Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Brèves

 

 

 

13 janvier: Cabu


Jean Cabut aurait eu aujourd'hui 13 janvier, 77 ans... L'âge limite pour lire Tintin. Son assassinat a donné lieu, c'était prévisible, à un festival d'impostures, dont la présence à la manifestation "républicaine" du 11 janvier à Paris, d'authentiques fascistes obscurantistes dans les délégations des chefs d'Etat de et de gouvernements. Gageons qu'il en eût ri.


07 janvier: Charlie Hebdo


Des fanatiques islamistes sociopathes, pardon pour le pléonasme, massacrent la rédaction de Charlie Hebdo. Il n'est pas évident que les conditions de sécurité autour de C.H. aient été à la hauteur des menaces connues qui pesaient contre cet hebdomadaire, ni que les forces de sécurité en France disposent des effectifs, des équipements et des moyens à hauteur suffisante. Pour l'heure la classe "politique", surfant sur une émotion  populaire réelle, joue, avec des couacs, l'Union nationale. Sans une réorientation des priorités et des choix budgétaires (cf. le communiqué de la FSU 13), il est douteux que cela soit, à soi seul, la bonne réponse.


20 décembre: Goldman Sachs

 

La banque américaine dont le management devrait être en prison si une quelconque justice existait, a fait une année formidable en intervenant à elle seule dans  35 % des fusions acquisitions; rappelons que cette opération juridico-financière ne crée aucun emploi, a même plutôt tendance à en supprimer et n'enrichit qu'une poignée d'actionnaires et un management intéressé. C'est cela la finance. Lisez Le capital fictif de Cédric Durand  aux éditions Les prairies ordinaires.

6 novembre: Abdelwahab Meddeb.

Intellectuel tunisien, porteur des Lumières et démocrate: "Son œuvre s'inscrira dans la longue lignée de ceux qui ont voulu placer la Tunisie dans le sillage des Lumières modernes, sans renier le lien qui la rattache à la civilisation de l'islam. Son dernier acte d'écriture aura été le geste d'un retour sur soi : Le Portrait du poète en soufi (Belin, 192 pages, 19  euros) paru quelques jours avant sa mort. Tous ceux qui l'ont connu garderont le souvenir d'une belle présence généreuse dans l'amitié et exigeante pour la pensée."

Fethi Benslama

 

Psychanalyste, professeur

à l'université Paris-diderot

22 octobre: Christophe de Margerie meurt, accident d'avion...

 Socialisme: Dénomination de diverses doctrines économiques, sociales et politiques condamnant la propriété privée des moyens de production et d'échange (Petit Larousse). 

Au moment où, alors que la nationalisation des autoroutes pourrait être envisagée d'après l'étude d'un cabinet aussi sérieux que n'importe quelle agence de notation, malgré le coût des indemnisations, pour assurer des ressources régulières à l'Etat, le gouvernement préfèrerait tuer une autre poule aux oeufs d'or en privatisant la FDJ!
Sabotage délibéré de l'intérêt général ou incompétence absolue?
Bref comme le propose Valls il faut enlever le mot socialiste d'une telle politique et d'un tel parti... Il y aura bien quelqu'un pour garder la vieille maison et un référentiel "passéiste" comme dit l'homme, qui voulait déjà débaptiser le PS avait d'être seulement ministre, mais encore cohérent!

En fait il n'y a pas plus passéiste que le droit de propriété et la direction d'une entreprise, comme les larmes de crocodile lors de l'accident de C.de M. , seul dans le Falcon avec 3 membres d'équipage, ont tenté de le faire oublier au populo !!

 14 octobre: des millionnaires toujours plus nombreux


Mi 2014 il y aurait donc, d'après le Crédit Suisse, 35 millions de millionnaires en dollars sur la planète soit 1 terrien sur 200 avec un patrimoine moyen par adulte de 56 000 $. Les moyennes ont ceci d'excellent: elles gomment les écarts et alors que ceux ci se creusent, les "classes moyennes" inférieures peuvent croire à leur survie!


08 septembre: Martine Aubry, le retour?


"On n'a pas besoin d'aider les banques (…) qui ne sont pas dans la concurrence internationale - ni - les entreprises qui préfèrent verser l'argent que leur a donné l'Etat pour donner des dividendes plus importants (…) au lieu d'investir dans l'avenir, l'emploi et la formation ".

 

02 septembre: la rentrée et les vérités premières!

Le retard scolaire à l’entrée en 6e : plus fréquent dans les territoires les plus défavorisés ( Insee)

 

25 août: Démission du gouvernement


Après les discours de la St Barthélémy de Frangy, Valls présente la démission de son gouvernement à la St Louis Roi ! Y voir une quelconque dimension symbolique reviendrait à confondre un ambitieux sans doctrine avérée à un homme d'Etat,  ou  un réformateur avec un liquidateur. Grâce au ciel, il a plu sur l'île de Sein.

 

31 juillet: Louis de Funès aurait 100 ans

 

Naître le jour de l'assassinat de Jaurès n'a pas marqué sa carrière et c'est tant mieux.

Il est vrai que le 31 juillet, c'est aussi la fête d'Ignace de Loyola. Les jésuites ont la réputation d'être cultivés, nos politiciens beaucoup moins mais ils ont généralement à coeur d'utiliser les méthodes souterraines que la voix populaire a souvent attribuées à la Compagnie.


 17 juillet: Debray et l'Occident

 

"(...) La France républicaine ayant renoncé à son système de valeurs et à son autonomie diplomatique, elle a réintégré les commandements de l'OTAN, décision anecdotique mais symbolique du président gallo-ricain Sarkozy, entérinée par son sosie Hollande. Et nous voilà de retour dans " la famille occidentale ". La double mort historique de Jaurès et de De Gaulle a donné à cette abdication le sens d'un retour à la normale".  Régis Debray, Le Monde daté du 18 juillet 2014.

 

 

25 juin: Anniversaires


Michaël Jackson, il y a 5 ans. Michel Foucault 30 ans après. En voilà deux qui auraient certainement eu des choses à se dire.

 

23 juin: Avignon...

 

 

24 mai: Demain l'Europe sociale...


Demain, vote pour le renouvellement du Parlement de l'UE. Un certain nombre de crétins ou de faux-culs (cumul possible...) s'étonnent du peu d'enthousiasme des électeurs.

Il est écrit dans le traité de Lisbonne que " l'Union reconnaît et promeut le rôle des partenaires sociaux à son niveau, en prenant en compte la diversité des systèmes nationaux. Elle facilite le dialogue entre eux dans le respect de leur autonomie ". Y a plus qu'à...

Ce n'est pas le vote (moins de 50 députés (39 ?)  en séance sur la proposition de loi du FdG, obligé de voter contre son propre texte vidé en partie de substance par des amendements de la majorité...) ni la négociation TAFTA qui peuvent redonner confiance aux électeurs.


8 mai: Chatons


Condamnés à de la prison ferme (pour avoir maltraité) ou avec sursis (le chaton est mort), la justice française fonctionne toujours aussi bizarement: délocaliser une entreprise au nom du droit de propriété et du profit n'est pas punissable par la loi, même quand ce droit de propriété s'exerce nonobstant l'intérêt général, les aides reçues, les dégrèvements fiscaux etc... avec des dommages collatérauxet des conséquences sociales indéniables.

La sanctuarisation du droit au travail et du droit du travail ne préoccupe ni les parlementaires, ni les chats fourrés...Quant au Conseil Constitutionnel...

 

16 avril


Une semaine après, la mort de Jacques Servier à 92 ans le jeudi 10 avril, est annoncée. Comme prévu le procès du Mediator se fera sans lui! La vitesse de la justice est assez variable en France.


22 mars ou l'espoir!


C'est toujours un anniversaire... On ne sait plus de quoi. A en croire le Nouvel Obs., vendu par son fondateur, les satellites espions US ou Chinois (mais oui, déjà!) pourraient repérer l'épave engloutie du Boeing 777, mais ce serait avouer un peu plus du manque de respect qu'ils professent à l'égard du reste de la planète. Alors on dépense du pétrole pour les bateaux et les avions de reconnaissance. En plus, ils se moquent du réchauffement climatique et du gaspillage d'énergie!

Cela n'empêche pas les media de parler d'espoir à l'idée de découvrir enfin où etc... Quel espoir? 


16 janvier


La vie privée de Hollande:

Ce qu'on doit retenir de la conférence de presse du 14 janvier, ce n'est pas que FH est social-démocrate ( qu'est-ce qu'un social-démocrate sans doctrine explicite ou qui serait celle de l'idéologie dominante ? ) car on sait, au plus tard depuis l'utilisation de l'expression "le socialisme de l'offre", que le mot socialiste avec lui n'a aucun sens. Ce qui a sauté aux yeux de tous ceux qui ne sont pas des courtisans, c'est un exemple parfait de goujaterie égoïste dépourvue de toute grandeur d'âme.


2 janvier 2014


Présent dans le voyage en Arabie avec le PR, Antoine Frérot, pdg de Véolia ( dont par ailleurs les syndicats, CFDT comprise, réclament la démission vu la stratégie de démantèlement qu'ils lui reprochent), expliquant l'absence de signature de méga-contrats : "l'économie, ça ne fonctionne pas à la nano-seconde, c'est un processus continu..." Sans doute, mais l'ennui, c'est que la "finance", elle, fonctionne ainsi, comme le prouve précisément la stratégie qu'il conduit!

 

9 décembre

 

Anniversaire de la loi de 1905 séparant les églises et l'Etat, après une mobilsation de la droite pas très différente dans sa forme  de celles que nous avons connues lors du vote de la loi sur l'ivg, le pacs ou le mariage pour tous. La droite n'a jamais vraiment admis le principe de laïcité et continue de confondre sacrement et contrat, science et foi... LA droite? Une bonne partie est sans religion mais continue d'y voir un opium du peuple, très utile pour  distraire de son affairisme ou de sa corruption.

Le 9 décembre 1777 le bon roi Louis XVI rétablissait les monts de piété, supprimés pendant le gouvernement de Mazarin pour complaire aux usuriers; cela, du moins, nous avait valu "l'Avare"!


22 novembre 1963


Aldous Huxley meurt à Los Angeles. La suite a prouvé que c'était malgré tout un optimiste. Nul n'a trouvé de lien entre sa mort et celle de JFK que son assassinat a fait rentrer dans la mythologie politique.


Valls et Léonarda 19.10


Il paraît que le ministre aurait menacé de démissionner si la jeune collégienne revenait en France. Un homme d'Etat l'eût pris au mot.

L'expulsion est une manie qui se soigne; rappelons que ce gouvernement s'est déshonoré d'entrée en livrant Aurore Martin à l'Espagne ( dont elle est ressortie) alors que ce dont elle est accusée dans ce pays étranger n'est pas incriminable dans le pays dont elle est citoyenne. Inconscience et incohérence des Français abusés de toutes parts... 

 

Edith Piaf et Jean Cocteau 10.10


Morts à quelques heures . Du talent, une vie remplie... Un demi-siècle passé...


32 ème anniversaire 09.10


Extrait d'un article de Nicolas Truong dans Le Monde d'aujourd'hui ouvrant les pages consacrées par ce quotidien à l'abolition : "Il n'empêche, au moment où le national-populisme se déclare favorable à son rétablissement, la parution de cette déposition faite à elle-même de Monique Mabelly est édifiante. Alors que la 11e Journée mondiale contre la peine de mort a lieu le 10 octobre, ce texte est un rappel utile. Car " qu'est-ce donc que l'exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres auquel aucun forfait criminel, si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ", écrivait Albert Camus."

 

Merkel 23. 09


Ok, ce n'est même pas son nom, ce qui prouve que les électeurs allemands ne sont pas si réacs dans toutes les cases du jeu social. La presse française est, comme d'habitude, d'une stupidité confondante en parlant de "triomphe"!

La Bundeskanzlerin n'a pas la majorité avec les seules CDU/CSU. autrement dit si elle a fait un triomphe, que dire de Hollande qui en 2012 n'avait pas mathématiquement besoin d'alliés pour gouverner. Il est vrai qu'à voir comment votent certains élus du PS, on peut tout de même s'interroger sur la solidité du parti!


Retraites 10.09 


Le Monde qui n'aime les syndicats que lorsqu'ils sont "réformistes", mais comme de fait ils le sont tous, cela signifie pour cet organe de presse, prêts  "à négocier le poids des chaînes"et à suivre l'idéologie dominante, écrit dans la Check-list de son site LeMonde.fr (11.09): "Retraites: mobilisation plutôt réussie". On saluera cette quasi objectivité... et cette lueur d'optimisme sur les capacités du mouvement social à peser dans un débat que certains, au nom de TINA (There is ...), voudraient unilatéral.

.

Retraites  30.08

Dans l’Etrange défaite, à laquelle je faisais à l’instant allusion ( C'est L.Mauduit dans Mediapart qui parle), Marc Bloch a ces mots terribles : « Il est bon, il est sain que, dans un pays libre, les philosophies sociales contraires s’affrontent. Il est, dans l’état présent de nos sociétés, inévitable que les diverses classes aient des intérêts opposés et prennent conscience de leurs antagonismes. Le malheur de la patrie commence quand la légitimité de ces heurts n’est pas comprise ».

C’est un peu le malheur de nos socialistes d’aujourd’hui, qui gouvernent la France comme des notaires tristes…

Multiculturalisme 18.08

« Or le multiculturalisme est une fausse réponse au problème, d'une part parce qu'il est une sorte de racisme désavoué, qui respecte l'identité de l'autre mais l'enferme dans son particularisme. C'est une sorte de néocolonialisme qui, à l'inverse du colonialisme classique, "respecte" les communautés, mais du point de vue de sa posture d'universalité. D'autre part, la tolérance multiculturelle est un leurre qui dépolitise le débat public, renvoyant les questions sociales aux questions raciales, les questions économiques aux considérations ethniques. »
Slavo Zizek, Des idées-force pour éviter les impasses de la globalisation, Le Monde, 02/09/11.

Bichat 04.08


Un hôpital sans clim depuis plusieurs jours. La pièce manquante doit venir d'Allemagne. Il paraît que la France a une politique industrielle, que serait-ce sinon! Pendant ce temps les prédateurs du Medef donnent des conseils sous forme d'injonction au gouvernement sur les retraites; que ces misérables fassent d'abord leur travail d'industriels producteurs et qu'ils se taisent ou qu'on les fasse taire; un bon contrôle fiscal devrait suffire.


Islamofascisme 20.06


Le mot est tabou car il est utilisé par la droite identitaire, mais comment mieux traduire la politique répressive d'Erdogan? La Turquie est le pays membre du Conseil de l'Europe où les journalistes emprisonnés sont les plus nombreux, le seul où l'on arrête sans aucune base légale des avocats... La lutte anti- terroriste utilisée contre les libertés fondamentales, dont la laïcité.

 Quels sont les crétins qui dans l'UE veulent encore négocier l'entrée d'un tel régime, car c'est un régime qu'on accepte et qu'on laisse durer et non un peuple libre et souverain.


Ponts 10.05


Les serviteurs habituels du veau d'or évaluent à 2 mds d'€ le manque à gagner pour l'économie lié aux ponts de mai. Cela fait tout de même 40 fois moins que la fraude fiscale!


Renault pleure ? 25.04


 Renault  a perdu des ventes en Europe mais l'action Renault est en hausse de 2,12% à 50,54 euros (soit une capitalisation boursière de 15 milliards d'€ environ). L'action  a gagné plus de 20% depuis le début de l'année, après une montée de plus de 50% en 2012. Cela justifierait-il le chantage à l'emploi que le patron surpayé de la firme exerce à l'égard des salariés du groupe?


 

Le CE privatise la grève...13.04


 Le Conseil d'Etat  a décidé vendredi 12 avril d'autoriser EDF à limiter l'exercice du droit de grève dans ses centrales nucléaires. EDF l'avait fait en 2009 pour éviter l'interruption de l'approvisionnement du pays en électricité, au nom de sa mission de service public. Cette coquecigrue juridique, même si les conseillers ne sont que par abus assimilés à des magistrats, méconnaît le principe de base qui est l'exercice du droit de grève dans le cadre des lois qui le réglementent. On laisse donc l'employeur se substituer à l'autorité instituée. A quoi sert le CE si on privatise ainsi les fonctions de l'Etat?

 

 

Hugo Chavez 05.03


Le président vénézuelien est mort. Les classes populaires ont bénéficié de meilleurs accès à l'instruction et à la santé. Il est certain que les media français vont dire plus de mal que de bien de lui...

 

Stéphane Hessel 27.02


Né en 1917, mort dans la nuit du 26 au 27 février, cet homme à la vie bien remplie meurt couvert d'éloges, même par ceux qui le trouvaient "dérangeant". "Pus loin, plus vite" avait-il dit à François Hollande dans une motion signée avec Pierre Larrouturou pour le dernier congrès du PS. Plus loin, plus vite, mais pas pour complaire aux canailles de Wall street, de la City, du CAC 40, de la Commission de Bruxelles et du Medef réunis , collection de nains avides et arrogants. S'indigner et résister...


D'un 11 février à l'autre 11.02


Bernadette et l'Immaculée conception, la signature des accords du Latran, l'annonce de sa renonciation par Benoît XVI... des 11.02. Normal , c'est la fête de N.-D. de Lourdes... et cette année, la veille de Mardi-gras.


Question 02.02.2013


« Je suis frappé de voir que les intellectuels de gauche d’aujourd’hui cherchent à priver le peuple opprimé non seulement des joies de la connaissance mais aussi des outils de son émancipation en lui annonçant que « le projet des Lumières » est mort et que nous devons abandonner nos illusions de la science et de la rationalité – un message bien trop fait pour réjouir le cœur des puissants, trop heureux de monopoliser ces instruments pour leur seul usage. » 
Noam Chomsky, Science et rationalité.

http://loeildebrutus.over-blog.com/

 

Franco-russe  06.01.2013


C'est bon pour Depardieu...Qui se souvient des entremets du même nom?

 

Oscar Niemeyer 06.12


L'architecte brésilien qui aura le plus marqué son pays est mort  à 104 ans. Par delà son oeuvre et sans doute ceci n'est-il pas étranger à cela, on retiendra ses engagements pour la démocratie. La France a la chance d'avoir accueilli son travail.

 

Euromillions 15.11


Une grosse cagnotte de loto et une vie change. Mais la presse affiche sans commentaire que cette somme représente 19 années de salaire pour Zlatan ,"génie" du foot-ball... et 126 siècles de SMIC!

Et il y a des gens beaucoup plus riches encore que ce nouveau millionnaire chanceux ou ce footeux qui rapporte sans doute beaucoup à quelques parasites sociaux, rouages du système...


Valls et Aurore Martin 05.11


Manuel Valls prétend ne pas avoir à "s'excuser" au sujet de la livraison d'une citoyenne française à un état étranger pour un délit inexistant en France. Cet... n'a pas tort: la trahison des gouvernants français à l'égard de leurs électeurs est plus ancienne que sa nomination  dans un gouvernement dit de gauche; la France n'était nullement tenue d'accepter de livrer ses ressortissants...

 

Islamisme 21.09 (Le Monde)


Là encore, quand on lui fait observer que l'animosité envers l'islam cache parfois mal un racisme pur et simple, Rushdie se cabre : " Je n'ai aucune tolérance à l'égard de la xénophobie et du racisme, que j'ai toujours combattus. Ceux qui s'attaquent aux minorités, aux musulmans ou aux homosexuels, par exemple, doivent être condamnés par la loi. L'islamophobie, c'est autre chose, c'est un mot qui a été inventé récemment pour protéger une communauté, comme si l'islam était une race. Mais l'islam n'est pas une race, c'est une religion, un choix. Et dans une société ouverte, nous devons pouvoir converser librement au sujet des idées. "

 

Neil Armstrong 25.08


Le premier homme sur la lune (20 juillet 1969) est mort. Il est des moyens moins honorables d'atteindre à la notoriété.

Depuis lors les canailles qui dirigent les banques et s'en sont mis plein les poches, ont siphonné le pognon disponible pour ce genre d'aventure et imposé à des politiciens plus ou moins nanifiés des politiques contre leurs peuples!

 

SMIC 09.07

 

Le 1er juillet, le montant du Smic horaire a été revalorisé à 9,40 € (9,22 depuis le 1er janvier), soit un montant mensuel brut de 1 425,70 € sur la base de 151,67 heures, ou de 1 425,67€ sur la base de 35 heures × 52 / 12.

Cette augmentation de la valeur du Smic a pour conséquence d’ « immerger » certains coefficients conventionnels sous le salaire minimum légal.

Arcelor-Mittal 28.06


Magnifique photo de la  tour Arcelor Mittal Orbit construite pour les J.O de Londres... Le patron du groupe métallurgiste a financé 19,6 des 22,7 millions de £ du coût de ce monument de 1400 t et de 115 m de hauteur. Le genre d'info qui doit réjouir les ouvriers de Gandrange... Panem et circenses. Vous avez dit XXI ème siècle?

 


Programme commun 27.06


40 ans aujourd'hui. Certains ont gagné, d'autres ont perdu. Le peuple? Les 93 % de salariés? Les partisans d'un Europe démocratique? Les concepts de liberté, d'égalité et de fraternité? La dignité du citoyen? Bref les "valeurs" dont parlent les politiciens pour éviter de qualifier leur politique? Tous ceux là ont  perdu. Il y a des explications... et il y a des coupables, toujours là, leurs frères, leurs héritiers...


INSEE 20.06


71 % du patrimoine en France dans les mains de 20 % des ménages. Et si on regarde de plus près dans ces 20%, on constatera que l'agglomération de déciles sert surtout à dissimuler de plus grands écarts!



Recherche

Texte Libre

Les auteurs

 

Sylvain Bartet (29.01.76) et Jean-Paul Beauquier (02.02.46)  sont tous deux agrégés d’histoire (dans l’académie d’Aix-Marseille), militants syndicaux (FSU), militants politiques (PS) ; ils ont une génération d’écart. Leur travail d’écriture à deux vise à montrer que sur des sujets politiques sérieux, la référence aux origines des concepts de République et de démocratie et l’esprit critique doivent armer les citoyens contre les risques et la prévalence d’une démagogie de l’instant. Bref que l’espoir est possible en politique...

 

Articles Récents

15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 18:19

Au delà de l’emploi, la civilisation du travail ou "l'humain d'abord"!

Dans nos sociétés le travail s'inscrit encore dans le « compromis fordiste ». Ce compromis est en crise profonde. Base de l'État social, il a consisté à échanger de la sécurité économique contre de la dépendance au travail, c'est-à-dire à faire payer aux entreprises le prix d'une aliénation jugée inévitable dans son principe. L'expression juridique de ce compromis a été le modèle de l'emploi salarié qui insère un statut protecteur dans tout contrat de travail. Ce statut vise à garantir la sécurité physique des travailleurs, à limiter la durée de leur travail et à leur assurer un salaire décent. Le périmètre de la justice sociale a été ainsi restreint aux termes de l'échange salarial, c'est-à-dire à des quantités de temps et d'argent, tandis que la dimension qualitative du travail, son sens et son organisation, étaient censés relever d'une pure rationalité techno scientifique. C'est ce que l'on appelle l'état juridique de subordination.

De nos jours le lien de subordination est de moins en moins protecteur. Ce n'est plus l'actionnaire qui finance l'activité, en prend le risque, en récolte les profits mais en assume les pertes (code des sociétés).

Au contraire, l'actionnaire est financé par l'activité et donc par celles et ceux qui la réalisent. L'emploi et le salaire sont les principales variables d'ajustement de la réalisation des rentabilités financières depuis maintenant près d'une trentaine d’années. (c’est ce que consacrent tous les accords et textes de l'union européenne depuis les années 80).

La « ressource humaine » réifie le travailleur et le travail dès lors soumis aux objectifs de "compétitivité", aux normes de "l'employabilité" et aux injonctions du "management". Il découle de ces contradictions un imbroglio de droits et de normes qui tantôt rappellent la protection du salarié, tantôt la soumettent aux « lois économiques » de la bonne "gouvernance" : le droit de la libre concurrence dans un marché ouvert.

En conséquence, un des aspects fondamentaux de ce qui fait humanité se trouve d'emblée réduit pour ne pas dire aliéné par un rapport social à caractère économique où la personne au travail n'est pas considérée comme une personne et donc comme citoyenne mais comme un paramètre d'ajustement pour des calculs de profitabilité. Pourtant, le travail devrait être « la façon d'être au monde de l'homme » (Canguilhem, 1947) ou « l'activité humaine qui vise à la réalisation et à l'accomplissement de soi, à l'action sur le monde et dans le monde pour le changer et le transformer» (Robert Salais, séminaire CGT, juillet 2009).

Le compromis fordiste n'a pas d'avenir! Les sociétés sont devenues trop complexe, les besoins et les enjeux trop forts et diversifiés pour retrouver des partages entre le capital et le travail qui permette au travail , à l'homme, aux travailleurs de conserver une place où un minimum de dignité leur soit reconnu.

En d'autres termes, ne cherchons pas hors du travail, dans le temps soit disant "libre", ce qui s'enracine d'abord en lui : l'humanité, la créativité, les potentialités de liberté. En d'autres termes aussi, cessons de confondre le travail et l'emploi, c'est-à-dire l'humain et l'exploitation des humains: l'emploi est la forme juridique contemporaine d'exploitation du travail qui succède au contrat de louage de services (en France, 1804), au servage mais aussi à l'esclavage qui perdure dans certains pays.

Considérons seulement ce qui constitue aujourd'hui l'un des problèmes majeurs de la société : le délabrement – le mot n'est pas trop fort – de la santé au travail. Il est notoire que la santé dépasse de façon incommensurable le seul domaine médical ou des politiques publiques d'ailleurs asservie aux lois du marché. Le cadre de la « maladie » est devenu bien trop étroit, restrictif. « Prévenir » les atteintes à la santé ne saurait ignorer la nécessité urgente de « transformer les façons de travailler, et donc le rapport des salariés à la situation » (P. Davezies, dans le travail intenable « résister collectivement à l'intensification du travail », 2006, la Découverte.).

Comment imaginer, en effet, que l'homme ou la femme au travail puisse distinguer – pire – séparer leur travail de leur vie ? Subordination, dépendance, frustration massive d'un côté, et de l'autre, à la marge, aspiration aux joies et au plaisir, à la réalisation de soi. Comme le suggèrent d'excellentes recherches actuelles, comment supporter le découpage dans le sens général de l'existence humaine de ce qui devrait être fatalement contraint, donc nocif, de ce qui resterait humain, donc émancipateur, au prix de la santé, du développement humain et collectif ? Car les activités humaines intègrent, sans conteste, cette « ambition de vivre en santé » dont parle Yves Schwartz.

Des ressources existent aujourd'hui qui n'existaient pas hier pour débarrasser le travail, dans ses dimensions concrètes, de ce qui le parasite, le rend fastidieux ou plus pénible qu'il ne devrait être : ressources technologiques, progrès technique, organisations différentes, pourvu que l'orientation de l'entreprise, de la production collective intègre la part indissoluble d'émancipation du travail, de libération des potentialités nichées au cœur des actes industrieux, au lieu de les brider. Il s'agit d'instaurer et de développer de véritables « dynamiques du travail »: il faut prendre le risque de la créativité et de l'efficacité à libérer dans le « travail réel ». Emergeraient ainsi des capacités nouvelles aujourd'hui inconnues et probablement insoupçonnées de développement humain, d'objets et modalités de production et de création, de nouvelles rationalités favorables à l'émancipation et au remembrement de la démocratie politique, économique et sociale.

Dès lors, sortir de la crise ne peut se réduire à un usage différent des moyens financiers ou à des pratiques démocratiques plus élaborées. Il ne s'agit pas que d'une crise financière ou démocratique mais d'une crise du développement humain. Fondamentalement, il faut s'en prendre à ses racines les plus profondes en plaçant le travail au cœur des processus de transformation, en lui donnant la place centrale pour le développement durable des sociétés : « l'humain d'abord ! » Puisque, rappelons-le, c'est le travail avec la pensée et le langage qui font humanité. En d'autres termes, comme le pense Alain Supiot, il faut aller «au-delà de l'emploi » car « l'emploi ne fournit plus un cadre normatif suffisant pour assurer à tous, à l'échelle de la planète, un travail décent ».

La vraie richesse sur laquelle peuvent compter les peuples ne se trouve pas dans les coffres-forts des banques mais dans leur capacité de travail. C'est de ces capacités qu'il faut partir si l'on veut sortir des impasses actuelles et cela implique de ne pas considérer le travail comme une ressource exploitable ou un capital humain, mais comme un lieu essentiel de la réalisation de soi.

Pourtant, malgré 8 millions de personnes exclues de l'emploi ou en situation de grande précarité, malgré les bas salaires, le sacro-saint « emploi » est recherché, espéré et simultanément, trop souvent redouté car il crée de la « souffrance au travail » ou le danger de son contraire inséparable : le chômage. ( emploi et chômage sont inséparablement liés et constituent deux versants différents d'une même chose : les formes de l'exploitation contemporaine du travail. L'emploi a inventé le chômage (Robert Salais1986). Il n'y a donc pas d'emploi sans chômage et réciproquement pas de chômage sans emploi. Objectivement, le plein-emploi n'a jamais existé. Il a simplement existé des formes d'emplois suffisamment nombreuses pour qu'elles conviennent à la société dans le cadre d'un consensus idéologique momentané comme celui issu de la libération. Envisager de « créer des emplois » pour « supprimer le chômage » relève ainsi d'une illusion car le chômage ne se supprime (en termes logique) que par la suppression de la forme juridique subordonnée de « l'emploi ». Mais dans la pensée courante, on considère que le chômage est le contraire de l'emploi. Raisonnement totalement piégé qui ne permet pas de voir sa contradiction interne : on ne supprime pas une chose (le chômage) en faisant le contraire de la chose (l'emploi)… Car il s'agit de la même chose ! Pour régler cette contradiction il faut changer de système de pensée et d'action. Principes élémentaires de dialectique)

Les campagnes électorales affichent comme priorité « l'emploi ». Le syndicalisme revendique la création d'« emplois ». Mais parle-t-on bien de travail lorsqu'on le confond avec l'emploi alors que les salariés, constatant souvent la mauvaise qualité de ce qui est produit, disent : « c'est pas du travail »? Voici ce que déclarait Jack Ralite au Sénat le 2 décembre 2011 : "…, Quand on discute des activités humaines, c'est l'emploi qui l'emporte. On peut le comprendre du fait de la tragédie du chômage, mais, ce faisant, la problématique de l'emploi marginalise l'approche du travail, quitte à obscurcir sa nature, son rôle et les questions que pose précisément la maladie du travail. Ainsi le travail est presque devenu, dans certains propos, une branche de l'emploi. »

Conséquence : l'emploi n'est-il pas devenu le carcan du travail ?

Mener la « bataille de l'emploi » place les protagonistes sur le terrain du partage fordiste, du partage du travail dans le « marché des emplois » appelé injustement « marché du travail », avec des options différentes qui vont de la « sécurisation des parcours professionnels » à la précarité permanente et reconductible que le ministère du travail français vient d'élargir. Qui vont aussi de la réduction du temps de travail « façon syndicale » à celles vues à la « façons patronale » ! Dans tous les cas nous restons confinés à la déshumanisation et à l'asservissement de ce que devrait être le travail comme genèse de l'humain, de l'éthique, de la créativité, des valeurs et de la culture. Nous restons enfermés dans le travail aliéné.

Il n'est donc pas question de s'émanciper du travail en le fuyant, en l'abandonnant à "l'employeur" et à chercher « hors du travail » le bonheur car le bonheur humain doit se trouver dans sa capacité à dominer sa créativité : c'est-à-dire son travail, origine des richesses, des valeurs, des cultures. Si l'humain veut s'émanciper il doit libérer le travail de l'exploitation et inventer la « civilisation du travail ». Un tel objectif ne peut plus être masqué, ignoré. Il est urgent d'en prendre conscience et de placer les enjeux politiques et les luttes sociales à ce niveau-là.

Concrètement il s'agit dès à présent de mettre en déclin la fonction « d'employeur » pour valoriser celles des entrepreneurs, des travailleurs avec leurs capacités à créer, à produire des objets, des services et du sens, de l'éthique et du vivre bien. Dès lors, l'instauration d'une « sécurité sociale du travail » devient incontournable.

Malgré l'obscurcissement des horizons, malgré les pressions managériales, le travail même exploité, contraint, méprisé et marginalisé génère des potentialités subversives permettant de donner crédibilité à cet horizon révolutionnaire. Mais il faut pour cela observer les activités de travail telles qu'elles se réalisent au niveau microscopique, au quotidien des postes et des contraintes. Les travailleurs ont des capacités de subversion des normes, des prescriptions et des injonctions qui leur sont imposées. Ils font souvent preuve de créativité soit pour rendre leurs actes moins pénibles, soit pour leur donner plus d'efficacité productive ou tout simplement pour ce qu'on leur demande de faire puisse être fait. Les exemples ne manquent pas pour repérer cette subversion des prescriptions managériales qui contrarie tous les calculs d'apparence techno scientifique.

Ces marges de liberté sont insupportables pour les prescripteurs de la bonne gouvernance de l'exploitation du travail aliéné dans l'emploi. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les équipes sont sans cesse réorganisées, les solidarités productives sans cesse rompues, les relations entre les personnes ultra individualisée, les actes sans cesse confrontés à des évaluations arbitraires quantitatives (benchmarking) pour permettre à la finance d'exercer sur le travail tel qu'il existe aujourd'hui dans les emplois, une dictature sans partage. Il s'agit d'écarter à tout jamais les dangers d'une explosion du monde du travail à la conquête de sa dignité et de la reconnaissance de sa place fondamentale dans le développement de la société. Plus jamais les grèves et les occupations de mai 68 ! Mais n'oublions pas que cette dictature, massivement autant qu'insidieusement médiatisée, se répand dans la société toute entière au travers de l'idéologie dominante de l'homme producteur réprimé et de l'homme consommateur extraverti… Ou frustrés lorsque les conditions matérielles ou salariales qui lui sont faites lui interdisent de consommer, au risque de verser dans la démagogie, le populisme ou le repliement sur soi.

On peut simultanément repérer d'autres prémisses d'un travail libéré (plus ou moins…) des dictatures financières et marchandes : celui des services publics et de la fonction publique. Mais dans une société où tout doit être vendu ou acheté, les services publics, les politiques et fonctions publiques deviennent des obstacles. En conséquence il faut les réduire faute de les supprimer à terme. Ce sont les logiques dites de privatisations qui s'imposent alors avec la guerre déclarée aux « privilèges » des fonctionnaires ou des agents publics, aux soit disant lourdeurs et complexités des codes et statuts comme si les normes comptables, les codes et les chartes régissant les relations internationales, boursières, des transnationales étaient de la plus grande transparence et d'une simplicité exemplaire !

Que dire aussi du "travail libre" des retraités ou du travail ménager? ...

Alors, quatre propositions :

Défendre les situations actuelles, les garanties et les droits et chercher à les élargir. Un tel objectif demeure évidemment tout à fait légitime mais exige de situer cette bataille en cohérence avec une perspective libératrice fortement et clairement affichée.

Affirmer le travail comme cœur d'une démarche de sortie de crise, avec une définition du travail qui n'a rien à voir avec la torture dont il faudrait s'émanciper ! Le travail est ce qui fait humanité.

Affirmer que les travailleurs, salariés ou non, créateurs de la richesse doivent accéder aux pouvoirs pour pouvoir produire ce dont l'humanité a besoin : les sécurités pour vivre, la maîtrise et le respect des temporalités de la vie humaine et de la nature, les capacités à décider ensemble.

Engager un travail de projet et de propositions pour construire un nouvel état de droit articulant les enjeux du travail humain libéré de l'exploitation avec les mobilisations financières et les avancées démocratiques.

Conclusion : un pas de géant pour la civilisation.

Le 15 novembre 2015,

Daniel Faïta, professeur émérite des Universités, Pierre Bachman, ingénieur ECM.

Quelques références :

Yves Schwartz, Daniel Faïta Jacques Durafour, analyse pluridisciplinaire des situations de travail, université de Provence puis département d'ergologie.

Alain Supiot, institut des études avancées, Nantes.

Robert Salais, institutions et dynamiques historiques de l'économie, École normale supérieure de Cachan, rapports Eurocap et Capright.

Bernard Friot, réseaux salariat et université de Paris Nanterre.

Michel Clouscard, le capitalisme de la séduction.

Claude Didry, IDHE, Etc.

Partager cet article

Repost 0
Published by BARTET-BEAUQUIER
commenter cet article

commentaires