POUR UNE LUTTE EFFICACE
CONTRE LES VIOLENCES
EN MILIEU SCOLAIRE
Xavier Darcos et Michèle Alliot-Marie se sont exprimés ensemble ce matin pour dévoiler une série de mesures de lutte contre les intrusions et les violences aux abords des établissements scolaires du second degré. La plupart de ces mesures se trouvaient déjà détaillées dans une circulaire interministérielle du 24 mars adressée aux Recteurs et aux préfets de département sans aucune concertation préalable avec les représentants des personnels ou de parents d'élèves qui siègent au CSE (conseil supérieur de l'éducation).
Même si le milieu scolaire reste encore globalement moins atteint que la société par des violences graves, aucun établissement du second degré n'est à l'abri d'actes de violence. Les affrontements de jeunes à l¹intérieur et autour des établissements scolaires ou encore les agressions physiques en direction des élèves comme des personnels sont totalement inacceptables : il est donc légitime de réaffirmer que tous les établissements scolaires doivent être protégés contre tout acte de violence ou d'agression.
Porter une attention particulière à la configuration des clôtures et des portails est évidemment nécessaire pour limiter le risque d'intrusion. Mais il convient aussi de ne pas négliger le rôle indispensable que jouent les CPE et les surveillants en matière de prévention et d'éducation.
Si nul ne conteste la nécessité de développer la coopération entre l'éducation
nationale et les services de police ou de gendarmerie en cas de phénomènes graves, les personnels de l'éducation nationale ne demandent pas pour autant que soient implantés des policiers ou gendarmes référents dans leurs établissements. Une telle présence serait source de confusion dans les missions des uns et des autres et affaiblirait l¹autorité de l¹institution scolaire.
Des dispositifs de vidéo-surveillance sont sans doute utiles, et existent déjà dans bon nombre d'établissements scolaires. Mais ils ne sauraient se développer au détriment d'une présence humaine, incarnée par des adultes suffisamment nombreux et au statut reconnu. Aujourd¹hui ces dispositifs peuvent en effet servir à l¹identification a posteriori des auteurs d¹intrusion mais ils ne jouent aucun rôle dans la prévention des intrusions.
Quant à l'alignement du statut des enseignants sur celui des policiers en cas d'agression, le SNES s'interroge sur la pertinence d'une nouvelle modification du code pénal sans bilan de l'efficacité des modifications déjà introduites en 1996, et demande que la protection juridique du fonctionnaire dont bénéficient déjà les personnels de l'éducation nationale soit effective partout (article 11).
Loin de se satisfaire de quelques effets d'annonce, le SNES attend du ministre de l'éducation nationale qu'il revienne sur les suppressions massives de postes dans le second degré, qu'il cesse de dégarnir les vies scolaires des collèges et des lycées et qu'il recrute non pas des personnels précaires non qualifiés (du type des "médiateurs de réussite scolaire") mais des personnels statutaires et formés en nombre suffisant pour apporter des réponses sérieuses, nécessairement inscrites dans la durée, qui prennent en compte tous les facteurs qui engendrent ou aggravent les phénomènes de violence dans l¹école.
Le SNES rappelle que la lutte contre la violence en milieu scolaire commence par une réflexion approfondie sur les causes et les mécanismes de cette violence. Elle suppose une politique qui allie notamment de bonnes conditions d¹apprentissage dans la classe, un meilleur encadrement des élèves et leur responsabilisation dans les établissements, l¹amélioration de la vie des jeunes en dehors de l¹école, ainsi qu¹une politique ambitieuse de la ville, de l'emploi, de l'aménagement du territoire qui lutte réellement contre les exclusions et les ghettos.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Nouveau secrétaire général au SNESUP
Stéphane Tassel nouveau secrétaire général du Snesup-FSU PARIS, 3 avril 2009 (AFP) - Stéphane Tassel a été élu nouveau secrétaire général du Snesup-FSU, premier syndicat de l'enseignement supérieur, en remplacement de Jean Fabbri, lors d'un congrès d'orientation du syndicat qui se termine vendredi à Paris, a annoncé l'organisation syndicale. Professeur agrégé en génie mécanique, enseignant à l'Université Paris-Est à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), M. Tassel, 37 ans, est responsable de la formation "master génie des systèmes industriels" dans cet établissement, a-t-il expliqué lors d'un point presse. Il est ancien élève de l'Ecole normale supérieur de Cachan. Il succède à Jean Fabbri, qui, arrivé au terme de deux mandats de deux ans au Syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesup, l'un des syndicats nationaux de la FSU), avait annoncé qu'il ne se représenterait pas. M. Tassel faisait partie du précédent bureau national. Il est issu de la tendance majoritaire "action syndicale" du Snesup, qui a obtenu 64,2 % des suffrages lors d'un vote sur la question de l'orientation du syndicat. Une secrétaire générale adjointe, Michèle Lauton, a également été élue. L'organisation a dit vendredi syndiquer 6.000 enseignants exerçant dans les établissements publics d'enseignement supérieur, soit "500 de plus que l'an dernier à la même période". Les enseignants-chercheurs étaient, en 2008, un peu plus de 57.000.