Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.
Incriminer l'égoïsme des états, comme le fait Jean-Michel Baylet, président du parti des radicaux de gauche (PRG), ) est une facilité; chacun sait que les contraintes assumées ou cachées sont d'ordre économique et financier...Bush disait que le genre de vie américain n'était pas négociable et Obama n'a pas les moyens d'imposer une législation contraignante aux Etats-Unis sur la dépollution autour des raffineries, les filtres à soufre etc Le Canada massacre ses forêts pour des schistes bitumineux mais pour le plus grand profit à court terme des actionnaires et managers de quelques firmes... La Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil ont ces exemples sous les yeux! Cela n'enlève rien à la responsabilité propre de leurs dirigeants! Qui parlait de moraliser ... le quoi, déjà? Après les phrases creuses du G 20, le vide de Copenhague!
Ce qui manquait à Copenhague, ce n'est pas la planète, les animaux, les plantes, toutes les espèces menacées... comme le suggérait Michel Serres, ce sont les peuples.
Ou si l'on préfère des représentants dont l'objectif, l'obsession, l'unique souci soit effectivement le bien-être de l'humanité, l'intérêt général du peuple qui les a élus et qui, dans une perspective de long terme et dans le cadre du respect des Droits de l'Homme qui fonde les relations internationales avouables, n'est pas différent, n'est pas fondamentalement contradictoire d'un peuple à l'autre...
On accordera volontiers en revanche que dans chaque pays les intérêts de l'ensemble des habitants ne sont pas nécessairement convergents... détail qu'un débat sur l'identité nationale a quelque peu tendance à gommer!
Un heureux joueur de loto du Jura vient de gagner un peu moins de 60 000 000 d'€, soit un peu moins de 40 siècles de SMIC... Pyramide sans mémoire disait le poète parlant des terrils, jeu de la pyramide disait Madoff, pécule "normal" des Pdg sans vergogne disent les adorateurs du veau d'or...
Mais c'est de milliards qu'il s'agit quand on parle des masses financières en circulation tous les jours, des conditions dans lesquelles elles apparaissent ou disparaissent, du blanchiment ou de la noirceur des paradis fiscaux qui leur garantissent de croître et multiplier par de simples jeux d'écriture, brefs de permettre ce qu'on pourrait aussi bien dénommer enrichissements sans cause, sans plus de prise de risques qu'en validant un ticket de loto mais avec une probabilité plus grande de gagner le jackpot!
Pour trouver un accord à Copenhague, qui soit autre chose que de l'eau bénite de Cour, c'est à cela qu'il fallait s'en prendre, au coeur même du fonctionnement d'un mode de production que la crise financière ouverte en 2008 n'a pas fait dévier d'un pouce de sa route dans la recherche du profit maximum le plus rapide possible ...
Est-il utile de préciser que les diverses variantes de Verts n'avaient aucune proposition politique crédible, aucune alternative économique et sociale rationnelle et humaniste à la fois à proposer?
Seule une social-démocratie qui n'aurait pas renoncé depuis plus de 20 ans à penser ce changement nécessaire et l'alternative possible à un capitalisme sans borne ni adversaire réel, aurait pu fédérer dans un élan généreux les bonnes volontés sincères ou contraintes des dirigeants des états réunis dans la capitale du plus vieux royaume de l'Europe...
Hélas, la social-démocratie ne croit plus en elle, penser est difficile, l'imposture est plus commode et la gesticulation a tenu lieu de programme concret après deux ans de contacts préparatoires! Il arrive aussi que "les grands hommes" fassent défaut... C'est aussi une composante d'une situation de crise.
On pourra donc mourir de froid en France et célébrer les Restos du coeur.
Faut-il croire que si le grain ne meurt il n'y aura pas de récolte?
Voilà bien des questions que l'amputation drastique de l'enseignement de l'histoire évitera de faire naître trop tôt dans la tête de la jeunesse à laquelle ce monde sera livré...