Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.
Travailler jusqu'à 70 ans...
«En 2008, on comptait quatre personnes en âge de travailler (15-64 ans) pour chaque citoyen de l'Union européenne (UE) âgé de 65 ans au moins. D'ici à 2060, ce rapport tombera à deux pour un». Les prébendiers de la Commission de Bruxelles en concluent que l'âge moyen de départ à la retraite devra donc être relevé de 65 à 70 ans d'ici à 2060 pour maintenir les pensions à leur niveau actuel...
Pour ces individus sans foi ni loi autre que leur compte en banque personnel, on attend toujours en France l'état de fortune de nos ministres, avant et après ( disons sur 10 ans...), ou celui des Commissaires européens, travailler dès 15 ans est donc une norme!
La scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, ou même 18 comme nous le demandons, voilà qui n'intéresse nullement ces individus!
Changer l'âge initial d'entrée sur le marché du travail doit cependant transformer leurs projections ...
Considérer qu'intégrer, multiplier et diffuser des savoirs est création de richesses, au moins aussi réelles que les manipulations quotidiennes des traders, voilà bien un élément de calcul qu'ils ne prennent pas en compte.
La "dévirtualisation" des gains apparus sur les écrans d'ordinateurs n'est pourtant possible qu'en trichant ou jouant sur le temps et n'a rien de spontané ou de naturel!
Quant à la farce de la nécessité d'un allongement nécessaire de la durée de travail pour maintenir les pensions à leur niveau actuel, il est bon de rappeler qu'elle repose sur une double imposture:
toutes les réformes intervenues sur les bases préconisées par la Commission, les libéraux et les fidèles serviteurs du Kapital qui gouvernent en Europe (et ailleurs!) ont eu pour conséquence une diminution des pensions; comme il s'agit d'une rémunération du travail et que c'est sur cela que pèsent toutes ces politiques, les réformes ont été calculées de manière à aboutir à ce résultat...
Le deuxième élément de la tromperie est évidemment l'évacuation complète, dans le raisonnement et l'information des citoyens, des projections sur l'évolution des PIB et sur la part de richesses créées consacrée au paiement du travail et à la protection sociale qui en est un élément indissociable...
Du moins dans les états civilisés!
Il n'y a pas de bon sauvage mais nous sommes gouvernés par de foutus chiens!
jpB
A propos de loups, lire la brève ci-contre sur le blog... Se font vite les dents les loups!
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DECLARATION DE L’INTERSYNDICALE
(CFDT, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA)
EN DIRECTION DU GOUVERNEMENT
Malgré les fortes mobilisations, notamment l’importante journée de grèves et de manifestations du 24 juin, le Conseil des ministres examine le projet de loi de réforme des retraites le 13 juillet.
Les organisations syndicales « CFDT, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA » réaffirment leur opposition au contenu de cette réforme injuste et inacceptable.
Elle est injuste et va aggraver les inégalités :
Les organisations syndicales réaffirment la nécessité de préserver le droit au départ à la retraite à 60 ans.
Elle est essentiellement à la charge des salariés :
Le financement durable des retraites nécessite une autre répartition des richesses produites.
Elle ne répond pas aux enjeux actuels :
Avec les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités qui se mobilisent de plus en plus massivement, les organisations syndicales « CFDT, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA » demandent au gouvernement de prendre en compte leurs revendications et leurs propositions dans le cadre d’un vrai débat, refusé jusqu’à ce jour.
Elles réaffirment leur détermination à être entendues en créant les conditions d’une mobilisation de haut niveau des salariés le 7 septembre 2010.
le 7 juillet 2010
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Le 7 juillet 2010
Commentaire concernant le livre vert sur les retraites publié aujourdhui par la Commission européenne:
John Monks, Secrétaire général de la Confédération européenne des
syndicats (CES), a déclaré :
"Où est la preuve que les employeurs veulent garder les travailleurs plus âgés au travail ? Nous savons que l'espérance de vie augmente mais rien ne prouve que l'augmentation de l'âge de la retraite amènerait les employeurs à créer des lieux de travail encourageant les travailleurs plus âgés à rester au travail.
En effet, de trop nombreux employeurs estiment que les travailleurs plus âgés tiennent trop à leurs habitudes pour pouvoir s'adapter à des environnements de travail qui évoluent rapidement, et qu'ils devraient être incités à prendre leur retraite anticipée, bien avant l'âge légal de la retraite.
La vision de la Commission concernant l'augmentation de l'âge de la retraite apparaît dès lors totalement irréaliste.
Il serait plus utile qu'elle indique que les travailleurs peuvent conserver leur emploi jusqu'à l'âge légal de la retraite."
Commentaire du commentaire:
Il est sain de rappeler que l'allongement de l'espérance de vie ne garantit nullement un allongement de l'employabilité, au sens où cela inclut un accès à l'emploi.
Le fait est que les gnomes de Bruxelles qui, au sens strict du terme, en exerçant un "pouvoir", ne "travaillent" pas et peuvent imaginer à partir de leur cas, en supposant qu'ils se "comparent", que rester en fonctions n'est pas une obligation insoutenable, n'ont jamais songé en demandant le recul de l'âge légal de la retraite à exiger la moindre contrepartie réelle de la part des employeurs, privés ... ou publics!
L'idée patronale de la difficulté plus grande pour les travailleurs plus âgés de "changer d'habitudes" traduit un très grand mépris pour la qualification et le respect de conditions de travail "décentes": le salarié comme matériel jetable après usage... Que disait Marx de ceux qui n'ont que leur force de travail?
Le sous entendu dans l'incitation à prendre une retraite anticipée avant l'âge légal, c'est, en fait, une remise en cause de la retraite par répartition et des solidarités collectives qui fondent les sociétés civilisées et les Etats-Providences que les néo-libéraux revenus sans contrainte au capitalisme sauvage veulent liquider!
Autrement dit une pure et simple négation de la retraite comme rémunération continuée du travail et comme droit social...
La vision de la Commission n'est pas irréaliste, elle est pure provocation et manifeste brutal de la lutte des classes!
Sachons gré cependant à John Monks de pointer très "diplomatiquement" un élément réel du débat...
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CONSEIL EPSCO :
LES SYNDICATS EUROPÉENS APPELLENT LES MINISTRES DE LEMPLOI ET DES AFFAIRES SOCIALES À PROMOUVOIR L'EMPLOI DE QUALITÉ ET À SOUTENIR L'ÉCONOMIE RÉELLE
La Confédération européenne des syndicats (CES) participe au Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs (EPSCO) qui se tient du 7 au 9 juillet. La délégation syndicale menée par John Monks, secrétaire général de la CES, a appelé la Présidence belge à mener une politique de croissance coordonnée au niveau européen et à soutenir l'emploi de qualité.
La CES a mis en garde contre l'orientation actuelle des gouvernements européens de considérer que la seule façon de générer de la compétitivité et de la croissance est de couper dans les dépenses publiques et sociales.
Les partenaires sociaux européens ont été invités à la table du Conseil EPSCO qui débute le 7 juillet sous Présidence belge. La Confédération européenne des syndicats y a rappelé quelles étaient les priorités du mouvement syndical européen : « Les débats actuels des ministres de l'emploi se concentrent autour de l'idée qu'il faut, d'une part, accroître l'offre de main d'oeuvre, et d'autre part, augmenter l'âge de la retraite pour faire face au vieillissement de la population.
A aucun moment, il n' est reconnu qu'il y a déjà actuellement un volume très important de demandeurs d'emploi alors même que les offres d'emploi font défaut. Cela ne reflète pas une
compréhension suffisante des réalités économiques et sociales comme l'importance du chômage, l'augmentation de la précarité, les réductions et les gels des salaires, les coupes dans les dépenses sociales : retraites, allocations-chômage, etc.
De même, ce n'est pas en coupant dans les politiques sociales, ou en assouplissant le droit
du travail que l'on créera de l'emploi ou que l'on retrouvera de la croissance », a déclaré John Monks, secrétaire général de la CES.
La délégation syndicale a déploré que la notion d'« emploi de qualité » ait disparu de l'ordre du jour de l'EPSCO.
John Monks a ajouté :
« L'agenda du Conseil donne limpression d'être hostile aux intérêts des travailleurs. De plus, la Commission a très récemment déclaré être en faveur d'un allongement de l'âge de départ à la retraite, déclaration qui contribuera certainement à augmenter l'euroscepticisme. On se rappelle pourtant que la Présidence belge de l'Union européenne de 2001 avait eu un rôle moteur dans la défense de l'emploi de qualité. Cette priorité ne doit pas être oubliée aujourdhui. ».
La CES a également averti quelle ne soutiendra jamais la déréglementation et la flexibilisation du marché du travail présentées comme les remèdes à un retour de la compétitivité et de la croissance. Elle prône au contraire des politiques actives de relance coordonnée au niveau européen : politiques industrielles bas carbone, investissements dans la recherche et le développement pour soutenir la
croissance. Les syndicats européens ont enfin exprimé leur vive préoccupation suite au retrait des plans de relance qui ont fait place à des mesures d'austérité prises simultanément au niveau européen et qui ont été soutenus par la Commission européenne.
La mise en garde contre les plans d'austérité sera le mot d'ordre de l'Euro-manifestation que la CES organisera à Bruxelles le 29 septembre prochain.
Discours de John Monks lors du Conseil EPSCO
<http://www.etuc.org/a/7464>
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Aveu que la Commission ne se soucie des travailleurs que comme variable d'ajustement... Henry Ford pensait que pour vendre ses automoblies, il fallait que ses clients disposassent d'un pouvoir d'achat... Les libéraux estiment que la mondialisation les dispense de tels raisonnements et que le marché est infini... A l'échelle d'une vie peut-être, mais en temps de crise s'intéresser à ses causes réelles ne serait pas une erreur stratégique pour le développement harmonieux de l'humanité ou la simple survie de régimes démocratiques.... A moins que chez ces "gens là" ces notions soient tout à fait vides de sens...