Attali, président d’une commission dont nous avons eu l’occasion de parler dans ce blog et qui pense que TOUT gouvernement devra suivre ses prescriptions, comme si les choix politiques des citoyens n’avaient plus aucune importance, ce qui, il est vrai, agréerait assez à quelques jean-foutres de notre connaissance. inquiets pour leur reconduction ou aux technocrates qui préparent les dossiers à leur place.... Le même Attali dont on n’a lu aucune critique des réformes liquidatrices de l’hôte actuel de l’Elysée... Quant à «certains» autres experts, ils envisageraient même un retour au plein emploi avant dix ans!
Nous voilà bien partis. Il suffit évidemment de regarder de près les méthodes de fonctionnement et de régulation de la finance, les conséquences de la rigueur dans la baisse de la demande ou de la consommation, les conséquences de politiques sociales sans garanties pour les salariés et qui provoquent ici et là des revendications salariales et sanitaires justifiées, en Chine même, le maintien de paradis fiscaux éhontés, la corruption politique encouragée ou blanchie pour conclure que si les promesses rendent les enfants joyeux,, il y a quelque indécence à refaire le coup des «experts» qui ne prévoient rien et des prévisionnistes qui n’analysent qu’avec des verres déformants, en oubliant que les peuples existent.
L’absence de respect pour les citoyens est devenue la règle du jeu pour des gens qui effectivement ne partagent en rien les conditions de vie de 95 %, au minimum, de leurs compatriotes.
Passons donc sur le marronnier, en restant vigilants, car on trouve dans ces élucubrations des pistes et des brèches.
La revue parle aussi du budget 2011 et des retraites.
Les retraites des patrons du CAC 40 par exemple : de 3,3 millions à 340 000 euros par an pour les 30 mieux lotis.
Du meilleur money maker de Mme Bettencourt à l’ancien patron de France Télécom, ces messieurs ont su négocier à la fois une bonne retraite, une prime de départ etc...
Voilà un volet dont la réforme de M.Woerth ne se soucie pas de prétendre que ce régime là est «équitable»; surtout quand pour certains patrons et sous leur responsabilité, les profits de leur entreprise ont diminué et peuvent avoir entraîné licenciements et fermetures, afin de rassurer les actionnaires
Quant aux impôts en 2011, le fameux rabotage des niches est également éclairant: aucune inflexion vers une plus grande redistributivité ( le passage de 40 à 41 % de la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu ne concernera que les ménages dont chaque part dépassera, déductions faites, 69783 € ce qui fera 800 (vous avez bien lu) euros de plus à payer; 340 000 foyers concernés... Mais le relèvement du taux de la CSG acquittée par les retraités au niveau des actifs rapportera 10 fois plus, au nom d’une «équité» bidon puisqu’il est faux de dire que les revenus moyens des retraités sont supérieurs à ceux des actifs, les imposteurs qui avancent cette contre-vérité utilisent dans un cas les revenus bruts et dans l’autre les revenus nets, et que par ailleurs l’assiette de calcul des retraités est de 100 % et celle des actifs de 97% des revenus...
Quant à Mme Bettencourt et quelques uns de ses semblables, il est vrai peu de monde, la presse a démontré que le taux de son imposition sur le revenu était assez loin des 40 ou 41 % normalement attendus. Le fisc lui a rendu 30 millions cette année, soit un peu plus de 4% de ses revenus cumulés sur deux ans... Même relevé, le taux de la Caisse d’épargne est moins généreux...
Vive le bouclier fiscal, vive le pognon, vive Sarkozy!
Pardon, je m’égare mais il faut avouer que devant de tels scandales, on peut parfois fondre les plombs!