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Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.

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Europe? Jouer le rapport de force? Lequel, avec qui?

 "Le pacte de stupidité"
Ce samedi 21 juin, 9 dirigeants européens dits « socio-démocrates » se sont réunis à l’Elysée afin de définir une position commune concernant la gouvernance européenne. L’occasion pour Matteo Renzi, le nouveau président du conseil italien, de défendre sa proposition de réorientation de la politique économique des Etats d’Europe : assouplir le « Pacte budgétaire européen » (TSCG, ou pacte « Merkozy »), qu’il n’hésite pas à qualifier de « Pacte de stupidité ». Une proposition identique à celle formulée par Françoise Hollande lors de son discours du Bourget, et soutenue implicitement par le FMI. Une opportunité à saisir.
Dans la lignée de la logique économique imposée en Europe, le « pacte budgétaire européen » durcit les conséquences des dépassements budgétaires des Etats. Ce faisant, il rend encore plus limitées les marges de manœuvre des pays en proie aux situations économiques et sociales les plus sévères. Entraînant une généralisation des politiques d’austérité en Europe, il y a même renforcé le ralentissement économique. Une situation confirmée par le FMI qui s’est inquiété que le Pacte de stabilité « décourage l’investissement public » et a préconisé que les règles soient simplifiées.
Il existe pourtant une autre voie envisageable, autour de l’augmentation des recettes des Etats. Celle-ci pourrait notamment être obtenue via des prélèvements plus importants sur les patrimoines des européens les plus fortunés ou une véritable taxe européenne sur les transactions financières. En complément, le financement de la dette des Etats sans passer par les marges des banques privées mais en direct par la BCE ou la Banque Publique Européenne, permettrait d’équilibrer les budgets sans réduire les investissements et dépenses publiques. Et donc de permettre la relance économique et sociale en Europe.
En s’appuyant sur un axe franco-italien, et sur les craintes formulées par Christine Lagarde au nom du FMI, c’est une opportunité historique qui se présente, pour une réorientation de la politique budgétaire européenne vers une relance économique par les Etats. C’est en ouvrant ce front socialiste et en pesant de tout le poids économique des Etats concernés que nous pourrons obliger l’Europe libérale à prendre en considération les attentes économiques et sociales de nos concitoyens.
L’affirmation de cette dynamique volontaire commence par ne pas soutenir Jean-Claude Juncker à la présidence de la commission. Les dirigeants européens socialistes doivent affirmer leur différence politique en s’unissant contre un candidat de droite. Transiger avec la droite ne fera que renforcer le risque d’un glissement populiste de nos démocraties. Soutenir Juncker, c’est donner un argument à Marine Le Pen.
Porte-parole de NVS, le think-tank militant
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