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Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.

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La crise a bon dos...Des paroles aux actes: pillage et mensonge...

Certains, qui n'ont pas de fins de mois difficiles, critiquent volontiers les manifestations de "corporatisme": le gouvernement aussi, mais seulement lorsqu'il s'agit de ses fonctionnaires... Quand il s'agit du monde des producteurs agricoles, des patrons-routiers, des patrons des cliniques privées, des restaurateurs, des écoles privées, des syndicats de médecins libéraux, des notaires, des avocats... ou a fortiori du patronat et des banquiers, on trouve normal de satisfaire leurs revendications... Curieux non?
La presse d'aujourd'hui révèle ce qui, s'il ne s'agit pas d'incompétence notoire, est une pure et simple tromperie voire trahison des citoyens contribuables et assurés sociaux.
De nouveaux cadeaux  aux banques et pour 12 mds d'€!
En effet les actions préférentielles achetées par l'Etat pour aider les banques ont plus que doublé, or l'Etat les revend au prix d'achat!
Donc non seulement les contribuables ont aidé les banquiers à refaire des liquidités, au point qu'après BNP/ Paribas (voir ce blog, 30/09), la Société générale sollicite également le marché pour "rembourser"  l'Etat (et gérer ses bonus tranquillement!), mais on les spolie une seconde fois en revendant au dessous  du cours les actions de garantie!
L'Etat qui avait mis 5,1 mds d'€ au pot pour BNP/Paribas récupérera bien  ces fonds, augmentés de 225 millions d'intérêts, mais alors que son entrée au capital (sans pour autant  exiger des postes d'administrateurs!) s'était faite sur la base d'une action à 27, 24 €, celle-ci vaut aujourd'hui 58 , 20 € , soit + 113%  (Libération du 01/10, citant Didier Migaud, président (PS) de la commission des finances de l'Assemblée nationale qui a dénoncé cette aberration); comment appeler quelqu'un qui prend si peu soin des deniers publics?
"Le gouvernement ne fait pas de spéculation", aurait dit Mme Lagarde!
Ce qui signifie au passage que cette hausse est bien liée à de la spéculation (on s'en doutait un peu!) et que malgré tous les discours convenus sur le changement  depuis G8 et G20, le capitalisme financier n'a nullement modifié ses méthodes, son mode de fonctionnement et ses appétits!
On remarquera également que certains disposent de liquidités abondantes... et que 12 mds, c'est plus que les économies réalisées par les suppression d'emplois publics, la remise en cause des droits des femmes mères de famille etc... etc...
L'équivalent d'un deuxième bouclier fiscal pour les seules BNP/Paribas et Socgéné, et d'autres suivront!
L'addition de ces cadeaux suffirait largement à combler le déficit de la Sécu...
 Et pour la revalorisation de la fonction enseignante (voir ci-dessous la déclaration de la secrétaire générale du SNES au Comité technique paritaire ministériel de ce jour), pour la négociation-sic 2010 sur les retraites... ou sur la protection sociale et la santé publique, croyez bien que ce gouvernement,  corrompu jusque dans son esprit, saura à nouveau faire appel à la solidarité, invoquera les générations futures, la nécessité des sacrifices, l'état des finances publiques et le montant de la dette.
Et qu'une collection de benêts désinformés ou désorientés croira qu'on ne peut pas faire autrement!
Comment réveiller le peuple de la torpeur maléfique où les effets de la crise et la manipulation permanente l'ont plongé?



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DECLARATION CTPM

 

En tant que candidat puis Président de la République, Nicolas Sarkozy avait annoncé la prochaine revalorisation des enseignants, faisant le constat de la dévalorisation sociale et salariale de ces derniers ; depuis, bien des promesses présidentielles ont été accomplies, celle-ci reste en souffrance.

 

On pouvait se réjouir que le Ministre de l’Education Nationale présente aujourd’hui un plan devant le CTPM, qu’il ait indiqué récemment que des discussions rapides pourraient s’engager pour permettre une effectivité des mesures en 2010.

On ne peut qu’adhérer à cette volonté de mettre en œuvre ce chantier, après les tergiversations du précédent cabinet. La chute est d’autant plus rude !

Quelles sont les attentes de la profession ? La visibilité de la faiblesse des salaires en début de carrière est criante ; lorsqu’un certifié néo recruté a un salaire équivalent à 1,3 SMIC, il est peu de dire qu’il est mal payé. Il faut donc traiter de façon urgente les débuts mais sans oublier toutes les réalités.

Un certifié au 11ème échelon gagne en euros constants le salaire d’un certifié au 9ème échelon en 1981. Une véritable revalorisation doit donc embrasser toutes les dimensions du sujet : remettre à niveau l’ensemble des rémunérations, traiter la question de l’amélioration des conditions de travail, de la formation et d’une mobilité choisie, traduire l’élévation du niveau de recrutement –assise sur le Master-, reconnaître la qualification.

C’est bien une revalorisation générale qu’attendent nos collègues et non des ajustements limités.

La charge de travail n’a cessé de s’alourdir dans le secondaire pour tous les corps, de la multiplication des réunions aux contacts renforcés avec les familles, du suivi des élèves aux questions d’orientation, tandis que le décrochage des rémunérations tant en comparaison des cadres du privé que du public s’accentuait.

Il faut donc traiter l’ensemble des questions, et s’atteler au dossier de la revalorisation en ayant le souci, par le biais de mesures diversifiées, de toucher l’ensemble des corps et des moments de la carrière.

La Hors Classe doit devenir un débouché pour tous, sans oublier de traiter la question des Co-Psy, pour lesquels il faut créer un grade équivalent, la durée de passage des échelons doit être raccourcie et un nouveau débouché crée.

L’ISOE peut et doit être immédiatement augmentée, ce qui ne serait que justice au regard du contenu du ou effectué.

Enfin, il ne faudrait pas oublier la question des non titulaires et la nécessité d’ouvrir enfin les négociations que nous ne cessions de réclamer sur un nouveau plan de titularisation.

Formation Continue, fins de carrière, conditions de travail et d’emploi, salaires, voici ce que devrait comporter un plan de revalorisation digne de ce nom.

 

Or, vous proposez aujourd’hui plus un plan dicté par Bercy que guidé par une connaissance des réalités du monde enseignant !

Les enseignants seront recrutés un an plus tard, sur la base d’un diplôme de Master. Rappelons qu’actuellement, les néo-recrutés passent en un an du 1er au 3èmeéchelon, soit 180 € nets. Proposer 100 € de plus par mois alors qu’on est recruté un an plus tard avec une qualification plus élevée relève de la provocation. Ce n’est pas de la revalorisation mais de la dévalorisation !

Pour les milieux de carrière : rien !

Pour les fins de carrière, alors que la pénibilité est de plus en plus grande pour nos collègues, PEPS, PLP, certifiés et agrégés, et que la durée d’activité ne cesse de s’allonger, rien !

Quant aux conditions de travail, difficile de croire qu’en poursuivant la politique de suppression de postes, avec son cortège de dégradation, on puisse les améliorer.

 

Globalement, c’est toute l’orientation de ce « pacte de carrière » qui entre en contradiction avec les réalités du travail enseignant. Si rompre l’isolement, c’est permettre la concertation, c’est permettre le travail collectif, une formation sur le temps de travail, des conditions de travail et d’étude qui permettent la réussite dans tous les établissements, cela suppose qu’on ne mette pas en concurrence les personnes, qu’on renforce les solidarités au lieu de les briser, qu’on assure un déroulement de carrière et des conditions d’exercice lisibles. Toute remise en cause des garanties statutaires au profit d’une individualisation accrue irait à l’encontre des valeurs largement portées par les enseignants, du service public d’éducation. Quant aux nouvelles tâches, elles doivent évidemment être prises en compte, essentiellement sous forme de décharges mais il ne s’agit pas là de revalorisation mais de juste paiement par l’employeur d’un surcroît de travail.

 

Aussi, nous ne pouvons nous inscrire dans ce cadre contraint, et les déclarations de ce jour hypothèquent notre participation aux différentes négociations ; en tout état de cause, nous poursuivrons l’objectif de repousser les limites de ce plan, d’arracher une revalorisation pour tous, faire respecter nos métiers.

Nous le ferons avec l’appui des personnels en organisant leur mobilisation.

 

Frédérique Rolet,

01 octobre 2009

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 La machine à casser l'école est sur tous les fronts...


Depuis 2003, les attaques contre le service public d'information et d'orientation de l'Education Nationale (les CIO dont dépendent les CO-Psy) sont permanentes.
Il s'agit d'ouvrir ce service au marché.
Rappel : il faut compter en moyenne 400 euros pour un bilan et quelques conseils dans une officine privée avant de s'entendre dire d'aller se renseigner dans un CIO !
Il s'agit de réorganiser l'enseignement (2nd cycle et supérieur) en fonction des débouchés économiques. On imagine dans la crise actuelle, les dégats d'une telle conception ...
L' objectif est clair : il s'agit surtout de réduire les dépenses publiques !
Amalgamant, formation initiale et formation continue, formation initiale et insertion professionnelle, orientation et insertion professionnelle, orientation et information, orientation et procédures ou encore affectation, l'orientation a fait l'objet de nombreux rapports, ces dernières années.
Avec la loi sur l'orientation et la formation professionnelle (juillet 2009), le gouvernement passe à l'acte et propose d'étendre au public en formation initiale, les mesures prises pour les salariés et les demandeurs d'emploi ; ainsi des orgagnismes privés ou associatifs s'occuperaient du décrochage, du suivi et de l'orientation des élèves en lieu et place du service public et des personnels qualifiés dont c'est la mission.
Les expérimentations lancées par Martin Hirsch dans les établissements scolaires 
(cf : l'orientation active dans l'académie d'Aix-Marseille) et la mise en place de services d'insertion professionnelle dans les universités prévues par la LRU anticipent largement l'application de la loi.
Ne nous méprenons pas : l'orientation est l'une des clés du système éducatif et les projets la concernant préfigurent les transformations annoncées du système lui-même. Le transfert au privé des missions de l'Ecole est en marche.
Les Commissaires paritaires Co-Psy 
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