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Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.

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14 juillet

Entre la prise de la bastille et la fête de la fédération, il s'est souvent posé la question de savoir ce que symbolisait notre jour national. En fait, les deux, l'anniversaire de l'un n'ayant pas été choisi par hasard. D'un côté l'insurrection légitime du peuple, souverain pas encore reconnu, de l'autre l'entente paisible et contractuelle de citoyens égaux pour une société harmonieuse: liberté, égalité, fraternité.

Le sens profond échappe sans doute encore à beaucoup: la liberté, c'est "la possibilité de faire ce qu'on doit vouloir faire", autrement dit vivre dans une société où l'égalité n'est pas de facto combattue par le déni d'autrui, où la relation sociale est bien imprégnée des principes de fraternité que le respect commande.

Autant le dire d'entrée, ce n'est pas encore en 2007 que les principes fondateurs de la République vont être remis au centre de notre vie politique.

L'assemblée à peine élue a fait la démonstration de son incapacité à jouer le rôle d'un Parlement et d'un pouvoir législatif autonome, assemblée de godillots poussant à la caricature les excès du programme présidentiel, assemblée de droite de bien-pensants certes décomplexés mais pressés de justifier le mépris dans lequel de tels agissements plongeront les "politiques". Si on  laissait faire les plus excités d'entre eux, dont on se demande sans doute en vain si c'est le crétinisme ou le cynisme qui l'emporte, l'écart entre ce qui est financé pour les "pauvres" et les cadeaux fiscaux pour les riches serait d'environ un à mille, des millions pour les uns, des milliards pour les autres.

L'été et le peu de crédibilité actuelle de l'opposition facilitent les choses, mais on peut se demander sérieusement si la notion d'intérêt général fait encore sens pour une majorité de Français. Sans doute parce que l’on n'a pas eu souvent de telles situations dans notre histoire, la seule comparaison qui vienne à l'esprit devant un tel revanchisme social serait la Restauration, la sagesse, l'expérience et la prudence des dirigeants de l'époque en moins! On dirait les débats sur le milliard des émigrés...

Quant à notre, je veux dire  quant au président élu, il n'a de cesse d'accentuer une dérive présidentialiste du régime qui éloigne encore davantage le citoyen de l'exercice de sa souveraineté.

Mais si l'on modifie le fonctionnement de l'exécutif pour que le président "gouverne", le président n'est plus que le chef de l'exécutif et désormais en aucune façon, le représentant de tous les Français, car  une majorité peut imposer une direction mais elle n'est légitime que tout autant qu'elle respecte les minorités et ne modifie pas radicalement les équilibres historiques de la nation.

Cela suppose donc un vrai Parlement, et non pas une majorité élue dans la foulée du scrutin présidentiel: l'Assemblée nationale doit avoir une légitimité pour elle-même, ce qu'elle n'a pas vraiment aujourd'hui, elle qui n'a pas même la maîtrise de son ordre du jour. La proportionnelle n'est peut-être pas la seule réponse possible pour une meilleure représentation de la réalité du pays, mais il est certain qu'un découpage des circonscriptions décidé en 1986 n'a plus aucune crédibilité. Serions nous revenus sans le savoir aux "bourgs pourris" du Royaume-Uni des débuts du XIXème siècle? La loi votée serait donc éminemment contestable.

L'opposition pour être agitée de combats subalternes, et payant ainsi plus de vingt ans d'absence de renouvellement intellectuel, idéologique, philosophique et moral, a cependant la capacité d'utiliser les recours qu'offre la saisine du Conseil Constitutionnel, quelle que soit sa composition; mais leur libellé suppose effectivement déjà une volonté de s'adresser directement à un peuple abusé et trompé. Bref d'avoir un vrai programme! Nous pensons encore que le PS est capable de sortir d'un marasme dont il est en partie responsable, mais il est temps d'agir. 

 

JPB

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