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Il s'agit de réflechir à des sujets et des faits d'actualité, liés aux élections de 2007, à partir des concepts de république, de démocratie, de socialisme, de légitimité et de citoyenneté.

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Seul fautif ... ?

On vit décidément une époque formidable, mais au sens premier du mot « qui inspire la terreur! »Ainsi, un jeune homme trop bien payé, 7000 euros par mois sans les primes, ce qui est plus qu’un professeur d’Université, pour taper sur un clavier et manipuler des produits financiers, en jouant à la hausse ou à la baisse, sans créer aucune richesse « réelle » a pu mettre sa banque dans un sac et lui faire perdre plusieurs milliards d’euros ? 4,9 ? Auxquels s’ajouteraient 2 milliards de pertes liées aux « subprimes », le tout permettant cependant une distribution de dividendes pour 2007 de quelques centaines de millions d’euros ? Quels sont les politiciens menteurs ou stupides, voilà bien un « mensonge éhonté » M.Attali, qui disaient que le pays était en faillite et que les caisses étaient vides ? Il s’agit d’une entreprise privée ? Et alors, elle ne contribuerait donc pas à la richesse globale du pays et au bonheur de ses habitants ?Les contribuables français ont payé les mécomptes du Crédit Lyonnais, les pollutions pétrolières, tous les réseaux que la Commission de Bruxelles veut ouvrir à des opérateurs privés qui n’ont pas mis un centime dans leur construction, le redressement de la métallurgie bradée par un ancien ministre content de lui, même après la fermeture par M.Mittal de quelques centaines d’emplois dans la seule Lorraine, passons sur les détails et d’autres épisodes glorieux ; les pertes envisagées ou certaines, mais de quelles pertes parle-t-on dans une économie où la finance fonctionne comme un jeu dans un monde virtuel,  auraient  été le résultat du bouclage de positions boursières portant sur une cinquantaine de milliards d’euros, soit environ 18% du budget national de la France!Et la Société Générale a dû vendre l’équivalent, au moins, de contrats à terme sur actions (le nom seul du « produit » montre mieux que tout long discours que le système financier international ou si l’on préfère le capitalisme sans contrôle sérieux à son stade actuel d’évolution n’a rien à voir avec une économie destinée à satisfaire des besoins collectifs ou individuels sous une loi non faussée de l’offre et de la demande !)Le premier ministre demande une enquête, on prépare un plan de rigueur, on refuse une augmentation salariale qui tienne compte de la flambée des prix et donc des surprofits engendrés  et on s’étonne que  la grève soit encore utilisée comme moyen d’expression ? Sous l’ancien régime quand le peuple grondait de misère, on pendait un financier véreux ou deux : il y a  toujours des financiers véreux, c’est bien ainsi qu’on doit parler de ceux qui s’enrichissent sans « cause », on ne pend plus, la France s’est civilisée peu à peu, mais on n’enferme pas non plus et on laisse les dirigeants de l’économie se distribuer des sommes colossales pour des risques personnels nuls ! Il est vrai que le peuple ne gronde pas… Mais le jeune Jérôme K. remercié par un célèbre économiste américain (Ed Yardeni, ancien chef de la Deutsche Bank Securities à New-York) pour la réaction que ses fantaisies boursières auraient suscitée de la part de la Banque centrale US n’est nullement le seul fautif.En garde à vue à la brigade financière il pourra sans doute tout expliquer ; il connaissait les arcanes du contrôle interne…c’est ce que disait son patron ; un peu comme un serrurier qui deviendrait voleur, comme disait le doyen de la faculté où il fit ses études spécialisées…Ce qui est grave, c’est bien que tant d’argent circule sans contrôle alors que la moindre panique liée à une rumeur, à une erreur ou à une malversation manifeste  a des effets publics qui obligent alors les Etats à intervenir; privatiser les profits mais socialiser les risques, tel est bien le credo de nos soi-disant entrepreneurs. Qui dit que le vieux Karl est totalement dépassé ?Mais qu’est-ce qui peut justifier qu’avec de telles conséquences, on puisse laisser un tel système fonctionner sans contrôle en amont ? Certainement pas une liberté d’entreprendre qui n’a aucun sens hors d’un corps social, fût-il mondialisé !Des instruments de contrôle existent mais dans chaque banque et sans modèle légal obligatoire et la saisine des organes publics de surveillance n’intervient la plupart du temps qu’après coup, c’est le cas de le dire, forfait commis !Or les déboires comptables d’une entreprise pèsent sur sa participation à la vie de la Nation dans la mesure où elle paye un impôt sur les sociétés (IS) : le comble sera donc atteint quand la Société générale se verra rembourser par l’Etat un trop-perçu d’impôt eu égard à des pertes que ses modalités de gestion interne n’auront pas su empêcher !Il ne s’agit pas ici de proposer une « moralisation » du capitalisme, mais de rappeler qu’une société ne peut vivre décemment sans une loi qui s’impose à tous ; sinon à quoi servent vraiment le FMI ou l’OMC ?   Ce n’est pas la première fois qu’une crise met en évidence le caractère éminemment labile du système financier international, ses assises complexes et quelquefois loufoques car il n’est pas  certain que la titrisation de tout ce qui suppose un échange soit une bonne chose en soi. Des règles internationales mises en place après la crise de 1929 avaient montré que quelquefois la régulation ou le bon sens s’imposait ; le néo-libéralisme n’a cure de ces précautions   en grande partie parce que le système bancaire international est devenu aussi une lessiveuse d’argent sale qui pèse dans les comptes mondialisés des échanges financiers.Des Etats, certes minuscules en vivent mais avec la tolérance bienveillante des grands. Le système mondialisé d’une économie sans contrôle des investissements, des profits ou des échanges financiers a engendré un monstre de corruption d’autant plus dangereux qu’il est dilué  à l’extrême et qu’on peut réellement utiliser l’image morbide des métastases.C’est un devoir trop méconnu du politique que d’y remédier, car enfin, que de gaspillage : il suffit de 4 milliards pour construire les écluses qui sauveraient Venise des eaux…Venise, c’est mieux que des dividendes… Si l’on se souvient qu’un crime « est un acte blessant les états forts  de la conscience commune », il paraît assez évident qu’il demeure trop de crimes impunis dans le monde de la finance ; or M. Sarkozy et ses ministres domestiques souhaitent dépénaliser le droit des affaires… Spéculateurs de tous pays enrichissez-vous et dormez tranquilles. Il me semble qu’un jour lointain, un président de la République avait dénoncé un système qui permet de s’enrichir en dormant.On nous dira que la liberté d’entreprendre est nécessaire mais rappelons alors que la « liberté n’est pas la licence ; elle est la possibilité de faire ce qu’on doit vouloir faire ». Vu l’état de la séparation des pouvoirs en France, on peut douter que M. Sarkozy soit un lecteur assidu de Montesquieu.Il serait sans doute contre-productif de demander à M. Attali un rapport sur le sujet !

JPB

 

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