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Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.

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Parodie politique et Revue de presse du week-end

Le danger d'une parodie de vie politique, c'est qu'une politique est cependant menée: sans les citoyens et au besoin contre eux!
Comment faire comprendre que nos institutions sont bafouées et que le comportement moyen de nos politiciens et spécialement de l'équipe en place n'est pas très différent de celui de quelques chefs d'Etat sans légitimité d'Afrique ou d'Asie? L'élection ne fait pas tout...      JPB 



http://www.liberation.fr/societe/0101317541-les-chercheurs-maintiennent-la-p

ression

Ragaillardi par l’importante mobilisation des étudiants et des profs

d’université jeudi, le Snesup-FSU, premier syndicat d’enseignants du

supérieur, maintient la pression.

Le syndicat affirme aujourd’hui qu’il ne se rendra pas à la réunion de

concertation prévue mercredi prochain par le ministère s’il s’agit de

discuter d’une charte d’application du décret sur les

enseignants-chercheurs. «Nous n’irons pas sur un mot d’ordre aussi

pauvre», avertit Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup, qui

demande le retrait de ce décret.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/02/06/01011-20090206FILWWW00423-facs-

le-snesup-refuse-la-charte.php

Le secrétaire général du SNESUP-FSU, premier syndicat des enseignants

du supérieur, Jean Fabbri, a annoncé aujourd'hui à l'Associated Press

que son organisation ne se rendrait pas à la rencontre prévue le 11

février avec Valérie Pécresse "s'il s'agit uniquement de discuter

d'une charte qu'on a déjà rejetée à plusieurs reprises".


http://www.lesechos.fr/info/france/afp_00118506-enseignants-chercheurs-le-ge

neticien-axel-kahn-reclame-le-retrait-du-projet-decret-modifiant-le-statut..

htm

M. Kahn, qui a été cité jeudi par le Président Sarkozy, lors de son

interview télévisée, comme une personnalité soutenant la réforme, a

précisé à l'AFP qu'il était tout à fait "contre la manière de procéder

du président" alors même qu'il est "favorable depuis longtemps, dans

son principe, à la modification du Décret de 1984 fixant les services

des enseignants-chercheurs à l'Université".


http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/02/axel-kahn-le-pr.html

Axel Kahn, le Président de Paris-5, lache Sarkozy et Pécresse

La nouvelle position d'Axel Kahn reflète une réalité désagréable pour

Nicolas Sarkozy et sa ministre : le refus de la communauté

universitaire de se voir imposer un nouveau statut analysé par

beaucoup comme atteignant la dignité de leur métier, est clairement

majoritaire, toutes opinions politiques confondues.


http://www.nordeclair.fr/France-Monde/France/2009/02/07/vers-la-fermeture-de

-106-classes-de-prim.shtml

Si rien n'est encore officiel, des informations commencent cependant à

circuler, aussi bien via les sites Internet des syndicats (la FSU a

mis en ligne les propositions d'ouvertures et de fermetures de classes

pour la rentrée 2009), qu'à la sortie des écoles qui pourraient être

concernées.

Selon ces documents, qui n'ont encore rien d'officiel, le département

du Nord perdrait au total 32 classes d'écoles primaires. Pour 74

ouvertures programmées, 106 classes devraient fermer, selon les

documents mis en ligne par les syndicats.


http://www.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=201583

La Réunion : Pour sa part, la Fédération syndicale unitaire

(Snasub-FSU) chiffre “5 postes supprimés et 80 postes à rendre au

total les années suivantes ”. Avec ses calculs, la FSU entrevoit “la

fermeture du site du Tampon et d’un autre site au choix”.


http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Colleges-de-Juvigny-le-Tertre-et-du-Te

illeul-pas-de-fermeture-en-2009_-817632--BKN_actu.Htm

à Saint Lô ...


http://www.rue89.com/2009/02/08/desobeir-a-darcos-pourquoi-je-refuse-devalue

r-mes-eleves

Depuis la rentrée des vacances de Noël, plusieurs enseignants nous ont

écrit pour expliquer ce qui les scandalisait dans les évaluations des

élèves de CM2 qu'on leur demande de faire en plein milieu d'année

scolaire. Voici le témoignage de l'un d'eux, qui dénonce les choix

pédagogiques de Xavier Darcos.


http://www.lesechos.fr/depeches/france/afp_00118616-bernard-thibault-vers-un

e-nouvelle-journee-de-mobilisation-apres-le-18-fevrier-.htm

"Tous les syndicats sont déçus, nous allons donc discuter des

modalités d'une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle.

Elle se dessine après le 18 février, date du rendez-vous avec le Chef

de l'Etat car rien n'indique que nous en sortirons avec des réponses",

affirme le secrétaire général de la CGT.


http://www.lesechos.fr/info/france/300327597-video-decryptage-le-medef-sans-

reaction-face-a-la-crise-economique-.htm

L'AG annuelle du Medef se tenait ce jeudi 5 février, avec en point

d'orgue un discours de Laurence Parisot, la présidente. Guillaume

Delacroix, journaliste aux Echos, analyse le discours du mouvement

patronal à un moment particulièrement délicat pour les entreprises du

pays. UIMM, honoraires de la "coach" de Laurence Parisot, etc., il

revient sur les crises récentes au Medef.


http://www.europe1.fr/Info/Actualite-Economie-et-Societe/Consommation/Guadel

oupe-debut-d-accord-sur-les-salaires/(gid)/200922

Un pré-accord a été trouvé dimanche matin entre le patronat et le LPK

(Lyiannaj kont pwofitasyion), à l'origine de la grève générale en

Guadeloupe, mais sa signature demeure soumise au feu vert du Premier

ministre pour son financement. En Martinique, la grogne s'intensifie :

les négociations entamées vendredi entre Etat, élus, patronat et le

tout nouveau "collectif du 5 février" doivent reprendre lundi.

En Guadeloupe, le patronat et le collectif de syndicats et

d’associations LPK sont parvenus à un pré-accord sur les salaires,

avec une hausse de 200 euros pour les salariés touchant jusqu’à 1,6

fois le Smic, et de 3% pour ceux qui touchent plus. Mais il reste

encore à savoir comment financer ces augmentations et à obtenir

l’accord de Matignon. Pour le carburant, le prix de l’essence sans

plomb et du gazole devrait baisser de 3 centimes lundi.


http://www.rue89.com/2009/02/07/martinique-greve-generale-sur-fond-de-tensio

n-raciale

Après la Guadeloupe, la Martinique entre en grève contre la vie chère.

Visés: les "békés", les descendants des colons blancs, accusés

d'accaparer les richesses et de fixer les prix. Un reportage de Canal+

sur leur pouvoir a ravivé les tensions.


http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/la-rigueur-budgetaire-ne-pa

sse-pas-au-planning-familial_739105.html

En intervenant au Parlement, Brice Hortefeux comptait rassurer

l'association, menacée par une baisse de ses financements. "Enfumage

et manipulation", lui répond sa secrétaire générale, très remontée.


http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/06/il-est-presque-impossible-p

our-un-clandestin-de-denoncer-son-passeur_1151981_3224.html

  Smaïn Laacher, sociologue au Centre d'étude des mouvements sociaux

(CNRS-EHESS)

"Il est presque impossible pour un clandestin de dénoncer son passeur"

Se défendant d'appeler à la délation, Eric Besson a comparé le

clandestin qui dénonce son passeur à la "femme battue" qui porte

plainte contre son agresseur. Que vous inspire cette comparaison ?

C'est une comparaison malhonnête. Une femme battue est une citoyenne,

protégée par le droit. Et pourtant, c'est déjà difficile pour elle

d'entrer dans un commissariat. Près de 80 % des femmes battues ne

portent jamais plainte contre leur agresseur. Alors imaginez le

clandestin qui est encore tenu par ses passeurs, comme c'est souvent

le cas avec les Chinois. Je crois que M. Besson méconnaît cette

réalité.


http://www.20minutes.fr/article/298111/Politique-Les-Francais-divises-sur-l-

intervention-de-Nicolas-Sarkozy.php

SONDAGE - Selon les études le taux de satisfaction passe de 36% à 53%.

Qui croire?

Alors, convaincu? Les instituts de sondage peinent à se mettre

d’accord sur l’état d’esprit des Français après l’intervention télé de

Nicolas Sarkozy dans l’emission «Face à la crise», jeudi soir.



http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200906/sarkozy-lache-du-lest-sauf-sur-l-es

sentiel_185818.html

Sa popularité glisse, mais 15 millions de téléspectateurs l'ont écouté

jeudi. A la limite, il s'en moque, mais ça soulage. "Si ce n'est pas

de la malhonnêteté, alors, rien n'est malhonnête", ironise le

président de la République en revenant de Munich. Nicolas Sarkozy

évoque un sondage, et la une d'un quotidien affirmant qu'à 52%, les

Français n'ont pas été convaincus par sa prestation télévisée.

Sarkozy lâche du lest, le bruit qu'il organise masque aussi sa

cohérence et ses résistances. Céder sur tout, sauf l'essentiel,

protéger son choix de la relance par l'investissement. Etre tactique.

Jeudi, il a ouvert les bras aux partenaires sociaux. Que les patrons

et les syndicats se rencontrent et l'accompagnent, pour organiser le

traitement social du malheur! C'est du judo en politique: utiliser la

force de l'adversaire syndical, requinqué depuis le 29 janvier.

Prendre l'opinion à témoin de sa bonne volonté, repousser un peu la

menace d'un mouvement social, amener la CGT et la CFDT à porter avec

lui la charge de la crise. Il est un vieil adage capitaliste,

"privatiser les profits, socialiser les pertes". Nicolas Sarkozy le

transforme: personnaliser les succès, mutualiser les tracas.


http://www.rue89.com/tele89/2009/02/07/pujadas-le-probleme-des-journalistes-

c-est-nous-memes

Deux jours après son interview de Bernard Kouchner, au lendemain de la

grande soirée à l’Elysée et à l’occasion de la parution de son livre,

David Pujadas, le présentateur du JT de France 2 était l’invité de

l’émission "Parlons Net", dont Rue89 est partenaire. (Voir la vidéo)

La veille, donc, le présentateur était le seul représentant du service

public devant le futur prince du PAF public. On peut considérer qu’il

fut le plus pugnace interviewer de Nicolas Sarkozy.


http://www.lejdd.fr/cmc/media/200906/sarkozy-echauffe-les-medias_185561.html

L'intervention jeudi soir de Nicolas Sarkozy dans Face à la crise n'en

finit plus de faire des vagues. Notamment dans les médias. La SNJ-CGT

a ainsi estimé que l'émission était une "mascarade" et une "insulte"

au métier de journaliste. Par ailleurs, la SDJ du Nouvel Obs juge

"inadmissible" la mise en cause du journal par le chef de l'Etat, qui

avait ironisé sur sa "crédibilité".


http://eco.rue89.com/2009/02/07/royaume-uni-la-lecon-deco-de-sarkozy-ne-pass

e-pas

Nicolas Sarkozy s'est encore fait des amis. Pendant son interview à la

télé de jeudi soir, il a jugé totalement inefficace la baisse de la

TVA décidée par les Britanniques. En précisant fort diplomatiquement:

"On n'a pas envie de leur ressembler." La presse locale réplique.


http://www.rue89.com/en-faire-un-sondage/2009/02/08/lallocution-speciale-cri

se-de-sarkozy-a-convaincu-ou-pas

36% des Français convaincus selon Le Parisien. 53% pour le Figaro. Le

Docteur Panel décrypte ce grand écart.


http://www.liberation.fr/politiques/0101317557-comment-sarkozy-reecrit-l-his

toire-de-gandrange

Comment Sarkozy réécrit l'histoire de Gandrange

DESINTOX

Le Président a affirmé hier soir lors de son intervention que ses

promesses aux ouvriers du site sidérurgique avaient été respectées. Ce

n'est que partiellement vrai.


http://www.liberation.fr/politiques/0101317599-aides-aux-banques-le-mauvais-

calcul-de-sarkozy

DESINTOX

Le Président est allé un peu vite en affirmant que l'aide au système

bancaire rapporterait 1,4 milliard d'euros et n'avait pas coûté un

centime aux Français.


http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2009/02/07/betisier-presidentiel/

Le bêtisier qui suit provient de la prestation télévisée de Nicolas

Sarkozy, le 5 février. On peut évidemment en ricaner. On peut aussi

s’interroger. Un Chef d’Etat peut-il déterminer et conduire une bonne

politique, si le n’importe quoi nourrit sa réflexion et son discours,

si des chiffres frelatés fondent son diagnostic, s’il connaît aussi

mal le pays qu’il prétend diriger ?


http://www.lesechos.fr/info/france/300328075-la-taxe-professionnelle-sera-ev

idemment-compensee-selon-francois-fillon.htm

Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi la suppression en 2010 de la taxe

professionnelle. Le Premier ministre estime qu'il s'agit seulement de

la "fin de la suppression" de la taxe professionnelle, dont la

diminution a été amorcée sous "des gouvernements de gauche, des

gouvernements de droite".


http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/07/la-suppression-de-la-taxe-

professionnelle-pourrait-profiter-aux-investissements_1152189_3234.html#ens_

id=1151389

Il est peu probable que cet allégement fiscal soit restitué au

consommateur. Les entreprises attendent de savoir quand cette mesure

prendra effet, et par quel autre impôt elle sera remplacée. Il faudra

en effet trouver une autre source de financement pour les

collectivités locales.

Certaines firmes, telles les sociétés d'ingénierie, s'en inquiètent,

rappelant dans un communiqué publié vendredi par Syntec-Ingenierie,

"l'urgence actuelle d'aider les collectivités locales à financer les

projets en cours". Car ces collectivités sont aussi leurs clientes.


http://www.leparisien.fr/politique/pourquoi-la-securite-de-sarkozy-est-deven

ue-ultra-sensible-08-02-2009-403228.php

Pourquoi la sécurité de Sarkozy est devenue ultra-sensible

Un préfet muté après la visite chahutée du chef de l’Etat, un policier

de haut rang sanctionné en Corse... La mobilité du président et son

style de management font peser une pression certaine sur ces hauts

fonctionnaires.

«Ville morte », « blocus sécuritaire », « couvre-feu » : quand Nicolas

Sarkozy va en province, ces mots fleurissent parfois dans la presse

locale, qui décrit des habitants « assignés à résidence » et des

commerces parfois contraints de baisser le rideau. A l’Elysée, on ne

badine pas avec la sécurité du chef de l’Etat.

.... Dans les écoles situées dans la « zone interdite », beaucoup de

parents n’ont pas amené leur enfant. On les a prévenus qu’ils

pourraient venir à 8 h30... mais pas repartir. Les invités à la table

ronde présidée par Sarkozy ont dû passer cinq barrages de police, avec

contrôles d’identité, pour arriver à la salle des fêtes. Les élus

locaux se sentent aussi un peu oubliés. A l’aéroport, le malheureux

Nicolas Forissier, député UMP, a couru en vain pour serrer la main du

président, déjà remonté dans son avion. « Chirac, quand il était venu

ici, il avait passé la journée et dit bonjour à tout le monde ! »,

soupire une militante, gaulliste de longue date.

Sarkozy entend bien continuer ces visites au pas de charge, au rythme

d’une à deux par semaine, quand Chirac en faisait une dizaine par an.

« J’adore aller sur le terrain », dit-il. « Il ne veut pas se laisser

enfermer à l’Elysée », confie un conseiller. A Argenteuil,

Sandouville, et maintenant à Gandrange, on l’attend.


http://www.liberation.fr/economie/0101317812-la-remunerations-des-traders-li

mitees

Un engagement que s'apprêtent à prendre les banques françaises auprès

du ministère de l'Economie.


http://www.e24.fr/finance/article54477.ece

Les banques et autres opérateurs de marché (sociétés de gestion..)

s'engagent en particulier à "interdire, sauf exception limitée à un

an, les bonus garantis", indique Bercy.


http://www.leparisien.fr/economie/les-traders-au-regime-sec-08-02-2009-40316

2.php

Si ce code éthique entrait en vigueur il permettrait d’associer les

traders aux gains, mais aussi aux… pertes. Reste à savoir si les

banques l’appliqueront ? La France serait en effet le seul Etat au

monde avec des règles aussi strictes. De quoi inciter nombre de

traders à envisager de se délocaliser sous des cieux plus

rémunérateurs…


http://www.e24.fr/economie/france/article54619.ece

Xavier Bertrand préconise un meilleur partage des profits


http://www.e24.fr/economie/article54592.ece

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, est optimiste. Il

estime qu'avec les plans de relance décidés par les Etats, une sortie

de crise est possible vers la fin de l'année. Invité samedi 7 février

de l'émission de Jean-Marie Colombani sur France Culture, Christian

Noyer, également membre du Conseil des gouverneurs de la Banque

centrale européenne, s'est montré rassurant sur l'état du système

financier en France et a exclu un éclatement de la zone euro.


http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/07/crise-le-choc-est-a-venir-

par-harald-welzer_1152206_3232.html

  Psychosociologue allemand, chercheur au Kulturwissenschaftlichen

Institut d'Essen

Crise : le choc est à venir, par Harald Welzer


http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/07/saint-lazare-terminus-des-m

econtents_1152202_3224.html

Xavier Moisant a assisté à la scène. "Trente policiers protégeaient

trois agents qui tentaient de renseigner les gens", raconte-t-il,

navré. Cet homme de 32 ans, qui travaille dans la communication sur

Internet, est d'un naturel plutôt enjoué. Normand, il prend chaque

jour la ligne entre Rouen et Paris. Lui aussi tient à jour la

comptabilité de ses pérégrinations : "En janvier, sur trente-six

trajets, cinq se sont achevés à l'heure. Mais avant la grève, 30 % à

40 % des trains avaient déjà des problèmes."

Xavier Moisant enchaîne les histoires sans se départir d'un grand

sourire. Ses tribulations ferroviaires recèlent leur lot d'imprévus,

voire d'absurdités. A l'automne, une explication au ralentissement

d'un train l'a tout particulièrement ravi : des feuilles mortes sur la

voie. "J'ai demandé pourquoi, les autres années, à pareille époque, il

n'y en avait pas eu." Au début, il prenait plaisir à son trajet d'1 h

07. Il y retrouvait des habitués qui partageaient l'apéritif dans le

wagon, rédigeait son blog. Et puis ça s'est gâté. Contretemps après

contretemps, la bonne ambiance s'est étiolée. À chaque nouvel

impondérable, elle a laissé place aux éclats de rire nerveux, voire

aux invectives. "Il ne faut pas avoir les oreilles chastes dans ces

cas-là. D'ailleurs, en cas de retard, les contrôleurs évitent de

passer."

Le grand malheur de Saint-Lazare est de n'avoir pas le TGV, ce joyau

que la SNCF aime enchâsser dans un écrin. Point d'Eurostar ou de

Thalys, ici. Peu de trafic grandes lignes, si ce n'est vers Caen,

Cherbourg, Rouen ou Le Havre. La gare charrie à plus de 90 % des

banlieusards, voyageurs sans bagage, passagers de deuxième classe. Des

gens qui n'ont d'autres choix que de prendre ce qu'on veut bien leur

offrir. Alors on achève d'user le vieux matériel entre Poissy et

Conflans-Sainte-Honorine, dans les confins oubliés du Val-d'Oise ou

des Yvelines. On enquille les wagons déclassés de la gare de l'Est. On

fait rouler des motrices qui ont 35, voire 50 ans d'âge.



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