Titre du Figaro (cf.lefigaro.fr):" La Bourse de Paris établit un record annuel"... Aujourd'hui, la Bourse ouvre en hausse!
La SNCF augmente ses tarifs, la prime à la casse a permis de vendre plus de 2,2 millions de véhicules neufs et comme le signale le journal Les Echos:"c'est bon pour les revenus des constructeurs, moins pour l'emploi en France"!
Evidemment avec des usines en Espagne, en Slovaquie, en Slovénie, en Roumanie... Mais on savait que la phrase d'un pdg de GM sous Eisenhower: "ce qui est bon pour GM, est bon pour les USA", était déjà de la manipulation idéologique!
Très bonne démonstration que toutes les politiques qui détaxent les entreprises, les encouragent à délocaliser, cassent le droit du travail constituent ainsi autant d'aubaines immédiates pour le patronat, sans aucune garantie de répercussions à moyen terme pour l'emploi ou la richesse nationale! En revanche, la prime à la case est bien imputée au budget de l'Etat et donc aux contribuables, ce qui vu l'iniquité du système fiscal français, aggravée avec le bouclier fiscal, revient à favoriser encore les nantis et à peser sur les salariés...
Il paraît que "la crise a signé le retour de l'Etat aux manettes"... certes mais drôle d'Etat dont le sens de l'intérêt général se limite à la défense des intérêts des managers du CAC 40 et dont le passe-temps favori et la seule politique consistent à délabrer les solidarités collectives, sécurité comprise, en creusant les déficits publics pour accentuer encore la paupérisation des classes moyennes et populaires...
La jeunesse française est émancipée, féconde et autonome... Lueur d'espérance! Elle a du mal à s'insérer dans le marché du travail... Nécessité de la lutte!
Restons optimistes!
===============================================================================
Communiqué de Sud-Culture
Entre le 23 novembre, date du début de la grève au centre Beaubourg et la mi-décembre 2009, le ministère de la Culture a connu un mouvement de grève de forte ampleur, qui s’est accompagné de nombreuses actions menées par le personnel et les organisations syndicales. Il s’agissait par cette mobilisation de s’opposer à la deuxième phase de la Révision Générale des Politiques Publiques et à ses conséquences dans nos établissements: suppressions de postes, diminutions des subventions publiques, accroissement de la charge de travail, menaces sur nos missions, risques d’externalisations, précarité, marchandisation de la Culture, invasion des entreprises privées… Et cela dans la continuité de la lutte contre la RGPP que nous menons à la Culture depuis maintenant deux ans.
Mais l’intransigeance du gouvernement et donc la nécessité d’inscrire notre mouvement dans la durée, nous ont contraint à adapter les formes de celui-ci et à suspendre la grève reconductible. Pour autant, cela ne signifie en rien la fin de notre lutte, ni même la mise en place d’une quelconque trêve et afin que cela soit bien clair, SUD Culture a proposé la création des Jeudis Noirs de la Culture, pour rappeler la situation désastreuse de la Culture et la nécessité de s’y opposer.
Pour le premier de ces Jeudis Noirs de la Culture, celui du 24 décembre, nous avons soutenu l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-SUD du Louvre à la grève sur cet établissement.
Mais pour SUD Culture, cette grève ne pouvait être qu’active et nous avons donc appelé les collègues du reste du ministère à se rendre au Louvre, puisque nous sommes dans le cadre d’une lutte nationale. C’est d’ailleurs ce que nous avons clairement indiqué lors de l’Assemblée Générale qui a réunit une centaine de personnes. Cette AG, tout comme le nombre important de grévistes sur le musée du Louvre, témoigne bien du fait que la combativité et la détermination des agents de la Culture sont intactes. C’est d’ailleurs ce que sait parfaitement la direction du Louvre, puisque dans le but de casser l’impact de notre action, elle n’a pas hésité, contrairement aux habitudes, à ouvrir le musée alors même que l’AG venait à peine de commencer.
Devant ce déni de l’action des agents, les agents en lutte et les syndicalistes de la CGT, de FO et de SUD Culture ont décidé de se rendre sous la pyramide pour dénoncer publiquement la casse du service public de la Culture en y déployant des banderoles et des bannières noires.
Et puisque nous étions la veille de Noël et que notre lutte vise à préserver l’accès pour tous les usagers à un service public culturel non-marchand, émancipateur et international, nous avons bloqué les caisses du musée pendant une partie de la matinée. Permettant ainsi à des visiteurs du monde entier d’accéder gratuitement au patrimoine historique et artistique de l’humanité, malgré les manœuvres de la direction du Louvre.
Puis, en fin de matinée, nous avons décidé de quitter le Louvre pour nous rendre au rassemblement organisé devant le siège de GRDF. Car nous savons parfaitement que l’action contre la destruction des services publics orchestrée par le gouvernement et le patronat ne peut réussir que si elle s’étend à l’ensemble de ceux-ci et si nous parvenons à rendre concret la convergence des luttes et l’interprofessionnalisme.
Ce rassemblement était en soutien aux 3 syndicalistes de SUD Energie qui sont en grève de la faim pour dénoncer le licenciement de l’un d’entre eux. En effet, ce camarade qui a pris une part très active à la grève de ce printemps à GDF contre sa privatisation, est en train d’être viré sous de faux prétextes, dans le but de punir les grévistes et de détruire le syndicalisme de lutte.
En s’y rendant, il s’agissait pour SUD Culture et pour les agents en lutte du ministère de la Culture d’apporter notre solidarité à d’autres travailleurs eux même en lutte et de dénoncer la répression anti-syndicale. Mais aussi de commencer à construire le grand mouvement de lutte des services publics, qui nous permettra d’arrêter la perte de nos droits et d’en gagner d’autres.
Après le succès de ce premier Jeudi Noir de la Culture, il faut que nous continuions notre mobilisation et que nous fassions en sorte que le prochain soit encore plus fort, plus visible, plus efficace. Car nos revendications sont toujours là, nous voulons toujours:
PAS UNE SEULE SUPPRESSION D’EMPLOIS ET DE POSTES
LE RETRAIT DE L’ARTICLE 52 DE LA LOI DE FINANCES 2010
LA DÉFENSE DU STATUT
LE MAINTIEN DE TOUTES LES SUBVENTIONS D’ÉTAT
LA TITULARISATION DE TOUS LES PRÉCAIRES
LE RETRAIT DE LA RGPP
DES CREATIONS MASSIVES D’EMPLOIS TITULAIRES POUR UN VERITABLE SERVICE PUBLIC DE LA CULTURE
=================================================================================
La Bande Passante
présente
8 films-entretiens
sur le travail et les luttes sociales
Réalisés par Thomas Lacoste
Avec Etienne Balibar, Robert Castel, Patrice de Charette,
Christophe Dejours, Charles Piaget et Renaud Van Ruymbeke
Visionnez les entretiens et soutenez l’initiative sur http://www.labandepassante.org/travail-et-luttes.php
La valeur travail : on se souvient que lors de la dernière campagne présidentielle, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy n’avaient de cesse de s’y référer. Elu président, Sarkozy ne parle désormais plus du travail, dans un contexte pourtant marqué par la crise financière et ses effets délétères sur l’emploi : licenciements massifs, mobilité forcée, etc.
Les entretiens réunis par La Bande Passante reviennent sur ce qui est bien « la » question sociale, aujourd'hui comme hier : le travail. Cette série d'entretiens croise les regards du philosophe, du sociologue, du psychologue, du juriste, du syndicaliste sur la centralité du travail, la souffrance qu'elle génère aussi (Christophe Dejours), l'installation d'une partie croissante des travailleurs dans le précariat (Robert Castel), les mobilisations passées autour du travail (Etienne Balibar sur 68, Charles Piaget sur LIP) qui permettent aussi de penser les révoltes présentes, les tentatives du pouvoir pour corseter l'action des juges en matière de droit du travail (Patrice de Charette) ou de lutte contre la corruption financière (Renaud Van Ruymbeke).
Une pédagogie du travail, des films d'intervention aussi.
Penser le travail, une urgence politique - Christophe Dejours
(45'28, DVD, LBP/Mouvements, 2007, 12€, incluant La centralité du travail 10'22)
La société du précariat - Robert Castel
(27'21, DVD, LBP/Mouvements, 2007, 12€, incluant La question sociale 17'14)
L'ébranlement 68 - Vers une universalité émancipatrice - Etienne Balibar
(63'26, DVD, LBP, 2009, 12€, incluant Le surgissement du Syndicat de la magistrature 9'22)
LIP, une école de la lutte à l'usage des jeunes générations - Charles Piaget
(131', DVD, LBP, 2009, 12€)
Le droit du travail en France - Un rapport de force - Patrice de Charette
(27'50, DVD, LBP, 2009, 12€, incluant L'Affaire de Charrette par lui-même 9')
Corruption et criminalité économique et financière - Un juge face aux puissants - Renaud Van Ruymbeke
(42', DVD, LBP, 2009, 12€, incluant Le Syndicat de la magistrature et la corruption financière 4')
Soutenez et achetez les DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le site http://www.labandepassante.org/lbp_dvdlist.php ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.
Faites circuler
Nous vous invitons à faire connaître, circuler et projeter les films de La Bande Passante. Ces films peuvent être repris sur les sites, blog, etc. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :
"Pour soutenir cette initiative et les prochains films, vous pouvez acheter les DVD 12€ (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le sitehttp://www.labandepassante.org/lbp_dvdlist.php ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris. Merci de nous informer de toutes initiatives publiques afin que nous relayons l'information sur nos différents sites."
Pour toute demande d'information : info@labandepassante.org
Retrouvez l'ensemble de nos films
http://www.labandepassante.org et http://www.lautrecampagne.org/filmographieTL.php
N'hésitez pas à diffuser largement ce message
La Bande Passante
www.labandepassante.org
Le Passant Ordinaire
Editions du Passant
www.passant-ordinaire.com
L'Autre Campagne
www.lautrecampagne.org