La lecture de Mediapart aujourd'hui permet de mettre en valeur deux décisions aberrantes ou scandaleuses du gouvernement : dans le recours contre l'arbitrage si favorable à Tapie ( et totalement injustifiable quant au volume du préjudice moral net d'impôts alloué à l'intéressé), le doute est permis quant à la solidité du dossier déposé par l'Etat et à sa volonté de le voir aboutir; alors que la Commission de Bruxelles proposait une taxation très modérée sur les transactions financières, M. Moscovici qui s'est déjà distingué dans l'affaire Cahuzac, dans une loi sur les activités des banques si passoire que les banquiers ne sont contraints par rien de sérieux dans la séparation de leurs activités (avec ou sans les dépôts de leurs clients, rappellons ce détail!), une loi moins stricte que la loi britannique (ce qui est tout dire) ou en prônant, on ne sait sur quel mandat connu des citoyens, la création d'un ministre des finances de l'UE et donc commissaire européen, déclare cette taxe contre productive : il faisait bon être banquier sous Sarkozy, c'est encore mieux avec Hollande et Moscovici!
Dans les deux cas il s'agit de finance et d'argent public (le transfert des dettes privées des banques sur le dos des contribuables est une des cause de l'aggavation du déficit des finances publiques qui "justifierait" pour l'équipe en place la politique d'austérité ou de rigueur ou de déflation qui ne dirait pas son nom... ).(1)
Dans ce contexte de corruption et de connivence, le gouvernement n'a donné aucun signe patent de sa volonté, non pas de moraliser l'activité bancaire, ce qui n'a guère de sens, mais de rétablir des règles à ne pas transgresser sous peine de sanctions pénales fortes.
C'est aussi dans ce contexte que des scandales d'Etat voient un ancien président de la République décrété intouchable (hélas, au sens positif du terme!) grâce à un statut parfaitement indigne d'une République " normale" et que des magistrats tordent dans le mauvais sens l'exercice des libertés fondamentales qui peuvent faire croire que nous sommes encore dans un Etat de droit.
Le PR doit parler le 14 juillet ?
Il est douteux qu'on entende ce jour là l'exposé de principes républicains et une orientation politique rappelant que la Justice est égale pour tous, que l'intérêt général prévaut sur tout autre et que la France est une grande nation dont le peuple est souverain!(2)
(1): A défaut de génie, nos politiciens ne manquent pas de culot: nous devrions nous satisfaire qu'il n'y ait pas eu d'amputation brutale des salaires ou des pensions comme dans d'autres pays de l'UE; outre que l'amputation réelle du pouvoir d'achat non seulement a eu lieu (sauf pour les 500 plus riches dont la fortune a crû de 25 %!!) mais pèse sur toute reprise...
(2):... il n'est pas sérieux de rappelr que la France est la 5ème ou 6 ème puissance économique du monde et faire dans la poltique mis en oeuvre comme si de fait , ce n'était pas le cas!
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(ci-dessous un communiqué du Syndicat de la Magistrature, précisément sur une liberté fondamentale.
Liberté de la presse
Le Syndicat de la magistrature a pris connaissance de la décision de la cour d’appel de Versailles et de l’obligation faite à Médiapart de retirer de son site « toute publication de tout ou partie de la retranscription des enregistrements illicites réalisés au domicile de Liliane Bettencourt ».
Il tient à rappeler que la liberté de la presse est une garantie fondamentale dans une société démocratique, et que cette liberté est essentielle pour que la presse puisse jouer son rôle de « lanceur d’alerte ».
Si un équilibre doit être trouvé entre cette liberté et la protection d’autres intérêts comme le respect de la vie privée, il ne doit pas conduire à porter une atteinte démesurée à un média qui a fait preuve depuis sa création de sérieux et d’indépendance.
A l’heure où les dérives de certains Etats conduisent à une mise sous écoute généralisée et où les scandales politico financiers se multiplient, le Syndicat de la magistrature rappelle qu’il est indispensable de protéger ceux qui prennent le risque de nous alerter.