Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.
D’accord, cela n’existe pas en France, les courtisans du Parlement, y ont veillé ; et il y a tant d’aspirants à la fonction présidentielle parmi eux ou de quémandeurs de miettes…mais on doit pouvoir trouver une solution !
Passe encore que ce président, élu parce, qu’il n’y avait personne face à lui, ne soit digne de la fonction ni par son style, ni par ses idées.
Passe encore qu’il ignore ou méprise l’histoire de son propre pays et même ses intérêts nationaux.
Passe encore qu’avec un culot d’acier, il ose reprocher à une presse « globalement » compréhensive avec sa politique liquidatrice (en novlangue : réformatrice) de jouer l’opposition.
Passe encore qu’il n’aime ni les professeurs, ni les fonctionnaires, ni les services publics, ni l’intérêt général.
Passe encore qu’il n’ait qu’une très vague idée du sens même de « dialogue social ».
Passe encore qu’il veuille ressouder un électorat hétéroclite confronté pour une partie, la plus nombreuse, à des difficultés de vie réelles, animé pour les autres, sociologiquement minoritaires, par un revanchisme honteux et ranci contre le monde salarial et ses droits durement acquis.
Passe encore qu’il soit évident, sans attendre la fin d’un mandat, ah ! le beau leurre, pour faire passer toutes les insanités déjà votées, que Nicolas Sarkozy aura été le pire des présidents de la V ème république !
Mais venons en à la nouvelle qu’annonce le Canard Enchaîné de cette semaine : ainsi donc, si l’information est avérée, on sous- évaluerait Areva pour le refiler à Alsthom, c’est-à-dire au contrôle de son plus gros actionnaire, lequel pourrait vendre sa chaîne de télévision à un autre ami, prêteur de yacht ?
Ce monopoly n’a rien à voir avec l’esprit d’entreprise, ne s’accompagne d’aucune prise de risque et ressemble furieusement à ce qu’un code pénal digne de ce nom interdirait absolument.
Mme Dati préfère s’occuper des petits délinquants et de la manipulation compassionnelle de l’opinion, sans se soucier de l’Etat de nos prisons, indigne de la nation des Droits de l’homme. Il est vrai que de ceux là aussi, le président se moque éperdument.
Et il faudrait attendre 4 ans ?
Et puisqu’il est question d’une réforme constitutionnelle, pourquoi ne pas exiger qu’elle commence par l’introduction de l’impeachment ?
Une réforme constitutionnelle : quand le crime se conjugue avec la connerie
La Constitution va garantir l'équilibre des finances publiques à moyen terme et le déficit de la Sécu sera interdit. Des lois de programmation pluriannuelles, voilà le remède pour faire croire à la vertu et montrer à l'Europe qu'on fait des efforts ! C'est qui l'Europe ? Le peuple a retoqué le tce; des canailles et des lâches ont excipé de l'élection de Sarkozy pour passer outre et refourguer la même marchandise frelatée.
On dessaisit, au nom de la BCE, le Parlement dès qu'on installe une programmation pluriannuelle. Et il paraît que la réforme constitutionnelle redonnerait du poids aux députés et sénateurs ? De qui se moque-t-on ? Le contrôle annuel des finances publiques est une des raisons d'être du Parlement! S'il y renonce et se lie les mains, il fait la preuve de son inutilité et démontre que la gouvernance française est pilotée par l'exécutif seul et des gnomes bruxellois.
Quant à l'interdiction du déficit de la Sécu, il ne signifierait qu'une chose: c'est que la solidarité entre les seuls salariés va s'accentuer et que les malades, les pauvres, les vieux vont en baver !
La seule question désormais, puisqu'il peut empêcher ces infamies, c'est au PS qu'elle se pose; alors, une trahison de plus ? Ou enfin une prise de conscience que ce président d'occasion, ce gouvernement d'imposteurs et cette majorité de godillots peuvent être réduits a quia?
Un traquenard de plus dans le projet de réforme constitutionnelle
Et c’est Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil Constitutionnel, qui attire l'attention, pour le dénoncer, sur un amendement qui permettrait "au Parlement de transférer sans limite au juge judiciaire le contentieux des actes administratifs".
Mine de rien, et aussi parce que la majorité de nos concitoyens ignore l'existence d'une juridiction administrative et son objet, cela reviendrait une fois de plus à accroître la confusion dans la répartition des pouvoirs : le juge administratif se penche sur les actes relevant des prérogatives de puissance publique, en lien avec l'intérêt général.
L'Etat n'est ni un particulier, ni une entreprise : banaliser les juridictions est à la fois une mise en cause de la séparation des pouvoirs (il est vrai qu'en France, il ne restait guère précisément que le juge administratif pour rappeler son existence), une attaque sournoise contre la notion d'intérêt général portée, en principe, par l'exercice de la puissance publique, et une délégitimation supplémentaire du politique.
Décidément avoir le sens de l'Etat est devenu d'une extrême rareté! Mais où est l'opposition?
JPB