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Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

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Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



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Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:42

 

Ci-dessous un point de vue sur les questions de financement de la protection sociale. On rappellera cependant que la question de savoir si la CSG est une cotisationsociale ou un impôt a fait l'objet d'analyses et de jugements contradictoires de la part du Conseil constitutionnel français et de la Cour de justice de l'union européenne. On se souviendra d'autre part qu'une assimilation des salaires du privé et des traitements de la Fonction publique quant à leur source est une commodité... trop commode.

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Financement de la protection sociale

« Halte au feu !... Inspection des armes !... Résultats ? »

La préparation du congrès fédéral sur cette question, les contributions diverses, les échanges sur la liste UA et le texte adopté par le BN du SNES le 29 janvier dernier ne font qu’accroître mon remords de ne pas avoir pris le temps, alors que j’en avais le projet depuis longtemps, de soumettre à l’intelligence collective de mes camarades, sous forme de contribution au débat, ma réflexion sur ces questions. Je commence donc par plaider coupable sur cette question.

Cela dit, à en juger par les différentes prises de positions, je crains fort qu’aucune position ne soit en mesure d’obtenir la majorité qualifiée au congrès de Poitiers, mais je crains encore plus qu’une majorité qualifiée finisse par se dégager qui ne serait pas la proposition du courant majoritaire, mais une agrégation de positions minoritaires et d’abstentions. Dans tous les cas, le débat devra se poursuivre au-delà  de notre congrès fédéral.

Oui, la FSU doit défendre un système qui, en dépit des coups reçus et des reculs enregistrés, reste l’un des meilleurs au monde en ce qu’il garantit au plus grand nombre une véritable protection sociale. 

Oui le FSU doit pour cela s’interroger sur les moyens de financer, d’améliorer et de pérenniser ce système.

Mais se focaliser sur la question de la CSG me semble limité et contre-productif. Que la CSG existe depuis plus de 20 malgré notre opposition n’implique pas qu’elle soit inéluctable ou indépassable, ou alors dans l’expression « syndicalisme de transformation sociale », le sens de l’un des quatre mots m’échappe. Mais d’un autre côté se contenter de rappeler nos mandats de rejet me semble davantage destiné à vaincre qu’à convaincre.

En fait sur cette question de la protection sociale, comme sur bien d’autres, il manque au courant de pensée UA d’avoir construit et formalisé son projet. Comment jauger et juger les avancées ou les reculs, comment distinguer les compromis acceptables des compromissions éhontées, si nous ne sommes pas au clair sur ce que nous voulons construire ensemble ? 

C’est bien pour contribuer à l’élaboration de notre projet commun que je vous soumets ces réflexions qui comportent sans doute quelques convictions fortes, quelques hypothèses et pas mal d’interrogations ou d’incertitudes.

Un pays de plus en plus riche qui compte de plus en plus de pauvres de plus en plus pauvres.

Ce n’est pas la première fois que je fais cette remarque, mais il serait absurde d’évoquer le financement de notre protection sociale et ses modalités en oubliant cette réalité que chacun pourra vérifier dans les séries longues du portail de l’INSEE : entre le milieu du XXème siècle et la première décennie du XXIème siècle, le PIB de la France a été multiplié par 150 alors que sa population a été multipliée par 1,5. La question du financement de la protection sociale n’est donc pas une question de ressource globale mais bien une question de partage des richesses créées : quelle part de ces richesses doit revenir à ceux qui les ont produites par leur travail et quelle part doit continuer à alimenter des bulles spéculatives, financières ou immobilières, non seulement inutiles mais qui plus est nuisibles puisque principales responsables de ce que d’aucuns appellent « crise » ?

Un meilleur partage n’implique d’ailleurs pas obligatoirement une augmentation des taux de cotisation ou un élargissement de l’assiette, mêmes si ces questions ne sont pas taboues : avec l’assiette actuelle (sur la base de la masse salariale) et les taux actuels, l’augmentation des salaires, les créations d’emplois et la fin des « exonérations » improductives de certains employeurs augmenteraient mécaniquement les ressources de la protection sociale. Le meilleur partage peut donc passer autant par l’augmentation des salaires et la fin des « plans sociaux » que par de nouveaux mécanismes.

Salaire ou politique publique ?

Incontestablement la protection sociale a été construite et mise en place comme un élément de salaire socialisé : en échange de son travail, le salarié reçoit d’une part une certaine quantité de monnaie, en liquide, par chèque ou virement et d’autre part l’assurance de conserver une rémunération en cas de maladie (assurance maladie), de chômage (assurance chômage) ou à partir de l’âge auquel il est autorisé à cesser son activité (retraite ou assurance vieillesse). La question de la politique familiale est plus discutable, puisque le droit est ouvert par la situation familiale et non par l’activité salariée, mais elle s’est trouvée associée aux trois autres assurances par le biais des organismes collecteurs.

Comme élément du salaire, cette protection sociale a été d’emblée dans le collimateur de la bourgeoisie qui a tout fait pour en réduire le coût et la portée. Cela a commencé par le refus d’un certain nombre de professions indépendantes (agriculteurs, commerçants, artisans, professions libérales) d’être dans le même régime que l’ensemble des salariés ; cela s’est poursuivi avec la distinction artificielle  entre salaire brut et net, entre une cotisation patronale et une cotisation salariale : en réalité le salarié ne reçoit que son salaire direct (le net) et son salaire socialisé (les diverses assurances de la protection sociale) ; tous les éléments du salaire, salaire net et cotisations  sociales, sont versés par l’employeur !

Cette confusion visant à nier le caractère salarial de la protection sociale a été aggravée par la gestion paritaire des diverses caisses, entre les représentants des salariés et ceux des employeurs : la question de l’utilisation de ces éléments de salaire auraient pourtant dû ne concerner que les salariés et leurs représentants ; pourtant c’est cette gestion paritaire qui a permis à une organisation minoritaire, Félonie et Opportunisme, de gérer ces caisses avec les voix du patronat.

Toutes les exonérations de cotisations sociales, que le discours dominant n’appelle plus que « charges », tous les transferts à des budgets publics de ces dépenses, que ce soit dans le cadre des recettes habituelles ou par le biais de la CSG, de la CRDS, du « 1% solidarité » ou autres inventions, sont d’abord des baisses du salaire des travailleurs. Ces baisses sont moins immédiatement visibles que celles du salaire direct, mais elles n’en sont pas moins réelles puisque il est demandé à la Nation de financer ce qui relevait initialement de la responsabilité de l’employeur. En ce sens nous — le nous ne désigne pas ici le seul SNES ou la seule FSU, mais toutes les forces syndicales, politiques, associatives qui ont œuvré dans le même sens — nous avons eu raison de combattre et de rejeter ces exonérations et ces dispositifs. Mais nous devons également observer lucidement et affronter nos propres contradictions et paradoxes.

Nos contradictions et paradoxes.

Le productivisme des années 60 et 70, l’automatisation des productions, le dumping social planétaire des années 80 et 90, les délocalisations, les démantèlements de secteurs entiers de l’industrie, parmi ceux qui employaient le plus de main-d’œuvre et leur corollaire commun de la montée du chômage de masse ont modifié le sens des revendications ; la lutte pour l’emploi et sa sauvegarde a pris le pas sur les luttes traditionnelles pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail ; nous sommes désormais confrontés à ce paradoxe : plus une entreprise licencie, délocalise ou externalise une partie de ses activités, plus, dans le cadre de « plan sociaux », elle fait appel à des financements publics ou sociaux, plus elle fait de profits et verse des dividendes élevés aux actionnaires et moins elle contribue aux dépenses et à la protection sociale.

Dans cette situation nous — le même collectif que plus haut — avons été amenés à proposer de modifier l’assiette des cotisations sociales qui ne seraient plus proportionnelles à la masse salariale, mais devraient reposer sur la valeur ajoutée et/ou le chiffre d’affaire. Cela ne semble pas illégitime, mais ce-faisant, nous tirons la protection sociale vers la fiscalisation et nous éloignons de son caractère salarial. 

Les échanges que j’ai pu lire sur la CSG, progressive ou non, relèvent de cette même contradiction : il est légitime de se battre pour défendre et améliorer les salaires, y compris sous leur forme socialisée ; mais en voulant que tous les revenus y contribuent, nous glissons du salaire à l’impôt.

Quelles pistes ?

Face à cette contradiction nous pouvons continuer les batailles de motions définitives ou au contraire multiplier des textes inutiles à force de contorsions pour réaliser d’impossibles synthèses ; nous pouvons aussi essayer d’imaginer d’autres voies. N’y a-t-il pas, dans la nébuleuse « protection sociale » des dépenses qui relèvent d’une véritable politique publique et de la solidarité nationale, tandis que d’autres éléments doivent absolument rester du salaire socialisé ?

A mon sens les retraites et les indemnités de chômage doivent impérativement rester du salaire ; en revanche les allocations familiales, qui, à force d’exonérations diverses et successives, dépendent largement aujourd’hui du budget de l’Etat, peuvent relever d’une politique publique de la famille.

A l’origine l’assurance maladie couvrait principalement les arrêts de travail, les soins ne représentant qu’une faible part du budget global. L’extension de la couverture aux conjoints non-salariés et enfants était déjà affaire de solidarité. Les progrès de la médecine et des techniques de plus en plus sophistiquées, le perfectionnement des examens et du suivi sanitaire des populations, l’allongement de la durée de la vie, ont eu pour conséquence de modifier ce rapport entre indemnisation des arrêts de travail et soins dans le budget global des dépenses de santé. Le démantèlement de la recherche publique, des hôpitaux et de la fonction publique hospitalière a eu pour conséquences de créer des rentes de situations des laboratoires et cliniques privés, des groupes pharmaceutiques et d’une partie de la médecine libérale, à la charge de l’assurance maladie et des particuliers (dépassements d’honoraires, tourisme médical, etc.). On pourrait conserver comme salaire socialisé les indemnités journalières  et imputer  à la collectivité ce qui relève d’une véritable politique de santé publique (recherche, couverture hospitalière, médicale et sanitaire des territoires, préventions).

Quels financements ?

En dehors des griefs énoncés plus haut, à savoir faire peser sur la Nation une baisse du salaire versé par l’employeur, la CSG, comme la CRDS et autres dispositifs, présente une autre caractéristique nocive : c’est un impôt affecté a priori ; cela est contraire au principe de la non-affectation des recettes de l’Etat, principe sans doute mis en cause par d’autres nombreuses taxes mais pourtant essentiel au débat démocratique.

Si l’on accepte la démarche proposée plus haut, de faire la part dans la protection sociale de ce qui relève de l’impôt et de ce qui relève du salaire, la question du financement n’est plus celle d’une CSG, rénovée, progressive ou non. Cela est inséparable d’une remise à plat de la fiscalité. Je rappelle pour mémoire une contribution commise à ce sujet en préparation du congrès fédéral de Marseille (6 ans déjà), dont le principe était l’article 13 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen : la participation de chacun aux dépenses publiques à raison « de ses facultés ». Ce principe pouvait se traduire de la façon suivante : 

  •  Une contribution très progressive sur l’ensemble des revenus comme principale recette de l’Etat ;
  •  Contribution payée individuellement et non plus par ménage (ce qui n’interdit pas de la pondérer par les charges de famille) ;
  •  Par tous, même si la première tranche, d’un montant symbolique peut être acquittée par un timbre sur la déclaration de revenu ;
  •  Lien entre qualité de contribuable et citoyenneté (distincte donc de la nationalité), d’où la nécessité que tous paient au moins la première tranche et que le contribuable soit le citoyen ou la citoyenne et non plus le ménage, hérité du Code Napoléon ;
  •  Abandon progressif de la TVA ;
  • Abandon progressif des impôts sur les sociétés (qui par nature ne peuvent pas être « citoyennes »). Il vaut mieux que les entreprises paient des salaires directs et socialisés en hausse que des impôts.
  • Refus absolu du prélèvement à la source : la levée de la contribution relève de l’Etat et ne peut être affermé à l’employeur

L’actualité récente m’amène à préciser une conséquence évidente : l’évasion fiscale entraîne la déchéance de la citoyenneté (en revanche attribuée à tous ceux qui paient leurs impôts en France, quelle que soit leur nationalité) et la dévolution à la Nation de leurs biens sis sur le territoire.

 

 Jacques Agnès (SNES-Grenoble)

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